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Full text of "Memoires pour l'histoire des sciences et des beaux arts ..."

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I 




iMOIRES 

POUR 

L'HISTOIRE 

DES SCIENCES 

E T 

DES BEAUX ARTS. 

Avril i/ti. 



4 

■ 4 

i 

I 

4 



CES MEMOIRES 
commencé au Mc^da 
i70i^^revei]aentzr£ 



■»■» 



Année Z70X. 
170*. 

«704- 
1706. 

X70<- 

«70^. 
1710. 

. I7M- 
1711. 



11. T. 
II. T. 

13. r. 

X1.T. 
XI.V. 
II. T. 
It.T. 
11. T. 
XI. T. 

4-v. 



( 



V 






{■hi^'t 




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»■ 




Po 






*tj 



j$4 Mtmùrti furVÉ^ 

loire EccléfiaUique , plus \ 
peine à démêler le vrai. ï. 
teurs fe muitîplïem, ilsfbn 
. differens , iJ faut les lire tôt 
concilier, pefer leur autoril 
en earde contre leurs pallia 
railoft, dans un travail fidil 
Wijr,9fr;ii»r(ii« , ni ur. 
decoaragemeDt. MonfieOr 
<le€boilt fikiraterir «Moi: 
deurde fonentt«prir^ilenI 
le les cmfaarias fans le rebi 
compte dbnnèrtîans "peTl 
me voIinAè^ &.-^tst«iitI& 

^Vc'hUfetre' cràifi^eitv'idt? 
iqui dégagée 'des dlfculSc 
nuyeufeS} & de ces détails tn 
gez de cirtotiftances , 'qûYI 
pèi'drt-itevûï la faite des.U 
de l'Eglife ficde b cbndùit^i 
^ar elfe ^ découvrira les. ibo 
dé la Religion, &fèraappc 
[dÂD^fon ^bltâemcntronp 
fésjpérfècutîonsj'la Ta^cAî^" 
,qu' il' çonfçrvé 8t qtn If '; 
lit. Ouvrage ntilè , sil -et 
mais j leâure necelTaire , i 
auk gens du monde, à 



des Sciences & des beaux Arts. 555 
grands objets ne fçauroient être trop 
iatàiliers : leâure agréable , par là 
fïneularicé des évenemens , la varie- 
té des ficuations » & que le fiile de 
rAuteurvif, élégant, & fa manière 
de conter , rendent encore plu$ 
agréable. Perfbnne n^'a mieux en-* 
tendu l'art d abréger fans rien omet;^ 
tre d'eflentiel ', perfbnne n a mieux 
éhoiii les faits intereiTans y & ces 
traies qui frapent , qui touchent , Se 
qui par là inftruifent mieux qu'un 
long difcours. Il eftleVelleiusPa-» 
terculus de nôtre fîécle. 

Le tome dont nous parlons conù 
mence à la mort de Louïs- le Dé- 
bonnaire. L'Eglife étoit floriflTantè 
en Occident, & même affez tran^- 
quille dans les pais donc leslnfidel-^ 
les étoienc maîtres : Thérefie des 
Iconoclaftes fut dans ce tems - là en^ 
ticrement éteinte en Orient par le 
2ele de llmperatrice Théodore. La 
piix de TEglife eft bientôt trou- 
olée par tout ; le fucceffeur du Ca- 
life Moutafem n'hérite pas de (à clé» 
mence , le fangxies Cnrétiens re- 
commence à couler à Babilone. La 
jperfecution eft encore plus vive ea 



Suéde j-f"" J¥»»j « «ai 
" Pologne H '""'Boterie' j'°* 



ies Scuncis & dis htàux Arts, jfj 
Normans même & les Hongrois & 
conveniiTem , les reftes des Gochs 
pouflez par Us Sarraiins dans les 
montagnes rentrent peu à peu dans 
leur païs t Se y fonident plufieurs 
Hoyaumes» ^ 

L JBmpire d'Occident reprend une 
nouvelle fplendeur entre les maiiis 
des Othons & de St. Henry. L'Em- 
pire Grec a auflî d'excellens Mo- 
narques r Bafile le Macédonien ^ 
Xeon le Philofbphe , JeanZimifce r 
BaHle^Bulgarocèone; mais le Saint 
Siège tombe dans Tétat le plus af- 
freux , par la* vie fcandaleufè des. 
Pontifes auxquels Dieu irrité le 
livre : leurs vices n'altèrent en rien* 
la Foi , & l'on^ continue de refpec- 
ter partout l'autorité de Saint Pier- 
re , dans de & indignes fuccefleurs r 
les Grecs même rentrent fous fopi 
•béïflance. Les divifions , les guer^ 
xes qu'excite le droit des inveftk- 
tureS) caufent de plusgrands maux à; 
rjËgliie ; on forme cependant le glo«- 
rieux deflein de délivrer la Terrcf 
fiinte , Godefiroi de Bburllon l'exé- 
cute. Mr. l'Abbé de Choifi s'eiVuo 
peu plu» étendu fur ce grand eév« 






îjS Memoim four rHifieire 
ncmcnc que fur les autres, 5; 
rien oublié pour infpirer à Tes 
tcursiahaute & véritable idée ■ 
a conçue du premier Roi Chr^^> 
lie Jerufaletn. 

L'Auteur mêiehabîlemert leprt 
fane au facré : il s'arrête fur tOL 
aux affaires de France, qui nepei: 
vent paffer pour étrangères dar 
imc hiftoire de l'Eglife , aux inie 
lêts de laquelle la Foî toujours pu 
re & le zèle de nos Rois leur on 
fait prendre tant de part. Ainft l'oi 
a dans le même Jivre l'IiKtoire di 
France, aufli bien qu'une Kiftoired( 
l'Eglife, Ce tome marque tous Je< 
dcgrcz de la décadence de la mai- 
fon de Ciiarlemaf^ne , & de l'élé- 
vation de îa troiiiénte race de nos 
Ruis fur le trôrie : élévation dûë 
aux (ervices importans des ancêtres 
d'Hugues Capct libérateurs de la 
France , dûë au mérite & à la mode- 
ration àe ce Prince , & deftinée de 
Dieu pour être la recompenfc ccla- 
tame de fa pieté. 

Mr. l'Abbé de Choîfi, quoique 
plus attentif à la France , n'a pa» 
négligé les autres RoyaumeSjlorfiîus: 

Ayril ly-iu • ', ,- ■- 



des Stiences & des kedux Arts. 559 

leur hiftoire fe mêle à celle de TE- 

glife. Il (çâit rappeller adroitement 

. tout ce que la curiofité du Leâeur 

Îeut dé(irer pour être fàtisfaite» 
Hxïs ce tome on verra Torigine des 
Royaumes de Navarre , de Hon- 
grie y de Sicilei des auguftes mai- 
ions de Savoye & de Lorraine , la 
conquête de l'Angleterre par les 
Normans ) toutes les révolutions de 
l'Empire Grec > les commencemens 
des Turcs. 

L'art de nôtre habile Hiftorien 
paroît fur tout dans les vies des 
Saints qu'il a inférées dans Ton ou* 
vrage : fes portraits , quoiqu'en 
raccourci , repréfentent Hdellement 
tous les traits diftinguu de leur ori** 
ginal. 

Nous allons » félon nôtre coûtu-^ 
me , rapporter quelques, endroits 
pour hirç mieux connoitre le carac* 
tere de l'ouvrage. Un ftraiagerpc; 
hardi 9 mais heureux , la fermeté 
d'un SAÎrrt Moine , & le caraftere 
de deux grands Rois peu connus » 
nous paroiflent meriier Tatteotioti 
du Leâeur. 
Cqnrad Roi . de U Bour^^« 
jyril i-jiu ^\^ H\ 



fda Mémoires four fEiftoiri 

Transjurane, attaqué en mêmcre: 
par les Sarra(ins& parles Hongre 
traite fecrettement avec chacun 
ces terribles ennemis > il prome 
chacun de ces peuples de fc joinc 
à l'un contre Tàutre. Trompez é§ 
lement , les Sarrafins & les Hc 
grois en viennent aux mains^ le coi 
bat cfl long & fanglant. Gonr 
prend ion tems y tombe fur les de 
armées acharnées , afFoiblies » 
fe défait (ans peine de tous Tes e 
nemis , qu'il pafle au fil de l'épi 
A cet exemple d'habileté dans \ 
Prince , faifons fucceder Texemp 
d'un courage inébranlable dans ^ 
Kelieieux. 

Samt Jean de Vandieres , de 
Abbé de Gorte^ touché des r 
que les Chrétiens fbuiFtoient er 
pagne , (e feit députer par TEi 
reurOthor>vers Abderame leu 
fe^teur. Le Eloi Sarralin veu 
recevoir les preièns de l'Emp 
iDais il refuie de recevoir fa 
de feut quil: ny jmt. fatlé à 
Chrifi.: Le Saint AmbalTadei 
prélcnter la. lettre , ou fe 
ed li'oublîe rien pour le fle^ 



As Saiences & dks Beaux Arts. fA 
m vient aux mauvais traîtcmens^ 
enJe menace de lamort. Cfèfir dit-il^ 
ce queje fpuhMte ,^ je cherche le martre* 
Sa fermeté triomphe , on conienc: 
de recevoir la- lettre*. Abderame ^ 
£b]on la coutume encore ufîtée chea: 
les Turcs y lui envoyé un habit ma#- 
gnifique pour paroître à. l'audienn 
ce ; le Samt Moine ne veut point 
quitter Thabit de fa profeflion. SJ^ik 
'tienne y s'iLy€Ut, revécu êunfac^ dit 
Abderame , je neten-Mmeré qutt 
wûejuxi II le reçut avec de grands 
témoignages d'amitié, âc lui accorda^ 
des privilcgcs en &vcur de la Keli*^ 
gion Chrétienne^ 

Alfrededc eanutRois^Tùnd^An-* 
sleterrc ^ & Taiitrcde Dannemark y 
font les dcùxiBriiiice^ dont le caraoj 

vere plaira Gins doute aux. Leâeursv. 
autant qu'il nouta plu. 

Alfnede &oi d'Ovêflex étoit etii 
guerre avec le &:oi dèfr.Mercienfr 
& celuidesN6rtumbriens«Ces dcuic 
derniersx B.oif avoient appelle U$i 
Nornuni , ciui pouflercnt d'abord! 
Alfrede ^ & rôbligcrentà féretiren 
dans rifle des Ni£les à Textremi-J 
té- lie fon |ïctiç^ KoLyaussot^ U <^ 



• I 



j6i Mémoires p$uf VEiftm 
croyoït fans reflburce , lors 
nuit il crut voir Saint Cutbc 

auc de Lindisfarnc , mort 
eux cens ans , qui lui prc 
la domination de toute TAi 
re. II raconta fa viiion , & p 
ne douta qu elle n'eut un ) 
accompliffement. Il fortit d 
tite Ifle, & eut bientôt aflez < 
pes pour battre les Normans 
prendre tout le païs qu'il a\ 
du. Il foumit enfuire les I 
Mercie & de Nortumbrie 
tous les petits Tyrans , & fu 
nu dans toute TAngletcrre. I 
fe vit en paix , il divifa tout 
pie de chaque canton en troj 
dont deux étoient deftinée! 
ter les armes , & l'autre à h 
la rcrre.- Ses côtes écoient 
de vaiiFcaux propres à empé< 
defcences des Pirates. Il n oi 
de cultiver les Arts , & fici 
France àts Prêtres célèbres 
fcience & par leur vertu. Il 1 
hia de biens & les éleva av 
tt2. Ufe fervit auffides Sf 
fuis 9 qu'il préferoit avec 
étfançers à mérite égal A 



itsStientii & its ieéuix arts. f6f 
se de Saint DavU dans le païs de 
-Galles j lui liibic les bons Auteurs 
& fut iait £vêque de Schirbum. 
Plegmond y quiavoîtété loiig->tems 
Hermite , devint Archevêque de 
Cantorbery. L'Ecole d'Oxlbrd fut 
rétablie dans fà^endeur, &ron j 
ibnda on nouveau Collège pour y 
-élever de jeunes étrangers de difiel- 
j^entes nations. Les Profefleors y 

gétendoient iuivre la méthode de 
. Gildas y & remontoient juiqu^i 
St. Germain d^'Auxerre. 
'- Le Roi Alfrede , quoiqu'il n'eut 
commencé Tes études que dans un 
&ge aflez avancé>tradailiten Anglois 
le Paftoral de Saint Grégoire Se 
ks ceuvres de Bede. Il envoya 
un exemplaire de iès écrits à chaque 
£glifè Cathédrale de fbn Royau- 
me y avec une écritoire d'argent 
pefâfit cinquante marcs. Les loor- 
gués guerres a vmenc ruiné la dilci*- 
pline Eccléfiaftique^ il fit tenir pluf* 
iîeurs Conciles pour la rétablir , & 
témoigna toujours un. grand cefpeâ 
pour le Pape, àqui ilenvoyoit de 
tems en tems. des^pt:e(èn& magnifia 
ijues. Il empk^QJit: huit heures* dfi 
Àtrtl 17IU .^ , 



5^4 Uemoues four VTrifloire 
]a]Ouniéc à !a prière & à la lecSv 
des bons livres ,. luûl heures à n» 
ger , ou à dormir, & huit heui 
auxaffaircsde l'Ecat. Pour mefui 
fem terns , n'ayant point d'horlogfl 
il fit Élire lix cierges d'un certa 
poids , quiduroient chacun quari 
tieures , & quand il y enavoit unw 
brûlé , fcs Chapelains l'en averd 
foicnc. Une vie h birn réglée cm 
Jêrva la paix en Angleterre, & fitn 
parderAlfrede comme le plusgraQ 
Prince qui l'eût jamais gouvernée! 
: L'hiftoire de Saint Canut ,. qi 
commence à la page trois cens qM 
tre vingt dix neuf, eftrrop longn 
pour ia tranfcrire : elle feraconval 
nir que la vertu Chrétienne n'ôl 
rien à la magnanimité la plus ho 
roïquc. Canut faine dèsfon enfjncj 
Bc cède à aucun des Héros du Pag» 
nifme ; conquérant , toujours viâo 
rieux, \3a trait de fà moderaiiol 
l'emporte, à ce qui nous femble 
fiir fes-aâîoBS les plus brillantes. Li 
Koyaitme de DannemarK étoil cleo 
tif i à la mort de ion perc on lui pré 
fera fon fi-ere,quoiqu'incapablea 

■jutTcns (lepon«.l»Boairoiine, hi\ 
Avril ijix,. ._. : 



«fars de jÏ ^«^Uf <f'uii^ °'°'"t <3 
Vf ^' fin <^u ch 



5^8 Memeirts font tHiJlmre 
von d'une fôumiffion enciereA 
gemenc dodrinal de la Facul 
'Thédcœie de Paris , &aû}uge 

décifif du Saint Siège. On den 
en gênerai , & fans faire applk 
à i'Abbé de Sidichembech, s' j^^;? 
permis d'adt^er & de pubiie^^^ 
opinions contre ladoârine de l'^j^!!^ 
fe,& puis prétendre fe fauveren^^^ 
teftant defouinillîoiiàron^ugemen 
N'cft-ce pas. comme faire un larcin 
avec protcftation derefticuer en ci 
de jecherclie Si de poQrfuite ? 

Le livre eft divifé cniî.Chap 
très, dont les deux prenwjrs prépa 
reiit&établiflent latjueftion. L'Au . 
teurdit, qu'un Bénéfice dlie droit 
de faire quelque foni^tion Ecclé» 
fiaftique , coiimie de gouverner un 
Dîocefe , une Paroiffc, un MonafteJ- 
re , de célébrer l'OSice divin , avec 
le droit de percevoir les fruîrs, ou les 
revenus , qui proviennent de cette 
fonâion. Dans les premitTstems ces 
deux droits éioient telienient lieï 
fnfemble , que fans foniSion il n'y 
avoit point de fruit , Si que par fit 
tout Bénéficier écoit attacht; à Jba 
C]oitre,& obligé àUréûdence. Daat 



570 Mémoires four l'Hifiai^ 
Il fcmble que U queflion f 
pofcc en termes trop gène ra/ 
qu'elle doit êcreparciculart/ê/ 
voir , (ï un Ëcclcllaflique qi 
([uoi vivre & s'entretenir ht 
ment d'un Bénéfice , peut t- ^^->^ 
fcicnce& fans pechc recevoir-^^^ 
tenir un autre BcneHce f ^ 

11 vientà la preuve de !a f^^^^- 
auch. jt. & la continue dans les df 
fuivans. Euphronius Evêqual 
Celonie , ville de l'Armcniemiq 
re , s'ctant laiflc engager à fe clitf, 
encore de l'Evêché de Nicopoi 
fes premiers Dioccfainss'en plaig 
rent, dans la crainte de manquer 
fes foins : Saint Baille leur écriv^^ 
deux lettres à ce fujet * , afin de les 
raiïurer & de les confoler , & il ap. 
prouvées qu'avoicfait Euphronius, 
I! appuyé fur l'exemple d'Aftard, 
-jui retenant l'Evêché de Nantes, 
ut encore chargé de l'Archevêché 
dcTours par l'ordre du PapeAdrien 
II. & avec l'agrément du Conci- 
le de Douzi. Grégoire de Tours fc 
fait mention d'un Prêtre nommé Se- 

Martyr, f.jo. 

Avril 1711. 






iis itmcîs et des beaux Arts. 57 r 

,Vere ^ & qui eftpcucêcce Severc Sul- 
:pîce , lequel deflervoic deux Egliies^ 
ou deux Cures. Saint Grégoire le 
Grand * unit deux Monafteres pour 
être gouvernez par un feul Abbé. 
Vers l'an 655. Saint Léger étoit Ar- 
.chidiacre de Poitiers & Abbé de 
Saint Maixant. Hugues Hls de Dro* 

fotiy & petit (îis de Pépin Maire du 
alais , fut tout i la fois Archevêque 
de Rouen , Evêque de Paris & de 
-Bayeux » Abbé dé Jumiege & de 
Fontenelle , ou de St. Vandrille. Al- 
cuin Fondateur de lT7niver(îté de 
Paris , ne fut , ni Prêtre , ni Moine » 
il étoit feulement Dis^cre , toutefois 
il poflfeda cinq Abbayes ; à fçavoir» 
celles de St. Martin de Tours , de 
Cormerie , de St. Loup de Troye , 
de Ferricres , & de St. Jofleen Pon- 
thieu. Saint Beinon premier Abbé 
de Cluni eut encore cinq autres 
Abbayes. 

. L'Auteur ajoute plufieurs autres 
exemples de Saints y qui ne (e font 
point fait aucune difficulté d'unir, 
ou , comme il en parle , d'entaflèr 
plufieurs Bénéfices en leur perfonne. 

Avril ijiu 



5 yi . Xenmes fout tniflme 

Si Charlemagne , dit-il , s'abfli 
fiommer jamais perfonne à^ 
Bénéfices » ce ne fut pas qu'il 
la chofe condannnable en foi , 
four fc faire plus de créatures. 
- Dans le en» 6^. où il prom^ 
traiter de l'hiftoire des Commai 
il dit que dans leur origine elU 
rent utiles à TEelife ; puifqu 
n'étoit autre chofê que confier 
minidracion d'un Evéché vaC4 
un Evêque voifin , & d'une Abl 
vacante à un Abbé ; ce qui fe p 
quoit également parmi les Grec 
les Latins. Une bonne çliofe dés 
ra en un abus horrible , VEvécht 
l'Abbaye > demeurant en titre 
petuel à celui qui n*en devoit 
que l'adminiftrateur pour un t< 
Pour obvier i ce désordre ^ Léon 
environ l'an 844. fit (on décret 
ne poffeder qu*uit Evéché en tl 

6 un autre en Commande , ent 
dant que cette Commande nf 
roit qu*une pure adminiAratior 
perpétuelle , & jufqu'à l'él^ 
d'un Ëvfique. Innocent IV. ai 
die de Lion en 1154. renou 
nàne décret -, 4c Ckmen^ 

iirni 17x2. 



bandes, '«u, y * » * même J 

'%e fins gj,ç ^*; ynnie noS j 

•rati. ou s'en fj^'^°"'^c s'en r 

^^ * ;5^<^ . ou ;t?V^^'-"P«/e ' 

î»<f' '« . dit r4 °^«''on cÊ ,'!• . 

o» coiir;...vV auteur i-"^^«„ 



» ait l'A. *"On de /-e ■ 
'«P'ûpirL^'Afo,nj;"'^an, 



OH 

ter- 
tre 
is. 



I 



5«'OiUdeT'?^<^e?;„rf«^< 



574 Mémoires font tHif^ 
joindre une dignité à un C 
dans la même Ëglifc. )^ C 
ficier qui n'a pas de quoi 
s'entretenir de fon premierl 
en peut prendre un autre. 4^ 
doit encore s'entendre d'ut 




pluheurs Eglifes. é^L'ad 
non d'un Bénéfice vacant, 
dant qu'il foit rempli , peui 
tir avec un autre bénéfice 
j9. Deux Evêchez d'un 1 
modique , que ni l'un ni 1 
fuffit pas à l'entretien de fon 
peuvent , avec l'agrément d 
çtrepofTedez par un feul.8** 
neftce à charge d'ame & ob 
réûdence , mais qui ne 
nourrir celui qui en eft ch 
i'cmpêche pas de fe pourv 
autre fîmple. 9®, Les Cardin 
vent jouïr de plufîeurs B( 
afin de foutenir leur digni 
donc y continue l'Auteur , q 
de cas la pluralité des Ber 
trouve juuifiée ; il faut c 
qu'elle n'eA condamnable < 
Avril 1712. 



{oin t/e f/en [ "^ </éc,:^* '^ s'a»; 




57( Mimànifêurft^tlbm 
tre en Théologie ^ftiM^ObâT 
Droit de peu de confidendôn 
vent fe contenter de' ^èJIÊÛ^ 
avec jun cuîfinier & tm chfeUII 
fils de Bar(»i ^ ou de Vicoihtlt 
un'Doâeur de cbiiféquenèit^i 
fit d'avoir quatrif Valets j iin èti 
& un cheval , & eu égard'à 
I>rerent , rAutéuràjoôtçfttnlM 
A un fils dé Duc , ou de^Mi^ 
ou de Comte, huit valetsf ^4i|^ 
nier & deux chevaàx. N«Wf 
içait à quoi réduire un filr^ Vt 
Où, de la haute Nobleffe. Ce n^ 
tout : car il ynà régler l'état 
maifon des Pjpélats , des Abbêt 
Chanoines, desCum \ & eÂI 
i\y a encore différent degrez; C 
tolus "^j au feritimertt de TAu 
le Phcfinixdes Ca(uifte$ , n'ap^ 
pas ces regienàensi âe.'Nkva'rr 
avertit les Beneficiers de retrai 
le plus qu'ils* pourront de leu 
penfe y afin d'avoir davantage à 
ner aux pauvres , & qu'ils ne 
gnent point en cela de pouiT 
chofes trop loin. 

Depuis le 9c. ch. jufqu'à la 1 

Avril 1712. 



j ambition r^,.' ^ ^ ^^àricf^ 



le 

f 

15 

I 



jji Mémoires pour tHiflotre 

compatibles, écoit ignorée, & n 
pas encore introduite. 

Oeft ainfî qu'il répond au iO( 
non du Concile de Calcédoine, 
3*. du fécond Concile de Nîcée 
marquant néanmoins qu'en c 
là il s'agit feulement d'arrêté 
Clercs qui d'eux mêmes pafli 
d une Eélife à une autre ; & dan 
hii-ci , de réprimer leur avarice. 
Concile leur ordonne même de p 
voir an furplus de leurs necef 
par quelque métier, ce qui eft Q 
gné de nos ufages , que le Public 
f Auteur , ieroit plus choqué de 
un Clerc Cordonnier , ou Taîlh 
qu'un Chanoine Prieur , ou Abl 

Le 3«. & le 4*. Concîle de La 
ne regardent que les Benefic 
charge d'ames & obligeant à la 1 
dence , dont même l'inconipatib 
n'eft que de droit Eccléiiaftiq 
puifque le Pape fe referve le pou^ 
d'en difpenfer en feveur des per 
nés diftinguées par leur naiflance 
leur fçavoir* 

L'Auteur n'eft pas plus embar 
de la lettre ^7I^ de Saint Bern 
Tbibattd Comte de Chainpagr 

dml 171^1 




des Sciences & des beaux Arts. 57^ 

il tourne aufli à Ton fens le témoigoa- 
ge de Guillaume d'Auvergne Eve- 
que de Paris , & le décret de la Fa- 
culté de Paris en 1238. rapporté par 
le feul Thomas de Cantjpré r mais U 
n'a pas de foi à ce qu ajoute Cantpré 9 
que n'y ayant eu que deux Dofteurs, 
à s'oppofer au décret, fçavoîr,Philip-. 
pe de Grève Chancelier de TUnî- 
verfité & de l'Eglife de Paris, & Ar-» 
nould , qui fut enfuite Evêqued'A^ 
miens , Je premier revint après fk 
mort dire qu'il étoit damné. Se, 
au'une des caufes de (a damnatioa 
ecoit d'avoir foutcnu la pluralité des 
Bénéfices. La crédulité de THifto- 
rien lui efl fufpeâe., furtout au. défà?. 
vantage d*un Doâeur qui s'étoit dé- 
claré contre les Dommicains y & 
d'ailleurs le mêmefentiment ne nui* 
iir point à Arnould , ne Tempécha 
point d'être Evêque , ni d'être en 
confideration auprès de Saint Louïs, 
qu'il accompagna à l'expédition de 
I>amictte, que TAutcur nomme Pc- 
lufium. 

Il applique la même réponfe à tout 
cequelesThéoIpgiens ont pu dire» 
Saint Thomas^ Denys le Chartreux 




9So Mémoires pour fEi} 

& les autres, ont feulement ca 
né l'abus de prendre enfèml 
Bénéfices incompatibles. E 

Eour le corriger que Jean XX] 
lia la Bulle Execrabilis. 

Il n'entend pas autrement ce 
donne le Concile de Trei 
** QjMin feul Bénéfice Eccléûa 
»* foit conféré à une feule per 
«Que s'itîie fuffit pas pour (aire 
» celui à qui il eft conféré y & 
^ foit au deflbus de ce qui eft 
»» faire à Thonnête entretien 
*» Cardinal, d'un Evêque , d'ui 
«•noine, d'un Curé y il ferap 
»» de lui en conférer encore m 
»*ple , qui ne requière point d 
" dence perfbnnclle. L'Abh 
Sidichembech dit , que le G 
avoit principalement en vue lej 
dinaux qui pofTedoient plu 
Evêche?. 

Au refle y il lui paroît incro 
que la France ait demandé 1 
des Bénéfices ; car il met la plu 
entre les privilèges de TEglife 
licanc. Il dit néanmoins que 1 
bafTadcur du Roi , faifant iiil 

Avril 17 1£» 



des Sciences & dis iioux Ans. 581 

auprès de Pie IV. pour faire décider 
par le Concile quiln'efl pas permis 
de poflfeder plus d un Benehce , le 
Pape lui répoadic agréablement qu'il 
falloit . attendre le. Cardinal de 
Lorraine pour avancer cette affai- 
re. Le Cardinal joUîilbit de trois 
cens mille écus de rente en Benefi* 
•ces» 

Une autorité preflante contre 
TAbbé de Sdichembech , laquelle 
pourtant lui eft refpeâable, eft celle 
de Mr. Pavillon Evêque d'Alet, oui^ 
parmi les enfeignemens ajoutez a la 
fin de fbn Rituel » remarque elxpKer* 
lement: ^ Que le Concile de Tren* 
ji te ne défend pas un fécond Bene<» 
^y fice , quand le premier eft infuffi- 
^(ànt pour la fubfiftance honnête 
), d'un Eccléfiaftique ^ & il avertit ^ 
y, qu'afin de ne fe pas tromper foi* 
^ même , il faut en ce cas prendre 
.^.confeil d'une perfbnne éclairée de 
„ vertueufe»& principalcmentd'un 
9, Evêque , qui, fuivantl'efpritde 
^i'JBvangile & de Saim Paul , ne 
,, craigne pas de dire le vrai fi^n'ofe 
^ dire le faux. 

L'Abbé de Sidichembech fe tire 



■■■■ktwr^j 




iiabUesnent de cefàii 
i'Evéque , dit-^il » qu 
Snkct ? Sons doute 'cmituf 
Uonnéieuc apprdbîMMn :m3| 
Or la^pIÂpait y- outiè leimBi 
«voient :des AU>aycs éc: dea 
rtt , quelques-uns -aràew 4 
sefices reputez iJnaonipttSi 
faut bien , continue l'Ame 4 
cfaesttbedbr^-qne cèsBcélaU:^ 
fite & diciceraii qA'jl<kion]0 
•ûràs^rautcevQe le crMbàtm 
ge» de i^endnti la lettre «rq 
&.P^ttl : j^mdmuijÊk (^mmm 
mé" M qunwau :ç$nm^ «Ma 
im îGMiCm. Jbddanôient plus < 
àûXh i IfboniiètflLfttbfiâance p 
port à Itur diffiiité. 
* Fagoânî prae pcxir être (i 
|uIq9Miipoiiit de réduire les 4 
Min «rwoa; qm? ri>Klonne . le 
cite de Trente ,^ ne poflèder 
lettdice en Cbnamande , a^ 
wtto co titre : tcmtefoiîs Va 
lldie «k i'tttirer à fonfentî 
|ttrxt qitôl ai dk qiie le Pape pei 
penfev de cette loi étroite^ 
' l.'Abbé de Sidichembech 
léBÎoiçnié dana ià. pcé&ce qu! 



des Scientis& des litMx Arts, jgj 
toit pas content d'une ConfuJtacion 
de treize Dodeurs de Sorbonnc ,pu- 
falite en 1697. contre Ja pluralité des 
Bénéfices : il entreprend d'y répon- 
dre dans le chapitre vingt- deuxième, 
& îi leur Toutient que St. LQUÏsne 
recommanda à Ton Si\s , Ci non de ne 
pas conférer deux Prebandes à une 
même perfonne; qu'ils ont mal en- 
tendu le Concile de Trente , & plus 
mal encore celui d'Aix-la Chapelle 
en 816. oCl il s'agit feulement d éga- 
ler \cs portions entre les Chanoines 
d'une même Eglîfe ; que s'ils efti- 
ment indigne & contre le droit na- 
turel, qu'un £cclé£ia(tiquefoit dans 
l'opulence, taodiS'QUC d'autres fouf- 
frent l'indigence , ils n'y remédient 

: , vu que tel Bénéfice vaut pjus 
feul que cent autres mis cnltm- 
blejqu'cnfin la volonté des Fonda- 
teurs doit être interprétée (tlon les 
belbins & les intentiona de l'Eglife ,. 
qui iranfporte Les fondations à des 
«fageSjIeiqaels n'avoient pas été pré- 
vus par ceux qui les ont faites. 

Un MiniftreCaivinifte , le Sieur 
/a Roque j s'avifa auffi en lôSS. d'é- 
crire contre la pluralité des Bcnefi- 

AfXiLijix. Cï; m'y 



l 



5S4 Memmi pour fHijt^vrt 

ces, & prodiiiiit le Canowc 

me du Jixiéme Concile de To 

Règle de Crodoganeoe Evê^::;;^^'^^^'^ 

Mets , le Canon huiticmc du ^j^-^J--'- 



le de Nantes, lequarante-nei:»!^?^ 
duIixiémeConcile deParis, t. «^'^ 
piculaires de Charlemagne l.f. cA 
&1.6.ch.7j. L'Abbé de Sidjcht 
bcch renvoyé toutes ces ciiati 
aux Bénéfices chargez du foin . 
rime'î& obliseans à la rcfidence, 
en ufe de même à l'égacd de ciu 
ques décrets & de quelques épier 
des Papes fur ce fujet. II dit que 
huitième Canon du Concile de Va; 
ncs, le trente-huitième d'Agde,. 
le neuvième d'Epaune , ne regardent" 
point laquelHon prerente,VolKuiti 
Abbé de Sidichembech n'attaque li 
vivement que la pluralité des Béné- 
fices incompatibles. ïertort fietatik 
quafi fulgetrOi & tomtma vibrât in wibI- 
titudimm Prabetidaium , curarum PaJ^ 
rorahum , &Efifiopalium Infularum^ 



Asril vjVh. 



its Sàernts & dits beaux^ Arts, f&f 

Article X LV. 

DE RE RENEFICIARIA,. 

(ive de noxipoflidendisiinwlplu* 
ribus Beneficiis^libri tres,ad £inî«- 
sentiflîmums Prcwifbrem & Ma^- 

fiftros fapîentiflimos y adversûs^ 
brum {is^Iarem Abbatis per^ 
fonatl Sidichemhechenfis. Ceffe^ 
à-dire y sm Umatieu des Bénéfices^, 
êu qu'il ntfi pas permis de pofedet 
ênfemUe plufieurs Benefees , a fom 
V Eminence , U Pr^ifeury à* auxtrès^ 
^ges Maîtres , trois livres contre /r 
Uvre fingulier du faux Abbé de Sidi^ 
^bembecb» A Paris , chez €haf le& 
Ofinond, rue Saint Jacquesà l'éca 
de France^ trjio, in iz. pages 4^6^ 

Quoique TAbbc de .Sidichem*>^ 
bechne pûc pas fè promettre 
que Ton livre ne leroitt point atta»- 
que, il y a pourtant apparence qu'iÇ 
ae s attendoit pas qu'une réfutation 
il travaillée fuivroit de fi près : car 
c'eft l'ouvrage de troia xnoi& fèu^ 
kmenr. 
Mr. Vivant Féniceocier , & "Vît* 
Mril ijiw 



0S MtmiatfmmÊli 
npMlUot Ja meoMcMï 
.TCcUtion qu'ils aT«iq»y 
ques annécl aup>raT«ortftl 
J] le fkit fouvcDir (^|^|| 
.CBtenchi flire qu'il V'^ 
contre te fcnif)H)Q.<dcp:w 
$eiirs Bénéfices, pirtn 6 
:avoitcofiipo{{,,lHi de jfii] 
-gaçea à réfuter Mt éa^ 
noit publie. U dît qn'H/it 
jpok .foui le oom de l^AM 
dîchembcch , coomw 4>H 
vrage •recèdent , foi» h 
Biianrel d'Ancyre. Il: la 
poiutaac de le imfnageKl» 
judicc n^moins de-ltt:«i 
il s'agit entre eux. 

Le premier livre eftdîvi 
chapitres» & d^fUné i cm 
-méthode, & à réfuter le) 
.du -Ekéfenfenr . de la pliu 
Bepefices. Et pixipierefa 
-lentarquabie , que fras: 
de .cecncrcbes 2c de . txvtn 
£ûre ui^lîvre,puirqu*îJ n' 
.hitqaàsoptt^ii loumci 
j«f«-*cà qàt.I« P-Thonii 
Placé. avoient ranlafle Se 
.«b)eâédefàiH » dilfimula 

Atril ijii. 



des Stienus & des ùeaux Arts, jg^ 
Minfes & les correctifs de'ccsTiiéoi 
logiens. Qijant à fa méthode, elle 
ne fçautou être que dcfedueufe, 
vu qu'elle tombe en contradiction 
fur l'éiat même de la queniea , la- 

âuellecertainememn'cft autre, que 
e fçavoir , fi un Eccléfiaftique 
* qui a de quoi vivre 6c s'entretenir 
honnêtement d'un Bénéfice , peut 
en con/cience en accumuler a'au- 
Ires: c'ell ce qu'il dit être conte(^ 
té, &cequ'!l fe propofe de foute- 
nir, en déclarant qu'il ne condam- 
ne que le mauvais ufàge de cefur- 
croît de revenus. Touctybîs il avar^- 
ce : " Qu'il n'cft jamais venu ei> 
"l'efpril d'un Chrétien, ni dans te 
«fien , d'excufer ces perfbnnes qui 
"/ont chargez d'un nombre de Be- 
"nefices, ûcmt le moindre eftlufti- 
"■faut à lafubfiflance honnête d'un 
"homme de condition & de Let- 
" très. Et en une autre endroit il ne 
reconnoît de raifons légitimes de 
poITcder plus d'un Bénéfice, que cel- 
les qui font avotdées des Théolo- 
giens les plus rigides & les plus chi- 
grins. 

Touchant l'exemple d'Euphrone 
Avrii 171a. 



590 Memmes peur rHiftciri 
alkgaé par le Défenfeur de Iz p] 
ralicé des Bénéfices y Mr. Vivant i 
au chapitre quatrième oue ce qu' 
écrit Saint BaHIe femble dev( 
s'entendre, qu'Euphrone futtrai 
ferc de TEglife de Colonie à celle i 
Nicopolis , fans garder la premi 
re y à laquelle il ne laiûeroit pas i 
continuer fcs foins en qualité i 
Métropolitain , Se non pas coron 
Evêque particulier. Mais (bit tran 
lation d'un Evcchéà un autre , fo 
poiTeflion de deux Hvêchez , ïi 
lie & l'autre contreviennent écah 
ment aux Canons , & il falloit c 
ce cas , à l'imitation de CiodcFroi 
de Mefficurs Herman & Tillemor 
& du P. Thomaflin , recourir à 1 
neceflité des tems , & ne pas avar 
cer crûment , que la vigilance & 1 
fainteté des Pafteurs étoit unera 
fon de multiplier les Bénéfices e 
leur perfbnne. 

Le Ch. cinquième commence p 
un avertiflement remarauable 
S.Scvcre Sulpice *, &trcs-utile 
cette matière, n Quoi donc , 
» voyez-vous pas comme les Gra' 

Avril iji2^ 




?U ft»t avoir é^ïû ^^ „„ 

unebonne r» e . ^\ tut ^ g^ 

W-^ particulière <^^ ^ l'E- 
aévotw?" îj^ féconde M|J«^^ pas. 
aWer dtte^î\e i\ »« * „?es<rEi- 

^iS^cT<le S^^^Je'^râeôd le D^^ 
le t^^"! Vf""" toîW 



Ç9i Mémoires four l'îîïff^, 
Car que tioiivc-r'il qui 1^ /; 
en ce qu'un Abbé Gênera/ 
ni , de Prémontré , de Sai/jr 
vicve , (bit à la tête de fa > 
gation \ Outre celte répon 
raie, Mr. Vivant obrcrve q ^ ^^. 
Grégoire le Grand * ne ^o* i^*-«- 
Adeodaie Abbé de Naple le ^"^-^ 
l'Abbaye de Gazare, queju j^^ 
qu'ily fut pourvu d'un auiie A 
Dans le chapitre fixicme il re 
trois chofes, que le Défenfeur c 
pluralité ne Içauroit prouver. 
Q;ie l'Archidjaconé fût un R 
fice en titre pour SAi'nt Léger, 3 
fût pasune hmple fonâion,com 
celle de Grand - Vicaire- 2°, &,« 
St. Léger ail pofledéen titre l'Ab, 
baye dcSaîiit Marxant , & qu'il n'en 
ait pas eii la feule inlpection par le 
devoir d'Archidiacre, j". Qujîn 
cas qu'il en ait été véritablement 
Abbé , il ne fe fut pas aupara- 
vant démis de la charge d'Archidia- 
cre , comme l'Hiftorien de là vie le 
donne à entendre. 

Il dit dans le chapitre feptiéme 
que les exemples d'Hugue j petit-fils 

Avriiijia. .;i'-iUTiV 



its Sîiences et des heaux Arts. 593 

de Pépin Maire du Palais, & d'Hinc^ 
inar de Laon » ne (bnc de nul fecours 
«u Défenfeur de la pluralité ; parce 
qu'en leur rems ils otit écé« regardez 
comme contraires aux Canons. Ec 
en paflànt il l'avertie qu'Hincmar 
de Laon étoit fils d'une fœur , 8c 
non pas d*un frère , d'Hincmar de 
Rheims. Il lui arrache l'exemple 
d'Ebbon, qui ne fut pourvu de TAb- 
baye de Saint Columban en Italie , 
qu'après avoir été dépofledé de 
rArchevêché de Rheims , & qui 
quitta la même Abbaye quand il 
^trouva un Evêché en Alemagne. 

Il examine en habile Critique 
dans le chapitre huitième lafFaire 
d'Adard , qui chaflTé de TEvêchéde 
Nantes que les Normàns avoîent ra* 
va^, fut transféré à l'Archevêché 
de Tours , par les inftantes prières 
de toute la Province & avec l'ap- 
probation du Concile de Douzl , le 
Pape Adrien II. lui ordonnant de 
ne point quitter le tître d'Evêque 
de Nantes , & de n'abandonner 

tas abfolument cette Eglife défojée. 
lincmar Archevêque de Rheînii 
avoir ai^fté au Concile de Dous^i ^ 



594 Utmmrts peur l'HiJlàn 
& ctoit inftruit de tout : ce 

Sas donc contre Actard qu'il a 
fortement (bu opufculc quan 
cinquième, quoique te lîcre pc 
De t7anjljtme EpifitpeTum contr* 
tardum mameunftm , & il en fai 
fccer ces derniers mots. Peui 
Hincmar n'en veut - il qu'en cet 
aux Ëvêques, qui par ambitioi 
cherchent des Evéchez plus rcle ^ 
ou s'ildéiigue quelqu'un eo p^ 
culier , il avoic en \ixë un att; 
qu'Adard, Quoiqu'il en foit , la vi 
TU d'AÛard loiicc par le Pape 
trois lettres , & l'état où la fure 
des Normans avoit réduit i'Ed 
de Nantes, ne permettent pas au C 
fenfcur de h pluralité de tirer ava 
rage de ce fait. 

C'eft faire injure i Charlem 
gne , dit Mr. Vivant au chapîi 
neuvième, de donner créance ài 
miferabk Hîf>oricn , qui atirib 
à politique la loi qu'il le fit , de 
donner qu'un Bénéfice à une pc 
fonne : en cela il refpcftoit les C 
nonsderEglifequ'îl confirma da 
fcsCapituIaircs*. Si Carlomao l 

* LA, 1,9. 

Avril 1712. 



des Sàencts & des ieaux Art/. 59 j 
de Charle le Chauve, Hoiton Ar- 
chevêque Je Mayence, & Salomon 
Evêque de Conlunce, ont accumulé 
les Abbayesjils en ont été hautement 

blâmez. 

L'exemple d'Alcuin feroit d'une 

plus grande confidcration , & Mr. 

Vivant l'examine au chipirre dixiè- 
me. Il fe plaint que ieDéfenfeur de 
la pluralité , qui n'a confulté que 

le P, Thomaffin fur ce point , ait 
omis la remarque de ce Prêtre lî 
lîige, qu'à la vérité Alcuin fcmble 
autoriler les Commandes, mais nul- 
lement la pluralité des Bénéfices. 
Car enfin Âlcuin étoic en poffef- 
fion des Abbayes de Ferrieres & 
de Saint Loup de Troye , lorl- , 
qu'il diibit à Cnaricmagne, qu'ayant 
lailTé un patrimoine qui n etoit pas 
médiocre en fon pais, il vivoit con- 
tent de fa pauvreté : il n'étoit donc 
pas fort) de la règle de l'Iionnêie 
rubfirtance. Etant fort avancé en 
âge, & 611796. il eut l'Abbaye de 
Saint Martin de Tours , à laquelle 
étoit unie celle de Cormeri; & en 
la même année il demanda à Char- 
icmagne la permiflîonde fedémct- 
>^vr//I7ll. 



59^ Mewoins peur ^Hfy?^^,^ 
iredcfes Abbayes, de I ^^^ 
entre fts Difcipies , & de j' 
rc Moine à Fulde j ce «i^u 
rcfufé en vfië du plus g/-j 
de rUgtiie. Il croit donc 6; 
gué d'approuver la pluralité "''^^^-:^ 
ncfices. *^~^^^*t- 

Mr. Vivant continue j -^ 
vingtième chapitre â faire X-iiv-'' 
Déttnfeur de la pluralité , c 
bien il s'tft trompe dans fts es 
pies ; & il lui corrige un fi gi 
nombie d'inadvertances, &ian 
négligences dans Ces citations, 
ccn'eftplus xti^ttit-m , mais rfâi 
ifieiEij , non des traits, mais des f 
tes d'hiftoire. ~^~* 

Sur le chapitre de Saint Pierre 
de D.imîen, il lui parle aïnfi : De Eea' 
ta Pttro Datniani , quem abfque Btati 
titttlo cttT nommes, taufam fufftcabàur 
aliquis lihelli alierius tut manenum ad- 
hue animo tuo cum umo vin difiordiam 
ai prope decldralB bdlo tnimituum. On 
ne doit pas oublier qu'en quantité 
de faits les recherches de Mr. Vi- 
vant vont bien audelà de celles du 
P.ThomalTin. 

Au chapitrevingtiéme il ramené 
Avril 1711. le 



des Sâencis & des heâux Ans. 597 

\jt Défenfeur de la pluralité à faire 
reflexion fur la manière dont il trai* 
ce Torigine des Commandes , fur 
(es termes bas & injurieux à Tégard 
des Moines dont il exagère les dé- 
(ordres. Les Monafteres à la vérité 
mis en .Commande » l'autorité des 
Supérieurs s^aftublit ic entraîna lé 
relâchement de la dilcipline mo? 
naftique. Mais s'il étoit vrai que le 
relâcnement eut précédé , ic eut été 
Tuniaue cauG: d'introduire les Corn-- 
mandes 9 elles devroient jêtre abro* 
gées t maintenant que la difcipline 
s'eft rétablie. Au refte» ne donner 
aux Conunendatatres qu'une oifive^ 
té honorable , mmn (umàmfdiet 
c'eftl excès de la morale relâchée. , 
• Dans les trois chapitres fuivans À 
met devant les yeux le défaut de 
Tes rai(bnnemens,qui(bnt» qu'il y t 
des raifons^ftes & légitimer de poT- 
£!ider plus d'unBenefice » donc il n^jir 
a que Jes vues d'avarice Se d'ambir 
tion (jui foient blâmables ; qu'il eft 
difficile de définir au jufte ce qui 
iûffit à l'honnête fubfiftance d un Éc-, 
cléfiaftique , donc il pçut ^ccutnuler 
d^s .3inicfiçes « pwcvû ime ce ne 



î 9 s Mcmoirts pour VBif^.^g 
foit pas par un motif <i"j 
d'ambition. Il lui montra-^ 
d'exaditude en l'énum ^./r 
CCS caufes juftes & iegîr// 
le réduifent prcfgue tour 
feule , de la fubfiftancc Iv ~ ■ 
Isqaelle doit fe dctermin^^ 
par des recles générales , ;^^ 
Ion h prudence & avec difcrvi-' 

Si le Dcfenfeur de la plurafi 
fbibledans fes preuves, il le p 
encore plus dans Tes réponlès 
objeâions qu'il s'eft propoféeï 
duit à tâcher d'éluder les une: 
forcé par l'évidence des autrei 
nier avec hardîefle les verïrt^ 
mieux établies. C'eft de quoi t 
Vivant entreprend de leconvaib 
dans le fécond livre divifé en 
chapitres. Les deux premiers et 
tiennent un préjugé très-puiflà 
Car contre qui le Défonfeur a- 
à fedéfendre? N'eft-cepas con 
les Canons exprès de l'Eglîfe, et 
tre l'autorité ae tous les Pères , 
de tous les Théologiens , n'y 
ayant aucun qui lefavorife?! 
puis l'établi ffement des Benefii 
en Commande 8£ fimples, n'eft- 

Avril lyn. •- 'z- '■v^ 



des Sûences &its beaux Arts. ,595 
cas encore le même confcnteracnc 
à en reprouver la pluralité? 

Comme ileftin^joflïbledefiiivrc 
pied à pied & d'expofer en déuil 
tout ce que cIJi Mr. Vivant , pour 
Ibutenir les objedions courre la 
plpraJité des Bénéfices , & anuéan- 
rir les réponfcs , on fe rertreint à 
juelqties endroits qui feront juger 
les autres. Dans le chapitre troili^, 
ne il diilipe les niiiigcs que le Dé- 
enfeur de la pluralité a prétendu 
)pporer à la clarté du Canon dixié- 
ne du Concilede Calcédoine, qui 
léfend qu'^n citn feaitifinf tn deux 
Iglifes. Comme fi l'ambition feule- 
nent des Clercs , qui d'eux njéme^ 
>a5ent d'une moindre }^iife 4 Sne 
)[us confiderabîc , y écpit condam- 
lée, ou qu'il ne s'y a^ît que des 
îeneficesfujets à Uréfidence, n'm 
■tant point alors d'une autre na- 
ure; ou qu'enfin le Canonfûtfiins 
/ieueur , ayant été formé dansunç 
kâ^ion du Concile \ laquelle les Lé- 
gats de Saint Léon refufcrent d'af- 
Ifter. 

Mr. Vivant fe mocque de ces 
j-ois répQiifts^DeU pr emiere., jar- 



6oo Mémoires four CHiftoiré 

ce que dans le Canon le terme satSt 
rê «»r« , ou> félon les éditions de JuC- 
tel & de Bevereee , »mtk wortr, efl 
rendu en Latin dans les ancienne^ 
verfions par celui defimul^ ou fari- 
ter y & dans la traduâion de Beve* 
rese , eedem tempare : il ne rçatrroi( 
même fignifier pet fi ipfum , & per- 
fonne ne Ta ainfi interprété ; il tàuc 
donc conclurre que la pluralité des 
Bénéfices . eft autant défendue que 
la cranflàtfon des Clercs. De la fé- 
conde , parce qu'encore qu'il n'y eut 
alors , ni Commandes » ni Benefi« 
ces (impies , toutefois le Canon les 
renferme dans (<hi expreifîon géné- 
rale , & il a été dan$ la fuite conf. 
tamftient entendu de toutes fortes 
de Bénéfices : il eft même hors de 
doute que le Concile de Trente l'a 
eu en vûë » lorfqu'il a cité les an- 
ciens Canons. De la troifiéme » par- 
ceque St. Léon ne défapprouva que 
le ieul Canon du Concile de Calce. 
doine,-qui élevoit les Archevêques d< 
Conftantinople , & notamment ce. 
lui-cl eft inierc dans l'ancien Code 
à Tufage de l'Eglife Romaine. 
En rf fêtant dans le quatrième A 




'^ W'- ? A ^°'«^ i ?^'!?'* 9 

*ei ^"^ ?^<^e/Ià,>-^'^ que/que "* 

J.^« rc. de /eurs'^^' quand Vn;"^, 

^^^S- te , J j^ «depuis lec^' ?fi 

'""' ^« ^'^^eiï.'i'' Concile T'& 

50nC *quVU?5^'P^'nen7j. 

<*'tBf Parlant j '°'^ de A," '.i**'"' 

* /i bonoêtZ ' P"'^q«i -i^î ''°'"' 



'"buée Dar çJ; "^v" ^«J 
lauS ^^'"« ^ puis 

'^icc honnête Corn""" "" 

^onne deux iT^'^'l'^n «ne fe 
*!"' chacun obLÏ"^/"" B« 



iiP Se iencis & dts bedux Arts. £05 
date à deux points. Le premier, fi ua 
Clerc déjà pourvu d'un Bénéfice , 
donc il 2 de quoi vivre honnêtement^ 
peut Hms blefièr fa confcience en 
prendre un autre , (bit pour fe pro- 
curer de plus grandes comnioditez , 
(bit pour des u(àges de foi limites , 
nais au delà du neceflàire, (bit afin de 
ie metti'e en état de faire 1 aumône » 
ou d'autres bonnes oeuvres auxquel les 
il n'eft. point obligé ? Le fécond , (i h 
règle de l'honnête fuUiftance eft (i 
difficile à établir , qu^il ne foit pref- 
que paspoffiblede juger qu'un. £cr 
cléfiafttque l'ait outrepaflfée ? 

Avant que de décider le premier 
point & d'en venir aux preuves, il ex? 

rofe dans les trois chapitrés fuivans 
quoi Ibnt deftinez les revenus des 
Bénéfices félon leur kiflitution : t'cfi 
à resKreitendesMiniflres de r£gliv 
iè» i la réparation &romemem cies 
Eglîfes particulières, au fbulagemient 
des pauvret. D où il s'enfuk i*. Qu'il 
n y a rien de fuperflu dans ces revers 
DUS, rien qui n'ait (a propre deftina-i 
tipn. x^ Que la feule part qu'y puiipr 
ftnt leghîmcment prétendre ceux» 
qui les pofledent , ne pafle pas ks 
Âfhl l'jiz. Dd V 



€o6 Memmfis f9ur Pttijfmê 

bornes de leur honnête fîibnftance- 
30. Qinls nV peuvent même prcten* 
drequ'àraifon de leur (brvice ; ils. 
font comme des ouvriers & des fol- 
dars qui reçoivent leur ra:laire. Il ny 
a là deffus aucune exemption en fa^ 
veur des Bénéfices eD Commande ôc 
fimples : s'ils ne demandent pas une 
réfîdence continuelle, ils exigentdes> 
ibins , ils poctent Tobligation dit 
Bréviaire, ils veulent un homme dif- 
pofô àtendife (ervice félonies befoin$^. 
de l'Ëglife^ £n un mot , Benefidnm 
frofttrOfficium ;.c'eft toujours un la-^ 
Jaire & une folde. Tout cela eftap*. 
puyé de citations choifies des Ca? 
nons& des Pères.. 
£nfuî(e Mtr.Vivantpropofè (eptar*^ 
gumens en autant de chapitres. 

I®. Les Canons, attachent chaque , 
ClercàoneEgiifè , leuc défendant 
de pa(&c iune autfîe^ ou de s'infcrire 
en deux Ë^litesv Os la longueur dih 
Um^ n^ rien diminué-de la vigiieuf 
de ces Canons , mnlque le Concile: 
de Trente, fonde fur eux fa déci« 
fion contre 1^ pluralité de&Bencfi?- 
ces. 

Avril 171 JU 



I 



12 



ies Schfttit & ttt hiâUXÂrts. 6oy 

2o. Une fuite perpétuelle de Ca- 
nons Se de Décrets ordonne conf- 
tamment , fans qu'il paroifle aucune 
exception , qu'un Clerc ne pofledc 
qu'une Eglife> ou qu'un Bénéfice. 

^^. Le Concile de Trente ne pou- 
voie s'explic|uer fur ce fujet en ter-- 
mes plus cbifs & plus précis , & it 
n'y a eu au monde qu'un ièul homme 

3ui ait entrepris d'en ob(curcir &: 
'en détourner le fern. S'il avoir en- 
core beibin d'interprétation^ rexen>- 
le & les ordonnances de Saint Char«^ 
spourroient fufire» 
A^ La nature des revenus Ecclé^ 
fiaitiques , telle qu'elle a été explî. 
«^uée i démontre la même chofe. Inf^ 
Citnezpour la fubfiftancedcsMinif- 
tres y pourquoi un feul s'arroge-t'il 
celle de pluiteurs "^ , fiiptndiafiïi fin^ 
^iet flurinmum f 

j». Puisqu'il o'eft point de Bene-' 
fice (ans abligacion de fans charge y 
Ruiltipifrrles Bénéfices 9 c^c^ft priver 
l'Egli&die Miniftres & d'ouvriers , 
^ui poorroient lui devenir utiles ; 
c'eft ctiminuer k culte de Dieu. £t 

XTir. éxtrav.Exiçrabllif. 

Avril X7U. Dd vr ' 



;/■■' 

I 

i 

i 



d^S'?'' ^«^4u^ dit* 

5fn« ne pe^ être ?;.■•'**''«<* 

J?i«nf 5 1 bbieSion rt ï '■fPo»<* fort. 
Piur^rsB,4^^^U«p^^rvû?5^ 

■. ■■■■•,' 



'^e^ ** ,^f ^* /e !' A/r t".^ Pot 



^ I a Memifts four VMifimt 

lis , qui ccrtaînement trbuvèroft S 
les employer charitablement. Uit 
Bénéficier doic donc premièrement 
acquitter les charges oe fbn Bénéfi- 
ce , enfuite prcHOTC (a vie & fon en- 
tretien , & enfin faire ce qu'il peut 
pour les^ pauvres & pour d'autres 
defleins louables^ 

Seconde règle. La modcftîe preH- 
crite par les Conciles & les Perei • 
aux Ecctéfiaftiques , pour leur vêt iiv 
leur emmeublemei^ , leur table, eft 
telle qu'un médiocre revenu y peut 
fuffire. Mr. Vivant cite de beaux 
endroits fîir ce Ai jet,. & entre autres 
de St. CbarleSk 

Trôifîéme regîe.. Ce n*ëft , ni à (à 
naifTance , ni à de femblables confî-^ 
derations^qu'un Eccléfîaffique doit 
jnefurer (a dépenfe fur les revenus 
de fen bénéfice l mars 3 la feule utili- 
té dé rEglîfè. Par lâ il rctrancheraf 
& chevaux & carrc4& , fi ce n'eff 

Îue pour s'acquîttes defes fondions 
en ait abfolument befoin • 
Mais de quel revenu doit être un 
Bénéfice , afin d'Être eftimé fuffire è' 
Fhonnête fubfiftance d'un Eccléfiaf^' 
tique ? Ett-ce ^ffcz de cjuinzc livres? 






•frit 






f'fe <fe J'*^*" 



eor^e 



«aux 
autre, 



pou, . *"' 9a 









"ti/i. 



fi»ent. 



fco.itï.^ieT'*'! 



«"e n»-n. 



Jb»^- 



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h 

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f"' we un autre 'llP°«''50«t« 

5^ f^ voit poi¥t'if^"^'^*«c« 
'^«'ftoire de J'r/„- * Y'^^or cité 

J^««censRoS"*"«Bene^ 
i^Po/ioIique S* ^e h ChaS 

ilom.; '^^«'« de la r^ "'*» 
■«vomajoe. * ^ « ^«wceii$, 

^rêts de Pan" **« "<» Hoic *, , 
de Quatre 1 ". '^"'f à on r! V^ 




àes Sàenttt & des hiiux Arts, ôij 
taires à un de fix cens. Chacun Tçair 
que les portions congrues foai fixées 
à centécus. 

De tout cela Mr. Vivant conclut 
au chapitre dix-neuvième, que fi ces 
fommcj paroiflent courtes pour une 
fubfîAance honn£ce , c'efl^our faire 
euiendre aux Eccléûafliques que 
\t\xt état les et^age à la modeAie Se 
\ lafrugalité , Se. pour leur ôter l'en- 
vje d'accumuler les BeneBccs ; quoi 
qu'en eiFet ilyait de ladiftioâionà 
faire , eu égard au bien de l'Eglife , 
entre les difFcrentes places qu'ils oc- 
cupent. 

1 ouchatii les difpenres de pollè- 
der plufieurs Bénéfices , il remarque 

aueie befoin d'obtenir dépareilles 
ifpcnfès prouve la regle.generale de 
le contenter d'un fèul. II ajoute qu'H 
ne lui appartient pas de juger ea 
particulier de ceux qui les deman- 
dent & les obtiennent , que la charir 
lé oblige à croire qu'un premier Bct- 
neBcene leur fuffi^it pas pour vivre 
&■ s'entretenir honnêtement. Mais 
en gênerai , li leur cxpofé fur ce 
point n'eft, ni vrai, m fincere , la diC- 
peqlê ne les nwt pas en Hireté de coa- 



(!i4 Mtmùns pM» l'HijhHrc m 
(licnce. U cite Tolet, Bcllan? 
Vafquez, Leffius , & c'ert Iç? // 
ment de tous IcsThéologîen5 ^ 
tous les Cafuiftes : il rapport» 
iiaroles de Guillaume Evêqui 
Paris & de St. Thomas. \ 

La cœiclufion de l'ouvrage cftl 
le & fçavame. 

Mr. Vivant finit en priant le 1 
ftnfcur de la plaralilc de faire i 
rtricufc rcflexion fur fcm prop. 
lions tirées de fon livre fiiigulier. 
Première. L'incompatibilité i 
fondions 3t l'obligation de réfid 
iboi les feules caufes pourquoi 
ne (bit pas permis de poGfcdcrpl^^ 
iicurs Bénéfices. Ces caufes ôtees; 
rien n'empêche. :> 

Seconde. Par qik coQtune mP 
fèc en loi la plupart des Bencncei 
ioni dfgjjei de ces épines Ac ck ccS 
mauvais pas , entendant par ces ^pi' 
tics & par ces nuuvais pas , les fôoC'' 
tkns Eccl^ûaftîque & U réfidca- 
cc. 

Troififtne. Les AK^yes 8c h* 
P netim en CommKDdc ne laUlcnt i 
ceux qui let poflèdent qu'un toiûr 
koiwEte, vuipCwÊit hoonêtr oiiffi 



àei Siiemet & des ùeMX Arts. 615 
té , etium cum digràtate. La réiidencc 
des Commendataires cft devenue 
fiiperfluë & onereufê aux Moines.... 
ces Bénéfices Cont deftûuez de toute 
(bnâïon. 

Quarrréme. Il cftfi difficile qu'en 
effet il efl impolTible , de déterminer 
ce gui fuffic à ladépcnfè ôcàlaiuh- 
fïftanccd'iin Eccicfiaftîque. 

Cinquicme. Je ae doute pas qu'un 
Evêque ne foit fortement prefle de 
neceflité , de forte qu'à peine peut- 
il parvenir à avoir de quoi fournir 
funifàmment aux dépcnlès neceflîit- 
fes à la grandeur Epifcopale. 

Sixième. Il fembîe que promouvoir 
un même Clerc à plulieurs Ordres » 
ce fbit nuire su cuke divin Hc dimi- 
nuer le nombre des Miniflres de 
l'Eglife i &c'eftune chofe plus dé- 
fendue par nos Anciens , que la plu- 
ralité des Bénéfices. 

Septième. L'Ancienne pratique 
approuvée par le Concile de Car- 
tnage, & maintenant abrogée , que 
les Clercs s'cxerçalTent à quelques 
Arts bas, leur eft défendue par prcf- 
que tous les Conciles Provinciaujc 
WMis depuis le Concilede Trcme i 



^éi6 Mtmirei put l'R'tfi'^iSi^ 
comme ne pouvant triv-^^ 
s'ivîlir , & la bîcnftance rj ^ / 
convenir avec la boutique- ,•' 
bien& (âgementquelesu^f 
gent avec le tems , ce n 'eJ/ 
quoi il eft ici queftion. 

Article XLV~ 

xettre d'-un docte 

de Sotbone }i un de [et amis , fa 
livre intitulé , De re Bénéficiai 
fubnomine Abbatis Sidichem 
chenfis. 
Siiottde lettre d'un DoSeur de Serèo 
un de fes amis fur la matitre dei 
titfices. A Paris , chez Cha 
Ofmont , rue Saint Jacques à 
eu de Prince. Deux brochures it 
U fremiere dt 6^^agtSy Ufec 
de 99. 

LA première de ces lettres a 
ru avant l'ouvrage dont c 
fiarlc dans l'article précèdent , 
brtc que l'Abbé de Sidichemfc 
n'attendit pas long-temsJa rcf 
tion des principes fur lefquel 
2VOÎC prétendu jufUfïer la pluri 
Avril 1-] 11. ■ I .\ 



des Sciences ^ des beaux Arts. 6ij 

des Bénéfices. Car c'cft i faire voir 
la (àuflecé de ces principes » que le 
Doâeur de Sorbone s'attache dans 
b première lettre. 
. Le faux, dit- il, & le menfonge 
ne Içauroit être défendu d'une ma- 
nière raifonnable ; & c'eft ce qui 
eft arrivé, i TAbbé de Sidichem* 
bech , dans le mauvais parti où il 
s'eft engagé. Car i**. »» Il n'écrit pas 
** avec auunt de difcernement & de 
^ prudence qu'il eut été à défirer s 
** parce que le plus* grand nombre 
** de Tes argumens va à autorifer 
^ une pratique, qu'il avoue lui-mê- 
*»fne être très-mauvaifc &très-con- 
*» damnable. 2^. La vérité contre la- 
•* quelle il écrit eft (i claire , que 
** dans plufieurs endroits de fon li- 
''vre il eft obligé de fe réduire au 
«•feniiment qu'il s'étoit proposé d'a- 
«»bord de combattre. 

.Comme il s'agit ici d'un pcûnt 
de difcipline, il hiudroit citer des 
Onons i mais l'Abbé de Sidichem- 
bech n'en trouvant aucun de fàvo- 
ndble i fa caofe , & contraint de (è 
retrancher aux exemples , a eu le 
julhcur de les cfaoiûr fi mal » qu'ils 
1711. 



€ 1 S Memcirei f0Uf fE 
Te tournent tous contn 
font CCS exemples i I 
d'un tems où tout I 
queroit la réfidence, 6 
gé du foin des âmes Se 
fonâion Eccléfiaftique 
connoît que de tels Be 
incompatibles , & qu'à i 
pluralité eft très - condoi 
Le Doâeur de Sorb 
voir le foible de touis f 
l'un après rautre^&pv 
Tes citations , & ennn 
coures Tes réponfes. A 
dit -il, que la pluralité 
fices autrefois fi condao 
jourd'hui permife , à ra 
chofes Ibnt changées , i 
des Bénéfices fîmples , ^ 
prétexter en faveur des 
qu'ils font tnaintenans c 
ceux que les Pères ont t 
nonobftantces difFerenc 
mes raifons fubiiftent^ : 




fc iii Sàtnces & des hedux Arts, fiig 
Ir II traite de fophifmes ce qu'a- 
vance le même Abbé, du bon em- 
ploi que fera un EccléltalHque des 
■ revenus de Tes Bénéfices ; qu'il n'y 
â pis plus d'inconvénient à en pofTc- 
der plufieurs comme unis à vie, 
, âu'unts perpciuellemenc , que tel 
^Benelïce vaut plus que piuiïeursau- 
Itres. £n6n il 1 exhorte à uneretrac- 
Itation publique , & il annonce l'ou- 
t-»rage de Mr. Vivant. 
' Dans la féconde lettre le Dofteur 
de Sorbone Te propofe de répondre 
ï ce qu'ailegueni les Eccle'fialtiques, 
pour fe maintenirdans la poiïellton 
de ptuCeurs Bénéfices. Il examine 
donc , s'ils ont raifon de fe préva- 
loir d'une dilpenîe, laquelle en ef- 
fet eft cenfee fubreptice & nulle , fi 
elle fort hors des bornes marquées 
parle Concile de Trente, de l'hon- 
néte fubfiftance, & fi elle n'eft pas 
donn^ par rapport au plus grand 
bien de i'Eglifè. Surquoi il rapporte 
le fentimenides Cardinaux Cajeun, 
Tolet , Bellarmin,.& des Théolo- 
giens confultezpirie PapePaulIII. 
Un autre retranchement , & aufli 
foibfe , c'eft f]^a'il faut avoir de quoi 
■'■ Avril i y II. 



€io Uemmes fm FB 

foutenîr (à dignité & 
^ Fauflfes couleurs , qac 
*» employé vainement p 
''fer Tes déûrs crimim 
** point vrai que le goût 
>»gle & pour la vertu fi 
^ voit avec plaifîr enco 
>* ment( que les Miniftn 
^ qui tiennent pour la 
»» eftimez & refpedez , | 
" les autres fe font mépr 
•'pompe & leur éclat. Sa 
& Saint Grégoire de Nâ 
pliquent admirablemen 
donne une véritable o 
aux Prélats , & Su Fra 
les leur eft un bel exem 
Un prétexte plus fp^ 
deflein de faire des bor 
C'eft vouloir facrifier 
que vous avez ufurpé 8 
vous appartient pas» *• 
«mônedês revenus de i 
fice 9 épargnez , recran 
afin d ecre plus en éuf 
w les pauvres. Voilà ce 
»» gneur demande de 
»> que vous amaflîez plu 
•* nces , même avec le ( 
Avril 17 xz. 



M 



•4 



ées Stitnces é" dei beaux Arts. 6iE 
•de fbuliger les pauvres , les Câ- 
linons le détendent , les CanoiiS 
j*n'ont point mis cette cxceprion, 
n Au moins lesBvêqnes, aquiap- 
■ jartenoic autrefois l'adminiftracidti 
' de tous les biens Eccléliadiques , ne 
pourront-ils pas po0eder plufieurs 
'SeneSces dans l'étendue de leurs 
I>ioceres i Le Doâeur répond qu'ils 
nele peuvent. Carouire que c'etoit 
une pure adminiflratlon, qui n'en- 
richiflbit pasdavantage les Evéques, 
l'Eglife ayant féparé&:divifé lesEe- 
nehces , ne permet pas qu'ils re- 
viennent à use feule perfonne. 

Que dire enfin de ceux en qui !a 
dignité de la Prdlature efl jointe 
à celle de Princes temporels ? Us 
doivent fe Ibuvenir qu'ils font Ec- 
cléfialHques, & par conféquem re- 
noncer au fafte du ficelé, 

Ha comparaifbn prife des Corn* 
mandes n'autorife nullement la plu- 
ralité des Bénéfices, Car lî elles 
font regardées comme un abus, elles 
ne fervent de rien à juftifier un au- 
tre ^bas. Mais quoique l'Eglifeait 
xéiiioigac {bubaiter que les Bénéfi- 
ces réguliers fûttem donnez aux Rc- 



€i% iiimmtt pair ffÊÊ 

gulten , elle fl'a pn tam 
aamné les Commindet « 
KiJiBe lùapofe qu'elles pci 
lictta , les BeneBces fin 
Iprerque toHs de cetxe lûni: 

II eft enrutte parlé de li 
fiân de SOTbone pour Tôt 
Mr. Vivant , i laquelle : 
auffi celai qui paràiilbh a 
rët i s'y onpofer. Apràs 
difficnltezlldit: CMtUfiÊKy 
M» feBtre têwfimi. 

Ce refte de la lettre n 

Î>lus lapIu'ralItédesBenefi 
a manière d'eptrer dans 
fices> i'ufage qu'il faut Siir 
i^veous , la vocation ï \'4 
lûftique. L'Auteur e(l { 
ezaâ duc resraiTonnemer 

A K. T I C L E XL 

RACCOLTA DI AI 

difcotii tompofti dî aie 
' tori délia Compagnia d 
Deçà prima. Ceft à à. 
€tttU de quttqnti difitiHi 
far des PP. it U <imfdi 
fut. ANaples, defto 
Avril lyiz. 



iisSâences &des leauxArts. 6ij 

de Félix Mofea lyoj^. Première fét- 
tiejmix.fdgesi}6. 

CE recueïl, contient dix pie- 
c:rs d'éloquence compofces pat 
les plus habiles Orateurs d'Italie. 
Les Leâeurs n'y trouveront pas au. 
tant de ces mouvemens extraordi- 
naires, de ces figures recherchée^ 
ni cet arrangement étudié de mots, 
& ces peniées un peu^ bizarres 
^u*on reprochoit autrefdis aux Ita- 
liens: ils trouveront dans la plupart 
de ces ^eces une diâion pure , des 

Îienfêes aifées & naturelles , unrai- 
bnnement jufte & fuivk 

Le premier de ces difcours fut 
prononcé devant le Sénat de Loques 
en i€74. P^^ '^ ^* Thomas StrozzL 
L'Orateur y montre x\ue cette li- 
berté, dont les Républiques fontli 
jaloufes, ne peut Te confervcr, qu'au-^ 
tant qu'elle eft (bumire à la loi de 
Dieu. Ce difcours eft plein des plus 
beaux traits de la Morale Chrc- 
tienne. 

. La féconde pièce de ce recucVl 
lut prononcée en préfence du mê- 
me Sénat par k P.Pierre Bre(cianî- 
jiftil I7X2. £ e ij 



é24 Memokefpottt rHiftcin 

ni. Il y fait voir que tout Je bonheur 
d'une République dépend des pern 
Tonnes que Ton choific pour en rem« 
plir les charges. 

Le troifiéme difcours eft un pa- 
négyrique d'Auguftin Centurione 
Doge de Gennes. L'efprit & le bon 
fens deTAuteur y brillent partout. 
Nous donnerions volontiers ici la 
craduâion de quelques endroits 
de cette pièce y mais comme la lan« 
gue Italienne a un caraâere qui lui 
efl propre I il feroit difficile de tra- 
duire ces endroits fans les dépoUil- 
1er de leur beauté. 

CJn problème propofé à TAcade- 
mie Koyale de la Reine de Suéde 
fait le (ujet du quatrième & ducin* 
ouiéme difcours. Le problème con- 
nfteà fçavoir, (î le ris de Democrîte 
qui fe mocquoit de tout y étoit plus 
raifbnnable que les larmes d'Hera- 
dite, qui pleuroit de tout. Ces deux 
pièces font pleines d'efprit , & peut- 
être y en a-t'on voulu trop mettre. 

Le fixiéme difcours efl un pa- 
négyrique du Duc de Savoye^ V ic- 
tor Amedée. Il fut compofé par le 
P. Audiberti , 6c prononcé dans le 

Avril ijn. 

s 



des Sciencef & des beaux Arts. 6i$ 

Collège Royal de Savoye, Tannée 

3ue ce Prince extermina des vallées 
u Piémont les hérétiques Vaudois. 
Les Leâeursnous permettront d'in- 
fcrer ici Tendroit oii l'Orateur 
compare (on Héros à deux grands 
Princes, tous deux occupez à fai- 
re fleurir la Religion aans leurs 
£uts. Ammirati , dit-il , Monarchi fo^ 
fra délia Senna e del' Tamigi fi mhil* 
même impiegati m quella , che é U 
mafimd délie bumane imfrefe confif^ 
tente nelt ottime ufi , e nelU magnd^ 
fiimd promùzjone di un bene % cbe't^ 
ntortali i il piu grande , cioè la fede- 
fer eut à alzjamo fivra natura M 
immmale e al divino , cbi puo /piega^ 
te quani9 bavete accrefàuto dt vene- 
razjone a vofiti nemi , memre tanta ne 
ritê^efie alla falfa Religiane & ne reP- 
Ptuifie alla vera ? Ma fe di quefta 
efizial planta edi fi gravi danni. ¥e^ 
imU a Vnê di v«r, ne sfr^nda il pin bel 
verde » l'altro ne recide tintero tronco , 
fermettete ch' el die a pià gUnofo ilvefirg 
tapote ha férmto di fvelleme la radtce^ 
onde fe devefi al primo cbe l'Erefiapà 
wn régna \ al fecondo che pià non arr 
"^ce,fi deve al tetxA çbepii non vive » 
Avril i7»« £e iij 



6:S iitmcins faut T^ji 
fterpato U hi Giatetw il jS 

la finx,x,x vitam a n* fftn 

Le feptiéme difcours fù 
ce ï Venîfc pat le P. Jeri 
le jour que l'on y rendoit 
nelles. aÂions degracesà 
ce que la ville . avoic Àé 
d'uB incendie qui y amva 

Les deux pièces auî fùî 
des Oraifons funeDres , 
ia, DuchefiEb de Manioujr, 
la Marquife de Pianefle. 

L'Oraifon fiinebre de li 
Te de Mantouë eft du Pe: 
se François Bellati , Pi 
généralement eftimé en 1 
d'un goût parfaitement < 
défauts qui ont autrefois i 
loquence Italienne. Nous: 
sarlé de cette belle pièce 
Mémoires ; elle aeû quatn 

L'Oraifon funèbre de Iî 
ft de Pianefle eft du Pcr 
Hyacinthe Ferrero^ 

Enfin le dernier difcoi 
recueil fut prononcé par 
fephe Marie Prola dans W 

■dyriliyv^. 



ies ScUmes & des houx Arts. &ty 

Reliî^îeufes de TAnnonciade , Tai^ 
oée ^éculairede leurfondarion. 

A R T 1 C L X XLVIIL 

XETTRE^ SV^ LE CVLTE 
& l'invocation de la trh-faime Viergt 
é^ des Saints , écrites a Mu iAbba-^ 
die Capitaine au Reffment de Linde^ 
boom y par le Père de SoUaJhe de Im 
ComPagtne de feûis ;. avec les ri^ 
fonjes de cet Offic)er Vroteftant , & 
U réfutation de as rifonfes. A Lille^ 
chez Ig.Fievet, &L. Danellm- 
primeurs/urlagrandeplace I7I0.: 
w%^. pages zit» 

CE n'eft pas une chofe extraor-i 
dinaire qu'une perfbnne enga« 
gée de profeuion à procurer ]a coii«» 
verdon & lefalutdefbn prochain» 
difcute avec un Proteilanc des 

E oints qui le (eparent de la verita* 
Je Eglife. Il eu: plus particulier & 
plus nouveau y qu'une longue & fe« 
rieufe controverfe comme celle - ci» 
prenne naiflance d'i^ne reftitution 
fcgere cavoyée avec une lettré de 
compliment à un Officier d'armée.> 




Feu touché (ie kr«fHQitm|^ 
il ne devenoit gueres ^i^S^ 
la néglige & la renvoyé ^-jmfi 
pjus à gagner à faire valoir #09 
de (a feâe des préjugez 9 q 
itescte fàÎDt & laparole da Dilf 
Qfic, à ce qu'il afiure , infpirefc, 

f* ent en efiet eil mis en aumAj 
on nV penfe plus. Le d^i 
yraye Foi , que Ton deûwi^ 
Ciel pour celui à qui on 



reflitution , eftcequi occow 
tention & refprit de part Se ai 
& la matière qiie chacuia îà 
félon &s idées, y ne tarde pac 
venir un fvijet de difpute pé 
Proteftant & pour le Cattid 
C'eft Mr. d'Abbadie qui la pi 
te, &qui donne comme le figa 
combat , à ces mots de là répc 
ia première lettre du P. de Soii 
•»Au refte y Moniteur, jevou 
» très - obligé de la prière que 
'2 faites au Seigneur pour moi . 
9» que je lui demande avec fei 
»' le don de la vraye -Foi. Je 
>< àvouë que je nefçai, ni ne 
»*rçavoir autre manière de p 
«I qu'en demandant très-ardemi 
Avvl 171^ . . . 



.-■^ 



■ iei&citnces&itibenux Arts. &iy 
^" S Dieu la Foi en Jésus - Christ 
Pl» nôtre feul Sauveur , Mcd lateur &: 
I ««Rédempteur, & ;e fuis très-per- 
f "ftiadé qu'on ne peut avoir de ve- 
» wrîtabîe Foi qu'en ce divin Jésus, 
|-n & que tous ceux qui enfeignenc 
1 "des doftrines contraires, en afTo- 

■ *> riant d'autres médiations à lamé- 
v^diation de nôtre divin Sauveur, 
KiWont hors de la bonne voie qui 
■'K conduit à l'éternitc bieaheiireure. 
' Deceprincipe,fçavoir,de Jësus- 

Christ fittl Mcdiateur, entenâuà la 
Calvinifte & pris dans la ricoureufe 
lignification des termes , Mr. d'Ab- 
badie , avec ceux de fa Reforme , 
conclut à profcrire de l'Eglife Ro- 
maine toutes les pratiques de pieté 
avec lefquelles elle honore les Saints 
& réclame leur (ècours , traitant 
cet ufage d'abus impie & d'injure 
atroce faite à J esus - Chri st, 
dont on détruit la médiation en la 
partageant injuftement avec U créa- 
ture , revêtue du même crédit Se 
du même pouvoir que le Créateur. 
Ainfi s'explique-t'on dans la Reli- 
gion Prétendue Reformée , fur le 
culte 8t l'invocation dés Saints, ai- 
Jyïii 1711, TE.Ç, H 



^ 



pan 3U Public. 
, C'eft un recucH d'to 
dont il y en a.quatre Qui 1 
d'Abbadie, & fept duP 
tre. Les trois aernière: 
Des plaintes à Mr. d'Ab 
le refus c^u'îl avoit fait i 
dcu» lettres du P. dé So 
étoient udc réponfe i l 
de Mr. d'Abbadie. %*■. 
cation de la conduite de 
badie i l'égard des dear 
Une acceptation de Tes 
condition qu'il lira les d( 
& qu'en cas qu'elles ne 
pa) pleinement àfêsdifi 
continuera de les lever ] 
veaux. écIairciOemens. 

SiMr.d'Abbadiefèrei 
ne heure , & forr le p 
combat, c'eftauflllui^c 
l'avons remarqué , qui 

fremier & qui: engage 1' 
ord alTeZ légèrement,» 
miere & féconde lettre 
AyiiL 1(7 lii 



ieiStiinces&deshtdUx Arts, &jt 

temenc , mais pleinement y dans (a 
troifîéme. Il a beau dire qu'il n'efk 
pa$ Tbéoloeien , & qu'il n a pas 
rhonneur detre Miniftre » il nen 
fbutient pas moins habilement fà 
caufe , & (ans prendre pour fécond 
Mr. Jarieu , qu'il copie & qu'il cite 
fbuvent mot. à mot dans (on Préfer^ 
téiiftmni le ibétngemem de IteKpon ^ 
Mr. d'Abbadie avoit de (on propre 
fends^ aflièz de capacité & de lumte- 
ipcs 9 pour expofer , félon les princi*^ 
fts de (a (eAe , le point de doârine 

2ui fait ici* l'objet ic la^matiere de 
>n fkax 2ele. 

Comme Tarticlè dé Tintiovatioa) 
des Saints^eft une querelle qu'on a^ 
depuis^ long-tems avec làièâePro^ 
teftante « il y a long-tems au(fi qu'on 
%ait lès moyens de terminer cettie 
querelle à l'avantage de l'J^lifé Rou- 
maine y & le P. de Souafbre n'a pat^ 
eu lieu de craindre un advcHaire 
de la diftinâion de Mr. d'Abba^ 
die, dèis que pour (butenir le com«* 
bat contce lui , il n'a fallu que (e* 
fervir de (a plume ea maître ha»- 
ftile ^& qui polFede parfaitement 
la jDq3tiere. Le Défènfeur du- dogr 



ey> Xemiffs pur tMi/R 

taquée comme une pn^i^a. 

un abus , & foutenuit et 

dogme catholique & orrJ 

dans l'ouvrase août nousE 

part au Public. 

^ Ccft un recueil d'onare 

dont il y en a;quàtre qui foi 

d'Abbadie, & fept duP.d 

tre. Les trois aernières i 

De» plaintes i Mr. d'Abbc 

le refus qu'il avoit hit de 

deux lettres du P. dé So& 

étoient une réponfe à la t 

de Mr. d'Abbadîe. x*; L 

cation de la conduite de h 

badie à lëgard des deux^ le 

Une acceptation de Tes ex 

condition qu'il lira les deu: 

& qu'en cas qu'elle» ne ù 

pas pleinement àfésdiffic! 

continuera de les lever, pa 

veaux éclair ciflemens. 

Si Mrw d'Abbadie le retir 
ne heure ^ & fort le prc 
combat^ c'efi audi lui^cor 
l'avons remaric{uë , qui y 

fremier & qui engage l'aï 
lord aflex légèrement, da 
mîere & féconde lettre j; 



des Sciences & des haux Arts. 6^ j 
tluc pas pour cela un autre , qui 
peut le ftechir par fa foomi^flion & 

Ear Taveu de fa foîblefle , par une 
umble , mais vive , mais fervente» 
nais coucliante prière- 

Il ne £iut que vouloir s'entendre 
pour être bientôt d'accord fur le 
fonds de la queftion ainfi expofé 8i 
réduit: mais il ne faut pas attendre 
une pareille docilité de l'erreur qui 
(h fait une religion de fon aveugle*} 
ment , & qui ne croit voir quua 
£èul Médiateur dansTEcrituie. i 
Le P. de Soiiaftre explique à Mf*^ 
d'Abbadâe les. textes qu'il allègue, 
pour un Médiateur unique , &lui 
montre en quel fèns , & de quelle 
nàédiation il &ut les entendre. I) • 
(butient , ilconËrme^^rexpliçation^ 
de. ces paflàges par un beaucouj^ 
plus grand nombre d'autres , qui. 
ibnt voir que la créature peut in- . 
tercedet & intercède en ttkt pouc 
la créatuse. Les Théologiens lc$ . 
plus connus & les plus aeccéditeft 
parmi tes^ nouveaux Reformez > les ; 
Cardinaux Bellarmin > du Pecron.),^ 
Richelieu , l'atteftent » comme \ç: ' 
Père de SoUaftre ^ à Mjr..d'Mb^ 



die y les propres Miniftres & IeS> 
Doâeurs de fa Commuai^ cnfonc 
autant ;. St Mr. d'Abbadie doit cer- ^ 
tainement être embafraiTé^ qugnd 
on le fait réfléchir fur les prières^ 
que l'Apâcr^ Saint/ Jacques^ nous 
secoHimande de faiife les tpns pour 
lès autJQes. y & fur cèUes que Saint 
Paul demande pour lui aux Fidel* 
les de Rome ^ de Theflalonique Se 
de Gorinthe., Cela efl en effet dé«» 
cifif pour la. vertté* qu'attaque Mr; 
d'Abbadiè , & tout ce qu'en expofe 
le P. de Soiiaftre à (on adverlàire 
n*eft pas moinsévident , ni moins^ 
concluant*. 

U condamne deux^ cultes > auffi 
bien que deux médiations ,. & oa 
lui; répond qa'il y a. un culte pure^ 
ment divin , quon nomme de te 
nie y qui ne convient qu'aux peiv 
fonne» divines r & un autre propre 
des hommes^ <^'on révère & qu ont 
refpeâe comme>amis & comme fer^ 
viteurs de Dieu pkis favorifez que 
les autres ^ que ce culte appelle de 
dulit j marque aflfez qu'on n'ôte ^ 
Dieu rien de ce quilui eftdû pour 
h donner aux Saints* €^'y a^t'il \^ 
qui foit capable de fcandalifer. l - 



des Sciences & des beaux Arts, t; j 
eluc pas poiir cela un autre , qui 
peut le ftéchtr par fi Ibumiflion & 
par l'aveu de fa foibleiïe , par une 
humble , itiais vive , mais fervente, 
mais toacliante prière. 

Il ne iàut que vouloir s'entendre 
pour erre bieniât d'accord fur le 
ibndsde la queftion alnJî cxpofé 8i 
réduit: mats ilne faut pas arrendre 
uoe pareille dodlité de l'erreur qui 
k fait une religion de fon aveugle- 
ment , & qui ne crcit vcmï qu'un 
fcul Médiateur dansTEcrituie. 

Le P. de Soiialtrc esçlique à Mr. 
d'Abbadie les lextc's qu'il allej^ue 
pour un Médiateur uniqi^ , & lui 
montre en quel féns , & de quelle 
médiation il faut les entendre. I) 
fèutient , vlconSrme, l 'explication 
de. ces paOages pâc un beaucoup 
"'lus grand nombre d'autres , qui 
ont V(«r que la créature peut in- 
tercedet & intercède en effet pouE 
la créatUEc. Les Théologiens le& 
plus connus & les pitis accrédites 
parnai !ej nouveaux Reformei , leS; 
Cardinaux Bellarmin , da Perron ^ , 
Richelieu , l'atteftept » comme Içt 
Pcre àe Soiiaftcc , I. Mi:. d'iùïW 



t 



^3^ Mémoires pour tHiJlme 
ce & de la proteâion que nous cbeN 
chions dans elle y ne nous y ont plus 
confervé qu'un exemple de régula- 
rité & de vertu qu'il nous eft utile 
& avantageux d'imiter. Mais le dé- 
chaînement & la malignité des en- 
nemis de Marie , iroient - ils encore 
plus loin y cela n'empêchera pas que 
comme mère de Dieu , elle ne tien- 
ne auprès de lui un rang & une pla- 
ce où il n efl permis à nul autre de 
E rétendre ; &que Ton crédit, auiEr 
ien que fà gloire , ne furpaile iur., 
fîniment ce qu'une fimple créature 
en pofledera jamais. Cela n'empê- 
chera pas qu'un Hiftorîen Çi un 
Auteur zélé pour Marie n'en exal- 
te les prérogatives & les privilegesy 
n'en raconte les faveurs & les gra.- 
ces prenant pour règle de Tes ex.- 
premons ce qu'en ont dit avant lui 
les Saints Pères les plus refpeâez^ 
les Théologiens . les plus Catholi- 
ques» les livres les plus approuvez» 
C'eft par là qu'on juftifie aîfément 
le culte que 1 Eglife depuis tant de 
iiéçles rend à la mère de Dieu. Le 
Proteûant^qui s'étoit beaucoup éten^ 
du fiir^ cet ,artiçlp , y trouve aui^ 



des Saences & des beaux Ans. (Sj 7 

une ample & exaâe inftruâioa qui 
finit nnite la controveric. 

La méthode & le ftile eft le mê*^ 
me par tout : beaucoup de netteté f, 
de tidiité» de folidité. AquoiMr» 
d'Abbadie ne fçauroit lui même ce- 
fufer un jufte éloge dans la pénul- 
tième lettre de ce recueil. Tous les 
points de controverfe travaillez de 
la même main que celdi ci , feront » 
quand le P. deSouaflre le voudra » 
un ouvrage des plus utiles & des 
plus accomplis que nous aj^ions et| 
ce genre. 

Un .Miniftre de Hollande a donné 
au Public un livre (bus ce titre : K/* 
fanfe du Sieur ^Abbadie capitaine aw 
'Repnuntde iJndeboom, à diverfes let'^ 
tfes du P. de SoUaftre fefuite de Lille 
en Flandres , touchant le culte des Saints 
t^ Vduwité de l'Eglife Romaine^ Ce 
Miniftre attendra long - tems que le 
B. de Soiîaftre faflfe connoître (bt> 
livre en y répondant ; ce n'eft rien 
moins qu'une réponfe aux lettres 
du P. de Sbllaftre, qui n'a ainfî aur 
cun intérêt ni aucune obligation de 
répliquer. 
. Pe 851 pages que contient le 



^4 o Mémoire i pour rUtftme 

A déplorer la déconfiture de cespi-^ 
tites troupes de r^fonnemens , fur lef- 
quelles le Jefuite rufé & artificieux 
eft venu tomber avec de grands comment 
tairesj après les avoir féparées. 

A dédrer gue les François permif- 
fent , qu'au lieu de combattre leur 
armée en corps , les alliez pûfTent p 
comme ce malin Jefuite , lafeparer 
par petits pelotons y pour les attaquer en^ 
fuite avec de grojfes troupes , & pour les 
expédier Us uns aptes les autres. 

A accufer l'EgliPe Romaine 
d'ambitionj d'avarice^ dt fraudes y d'4r« 
tifices y de tyrannie , d'ujurpations , de 
eruautCy de maximes fanguinaires / de 
dolhines artificieufesy comme celles du 
Turgatoire , des indulgences vénales &c. 
à Taccufer d'impudicité , d'infidélité ^ 
d' adultère &c. 

A faire à Mejfieurs les fefuites cet 
honneur , de dire qu'ils font les plus 
ihers enfans de TEglife Romaine. 

A obferver que les idolâtres ont to 
yeux plâtrez. &c. QujI doit y avoir 
dans le monde une grande proftituée^ 
avec laquelle les Rois & les grands de 
la tetre doivent fe fouiller , & s'ennivret 
avec elle du vin defes débauches. 

Avril iju. 



des Scknces & des beaux Arts. 641 

A nous dire qu'il ne s'étonne plus 
aae des Princes ainfî ennivrez fe laif- 
fent conduire , gourmander , & mettre le 
fied fut la gi^ge far un miferable Prê-- 
tre y qui n'a pas plus de tître que le 
fauvte JtAbbadiey ni dans TEcriturer 
ni dam la tradition , pour exercer 
Ve'nerme puijfame qu'il s'attribue &c« 
Quil ne s'étonne plus que des Ecri* 
vains » tels que ce Jefuite & TEvê- 
que de Meaux , enfans & cempltces de 
la grande proftitue'e , déguifent par des 
négations , ou par des palliations af^ 
feâées , Us excès & les impureteT^ de 
leurmerey & tâchent de couvrir fes in*- 
f amies &fes alitons fcandaleufes , en 
lui attribuant des intentions plau- 
fibles. 

Que c'eft une cbofe incommode-j de 
fe voir obligé de prouver à des hom- 
mes communs , confits dans (arMce 
C^ la difiimulation , qu'ils ne penfenc 
pas , ou que du moins ils ne peuvent 
fos penfer les chofes comme ils les 
difent. 

A vouloir nous perfuader que la 
feule chofe qui empêche aujour- 
d'hui te P. de Souaftre d'être Trotef 
iànsi^'eR <^%e&fefuite^Q"<M dire» 

Avril 17 u. 






Àéliffs , 3e que daé.--M. 



ymife il ne coapFeadfHi 
ficieufcsidoUtnes.' ,}.•• 

A po« ûfreccfrl^Pt 
tidicules que d^pUcMi-, 
vons bien ce quec'e^ qiM 

S71i>'^ a pastacacejt 
}me Egiife Grecque en C 

Quand & pourquoi ce 
perdu le nom i'^t)ifit A 
de Jescs^hmstI - ;. 
^i l'EglireKonuioe^ 
«lîtra Chrétiens , «a £ 
Cbrétieos refont fôp«ra 

Si nous fommes nen f 
Calviarft« foient Scbifa 
' Si nous avOQS droit de I 
cher le Schifme de leurî 
leur défmt de foaqiill»»! 
quife dit fitmfettnti^i 

Si nous ne cro)[ons m< 
'irrivcrdans l'Eglife Cnr 
grande révolte i. Thcflà 
. ^u'un homste ambicieu: 
}ur excellence Mï*mmr il 
fih dtfrrSitum , doit en é\ 
AvcUiyu. 



des'Siiefices & des tedux Arts. 64} 

^'il doit s'afftûit dans le ttmfie é^ 

feu , & y agir lomwe s'tl étoït Dieu • 

Jî nous ne voyons pas là nôtre Pape, 

^ueluîMiniltre & fon d'Abbadiey 

"voyent clainmmte ie joHr ? 

Si nous ne recosnoiffons pas que 
l'Anre-Chrift doit avoir !e ficge de 
fon empire à Rome? 

Sîquand il y fera verni il ne fau- 
dra pas fe féparer de la Communion 
de ce Chef de révolte , fuivant ce 
commandement de l'Apocalypre 18. 
V.4. Sortez, de S^htlone mon peuple ? 

Si alors tous les bons Ciirctiens ne 
doivsnt pas devenir Proteftans , Sc 
{e feparer de la grande proftituée ? 
Si nous trouvons étrange que pour 
rétabliflëmcnt , pcHir le progrès, & * 
pour la ruine du règne de l'Ame- 
Chrid ,on prenne les 1 160 jours de 
ce règne pour autant d'années ? 

Où font les titres dans la parole 
de 'Dieu des prodigîeulès [préteo- 
tîons de nos Papes ? 

Quelle certitude nous avons que 
Jesus-Christ ait fait de Saint Pier- 
re tin Prince & un Monarque pat 
de/Tusrous fcsCollegucs ? 

Quelle certitude nous avons que 
Cet Apôtre ùt été à K.omc i 



^44 ii^^Miris pitff rnifitm 

Qupl fonds nous pouvons faire fuf 
raucoricéd'un Papias , homme de fetit 
génie , de petit efptt^ ? 

Si raucoricé de St. Clément , qui 
ne pa^rl^ qu'en tern^ généraux ic 
vagues de la mort de St. Pierre, n'eft 
pas préférable à celle de ce petîk 
homme ? 

Si le (ilence de St. Paul ne détruit 
pas cette autorité? 

Quelle certitude mous pouvons 
avoir dans nôtre Papifme , fi Saint 
Pierre n'a jamais été à Rome^ tout 
étant ruiné pour nous dans cette fup- 
pofition? 

C'eft le précis de ces quarante 

pages. 

On peut juger fi le Jefuite a eu 
tort de mépifer cette prétendue ré- 
ponfe à fa lettre fur le culte de ki 
très-Sainte Vierge & des Saints , & 
ces queftîons abfolument étrangè- 
res à fà difpute avec Mr. d'Abba- ^ 
die , & dont le Miniftre trouvera la 
folution dans les Auteurs les |)lus 
fenrez de.fa Communion, dansOro- 
tius entr'autres , & dans Hammond* 



Ami 1712. A R Ti 



4es Sciencts&da hidux Arts. 64 j 
Article XLIX. 

medâilUde Claude U G^tbique^ far U 



M 



ONSIEtTR, 



Avant vdtre départ de Paris vous 
fôtes témoin de la diPpute qu'eurent 
chez Mr. * * * deux (çavans Ané^ 
quaires aiifu|et de Claude le Gothi« 
que. L'un (butèfioit que cet Empe- 
reur écok (umomcné GermanicuSiégsk^ 
lemênt comme Gctbkus > à cau& de 
les viâoiresX.*)uitreao contraire V0U4 
loit q\àe 'OermamMs fht Mn famom' 
4e famille, & faîfi)it de(cendre Clau- 
de le Gothique de l'Empereur Ti- 
bère Claude frère de Germanicus. 

La difpute bien loin de finit n'a 
fait qne s échauffer de plus en plus » 
& efl: caufe qu'on nous a donné fur 
cela plufieurs diifertations curieuiès 
& bien écrites. Sur tout vôtre ami 
A brillé, & quoique iâ caufe fut maa-« 

dWliJi^B .. Ff 



04^ Utmoket pour CHijloiTe 
vaife il ne laifToit pas d'av^ 
grand nombre de partifans. 

La preuve dont il fe fcrvo/r 
faire voîrque lefurnomdc Ccn 
CHin'avoU jamais étédonnéà Cl; 
Je Gothique par rapport à Tes vii 
res , étoit fans douce très-plaulï 
& très-propre à convaincre qui 
que a un peule goût de l'antiqi 
Car il détîoit fbn adverfàire dï 
montrer.foit daiisrhiftoirejlbic. 
Jcs infcriptions , (bit fur les 
dailles , la moindre trace qus 
nations de la Germanie ayent 
vaincues par Claude. Remai 
que Mr. Triftan avoic faite en 
portant la médaille d'or qui a i 
Légende : I M P, C. IVl. A\ 
CLAVDIVS GER. GOTHIC 
X- mvrCTVS AVG. une tête 
quée. Audi ajoute-c'il que c 
médaille étoit l'unique des mec 
les de CIau,de le Gotnique , que 
connût de Ton tems avoir le furi 
éeGermmkus, & que c'eftunit 
ment par )à que nous avons appr 
point de l'hiftoire Romaine. 

Nous avons été plus heureuî 

nos jours ; puifque Mr. Mezab; 

Ayrïi fjxz. a. 









,". par queJc„„ .' '™'J mct/aij, 

■ "Ac. CAP Ai °"" av. 

f,- ,, 



^4^ Uemmes fout rtiifimr4^ * 

& dans la pofhire d'une ^^ri 
défolée , avec cette légende , 
MENIA s & laucré paroit sS 
une efpece de trône > accomp 
de deux ou trois de Tes officier 
étendant la main dtf côté du Rc 
Armeniens^qui eft debout aut]^] 
ce trône, REX ARMENUS >) 
TVS. 

Parcourez vôtre cabinet , & v 
trouverez le même dans Commo 
dans Severe, dans Antonîn O 
calle , & dans une infinité d'aui 
Empereurs. Ces qualicez encore ! 
fois , & ces furnoms , COMM 
DVS BRITANNICVS , SE\ 
RVS PARTHICVS MAXIM^ 
ANTONINVS BRITANNIC 
ont comme entraîné après (bi, Bl 
TANNIA P. M. TR. P. X. VS 
VI.COS. II II. P. P. Commo 
VICTORIA PARTHK 
M AXIMA , Severe. VICTORL 
BRITANNICAE, Caracalle. 

D'un autre côté l'Abbé* **. 
ceux qui s'étoiént déclarez en (a 
veur (ont demeurez fermes dans 
principe , que les furnoms qui fe i 
vent de la (brta.dan$ les legen 



des Silences & des hdux Am. 645 
Jevoieni être expliquez de la même 
manière & pris dans le nième Cens. 
En effet nul Antiquaire ne s'éioic 
encore avifé d'attribuer les uns à 
quelque vïâoire , & de regarder les 
autres commedesnomsde famille; 
quoique nous voyions de ces fur- 
noms quelquefois jufqu a trois fur la 
même medail!e:lMP.CAES.NER. 
TR.AHNO OPTIMO AVG. 
GER. DAC.PARTHICO P. M. 
TK.P. COS. VI. P. P, )(. REGNA 
ADSIGNATA. 

. Ce n'efl pas tout ; ils ont tiré de 
ce raîfbnnement une autre confë- 
quence ; (çavoir , que ces furnoms 
Aoient placez félon l'ordre des vicr 
toires remportées par ces Princes, 
Par conféquent que Trajan n'avoic 
vaincu les Parthes qu'après avoir 
iubjugué les peuples de la Germa- 
nie & les Daces, 

. Voilà, Monfieur, le progrèsqu'a- 
voic fait la dïfpuce dont vous fûtes 
, alors le témoin i & je croîs que les 
efprits feroîent toujours demeurez 
partagez , & le hazard ne m'avoic 
iàit découvrir une medailte qui dé- 
bride pleinement & fans réplique cet- 
. Mtili-jii. rf iiv 



6$o Memmes pêUr fui 

te queflioo. Juge2 en. i 
IMP. C. CLAYDIVS 
Claude avec une ccikirc 
mate. )(.^ VICTOR, i 
on trophée fortiingttlie: 
té d'un cafqtte^ Au bas 
un eiclave de chaque < 
défolé* 

Je n'ai gafdé devov 
plus au long cette meds 
rien qui ne (bit intelligi 
mun ; mais peunetteï . 
faire remarquer. 

Premièrement » quH 

Î>Ius permis de douter 
e Gothique n'ait comba 
les nations^ belliqueufe: 
manier 

En fécond lieu, que 
renc foit le commencer 
toires de ce Prince. Ce 
déclaré Empereur à Pa^ 
de tourner Tes armes o 
eus , qui s'écQÎt emparé 
doc & d'une Dartie de 1' 



1 dts Stienccs &dti beaux Arts. 6^i 
l^'une armée navale nombreufL' &c 
f redouiable. dansrïllyrie.IaThracc, 
la Macedoine,& autres Provinces de 
l'Empire Romain. Ce qu'il ne pût 
exécuter /ans traverfer la Germa- 
nie , qui n'écoit fépatée de laSar* 
mstiequepar la Viftule. 

Enfin que les Goths dont Claude 
défit tant de nombreufes armées , ne 
foientces peuples qui habiioienc U 
Gothlandc , ou la Sarmatie Euro- 
péenne, c'eft à dire , les côtes feptcn- 
rrJonales de la mer de Zibjche & de 
la mer Noire jufqufis au Borifthene, 
& non pas les peuples qui habitoieiit 
le Languedoc & le long des Pyré- 
nées , comme le prétcndoit vôtre 
ami, convaincu, difoit il, que le Lan- 
guedoc long temsavant Claude s'ap- 
pelloit Gotbia T & queeenomnehiî 
a point été donné par aucune irru- 
ption , & par aucun étab-liflement 
3u'ayentfaic en ce paîs^Ià les peuples 
ciaSarmatieEuropéenne,fentiment 
qui lui étoit commode ; car autre- 
ment it luiauroit fàliu conduire Clau- 
de en Germanie , & de là aux pieds 
desPyrenées.Or le règne de ce Prince 
a été tropcouri pour \s faire paroîcre 



gf^ Meimhêt ftur f a 
Le commencemcnc</ff 
riva i Caën à 6 heures 
30 fécondes. 

à iS^.4j.'.s8".L'ombi!e eft â 
.90.44. L'ombre eft à . 
jy. I. L'ombKcftiP 
57. i.Platoo eftcout 

bre. 

j9.u.L'ombreefl: i . 

7. z 1 4S.L'ombre teucbi 

ferenité. 
$. }. j^éiL'ombffi.qiittn 
des. 
- 9. ^Helicone&her 
brc 
J4I. &. EudDxe Ibrt de 
«7. 6. Platon fort de 1 
18. 8. Fin de l'éclipTe 
Ainfi la durée de réclipfe 
heure jz min- jS: fécond 
La multitude des^ perl 
vinrent au Collège pour v 
ver l'éctipfe , me firent pe 
tœcfion' & rémerlîon de 
uitiei ;vbes de laluae^ 



■î'!l 



•dnr(l7Lu 



iis Sùitmes &ies huuxAts. 6$^^ 

IBxtraititttne lettre du même Père Aubert^ 

qui contient une obfervation 

d'Anatomie^ 

On m'apporta hier un eeuf dt pou* 
te qu'on avoit fait cuire jufqu'a le 
durcir pour le manger» U y avoit de- 
dans un crin dej cheval , qui &i(bit 
flufieurs contours dans le blanc de 
œuf, fans entrer dans le jaune t ce- 
la me parut aflez extraodinaire , car 
il a fallu que ce crin foit entré par les 
veines laôées , qu'il ait coulé 1û4oi^ 
du canal thorachique , qu'il £bit 
tombé dans la veine cave ^ de là dans» 
le cœur,'& qu'éunt (brti par la bran- 
che defcend'antediePaorte, il (c fbit 
infîniié dan&rovaire;ce qu'il n'a pai^ 
pu faire en peloton , & ce qu'on con^- 
coit trés*difficilement qu'il aitpâi 
Aire ^llongé,puifque le moindre dé- 
tour que l'extrémité dvt derrière ait 
été obligée de*prendre , a dd arrêter 
f extrémité qui marchoit devant , îi 
a encore autant de reflbrt qa'un auc- 
tre ciiatout fèmblable. 



jtjfiàtiT^u fff-vjf 



%•< 



qua autres fujets hiftmquoi 
ris » chez François Foiun 
braire rue Saint Jacques 3 
in u. fages 287. fans U u 

NOus avons donné ék 
Mémoires du mois de * 
17 1 L. l'extrait d'une diflc 
de Mr. l'Abbé de Vertot fur 1 
vance de la Bretajgne. Vc 
nouvel ad verfaîre <& S^.Pe; 
bineau , qui fe met fur le! 
pour (butenir le droin des D 
Normandie. Il a. , dit-ii , app 
ce fçavant Benediâin* alloi 



vfTinrifTk/>r 



l 



TiMe\r%r% 



f ti. \-» ^ 



iesSiieneet & its ttaux Arts, i^y- 

Ce noirvel adverlàire de l'HiC 

toricn de Bretagne n'eft rien mcins. 

que méprifable, 11 paroît un C?itî- 

?jUe ludicietjx, accoutumé à appro- 
ondir les matières , & fort verfé 
dans U partie de nôtre hiftoire qui 
regarde Ibnfujet, 

L'ouvrage qu'il nous donne eft 
sartagé en quatre dilTenationSj dont 
il n'y aproprement que la premie- 
ve qui- ait pour objet la mouvance 
de la Bretagne, Dans la féconde nô- 
ire Auteur devient aggreffeur , & 
prétend montrerai! Père Lobineau, 
c|u'il s'eA trompé en plulîeurs faits 
importans- de Tniftoire de Norman- 
die. La troifiéme dilTertation cli 
une critique de l'hiAoire du retour 
do corps de Saint Martin à Tours, 
qui porte le nom de Saint Odon de 
Cluny,8f dont nôtre Auteur déinon«- 
tre la fuppofition. 
. LaquairiéniediflertatîonR'a point 
de lîaifon avec les autres , mais le 
fiijet en eft plus intereflànt. Il s'agit 
de la vraye origine des R.oîs de la 
troifiéme race. L'Auteur a joint à 
cette difiertation , & àla premitrc , 
des tables, géaealogiques qui lêr^ 



veut ' beauecN^ à les^ enum£r<t 



i:>- 



Diidbn Do|rmt (k SavRt <taintfi^. 
cft le pi^mkr .Ecmaînlçle IfUttcM 
de Normandie ;ve'eftaDffiië ttreouEer 

Sui ait parlé.de la ceffionnite ptir 
faàrles le Siinpl& i Roik»4e Jt;. 
Bretagne; poutétre dHoFinasi ftit»^. 
datdr«'de la Nocmandie. Bômij» . 
bineau ^ dans te d«fleiii' de lebmfiir 
le fondemeat de la préteiickHl ^i» 
Normans , n*é rien omis poor étoff 
toute crésHK» aa Doyen .de .Saint:' 
Quentin^ Itloî reproche entre aucrea 
cinq Êàces confîderaUesv €a(>abllé% 
dic*il en. termes exprés^ ,-de fzht^ 
mettre même (btt.hîfidreanmêm0^'' 
rang que la Théologie d'Hefiede» 
Mr. de Vertot s'é£oi( effiM-cé de jtt^ 
tifier Dudon i, nôtre Auteur le juC 
tifie avec encore ^phis de Smn^ H ' 
e& difficile d'entrer ici dan^k.dé!* 
tail des chefi d^accufaden &^dleé / 
tép€2a(èr,.lk ^^diDeorsJL&udra ne*'}. 
ceiEûcemcnt ea parler quand noH^ 
xendrons. corapce ai» Pbbirc de J» ^ 
l!epliqup di»JP;;{A)biDe^^^ Moudii^t: 



Stoin dattes,. de» généalogies^ & que cei 

emr même quipEenoenr peu de part à 

:e p: mouvance de la Brera^e , troiiv 

de i 'ont dans cette première differt 

> fs> tion dt^ quoi contenter Jeur curi 

m L& ^é Tùr la^ partie de rhiftoirc c 

«^crte France qu'il eft obligé d'y traite 

n d5 Equitable, au refle ^11 ne s'eftpoi 

• ôts &it un honneur de défendre D 

Sain doa en tout ^ iiblâme (es défauts ^ 

autre découvre les méprifes.. 

»abltt . Nôtre Auteur après avoir juftîf 

faire autant qu'il fe peu^ ,. l'Hifiorit 

nênK Norman ^ parcourt Thiftoire d 

(iode Ducs de Normandie y depuis R 

e jDp chard fecond juiqu'à la conque 

e ju^ àc ce Duché par Philippe Auguf) 

n. B qui le réunit à la Couronne ( 



T-1 1 . .. _1. - 1 1- _.! _ 



£6o Miméns fûnr TiAfi 
gagner pour les Breton» 
pafler pour confiance» r ' 
^enir au témoignage a;^ 
qu'il rend 3 leur bravoui 
fidélité , après un ancien 
Norman. Cet ancien ** 



apprend , que Richard 
avoit une confiance fi tfûti 
Bretons , que dans lesc 
vouloît toujours êtreaa 
troupes de cette nation, 
preuve de h fincerité da- 
teur ^ c'efl l'aveu qu'il i 
Seigneurs Normans empo 
par jaloufre Alain Duc 
gne , & que fon fil» Co 
même fort , parce quil pai 
laume le Conquérant c 
plus difficile de vaincre 
Breton , que de le faire 
nev. Les Bretons liront s 
dans nôtre équitable Ai 
pedition du Conquérant 
gleterre , contre le Duc 

Sue Alain Fergent. G 
it-il , affiegea Dol ei 
avoit juré qail ne fc 
point qu'il n'eût emporta 
Cependant dès qu'il i§ut c 
Àtnl 1712* 



dis SàtHCts & des beaux AUs. i6t 
AUin Fergent s'avançoit en diii- 
gence à ta tête d'une notnbreufe ar- 
mée pour le combattre , il s'acconi!- 
BtDiia avec les aJfîesez avant qu'ils 
fûlTent informez ou i«cours , afin 
de tâcher par là. de couvrir la hon- 
te de là retraite, & il repalTa mè- 
we en Normandie avec tant de pré* 
cipitation , t^u'il abandonna pref^ 
que tout fon équipage , qu'on efti- 
mok plus de miinze mille livres 
fterling , ce que équipolloit i plus 
de cinq cens mille livres d'aujour- 
d'hui, Ainfi , c'cft toujours l'Écri- 
vain Norman qui parle , celui à qui 
l'Angleterre n'avoit pu réfifter , qui 
avoiï plus d'une ibis, fait fuir devant 
lui les Rois de France ; enfin^ le Hé- 
ros de (on ticcle fut à Ibn tous 
obligé de prendre la fuite devant 
on jeune Prince , qui commençoic 
feulement à apprendre le métier de 
1a guerre. C eu U ce qui lui dcmna 
tant d'eftime pour Fergent , que re- 
nonçant à le vaincre par la force > 
H voulut fc l'aitariicr par le lien le 
.plus étroit de l'amitié , & il lui fx 
^poufer peu. de tems après Conftan^ 
. ^x ^'un.c ^ ^^s filles. Nôtre AuLcur 



.66i UtmÙHs pm l'U 
donne encore aux Bret 
cipale gloire de la bat2 
chebray. 

Qu'on ne (bupçonne 
tre Auteur parle ainfi i 
rivale de la tienne p 
quelle infenfibilité pou 
«lie ne peut que fc loti 
Je: il détend avec vivac 
i£ts les a>oim pre&H.^ 
trop pea pour hriinH 
n'a fiu'i uavailI|Ë pour ' 
KiH'ouns , ii n'a don 
grande id^ de fà nuk) 
mans , dit- il , pouvoieni 
furpa&êrles Bretons en^ 
certainement ils étoient 
deffus d 'eux pou F l'ambî 
ions , contens de teui f 
fbieot prefquc jamais à : 
s'ils fàifoient la guerre 
fias , c'étoit bien plus 
tager tes dépouilles , c 
foumetcre. LesNormaii 
re n'étoient pas contens 
ils vcHiluent dominer ; 
coafbrmes aux anciens ] 
a'im^iooIeDt que le C 
ftoicBlieKmeDt dcfiin 
MtitijiU 



?; 



its Siutiùts à" des beaux Afti. lîfij 
Vemer la terre , auffi , fentant leuï 
génie , il falloît neceflàîrciuent 
ju'ils dominaOeni pat tout où ils 
^e trouvoient. Quoi, par exemple, 
de plus prodigieux que leurétaoJif- 
femem en Italie ? Une poignée de 
Gentilshommes attirez par lespra- 
joiefTes des Princcsdu païs , pour le 
défendre contre les Sarra£ins , s'y 
forme en peu de tems un grand 
Royaume:quelqiies VMisayant pouf- 
fé jufqnes dans l'Orient , s'y lendi- 
TCnt fi neccflàires aux Empereurs » 
qu'ort leur confia le commande- 
ment des armées, & leur crédit fut 
bieniôt ft folidenient établJ , qu'ils, 
firent la guerre aux Empereurs mê>- 
mes, dès qu'ils furent mécontens de 
ces Princes. Ceiix qui conduifirtnt 
la Princeflè Matilde à l'Empereur 
Henri V. fon époux, s'emparèrent 
peu i peu.de toute l'autorité , & il* 
ïe feroiem rendusmaîtres de l'Em- 
pire d'Occident , fi Henry , s'ap- 
percevant de leurpouvoic excellif 
& de leur caraâerc intriguant , ne 
Jes eut cliaffez de fa Cour. S'ils vou.- 
Joicnt dominer, ils rendoient leur 
«Joniination agréable. Les Sicilien» 

Àxril 17 12> 



Stf 4 Mtmmns fêUf /Jti 
& les Anglois avouem > 
prirent une nouvelle £ 
Princes Normans , qu'il 
fleurir la religion , les 
fcîences : elles (ont plei 
Aumens^, de leur pieté. 
Se un Hiftorîen Ang 
que les Seigneurs Non 
toientpour perdus, le 
n'avoient pas ûgnalez 
libéralité éclatante» N< 
conclut cet éloge» tHTi 
d^Hiftoriens contempor 
jreflexion qui le réimit 
iâ diffenacion. LesBn 
ne doivent pas avoir l 
tre fournis à de tels m 
roit incroyable qu'ils < 
fouflraîre à Tambitioi 
xnans. 

N'oublions pas de re 
nôtre Auteur refferre 

Nnrman«« nliK niip n'a i 



its S<itnces & des heMx Arts. 66f 
I 'Extrait de U ftandt DiJJtrtation. 

LçPereLolîîneau a reproché cinq 
fautes au premier Hiftorien des Nor- 
mans, on lui en reproche (ix, &on 
Jui prouve que Guillaume le Con- 
quérant n'a afliegé Dol qu'une ibis; 
que ce n'eft pas Philippe Roi de 
France qui loi fîtieverleiicge j que 
Conftance , fille du Conquérant , 
£poufâ Alain Fergent ÏXic de Bre- 
tagne l'an 1076. que ce que l'on 
raconte delà retraite de l'Empereur 
Henry V. pour faire pénitence , eft 
une fable , & que Matilde (à veuve 
n'cpoufa Geoffroy Comte d'Anjou 
qu après la mort de Ton premier 
mari ; que Saint Bernard n'a pu 
parler d'Henry fécond, lîls de Ma- 
tilde, dans les termes injurieux que 
Bromten attribue à ce Saint; qu'il 

ra auflipeu de vraifemblance dans 
intrigue amoureufe de Geoffroy 
Conate d'Anjou & de la Reine Eleo- 
nor. 
ExtrMt de la troifiéme Differtat'm, 

. ■: M^Hteurs du Chebe , du Pin , CC 
Avril lyii. 



Batllec , lesP«res Labbe » le Cohité 
& MabiHài; n'«R Ms dcûlf tfilt 
fincerkéir tHfimnin ntmàn^mfi 
de Siùm Uéum ânnhwtè ï smtwm'- 
Mbi U CUof. Us a'ea ont:ptts ijgt^ 
té lt% âkmXti pmàvs:iltiKk^f&»' 
voir les fdetcet fur tes Co# iftaç^èdl 
fur la groffierecé de i'Eciivâiii de. 
rancienne relation» cfae SaintOdon* 
âurôîc feulement rét<mc1iée pMr '!#-. 
ftile. Les te4n^iK)iiisde6e!fC!Ht&^^ 
ques femUoieiit: hicinreè'côiif^ 
cette relarion* Kdm* Autdu»'ee< 
pendttc , frapé dés CMti dom dl« 
eft pleine, la (bumifè à un nocrtrêl 
examen , & nous fie craignons point 
de dire ou'il rend évidente la iupit' 
pofitijM aé Cette pièce , & dés deux 
lettFl» qui y fcAit joiiltes. Lafaulle^ 
té de rhiftoîre n'emporte pas lâftu^ 
fêté du retour du corps de Saint 
Martin, dont l'Ë^ife de Tours fait ' 
une fité;n6tré- Auteur en: cbnyi Ali; 



• ■ r . ■» 



.■•■■• • • ^ 

ta. qoeiUon Importante qm fii( 
li^^ (tfe«a«cif : qiMtriéftts' dUfat^ 
ârM i7tu 






des Stïences & des beaux Arts. 66-; 
tation étoit déjà fort obfcure dès 
Tonziéme iîécle , (i nous en croyons 
Glaben II s'agit de rextraâion de 
Robert le Fort , bîûyeul de Hugues 
Capec. II y a ^ dit l'Auteur , fur cet- 
ce extra&ion au moins quatre opi« 
nions différentes fondées en titres^ 
pour ne point parler des autres qu'on . 
n'appuyé que fur des conjeâures 
peu vraifemblables. 

La première opinion eft celle de 
Conrad Abbé d'IT fperg , Auteur du 
treizième (iécle , qui donne pour 
père à Robert un Uitiking Aleman 
qui fe ferbit refueié en France ; mais 
ce UitiKing , qui ne peut être le fa- 
meux Chefdes Saxons fî fouvent re« 
belle à Charlemagne , eft dt Tin^ 
vention de TAbbé Aleman -, nul Au-* 
leur contemporain n'en a parlé. 

Le (çavant André du Chefne eft 
Auteur de la féconde opinion. £lle 
fut d'abord embraffée par cous nos 
Genealogiftes , ravis d'y voîr la troi- 
lîéme race de nos Rois k rejoindre 
i la féconde , & remonter enfem*- 
ble jufqu'i Saint Amould Evêque 
de Mets^, ^ui vivoit au commence* 
mem: du feptiéme fiécle» Ce gnui4 



€6i Ummes fùurVT^fitm 

Homrae crut avoir découvert que 
Robert le Fort étoit fils d'un autre 
Robert Comte de Matrie au Dioce- 
fe d'Evreux,& d'Agane fille de Vîc- 
tred Comte de Berry » lequel Ro- 
bert Comte de Matnea eûconfiam- 
ment pour père Théodebert , fîls 
de Nebelong , & petit fils de Chil' 
debrand frcre de Charles Martel» 
Du Chefne n'avoit laifle cette def- 
cence que fur une fîmple feuïlle de 
papier , où il avohc feulement indi* 
que les paflàges des Auteurs qui lui 
(èrvoient de preuves. Cette feuïlle 
ayant été communiquée à Mr, du 
Bouchet , elle fe convertit bientôt 
entre fes mains dans un gros volume 
de la plus grande forme, fous le titre 
d'HiJhire de la véritable origine dt Ut 
Maifhn dt Frame : c'étoît un hom- 
me fort habile , & il oppofbit cet 
ouvrage à un autre gros livre Latin 
intitulé , VindtcidHijfamcA , que le 
célèbre Chifflet Médecin & Hifto- 
riographe du Roi d'Efpagne veaoit 
de publier. 

Monfieur le Duc d'Epernon en-, 
treprit la réfutation de cette féconde 
opinion » pour en faire recevoir une 
'* Afril i/izt croifiànci 



des Sciences dr des bedux Arts. 66^. 
troifiéme ^ dont il étoit l'inventeur : 
elle diffère de celle de du Chefhe » 
en ce que Mr. le Duc d'£pernon' 
fubflituë à Tkeodebert Childe- 
brand fécond (on frère , père d'£c- 
card , aveul de Nebelong (ècond de 
bUa^eul de Robert le Fort. Le Duc 
avoïc reproché à Mr. du Bouchée 
que les titres dont il avoit appuyé 
la découverte de du Chefne etoient 
fuppofez » ou altérez : il ne put éviter 
le même reproche , & Ton fentiment 
ne fit pas fortune. Comment auroic^- 
il réhflî i Le teftament d'Eccard 
prouve qu il eft mort (ans çnfans. 
La quatrième opinion dont le P. 
Mabillon a fait honneur à Dom 
Viole (on Confrère , niais qui avpic 
.été propofée il y a long tems par 
Belleforeft , & (butenuë avec beau- 
coup de chaleur par Chifïlet , eft 
celle qui paroît la plus vrai(emb]a- 
bleà nôtre Auteur : elle fait Robert 
le Fort frère 4e Hugues TAbbé & 
fils de Conrad Comte d'Auxerre^ 
beaufrere par fa foeur de l'Empereur 
Louis le Débonnaire , & petit fils de 
Velfe Duc de Bavière. La Chroni*- 
qi)e de St. Bénigne de Dijon eft le 

4ml ijii. G g 



éjo Mémoires peut V Hijhke 

fondement de cette opinion : mziî 
ee fondement n eift pas incontefta* 
ble , le paflage qui fournit cette def* 
cendance varie dans l'endroit déci« 
fîf , c'eft à la page 417. On y lit : 
Superefdni duojmi Boberti AndegAverum 
Camitis fidtres Hugms Abbdtis : femr 
Odo dicebdtuf , Bobertus alter fâtrem 
tiomine referens. Si cette manière de 
lire eft la véritable , il fera certain 
que Robert le Fort aura feulement 
epoufé Adélaïde veuve de Conrad 
& mère de Hugues ; qu'il aura été 
vrai frère d'Adelelme Comte de 
Laon y oui eft nommé oncle d'Eude 
fbn fils aîné dans Reginon & dans les 
annales de Mets. Mais fi l'on admet 
la leçon qui fe trouve dans les ma- 
nufcrits, & qu'on mette ^4m^ au liea 
tie fiatres , Robert aura été fils de 
Conrad & beau frère d'Adelelme. 
Le choix des deux manières de lire 
fera bientôt fait , <}uand on aura id 
avec quelque attention les jpdicieu- 
fes remarques de nôtre Auteur, (ur 
les embarras où l'on fe jette , en fup- 
pofant que Robert le Fort ait epou- 
fé la veuve de Conrad , & qu'il (bit 
beau père , & non pasfrerc deHdh 
Avril 1712. 






des Sùmces & d€s beaux Arts, ij i 

gués TÀbbé.râge de Robert le Fort, 
celui de fes enfans , celui de Tes 
beaux (ils , y répugnent : la contra- 
diâion augmente , quand on voie 
que dans un tems où les gouverne- 
mens jétoient prefque hercdicaires , 
celui de Conrad eft donné à Robert 
Je Fort , qui dès là eft probablement 
(on fils. Qiielle apparence que ce 
Seigneur » déjà pofTefTeur du plus 
beau gouvernement de France , en* 
levât au fils de fa femme, le Comté 
d'Auxerre ? Ces remarques font 
fortes , nôtre Auteur en fait encore 
une également (enfible , fur l'unioa 
étroite des enfans de Robert avec 
les enfans de Hugues , &fur.UhaiT 
ne irréconciliable enti^ la maifba 
cl'Adelelrae & celle de Robert U 
Fort : union > baine ^ aifées à explî- 

Sjuer dans 1 opinion de l'Auteur, qui 
ait Robert frère 4^ Hugues & 
beaufirere d-Adelelme i inexplica- 
bles dans lopinion contraire , qui' 
fait Robert frère d'A.delelmo £c 
jbeaupere de Hugu^s^ . 

Un autre avantage de Topinlon que 
(bit nôtre Auteur 5 c'^ft qu'en la fu>- 
V^ton explic^Qç aJQTezriaturellemenc 

^ Ànil 17U. Çlg ij . . 



ibfidoic les Saxons & ] 
parceque l'Alemagne 
long-tems fous La ot^oi 
matfon de Saxe. Çotu 
Robert le Fort JtoitÂI 
mère defcendoit de: 
Saxe. L'origine Bourga 
buée à la même rsce R.{ 
gués de Cleriis s'ezpl 
plus aifément.Danslefi 
nôtre Auteur préfew 
Conrad s'établit d'abon 
gne , CA dans la fuit 
té d'Hugues fondais 
Bourgc^ne. Quelque! p 
Ceurs euiroez, qui parliei 
comme d'ut\ Prince F; 
donnent laNeuftriepot 
tles.qui les lo{Jent,eux& 
dsns , de la grandeur de 
&d'3voireQdesRoispi 
tous ces pafTages conv 
Antiment. On a pu r< 
bert néenFrance ,filsc 
bli en France , comm^ 
Rançois : ricD Q*cmp« 
AtiU.ijn. 



àes Sc'unces & des èeaux Ans. 675 
fils Eudes foit né dans h Ncuftric 
donr ion père éioit Gouverneur, 
_ ils defcendoiem par ]es femmes de la 
I inairondeCharJeinagne, ilstïroienc 
" leur origine des anciens Rois de Ba- 
vière. L'Auteur ne craint pour le 
fentiment qu'il produit de nouveau 
que la prévention agréable oii l'on cil 
que les deux races n'en font qu'une , 
mais la vérité doit l'emporter fur 
toutes les préventions. Au rcfte il 
n'y a rien à perdre pour nos Princes, 
ïa maifon dont l'Auteur les f^iir for- 
tir eft appellée très nobie par Tcgan 
Auteur contemporain , Velfepere 
de Conrad vit fa fille Judith fur le 
trône Impérial , & il avoir pour 
ayeux les Rois de Bavière connus 
des le cinquième (itcle. Sicefenti- 
ment l'emporte, l'Augurte Maifon 
de France aura pour aînez les Princes 
d'Efte & d^ BrunfviK , & par un ca- 
price de la fortune allez bizarre , Di- 
dier Roi des Lombards , Tafiilloti 
Roi de Bavière, VîtÎKind Princedes 
Saxons vaincus & dépoiiillez par 
■Charlemagne, auront eu dans leurs 
defccndans des vangeurs ; la pofteri- 
té de Didier au» cbalTé d'Italie la. 
Avril iji%t G^ i.\\ 



» 



(74 Mmehti fimr Fj^ 
pofteiitf de C&arlem3gDe,cei 
auf a eolevé le Rojaume de Ft 
Charlemagne^ 8c let defiei 
kii»] lui amont ôt^ lïmpirc' 
Mais Douj Dc poutooc e 
fcDitmeot de l'Auieiii foi l'o 
Roit. LcPapelDDoceiittioilï 
ment qu'il cft eetcnin que Pt 
le étoii de la laae de Charlen 
ckemcnt des Fraujois sa ( 
Rois ne peimet pas. de- It 
3f eot mil tai le ctôoe nue lu 
ir. En. cffer la Cbi:oi>î<}De i 
l'Abbaye de Saint Pierre le 
àiu HugutiCi^f Venait S iit 
Ch^UméigM- i» Cfarôniqt 
des Comces d'Ao^ou DomiBe 
que Bugitti Ï.SAt , 6eic < 
Fort , éioic JUi d'um Mtm h 
Duc dt Baurg»gnt , qui ne p 
que le fils de Charlemagne , 
d'Hogucs k la qualité d'A 
muns liaui [a famille dïRobi 
que ce Prince , fon ftcre & 1 
f ofTedcz en Bourgogne , aâi 
coojefÏQfcr , quand ceiie CIi 
diroii pas. L'âge convient . 
vingr-trois ans encre lai m< 
l'Abbé fîli de diarlcmagne 8 
bcrc le Fort. Il cft Ëirpienanc 
quijme opiaion aie échapé à 
Mrs. de Saince Marthe la juj 
bable , & fiefly , Auteur de 
Çooues de Poùou , qui l'a pi 



JtsSt'tncis &dii htauxArt!. £7% 
nier , cft dm •Jouic un dci plus futlicicui 

Cciiiqucs du Hécle palTé. ta Chronique de 
Sùnt Bcnignc , qui eft le fcul fondement 
de l'opinion de l'Auteur, cA pour le moiiit 
aalTi favorable à cette cinquième opinion 
quàcellede l'Auieui, puifqu'cllc dit feu- 
Icmenl que Rabirt U fort tteStfttrtde ^u- 
giMi i'jtbbi. L'Auicur ne manquera pas 
d'opporer à des preuves û forces l'auronié 
des annales de Saioc Bercin & d'Eric Moi- 
ne de Se. Gccmaîa d'Auxcnc, qui font Ho- 
gués l'Abbé fils de Concad Comte d'Auier* 
le. Cette objcftion fp^cicufe à la veiiié a 
peutcirc érc la feule caufe qui ait cinpc- 
ciié tous les Sjavans d'cmbralFer un Icnti* 
ment (ï cotnmode Se d'ailleuti fï bien ap- 
puyé. On répond aifémcot an didinguane 
deux Hugues Abbez contemporains qu'ot» 
a confondus, comme Alberie des trois fon- 
taines a confondu Hugues fils de Chailc- 
mngneSclesdcuz autres. Il falloir diltin- 
gucr Hugues l'Abbé fils de Conrad, & Hu- 
gues l'Abbé frère de Robert le Fort , Si fils, 
commelui, de Hugues l'Abbé fils de Chat- 
Jemagnc. Les diffeiens caradcrcs de ces 
deux Hugues marquez dans les Hiflo- 
tiens les diAinguent alTcz. Les annales de 
Saint Bertin dépeignent Hugues fils de 
Conrad ctmme un homme fcmiUhux f»r 
fti victi ; les annales de M«s loiient dans 
Hugues frcre de Robert le Fort le mur» - 
wge , UmodefiU , l'»moHr di Ujufiht éf- 
étla^x y Ati mvmii m*fnich»hût. Ces 
AtùI 17V4. &g iii^ 



Sjt Uimeitu pti» l'ifft 
Sens ponnics conviennenfet] 
liomme ; Dominicî l'eft fi 
f our pioUTCi que Hugne* SLi 
magne' d'à f& avoir tl'ea£u 
étoii Piètre & Moioe. Il 
beaucoup àt peine inutileoic: 
noine de Tau» , <Iotit il ci 
l'ouvrage , dit clairemeac qi 
ChauTt nmrÎM PitrmilU , fil 
jDmc dt tStitrsfgnt (&■ tMU 
S^bhi À Tirtiûle, en lui don 
aois. Quand on aecoideieit 
^ue Hugues fit Hèi l'an huit 
les VŒUX de Religion , il a p« 
enhuic CCD* quinEc , & avoij 
afaoi Ton monachirme. II éto: 
aeàlamoiEdefon peieeo Sii 
•acoie jeune à dizhuii tt i 
Concluons donc qu'à examine 
cupacion les divcM rencimens 
de la maifon tegoiaie , ce d 
le plus vraifembhbLc. 

Article ] 
zettre de monsievr 

d* Ltihnitt i Monfiinr H»rtj 
dtjuilîet 1711. 



MoNS 



' Pour icpondce à mon letou) 
de.TÔctc lettre du i}. de Mui 
lai fitilbii cactcQu. 



lies Sdenees&dis beaux Arts. «77 

I. Vous dîtes que lien D'cmpéche que 
Dieu n'aie païugé U maciere ea dci corpg 
d'une durcLÊ paifaitc , qui fut telle par foi* 
même , ou par la rolonté toute Icule de 
Dieu, Mais à mon aris il y a du empéchc- 
mens. Le premier , qa'îl aurait bocaé les 
foufdirilîousrani laifon. Le fecoDd , qu'il 
faui que la dureté ait fa raifoo, puiiqucla 
matiete eft divilible ; à moins que quelque 
laifon oc l'cmpÉchc, 8c la volonté de Dieu 
eft loujouis railbiuiablc.Jc pourrois encore 
alléguer d'anitei empcehemcQS ,inai5 ili 
me meoetoieni trop loin. 

a.Vouj cioaTCZ trop peu de momemenr, 
Mt. dans les parties d'un diamant , pour 
croire que ce mouTcmeni foit capable de 
lui donner cette grande durcré. Pour ré- 
pondre , je vous dirai. Me. que dans les 
mouTcmens qui coEvTpîrent à empéchct la 
Éfparalion de déni eorpsjjecbmprens ceux 
des corps fluides qui coulent a travers , 
quand leut mouvement elt rroublc par la 12- 
paration , 5c fait cffoil pour fe remettre : 
c'cft ainli qu'une petite quantité de poudre 
à canon a tant de force, Si même une for- 
ce qui furpaffe celle qu'il faut pour rompre 
nui itiainani d'un poids égal à celui At la 
poudre , car au niouvemeni des parties de 
la poudre il faut joindre celui des coips qui 
rcnvironneot , autrement on autoit de la . 
pcincireadrerairondece granil éclat. 

3. J'ai dit que fi Dieu vouloii qu'une 
planète al lit eifcitlaiicpici» ^is fôn oibc 

jivrit 1711: && "« 



Ï7» ÈtMêkH pm'tmjfiéi 
Sua mttMtae ï'j 9iéu ,,^oâ1«U( 
dè't'éleigoer pn Uixanjgf:oÊx^f.'p 
micacle petpecneL J^ kdis'jMMiiii 
m*f liéponda pas^Mr.. en diCuiB4 
litaraciAmadcse àànagencii» 
Ififl empêche de s!éloîgnen.Çâi} 
ttla Toâs^fippofi» ^elaoe.'chol 
Cft empétfhe '^ concte iauMolië 
tli^c. Deoccequej*^ ditlabift 
lete primtcifeil'tui corjks:miMi 
un miracle , ftmblableioelsi^ 
ficnk les phuicce» dans lewodM 
employer qui jr concnbdb». . ^ ^ '^ * 
r 4L V«ariecoiirez à la .'toloM 
loucmuke nifen Boofiqaoi B- . 



«. ■ , 




tok cmportet C , fkns entralnei 
pniiqae vous n')^ recoanoiflei 
pniffe iènrir i expliqaet cbmÉ 
▼olomé i-czecuee ^ tous qniccez 
le vous TOtti Caurtz ao mifacle , 
me feroic celui qui expliqueroirf 
Yolonc^ dcDîea le mouvement de 
dans leur orbe,. 
f . Vous ne dke» poinc,^ Nfr.. p 



iri Stîmces if des èttmx Arn. Sj^ 
ttt faut admettre i^uc deux mariccci , une 
yacfaiicmcat dure , c'cjl à dire , celle des 
sromcs , U une auice par&iccmcnc âuide ;. 
fcpouiquoiil n'dl poînc polliblc qu'il y 
aie des maûerei moyeaaa , donc la tJuictc 
at âuidité pùc ccre furpailèe. 

6. Voui Dc voulez poinc, Mr. que Tocre 
premier élemcDi , ou vâcre fluide patfaic , 
toit appelle matière. N'eft-ce pas dirpuiec 
duiQoc ? C'cftuncorpi , étendu, réfiftaoc. 
On a coutume d'appeller cela maiieie , St 
>ôtre fluide doit êitc icfîflaiii , puiftju'il 
peut poufTci: les atoinei. 

7. Mail voas dites qu'il elT agi/Tanr. 
Soit : c'cft parce que Dieu lui a imprimé 
d-'abord de la force , & & Dieu aroic de 
même imprimé de la force ou du mouve- 
ment aux atomes , comme il l'a imprime k 
YÔiie fluide , en feioicnt-its moius maie> 
licls ! Il y a mjme lieu de croire que Dieu 
a imprimé de la force à tous les corps. 

8. Si Dieu vient mettre une ame dans 
■ne portion de la matière, ou de l'écendui; ^ 
U lui accordera des organes , auticment il 
«'agirait point avec ordre. 

- 9- Ona af&z montré ailleurs comment 
k liberté n'clt poitu oppofée i la ptéfcien' 
ce, ou è la cetitiade,.St je me rapporte àce^ 
^a.éië diilidciltis. Je Aus.Scc 



*•£ *V 



Articli L] 

ZXTTS.£& ES roR. 

difftrtttim Cm VmKÎtimni 

jtm, A D^on,chez,J.B.clIk; 
prinuiu oïdinairc du Roï 
penaiffian , ht ttfsguix 
xt fliuchtt d*fgurtu 

Quoique <a t»tt« oc ic] 
dcui dei villes du Diict 
gognê, cUcinelaiflènt paid'v 
îatcielfer les Lcâeuis. Elles: 
Hr.Bsudot , àoat le nom t& 
en Boaigogne , où lès empU 
donné pluficurs fois cDtcJe dan 
de 11 Piovincc , & où il. s'ei 
diftingui pu ibo dpût Sl îa 
pat DSC conduite faKe & Ibutec' 
tooc pai une piobici cxaâe & i 
Il avoii voulu cachet (oa ai 
comiae il n'a futvécu que peu 
la publication de Ton ouviaj 
ulbas de la liberté que lâ mon 
dé le &itc connoîcic. 

il ne dontuùt à l'étude que ic 
de rclithe , 3c jamais la curie 
a enlevé les henies qu'il dévoie 
C'eft dans ces coûtes inceivailc: 
laifloienideplusimpoitames oc 
^'il a ^lÎE les deux dilîciiiii 
aoiu dsAooat l'cxHaii' 



dts Scitnies (J- tlts beaux ^rtr. tît 
La piemicie concerne U ville d'Auiuo. 
Cetic ville eft depuis longtems en polTcf- 
fioo li'cieicEi les Ciiciques. Ccfai , le fcul 
AuteuE fui leciuïi ôa puifTc faire quelque 
fonds ep ce i}ui regarde l'aDCienoe Gaule, 
parle d'une yille £a Educns , qu'il oom- 
me Bibraiii i & il en parle comme d'une 
viltc conlïderablc. C'eH ce nom qui faic le 
fu;ei de la dirpuce. Comme il c'y a dans le 
pais aucune ville de ce aora , Âucuu pr 
Kod queç'a ^cé le Geo , qui dans la Tuirea 
'té cbangé dans celui à' jfugu^edwmm. 
D'auirc pan Bcaune , peciie ville que l'oa 
ne découvre , dit Mr. le Valws ♦ , que 
daas Jes ChcoDiqucs des Monaftercs de 
Bourgogne , s'infcrû en £aux contre les 
prétentions d'AutUD , & fomient qu'elle 
«Il la viayc Bibrtiaé. Les Géographes Se 
les Antiquaires lonr partagez fut ce diffé- 
rend. Oronce , Fine , Blaire Vigenere, 
Jean Paffei.ir , Charles Etienne , ont pris 
paiti pour Beaunc , fans laifon , dit Mr. 
île Valois dam la notice , nullàratim* 
iuHi. MelBeurs Sacnfon, Duva! , d'Ablan^ 
eouit , les Pères Pliilibert Monei & Phi- 
lippe Labt>e ^ & tout recemineat Le doAç 
Ceilarius ^ fc Tonr déclarez pour Autunt. 
Quelques autres ont crû trouver dans Ie« 
DOms de BeuTtai . qui Tubliae encore 
dans le Duché de Bourgogne , Se de Pc^ 
brac , Bourg en Auvergne , affez de reC 
/cmblance avec celui de Sibrsité JOM 
'^ jfdrlM. VMl*f. ntt. GhIU 





fmaiin des conj^ftores. E,e' nteto^^ 
là ft Ibablôic afibopi ;^ mus diÉim ^ 
CâcioQ» ialaéc» dans nof Aieinaiày 
170^ Ift Menkse 011 mois ^ J[lûllèrj 
itj^i; U têcoodeau mois d' 
178^ eue ccoHS les etp rici en 
lAonfieiicde Saliaa , Dtoâeur cet' 
âe établi à IXîiOff & origtoaire de BiM 
aprèa s'&ie bgpalé dans la ^iifMj^jll^ 
pcétefence dea vins de Cbampag^^ 
^ Bottrgpgiie ^ iHMiiisc eacove* ( ' ' 
yliime à uk défefie de fil oatrie , fli 
fit deux lettres, tmpcimees en i7èfè^ 
iDi^on» 6ci'aatte â Beaone , poar:| 
▼et oue k nom de BibraBé appaitiet 
effet a cette dcrniete TÎJle^ 

Mr. Baudot ^ cooTaiacu que Btk 
,cft l'aociéii Aattsn , examine d'abm 
fituatioQ de BihrsBf , telle qae la d 
Cefat au pifemiei livre de fes Comî 
taires , Se il trouve que c'eft prédféi 
celle d'AucBOy aaliea que Beaune elll 
Ime ficuatioii plus Orientale de fix et 
lieues y que n'était Mrs^Béi Cette s 
eft-déci&ve ^ & Monfieur Baudor ci^le 
imcr qui s*en foit fervi & qui l'ait iai 
loin Eufuite il recketche les èUvrago 
blics & les monumeb^ pa]^ns de Ta» 
ae BitfdBt^ 8€ en^ moàtteles refies 
tus ruines^, dans Autun : onauroitpe 
tn trouirer même la place i Beaune. 1 
Sk&k renUrquer daifs Autun > depuis I 
feliffetnent du ^hciftijmiime ^ UlM 



Ww Eeitncei (§• des l/ea/ix Arti. tfgj 
|>T^n que devoir avoii une ville auffi con- 

-fidcrabk que BibrA^é '. article fur lequel 
les parcifanb de Bcauue o'ani lien à oppo- 
ici. Ces trois- ehc& dirilrnc DUtuicIle- 
mcni fa difTenation en uois parties.. 

Dans la prcmieie Monfîcar Baudoc 
s'atcaciicàCefar A:lcfui[ pasi pas : il ne 
pouvoic ehoifîi un guide plus fùc. Ce 
grand Capitaine naconte , dans le coin- 

imcnceacDC da foa premiet livre de la. 

^uctie des Gaulois , comment ii joignit U 
Sciît l'aimée des SuifTci à c]Uclc]ucs lieues 

4e BibmSt. Mr.. Baudoi , marchant fut 

■tt traces , le crouve juAcmcm à la même 
dilbncir d'Autun , d'oiï il conclut (ju'Autun 
«ft préeirément dans Ja même fîtuation 
^Dc Bibr^Si, Les obrcivatians que fait le 
^dicieux Aoreui fut toute U maiche de 
Cefai mettent la chofe dans ud grand jour. 
On voit d'aboid les Siiifl'c»rotiii de lelii 
p^'s^où ils^toient ttop reffïncz , Se jrtici 
les /eux fui la Xainionge ^ui s'y établit. 

Us prennent Icui toute pat la Franchc- 
Comti , pafTent ta Saône furdespanci de 

:kateauz fit fc répandent dans l'AurunoiE. 

-Celu , aTcrti du dégât qu'ils ibnc fut lei 

-ferres des Alliez du peuple Romain , tia- 
-«crb en hàtc le Dauphiné Se la BrefTe , Bc 
4m lient charger eu queue, Le& SuilTcs 
4ioiuiéz de cette dé&îte , U plus encore 
^ l'aâivit^ de Cefar , qui dans un )oue 
isvoii Ait pafitt à fon armée une tivicre 
çj'ifs n'awienl p* piff« en ïingt jpan> 
Âvt}i.i7M~. '■■ " 



'«#««»»»•»* «M*» •«•» «^ftCAa*»» 



i 



r' — 

cette rivière $ ilavoit demandé dts' 

aux Eduens , mais il n'en avoic p 
tirer. £nfin les deux armées arrivent « 
ques quatre lieues de BihuBi y la 
la plus confiderable & la mieux fi 
qu'eufTent les Edueos » deux jours 
il falloit diftribuer du blé aux fcl 
pour CQ avoir , il quitte rennemi Si 
proche de Bibraiié. Les SuifTes avertis 
nent tout court fur Ton arrière garde , 
sion &'eDgage , ils font dé&its & cl 
de retourner chez eux. C*eft U le .] 
de la narration de Cefar. Voici m 
nanr les réflexions de Mr. Baudot» 

i.U fuit la marche des Suides^ & cb 

en quel endroit ils payèrent la Sam 

pour cela il remarque » que quelque 

.ne fafle mention que d*une rivière, i 

.pare > dit- il , l'Autunois de la Fra 

-domté . il V en A imurraivc une au*K 



ift Sciences (y des beaux jiris. 6t^ 
tt Tille de Verdun. Les SuifTes » qui 
s'écoieoc rendus fur les bords du Rhône , 
& qui avoienc plufieurs fois tenté de le 
pafler » fans en pouvoir venir à bout » ne 
purent tenir un autre chemin que celui 
qui conduifoit le long du retranchement 
de Cefar , pour aller du côté du Mont-Fu- 
ra , afin d*y trouver une ouverture > 9c 
palier par là dans la Franche- Comté. Pac 
ce chemin côtoyant toujours le recran* 
chement ils vinrent pafTer la Saône au* 
deiftts du confluant , puifque félon Cefac 
ils ne paiTcrcnt qu^une rivière & au deffous 
ide Chalons. C'ccoit le chemin le plus droit 
pour aller dans la Xaintonge. £n tirant 
▼ers Beaune ils s'en éloignoient. C'eft 
donc droit à Autun » qu'ils vouloient laii^ 
fer à leur droite , que marchoient les Suil^ 
fes quand Cefax les battit. Mr« Baudot 
ajoute encore quelques réflexions que l'oo 
verra dans & diflertation. 

&. Si Cefàrpoutfuivant les Suiiïcs du cô- 
té de BshésQe^ près de laquelle fc donna 1^ 
.bataille, s'approchpit de Beaune, il ne oeut 
pas dire qu'il s'éloignoit des bateaux char- 
gez de vivres qui lui venoient par la Saô- 
ne , puilque Beaune n'en e(]t qu'à troîf 
Ucttës ; tirant vers Autun il s'enélotgnoity 
la Saçoe eâ à dix lieues de cette ville. 

5. La marche des deux armées fut de 
quinze fours y leur faifant faire une lieue 
par joiur » au bout ans quinze elles durent 
It fencontrer à dix licuës audclà de Beaune^- 



'4Î6 iimdfii fêm TtUfnè^ '. ; 

fi elles y palTerenc , A eoTÎcon i ^4lielA 
CD deçà d Antan v que fi oo les fiUc «Ui^ 
droit deChÂloDS i Aiitntt , elles (e anof«* 
ront i mime diftaoee pat delà Annio yS^ 
rAateor conclttt qn'Aiiciin eft.lâ¥Ul6 4^ 
parle Cefar. 

Dans la féconde panie 4e h difttUKÎoav 
Mr. Baudot remarque la caoCe da dumM* 
ment du nom ancien de B^intSé en,- cap 
£A9^fi^dmmm^ d*oàeft venir cehiid*iÊ|r» 
tan. Le défit de fiùre & coox à Au^ofte 1^ 
fit ptiendre ce nom , qur ^partie Lattn Se pn^ 
tie Gaulois y marque ÇU: le derooëme^ 
ides Citoyens à l'Em^ereuiy âe la fitnacioft 
de la Tille. On ijair qne tHm ài Jangnè. 
Celciqne vent dire eollme , ' Ancno cil âcs 
.fiir nae colline adofi» i une hante 01001%» 
gnc. ■. . ^ * . 

La fondation de cette TtHe eft un point 

Jilus ebfcuc Ceui qa> ont dit qu^elle nvett 
té bâric.par Samotcs ^fils de Japhei fe: pe» 
fit- fils do Pattiache Noé^ n^apponcnr aociH 
ne pr^Te de leur opinion. Adr^Baodor dit 
iéulement qo*Aotun eft une ysUe ancietv* 
ne : c^cfl en effet tout ce que Tonen pcnc 
afiurer. 

Longteni avant Ce(ar les Bdoeai 
écoient alliez des Ronsains.. Avant qn^iis 
fâ/Tenr leurs atlicz , ils avoient été leur» 
ennemis » témoin 4'irraption qu'ils firent ca 
Italie fous te règne du premier Tarqnin.. 
Tite-Live en parle 1. 5^ c. 3:4. Ils avoien^ 
ltés-lôr;i on établiilèmienc daaa ks Giidç& 



At Sthneit ^ dts beaux Arii. *8.7 
es rcftei des incicns nuis d'Auiun tbot 
iger qu'aucicFois leciicuiicn a écéde plus 
ednii licucf :c'étoi[ Icrenitèt-vous de Ia 
loblcnê GAuloife , qui vcnoit de toutes 
aiti pour i'j former aux Lcccies Si aux 
[tncs. Tacite I.;. htm. donne alTcrz à en* 
mdrequ'ils'alTcnibloiEà Auruauncgrsaile 
luliiciide de noblelTc, Ammica Marcellin 
If, pailc d'Aucun comme d'une grande jlc 
tcieoDC ville. AitguSaiimi meaûitm tuM- 
vitudevftuft». Ailleurs [.£. il die que les 
lurs d'AumaromboiencdcvicilUlTe Si de 
ouccicuic. Augmfiidnni »»tiqHts mures , 
i/tth JîjuUtm amUtii, ffd rarù vitn/latis 
tvalîJos : paroles qui douacnr une iàic 
'une grande aucienncri , à sïui (jui fça- 
eni (]uelle éioit chez les Anciens la mA- 
iere de conStuiw les murs des Tilles. Ott 
ourroic dire que cette pourtiturc veooit de 
s qu'it j aToitdes poutres engagées dan» 
es inurs * , ccunute oa en mettcoif dan» 
es BWtailIes de miles poui lei rendre 
tas inébtaalaUcs ans coups de biliet.. 
a difTcitacion inrciéc dans nos Memoiies 
D mois d'Oâobie 1704, porte que l'on 
oit dans les teftes des inuts d'Autun les 
:ons oà étoienc ces pouctes. Mais Mt. 
■audot Jit qu'iln'T en a poîntvâ. 

Deux portes, reftes magnifiqucs'dcran.- 
ieooe beauté de cène ville ^ ont atrité la 
iiiiofûc de Mr. Golbert. Ce fage Mimftre 
s. 6z examiner ayant que de dtel£:i Le clm 



W 9 Mmêhis pôtif FHSfiêh 

ics portes neuves de Paris. Mo 
faire pafTer cesporccs anciqaes p 
de Triomphe^ mais eo cela il s* 

On Toic encore à Autun U 
crois temples , dont nn étoit 
Janus , & un autre à Diane : c 
rond y on peut penfcr que < 
aToit été préférée â caufe de U 
corps de la lune adorée fous 
Diane. Celui de Janus éroic • 
un rapport naturel â ce Dieu 
donnoit quatre vifages s il rcft< 
de ce temple, & Ton connoii 
douze fenccres qui fc rappo 
douze mois de l'année. Ce 
encore fondé Air l'idée que i 
avoientde leur Janus. On y v 
de théâtre, ou cirque , & une py 
ae peut avoir été autre chofe 
beau j aufli eft-ellc dans un c! 
appelle le champ des urnes , 
y trouve des infc^prions de 
des urnes à mettre les cendres 
dc$ lacrimatoires Se autres fen; 
tiquitcz. 

Il cft fâcheux pour ceux qui vi 
trouver JB/^r^^e dans Beaune , 
voit trouver Tancien Autun 1 



dis Si:'""'" & dei benux jirts. et^ 
qui nomme aulTi deux villes desEducns, 
lei appelle Châlon 8c AutUD. DqÙ j! dl 
bien naïutct de (onclune qve £iiraaé BC 
Auma ToLic U même ville. En cfFer,[li avant 
le tcms il'Augufle Aacun ne porcoic pas le 
nom de Eiintdé , commciic t'appelloic- 
cUealois; 

Voici encore une preuve bien forte. On 
a trouvé â Autun deux moibccs antiques , 
8C une plaque de biotize , <jui paroilTcnc 
décider abfolumcDc la qucftioD. On voie 
dans le ptcmieri de ces marbres les deux 
pieds de la Déeffc , & au bas on lit ces 
nracs en très- beaux caïaâeres : Det Bi- 
braéii. L'autre maibrc porte : Deâ. Bibradi 
figoatum. Il fe peut faire qu'il manque 
quelques Ictttes au commencement du 
dernier mot , parce qu'en cet endroit 11 
pierre eft rompue. On lit fut la plaque 
de bronze cette infcription : Det BibraBi 
P. Capril. FaciUu! Iiiiit -vir Augufl». 
V. S. L. M. Si ces monumcnf s etoicnt 
trouvez à Beaune , ou ne dcfapprouve- 
loic pas que l'on fïc viloir le préjugé de 
cène découverte en faveur de la ville où 
clic rctoit trouvée. Mais ces infcripiiont 
ayant été tirées des ruines de l'ancien 
AutuD, chercher Si^^f^ ailleurs , c'eft, ce 
femble, la chctchei où elle ne fut jamais. 



: Toalair pas la C' 

cft. On trouvera la troifiéme de ces inf- 
cttptioas expliquée dans les Mémoires de 
l'aoaée 1701. au mais de Juillet page 



'I i'Ii'''^!: '«> tbmimt"' nÊf 



I ■. .11 ' 



^ fUtneJdialcrïptioiM Itià 

tAi àDJjon daai la^teafil 
dnnet conii. Puiripie e<f ' i^ 
ce> fignici n'ont januit'H 
fouT let toDn tafmet , ill) 
ne qa'araiH le Câfimm aux 
coati , il ^ «voit un ^bli 
t'eadioii ou eft i prefent Dijo: 
en Àabliflemenc \ Voici u» 
jcâoiede Mr. Baadot. CcD 
pou cofirerrec la Gaalc «U 
Yonlui l'aflQindesBclgci SE 
vaiceqncletfKinieii avoien 
fiiree , de que 1» latrei hs 
ftSon de I auioiicc. Daoi et 
itc Legioni fuient enrofiic 
lei Belges en lerpeâ, dcauci 
tenii les Eduem. Mr. Bandi 
que ces tioupes furent poTléi 
«oit où ell Dijon , d'où ell> 
Jtac d'obfetTet les Sequanoii 
flc lei LingoDoii , Se où.el 
portée de fouicnit la £delin 
de tepiîmer les fooIcTemeoi 
X^campiiit fctmé de muraill 
forme de ville -ainfï en ufo: 
mains en parffllet circonih 
Lipfe pitlant des camps dit ' 
tiitnm frfi finubantur, fr*j 
\m Imfttii,ir ubiftrfttutft* 

«Lî- de bel. Gai. 'Dec 
fti. 

jtvritijii. 



ctntT» hojitm , à" '* "'tg" O" £""- 
4m» Hebilium hodït offidtmm. C'cll ap^i- 
tEmmcac là l'oiigmc de b ville de Dijon i 
c'eCt pouE ccccc raifoD qu'elle a potté (i 
loag-tcms le nom de Cujirmm. Mais les 
)3 coucs de (juci tcms l'oni - elles i Du 
ICO» de M.irc Autclc tl y eut des foulcve- 
meiiï dans U FiancKe Coraïc ; Jules Ca- 
piroiia le die : Ret in Se^uinîs rmiMat 
fta/urd ^ imSmt^ti Tiprêffn, II lui écaic 
tics-uEilc d'avoir à Dijon une place force, 
jc des troupes , pouf rcnii eo bii>!e les 
Sequanois. Pat là on jultiâc ce que poc- 
leni les aâes du matcyic de Satnr Béni- 
gne , (]ue l'Empcprur vint à Dijon pout: 
Vilitcr les nouvcauï murs qu'on y avoic 
condruici , (ans douce par fan ocdrc : Vt 
•vîirtt novos murfi }k«i cmfimxtrtint. \ 
Atois les pieries chargi.es de âgures ic 
d'infciipiions , qui aroieni ferri d'atae> 
nient au Cajlmm , enKcceac dans la 
condcuâion des (ours. 

pa ne peut mecue ici le détail des fi- 
gures, il fauc cDavoicIes planeiies , pouc 
ure -'aTCC plailit rexpticadan qac Mr. 
âawloi-ca donne. Voici les infcripctoDS : 
Snittui Seeuîarh Films Sbi vivui fteit mo- 
MwauWMffl fiet & CaffiefAnxenCarantllU 
Aa. StaniU* finilh Fil. S. L.. Aitàiitti 
TâitTtu. Setr*RefiîlHtui Vet. Lcg.XXII. F. 

On voit aifômeni que ce RiJUtutut , je- 
zczaa de la zxii. Lcgion, ferc i confîr- 
nei la conjeâuie judicicufe de Mr. Bail; 

Uvril 1711. , Hii 



^94 Mtmotres four t 
doc fur Torigine de Dijon > 
que le louer d'aroir'écriv / 
de fa patrie avec aacanc <fe 
avoir cû â crarailler zvx toi 
de Tes Cicoyens. 

Article ] 

OBSERVATIONES MATK 
& Phyfica? in India & Chijo 
C*e(l a dire , Obfervatims « 
tî^Mi é' de Fhyfique faites 
des (^ U Chine depuis Vm», 
qui 1708. Far U P. Fran 
la Compagnie de y efiis. A 
rimprimerie de l'Univerfir< 
ge de Saine Clemenc de la 
de Jésus. 1710. in 4^- ^4c^ 

UN MifHonnaire, quelqu 
foie , n'eft pas toujours 
niitcre Evangeliquc, il ne ptéc 
catéchife pas toujours ; & ù 
rober du tems confacré â en 
mites de l'Eglife y il lui rcfle d 
comme en fa difpofition y & 
mettre à profit pour i'avan 
Sciences. Ceux qui font répa 
Grèce , dans la Syrie , TEgyp 
nie & les païs voifins , trouT' 
doute y s*ils chcrchoicnc y des 
de Tantiquicc , infcriptions , 
œanufcrits ; & quelque actcni 
uivril 17 11, 



des Sciences & des beaux Arts. S^ f 

dft devant leurs yeui , deviendroic utile à 
la Géographie &c k l'Hiftoire natarclle, 
hts Jeiuiccs envoyez à ia Chine n'ont pas 
négligé de faire des obfervaitions aftro* 
nonii(|aes & phyfiques , qui ont été pu* 
biièes' en divers tcms> En voici de nou- 
velIeSyfaiteç par le P>Noël, qui les rapporte 
d'une manière à petfuader qu'elles font 
cxadtcs^ 

A la vérité les inftrumens dont il s^cft 
fervi n'étoient pas fore juftes^ Son quarc 
de eercle aftronomiquè élevoit les objets 
de quatre minutes & trente fécondes , 8c 
Ùl pendule , les dix huit premières heures 
«près avoir été remontée , avançoit d'une 
minute & demie , ic puis rerardoit d'au^* 
tant y mais des défauts ainfî reconnus ne 
trompent plus \ on peut même dire ^ que 
tenant rObfervatcur en une perpétuelle 
défiance , ils le rendent plus circonfpeâ; ^ 
& le précautionnent contre la furprilë 8c 
l'erreur. 

Il rapporte dans le chapitre premîet 

Îuelques obfervations des fatellites de 
upiter y qu'il a faites à Hoayngan, grande 
ville de la Province de Nanquin à la hau* 
{car de 3 5 degrcz & 51 minutes. 

En i^S^. le feptiéme d'Oârobre , le 
premier fatellite parut fortir de Tombre 
an moment que la pendule marquoit 1 1 
heures 13'. S^ : mais le P. Noël corrigeanc 
ce cems par l'afcenfion des deux étoiles 
nomrtiées Aldeb^ran & la Chèvre , trouva 
- jlvrUi7îi. Hh ij 



tf6 Mtmeiris four l'Hifiotri 
\\^. 14'. la même cmcifion fflati le 
blcs idui aitiTCi à Paris à j'>. lI" 
<]uî doniie 7b. 4$'. pour la ditTeieni 
méciiiienf. , 

Il fuffit d'aTcrcit pour les oUem 
fuîrantes , ijnc le P. Notil a gardé I 
me méthode , cociigcant le tenu 
pendule par ['afcenflon dniice de 
ou crois écoiles , Si ayaoc égard à 
firaâioQ. 

XmirfimiH frimierfaitlUit, l'a» i 

Le Hcmiei joac 
de Novenibce, i I4 
fcodnle. i^-M'-i^.3at 

A Parit. 10. 4C'. 4o".daf 

\x%; da iD^me 

noit , à la pca- 
dnle. «.ij'- 4". 

TemieonigÉ. 7- î^'. u". 
A Pane. 10'. apiâs mù 

DificKOce. 7>4<'> lA 

te ife. dam£ffle 

moit , i ta peo* 

àifle, 9. Il', fi*, dtâ 

TcQiieoir^ ». pV M*. '. 

A Paris. %. 4,'. wiës mi 

-f'- — j.te.ii'. 



itiScimcitii'iei htimx Jhti, «$7 
le picmici de De- 
teinbie, à U pen- 
dule, &*<. 7', du foïc. 
Tcms coitigé. 8. f. 
A Puis. j). 
Différence, 7. 4S'. 10". 



Il coDcInt de CCS □breivadom , <iue la 
âiffcreoce enrcc ks méridieni de Paris Se 
& de Hoayogan eft en ccms desj^.^e'.i ;". 
& en dcgTcz de 116. J3'. 4(". Il en rap- 
porce pluiieiits aucics d cmeiAoni ii. d'iia- 
merûoQs des rfiiin facellites dans les 
dent années fuivances. 

Dans le fccond chap. il marque les 
éclrplcs de Ibicil le de lune , cju'il a 
obrervées en divers endroits des Indes fie 
êc la Chine, Scaai l'onc aufliécé ailleurs. 
Par la comparailoa de cellei de lune , il 
forme cette ial>lc de diiFerences de mé- 
lidicns entre Paris & quelques autres 
lieux de la terre. 





En terni. 


Endegtez. 


Goa. 


♦''.4;»'. 


7t'. ij'. 


Trinquimale en 




l-lUe de CeUao. 


î. 14. I. 


81 0. lî". 


Mataca. 


«.îi.j». 


97- îi- 


on 


6. îO. jj. 


*7. î8. lî. 


Siara. 


6. a. 


?8. is. 


Macao. 


7. 14- )o. 


III. 7-ÎO. 


Pékin. 


7. J6. î8. 


114. S>. ÎO. 


Nankin. 


7-+4-IÎ- 


irtf. J.45. 


Hoayngan. 


7-4*. M- 


IIS.ÎÎ.4Î. 


Jmiiiji*' 




«k iij . 



/ 



<5)3 Jdetrmifes peur l'ië^tirt 

L'Iile^ePalrac, 

ou de Fer. iK 17'. 31^. 

Le chapitre troifiémc contient t; 
bic des longiiudcl 8c fattludcs de i/iVf 
lieui, principaleiDcat de la Chine, c|a« 
P. Noël 3 dielTces fut fcs obrctvationf.l 
metPekinà 137''. de longitude & 3401 
latitode:Nankin à 138 d. J4'. de lon^a"- 
tudeSc 3 ji, i'. de latirudc , ruppoféc J^~ 
loagimde de Paris de n.^, jo'. laquel^^ 
lui paroû iiop grande , comme elle l'Cf^ 
en effet. 

Il donne dans le chapirre quatrième un 
catalogue plm exiftqueeeui de Ricciolt 
Bt d'Hevclius , de toutes les étoiles de 
l'heniifphcreauflral , avec leur aTcciilion 
dtoicc , IcuE déclinaifon 8c leur grandeur ^ 
telles qu'elles fe faifoicm ïoir en 1 «87, 

Un peu plus d'étesdui» dans le eliapi- 
ite cinquième auroic cié de quelque fe- 
cours aux Lecteurs pont mieux compten- 
dtc ce qu'y dit le P. Noël , des merurcJ 
du ccms ca ufagc parmi les Chinois. Ils 
forment un cycle Ac6oAns parlacombi- 
nsifon de dix lettres avec douze autres 
Ictiies , les prenant deux à deux : ils le 
commencent au folUice d'byvei à mi- 
Buir , & ils prétendent que l'Empereui 
HoamTi en a été l'inventeur. Ccitean- 
née 1711,. cQ la viagcncuviémc dcleut 

Leur année eft lunaire avec des moi* 
intercalaires pouc U tamcaei: au couiï él 



I iei StUaeis & ^" htâux Arti. if^ 

MÔIeil. Ils ne compccm dans le joui (|uc 
E^uze hcuici , Ifs divifeuE ea [Tois pat- 
Uîies , Si. celles - ci en quatre autres. 
■Cl L'Afttonomic Chinoife parrage auffi ic 
l^êiel en coiittdlacioDf , donc le 1'. Nocl au 
ichapitie lîiii^me fflat<^ue le nom Se la po- 
fition, avec les étoiles comprircs en tha* 
cuoe rf'eJlM. Les noms Chinois des étoi- 
les font du ciel une cscte de la Chine. 
J\s onc donni! à ces zdta le; noms des 
Jignicez de la Cour , des Magifttacuref , 
des villes , des fleuves , de la Chine , des 
«nimauK qu'on y voit , Se lî on en ccoic 
leurs fables , les Tingi-hiiît conltcllatjons 
qui psrtapent le ciel font vingt huit Hc- 
los Chinois changea en .illies. 

Nous prenons le itavecs d'un graîo 
d'drj;e pour la plus petite meruic de lon- 
gueur, les Chinois, dit le P. Noël au cha- 
tittce feptiinne, pccnuenc un grain de mîl- 
et : le /mm eft compofê de dix de ces 
grains , le doigt de di^fums, la coudée 
<fc dix doigts. Us ont deux différentes 
coudées , l'une pour mefutci les ctofFis, 
l'autre plus petite pour la tna^onnerie te 
Jêmblahles ouvrages. A la Chine , comme 
en France, les me/ures varient l'clon les 
Rivets lieux : !a grande coudée de Nan- 
kin cfl égale au pied de Paris Bc un pouce 
Be utie ligne, la petite à un pied de Paris & 
lïx lignes. 

Les Chinois comptent fix coudées, ap- 
paremment des petites ,. pour le pas ; trois 
jtvril i7Xi- Hk iijj 




y«o Mimtîrts peut rStJl^t 
Cent on jtt pu pour lely.Sc ,i-\i'lf 
Va i^ri ie lénradc. Il peut cepcul 
Svfiîrcn cela goelqac mécooipR'j 
Alfcmcc urim aai raefiiic*, ^L) 
ftU'n'Aoie&t psi figraDdei. "f 

Xim eft un foidi qai i ta CUotf ti 
i nôtic livic , & u éîTife panïlli 
(fti/putiet w>maéabtumi,aalÊi 
le «fa», le cimcD^fàm , le^ 
le fcf ; & la ditifion fc poniRr « 
A mzcndiz jafqn'i un cin^i^iné e 
Un de nos demi- Jcai de légt. f 
titm , 5 fiêtni , 8 !)>«. I.2 gnnde n 
pour le blé , le lii de les aatm dca 
fe oomme ««', Ac pefc i i»iiiu , elle Te 1 
en 10. ntu , te la dtvilîon de dix ei 
Ta eocoïc juri]u'à un fixiimc terme. 

Dans le chapirte huitième le Pece 
rappoite un grand nombre de (et c 
varions fur la vaiiarion de 1» boi 
dans la rouce dipuis Lisbonne jnfqi 
Chine. 11 a eu le moyen de s'y n 
rsaCt , ayani fait le chemin ijoaue 
C'cll ccïiainemcnc une chofe digne c 
marque. 1°, Qu'au même endroic 1 
leire la variaiioii de l'airaan change 
les anf, de 9 miaures le. ).o fécondes : 
au Cap de Bonne-Erperanee le P. No 
trouTa en itfj. de yd. ij' veis l'e 
en 1701. de 11. J. ^o', en 170tf.de 13* 
cn1708.de 14 d. 1°. Cette Tuiatii 
fei limite! , lepaSàoc de l'oiicQ i l'cft 
del'eA à l'oiiell. }°. Elle elt coate t 



ils SehtUIS ^ dti htaux Arts. 7O1 
renie cd diffcieos lieux. Cai TcIod \cs 
obrcivAcians du Pcce Noël en 170e. ia 
d^cliaairon d'aiicfl décioic conrinucUc- 
meat depuis Lisbonne jufqu'àU ha.u[euE 
de riAe de Fer , d'où elle paiTc à l'cll Se 
ciOLt jafqu'à enviroD 3 $0 lieues du Cap de 
BoQne-Erperancc , U elle teiouinc à l'oiieft 
luf^u'à lahauceuidc Madagafcar , &puij 
à l'eSi jur^u'au décToic de U Sonde , Bc 
de ce détioic co allant à Ccilan & i Goa 
elle reprend l'oiiell. Il dit que foui le mé- 
tidiea du Cap le plus aûltial de Mada- 
gafcai , faiCant rouie ve» le pôle auf- 
nal, la boulTole décline de plus en plus 
à i'ûiicft, de ro degtei à la latitude de jo. 
40". de S6 degrcz âla latitude de }6. 4". 
Une telle divet/ité de dcciinaifous ne 
convient point a»ec les méridiens, flcnc 
fijaaroic s'ajullei à aucun grand cercle -, de 
loite qu'il a'eft pas permis de feindre des 
pôles fixes & des méridiens magaéli- 
gues. 

. Ce que le P.Noël 1 obreivé de l'inclî- 
oaiioa de t'aiguille n'eA pas moins eu- 
lieux , & paioîtta plus nouveau. Jl Ce &t 
dtie une cfpece de iioulTole , bon pas 
pouE ftie placée hotizoatalctnenc ^ mais 
^ui ccie ^fpenduc vciticalcmenc , te 
qu'il eut foia de tenir dans [a lieue de 
déçlinaifon : l'aiguille toumoii aiiément 
fur Ton axe ti était en paiEait équilibre -,. 
avaoi que d'avoir été aimantée. L'ajans 
l£f4 àLisbone > où la hauteur du pôle cjb 



70Ï- Mtauirts peUf Vlîifiaw* ^ll 
de 4.8 iL 40'. Elle inclina de 48 à. x ^^ 
en avançant ven l'éqnaceur, l'iDclim^j 
dimiaua toùjou». Elle fut encore 4e 
dcgKX Si i^. minutes ioai l'éijuacmr, A 
d. i.0.' i la lachude auSitale de ^i.f 
naît au fixifme degté 30'. l'aJcuille t' 
leva de près de ; degtcx Ait lliorizoï 
& continuant de s'ékïct à mcfucc que , 
vaiflcau s'éloignoii de l'éijuaicut , à la Is; 
ticude aufttalc de jS dc^tez fou! le mS 
lidien du Cap auflral de Madagafcar, fo 
élcvacion (ut de 89 d. 30', De là hi 
fane toute an. nord-i]ua[c de nord -eft, 
à la latitude de 35 d. i}'. l'aiguille fi 
mit Tcnicak , tt demeura ainfi pat Ici te 
titndêi de }4.44',}ir, iq' ,).i.»{'. EIV 
garda piel^ue la même fiiuaiion pu le 
30.40' le irj. 47'': Au Tingthuiticine i 
3 j'iplle le remit à 89 d. 30". Ëofuitc (uùu 
loutc â l'eft' nord-cft, 8c puis an aord'lioid 
cft , rdlevadon de l'aiguille fiit de foi. 
30'. pat la latitude auftiale de x d. 10'. A 
elle fut Jc' jfd. fous L'^uateui : enfii 
aux Indes Ac i^itd. )o'. de btiiudabo' 
leale l'aigoillc fiit entiéiemenc hoiî»»! 
talc. 

Ce mélange de icgulaiitex Scd'ÎR^B- 
latîtez, tant eu la djclinairi» qu'en I ï» 
dination de raiguille aimaniie, cft en 
banaUam pout Ici Fhjifkient ^ & ne l^n> 
uic ({De dteoncencr leurs lyAcmei. 

Daut lu chapiirç ueuvitaie le Pi No«l 
parle de trois Coia»ciK * ^asicoIi^iCillCtU 



éii Stùnets 6* ^ Bi/tux Ahs. jaj 
Swx a^\\ commcnç» de roir en iSsî- 
le fécond joui de Novcmbtc, fa dont il ob- 
fervale cours. 

Il a foavcnc remartjué , en difFcren» 
lieux , qaele foleil cRfoncé Tous l'hoiizoa 
de pics deguaraatc dcgtez pouiTc une lu- 
mière alTcz fcmbUble à la queue d'une 
comere; & qui i'ctcnd dan) r^clipcimie 
^r<iu'â eaviton 70 degrcz. Elle Te fait 
nieui Toir avaac le levei du folcil qu'a- 
pièî foncouchcr ,& en h.yvcc qu'en été. 

Etant fous l'équateut entre les Iflcs de 
Sumacia Se de Boedco , le fiiiéme de Fé- 
vrier 1701. il vit le folcil cntouii d'une- 
Konronne , qui avoir ij dcgicz de demi- 
Jiamene & les couleurs del'iiii : tefoleil' 
étoitélevi dc74d. 14'. Entre les Ifles de 
Sumatia Si de }uva le neuvième de Eéviier 
J70S. il remarqua une femblablecoaton- 
ne , le foleil apni la même hauteur. 

11 dk que le dixième de Janvier itf^4> 
il vit Jupiter un peu allonge en ovale, tt 
qu'en 1697. au commencement de Jan- 
TÎer il appcifutune ligne luifanie qui par- 
tageok le difque de Veaus en deux paicieS' 
égalM. 

Il sjodie une obfervation laite à Can- 
ton paï le Pcre de Eontenay de Mctco- 
te padânt fous le foleil , le dixième de 
NoTeiabre K^or. 

A la £n du livre il y a une table de l'hcl 
jDifphereauftralduciel, où les conftclla- 
fanons fie le» étoiles fontmaroufes. 

^tvrii-ijit. Hu Vf 



704 . Memohis four fHifoirt- 

Article LV. 

L^TTKn DE Mr. BERTRjilit1> 
Médecin Mg^igé MU Collège de Métr/êilié» 
À Mr. Deidin Frofejpfur enMedêcim d9 
IVniverfité dt MwfpeUn » Jkt U 
mement des mi^cUs*. 



M 



1 ONSIEUR^ 

}*ai lu avec plaifîc vôtre Tbe(c du mo»* 
vemcnc des mufcles v je ne fuis pas farpfli 
qu'elle aie révolté contre vous quelques 
Doreurs de vôcre Faculté , parce que vons 
y atcacjuez. ces Phyfîckns y qui cherchenc 
moins â fe diûinguer par un fidelle attache- 
ment aux loir de la nacuie, que par i*iovca- 
cion d'une hypothefc curieufe & rccher* 
chéc. Pour moi, je vous avoue que je n'y ai 
pas trouvé tout i £iit le dcoouëment d'un 
phcnomcue qMC je crois au dcflus de doS 
connoidanccs \ mais j.'ai eu au moins k 
plaidr d*y voir une explication d'autant 
plus viaiiemblable , qu'elle rapproche la 
nature de cette première {implicite y doot 
on l'éloigné tous les jours par tant de nou- 
velles hypothcfes, qui fervent moinsà&ise 
briller la vérité , que le génie de leur Aih 
leur. Je ne fouhaite rien tanr que de voir 
ramener la Phyfique â cette iîmpiicité na- 
turelle que tout le monde fiherchc , Ac que 

JivrU 17 iTu 



iei Scitnccs ér dei beaux Arts. 70-f 
-PeiroQue ne peux actcîculie. Tous ceux qui 

nous promcitcni; l'cxplicacion nouvelle de 

.Quelque phenoiDcne out foin de nous, pccve- 

I diiifui lafimplicitéde laDsiute , mais peu- 

dont qu'ilt a^Arni de la fuivEc tJaus Tes 
,YDÏe£ Uniples, ils multiplicuc Tes loix, & 

conduiieuE cux-mËmes celle ^u'iis OOE 

cfioifi poiu guide. 
Cependanc,quoiqiu la liberté que l'on & 

donne de picrccirc du loii à lanaïutepa.- 
loilTc coarrajre aux progrès dclaPhyfîcjue , 
on doit pouccani efperei de découvrir pat là 
les viayes rcglcs qu'elle fuiiicar enfin peut- 
Être eft i: impofGblcdcttouvec ua fylUmc 
qui puilE: faiisfaiieàiauies les dilKculcez , 
ic expliquer tous les pheuoinïiies. Un Phy- 
£cien modetaedu premier ordre * a. fort 
bien dit que pluHeurs fyHemes probables 
les Mn%. plus que les autici valent mieux 
que le plus probable roue fcul , patte qu'il 
n'y en ft^auioic avoir qui le fbic alTez pour 
téroudtc tourcs ks di/ËcuItez qui fe rcncoiv 
tienr dans les fecrcts de la natuce. Qui les 
PhjtAciensdoBnenidoncualibicclToriàlcuis 
cfprir , j'y confens ^ qu'ils nous pcoduifeni; 
lou< ce qu'une im3g.iQariion iècondc peuc 
cn£u)tci d'bypothcfcs nouvelles ^ nous les 
iCKvtoos avec plaillt : il nous fera plus fa- 
cile de démêler les veiitables loix de la 
. natuie parmi une infinicé d'auties qu'on lut 
SUia.pte[^es , ofit de nout ouvrit unnoa- 
Teaacbcminqucpcdcinnc n'aïuoù cocoie 
feayé. 



jo6 Mémoires pour rtftftow 

Mais je oe puis foufïrir qu'un Auretir 
Êide encrer Tes pafEons, & > d je l'ofc dire ^ 
fcs caprices dans les recherches phyfi^ 
gués. Tous habiilenc la nature à leur mo* 
de, chacun croie l'avoir de ion côté.. Cette 
bonne mcce (l coflftance dans Tes loiz , fî 
fâge dans ies mouvemens , H uniforme 
dans fes opérations , e(l devenue aujour- 
d'hui un perfonnage de rheatre,à qui on fait 
joiier tous les jouis un différent rôle. Le 
ChymiAe la fait agir pat les ^rrmenracions^ 
les digedions y & par toutes les autres ope- 
rations de £bn Arc ^^ il ne lui donne pour 
inflrumcns que les acides & les A4kali$. 
Avec ces deux principes il prétend formes 
& détruire tous les mixtes } rendre raifoiv 
de tous les phénomènes, & icgler par Tac» 
cion de ces deux Tels l'harmonie de couc 
rUnivers. Le Mathématicien la conduit 
par des routes bien difFereutes. U ne la fait 
avancer que par des progrefGons géométri- 
ques y & malgré ladiveriitédescaufes qui 
concourent à les produélions^il lui fait fai- 
Yre dans tous fes mouvemens le calcul exaéb 
de la plus fcrupuleufe Arithmétique; 

Vous avez icvty Monfieur, éviter ce dan- 
gereux écue'il dans vôtre thefe. Vous avet 
f& vous mettre au deâùs des préjugeai 
de vôtre profcffion : engagé par votre état 
aux recherches de la Chymie , vous n*ave2^. 
point adopté les vifîons des Chjmides y 
vous avez fuivi la nature dans cous fe» 
mouvemens , fans malcipUec &s loix ^ 8c 



ies Sclnces (j- *fr( htau» Arts, ^jy 
;JBns lui riea pcctrr du yâtie. £nlïa vous la: 
'"feicci agjr par touc avec cette fimpliciié in- 
telligible , fi,coac[aûe à la conftifion ^ui 
Date des hypochefcc tnulnpliées. Vous \as 
demandez mes réflexions , elles jùnc fi peu 
différentes des vôtres , que je ne me fetois. 
jamais iitertmai. à vous les communi- 
quer , (î ;c n'aTois craint que ce refias ne 
vous fit doocct de ma imccrii^. Je tous. 
prie de les recevoir comme Jes pcnfécs d'uoj 
komme , dont l'efprit di/lrait par la prati- 
que eft devenu moins propre à foutenir l'at- 
tention que dctnande une théorie abf- , 

Vous tconTCtcz peutcirc cjuc je ne parlé 
pas roui i fait le lang.i;;e d'un Phjlieicn- 
moJeinc , ,e l'ai ainfi iStùi , pjrcequc je 
a'ai voulu examiner ta qucClion que félon I4' 
■lifon naturelle, foucenue pat l'eiperiencc. 
J'ai craint que le langage des nouveau! 
Fbilofoplies ne m'infpiiàt la fureur des 
nouveaux r^ftcmci ; car enfin , quand on ai 
Tsincment cherché la tcfolution d'un phe- 
■omene qui cft des plus communs , dans- 
les ptineipc! d'une faîne Phyfique, dans les 
démonstrations épineitfes de la plus abf- 
tsaite Géomeiiie , & dans les plus heurca- ' 
Sn imaginations des Chymilles , que refle- 
t'il à faite, &ce n'eft de la chercher , com- 
me je fais, dans let plus claires, notions dit 
&aa commun & df la laifon i 

Je pofc premietemenr des axiomes quL 
Bâta avetcz, ou <]ue je icns ccitains gat W 
Avril 17^^' 



pittre* qui In Àivtc^Cqi. | 
coadoifènt à diffcrniiH-fi^jil 
iJiÛldctCQreinble, fetmem^j^ 
piéciï lie monrcDcimcor. ,x 

( i".jijciim*. ] L'aâios^; 
fiftceoileux'iiKMiTeitieili iett 
4ç TcUchciqeot , pu le pieoii 
coucit en (ë letîtaat tos fç 
g^ le lècooil il *'a]Ioiffie ca •*« 
. (»• .d». ] Pu UD Je CCI 3 
jnent le fflnJTcle reotte dani fin 
ni , fax I'mik il paffc daaiiia 
tÇ cantoûe,' 

Jappetlctetnataiel dsium 
iaaË (jDclqBC coipc que ce Ibii 
<ft xpiini on rabûdoonc à (lù-i 
tac'TkilcnEeftxcItâoà il cft i 
nei;,pai l'efion d'un aune, sini 
Vfut luuiiicl d'DDcoipSflc mol 
«ttr^at Tiolcat. 

Daoi celui-ci , qui a du re 
tutsrcl efl celui qu'il lepcend S 
craftammeuT , lois qu'il ell libi 
fient i U violence ^'an autre I 

( }. Jtx.) Uo coips *e peut 
état naturel. Se coirei dans un é 
qne fsc l'efio» & l'impulfioa 

ÇWM. 

f^. ^. ) C'eft la tmème d) 
Jilôii qn'aa cotps garde conftai 
posjuiqti'à ce qu un autre ]< 
ipauvEmeut, axiome reçu deio 
'Cicus. De même an coipi POUI 



itt Sc'uaeei (^ Jts htaux Arts. 70^ 
lias foD étac naturel n's befoin <fue de lui- 
ncrnc ,il Tufliit qael'ïffaFCiIu corps , qui 
Bt faifoit violence , diminue , ou ccfTc. 

( %. Ax. ) Cette fbicc par laijuclle un 
Drps Gc icmct de IiiNiiicme àisa iaa ccac 
latutel cfl foD rfiToK. 

Tous les Philofophcs iceonnoiCcoc cer- 
CT«ruéla/li(^ue dans tous les corps, mè- 
BC-iJans Tesplus (hirs ; cepcudant elle cft 
lUiicoup plus fcnfibtc dans ceux qui peu- 
pcnr être allengez. 

( ï"P. frtpèfttiin ) Donc l'ctai tîolciK 
U aHifcle eÀ celui dans lequel il report 
ioiptcl&oBd'ua auEic corps , l'ccac naïu- 
sl cft celui où il nf reçoit tien. 

t'otdre de (a qucftion demande que 
ou S a sa mimons àptefcnt dans quel étac Ib 
luJcle reçoit quelque chotë^ & ce qu'il le- 

0ÎE. 

( ï". Ax. le muftlc n'aquc «ois foN 
» de vatlTcaui, Ici {ângoMis., Icïljapha- 
qiieiKlesnet*euo[, il ne peur donc cece- 
oir que le fang , la lymphe St, les «rpiics 
lumauz. 

( t. Ax. ) La Ijimphe ne conDribuë point 
«mouTcmcoiduinurcle, petfeanenes'cft 
ocoïc avîTé de le penlct , on. peur couper 
!« vaifTeaus lymphariques , & imcttom- 
>x4 k ccuci de La lymphe , fans que le 
neuTemcnc du mufcle en fouCFie. 

('î». jfar.JD n'y a donc que le fangS: 
!ï cfpiîK qui peuTcnr faire violeDce au 
inicie , H ie liici de Ton ixiX. aatiueU 

Avt'd 171». 




7IO Memêins fpur Tul^hin 

Oc tous les Anacomiftet coori 
^ue le SDufcle ne reçoit le fkng qn 
le relâchement » & qu'il ea eft viûi 
la concsaâion. 

C&^ ^^f^f) l>oTic la coatraâ 
l'état naturel du mufcle , le rclâc 
cil fon état violent. 

J'entens d'abord ceux oui ved 
le fang ne cfuicribuë pas de hii-flo 
mouvement des raufcles > mai 
ment en favorifanc le cours des efpc 
les nerfs par les bactemens djcs . 
qui les fbiietccnt \ )c les encens , 
m'oppofci que le fang n'agiflao 
fur le mufcle , il c(! indifFcrent qu 
cre en quel tems que ce foit , que 
pries joiiant ici toute la fcene , < 
leur pcéfence & par leur tmpulfi* 
fautmefurerl erac violent du mufc 
ne recevant les cfprics que dans fa < 
tion , doit être pour lors dans 
violent. Je réponds a cette oh'ycC' 
la même méthode. 

( ic. Ax, ) Le fang entre dans 
de lors du relâchement , & il 
dans la concraâ:ion *, mais il ne pi 
cter qull ne lui communique un : 
mouvement. 

( ze Ax. ) Donc le mufctc relâi 
point dans fon état naturel , pu 
reçoit l'impref&on d'un autre cor{ 
première propofîcion. 

(1^ Ax.) Mais fi les cfprics ( 
Avril 1712U 



âts Scîtncis 6" <i" ie»ux Arts, yt t 
juii le mufck lors de la concraâioD , le 
Biafctc feroic [oujouts dans uu état vio- - 
lent i puifquc dans un il cl^yeroii le choc 
du fang , fii dans l'autre celui dos erpiity^ 
Oc ils ne peuïctw pas être toujours dans 
cet ^lac pai k dcuiicmc aiione de la pre- 
micic propolîcion. 

if'.Pnfff.) Donc ic ntufcie ne reçoit 
J'cô>rit animai que dâus le tclàchcnKDt 
en même cents q.uc le faag. 

Si cette raifoa œ paroit pas a/ièz phylî- 
(|ue , Bc cju'on difc qu'il impolte peu que 
le murdefoic dans un ^tac vialctit& na- 
turel j pourTÙque Toa explique fon jeu k 
£oa aÂion , confultoiis l'cipccience. 

S'il y a des cas où les muTcles Te con- 
Rafteni fans tecevoii , ni Ting , ni tfpiiis ^ 
ili oe pcuveai Ce conciaflci pouriois que 
patlcui propre relToit , & la chofc doie 
toùjoois fc £ùte de ra£me dass toutes lel 
autres cou tiaâ ions. 

Ot cela atiive lotfque le dctF eft coupé, 
ou obAtué , lofrqu'on coupe un mulclc 
«a iiarers k cour eetiei , l'antagoniHe fe 
COntia^ I mais dans toas ces cas rie» 
a'catre dans le mufcle contraâc , nt le 
faug ; tous es coaTicuBeut , ni les cfprirs ^ 

Iuifque leur coûts eft intercepté. Donc 
a coatraétion ne peut pas être l'efFcc des 
eff rits , pHifqii'iis n'influent pas. De plus ^ 
il reioic diificile de concilier une eonttae- 
lioa fixe & incurable avec le mouvement 
CootiBuel Se U voUitlité cxtcaoïdinailtt 
ia effiîis^ 



71 1 Utmtires feiir l'WJtfkt 

{4t,Prtftf.J Donc les mufclev m 
CODCiaâent que pu leui piopic raO 
& ne TCfoivenc refprii animal que dui 
jciâeticineDi. 

Je téâaii toutes ces piopofiitoas , M 
j'en fiis an itgumeni CQ focme de Coi^^ 
faire. ■■ 

L'éiu TÎoleDt du muicle efl celui o^ 
nçoic quelque chofe , l'état naturel 
celai où il ne icfoit tien. Picmieie ptoi 
&iaii, Ot le ûiurdc ne reçoit le UDgkj 
les erpii» que dans -Iç lelâcHcincntr-'r^y 
fiéme ptopolicioD. 

Doue le lelàchcment cft l'état vi 
du mufcle , la coniiaâioa ell foa eu 
tuiel. Deoiiéme propofition. 

D^nc U coaitaAion n'cft que l'effet j| 
ion rclTutc. Qiiatriéme piopo^io 

On peut donner à cette preuve on a 
trc [out , qui aura plus de ptifc pout ci 
qui ne vcuknc icccvoit d'auitcs axtomef 
'que cetfjt qu'ilf oat appiiï dm, i'£ , . 

Le mufcle 2 dcur mouvemen* , ioMl 
l'un peut fticrcffcE de foateflbn , YaHnt 
celui de l'aûioa d'un autre coiphOtcop^ 
aae ou ne doit point multipliet lei çaiilèl 
fans neccfTit^ , un de cet deux mouTnaC^I 
doit leconnoûie poi» caufc ce [cdbn unir 
tel. Mais fi le mufcle teccvoic lefaaedàÂI 
le iclâchemcDt , Se rcfprit animaTdàoi 
la comtaâiou , cbaque mouvement poif* 
toit êEtc actcibué â l'aâion Ae l'an deetf 
deux corps , de «ttcan ne d^pca&oh M 

AvriiiTix. 



r. 



dtt ScîeiKtl i^dts hêauxArtt. 719 
feulteiroit d» tibrcs. |Donc Je mufcle ne 
peut pas l'ccevcii des corps etiaagcrs dans 
les deux iMOuvemcns. Oi louf convicn* 
nenc (ju'il ne te^oic le fang que dans le ce- 
Uchemeiit , dont il doit aiiflî leccvoii 
pour loK JWprit aaimal. 

Voilà , Monfieui , ce que las noiioDi 
communes & l'cxpeiiencc me découiieoc, 
itvaatq<u de pénétrer plus avant , exami- 
Iionï ce qui fc paffe dans Im u/âges com- 
muns de la vie. C'eft là proprcmeoc que U 
■utuce ne fe dcmcDt paînc , & où elle ne 
liiii que Tes ptoptes Ion. 

Toute la force du mufcle coufîlle danr 
fa concraAion. C'cft par elle qu'il foulcTc 
de pcfans f^rdeaui, & qu'il faic ces clfoits 
citcaotd in aires. Mais fi c'cd l'erpiii ani- 
mal qui faii la conttaflioa , comment ren- 
w- 'iie uifon de la diffcreace qui eft encre la 
f TÎgucuc d'un piyfan , & celle d'un homme 
} de condition de même âge & de même tail- 
le i Y aurz-t'il ajTezde différence encre 
lears crprits animaux , pour faire portée 
aî/i^mcnc au premier un poids que l'au- 
CK peut i peine lerec de terre ? Dira- 
l'an que leiefptin dy payfan formez d'un 
ïâog giaflier , doivent aïoit plus de maffe, 
6t par conréquenc Être furccptibles d'un plus 
gtand mouvement , & produite dans lei 
mafclci des conttaÂions plut foitcs i Maif 
efl-ce que l'abondance des efprits dans ce- 
lai qui vie mollcmcnc, & qui ne diflipe 
point , ne compenfecott pas la gioflicnté 
Avril 1711. 



714 Memoirei four VWjietn 
de ceux de l'Komme de iiavaLl ! Leart I 
ces devroient donc £tie égales. Ccpcnd 
t'cxpmcnee nous montre le conTcaiie. 
même, parmi les cens de travail qui vÏ¥^n 
fous à peu près 3e la iRémemaDiete^l 
tiailTent ptefijuc tous également robuftS^ 
chaque etac a ^oa travail parcîculicc Se ^ 
k&i, & bien pcoporcionaé à fcs foTC^y 
que l'un ne ffauroic faifc celui de l'aune. â*' 
cli de même des animaux. Il feroit aufij 
inucile de Tuivre couics ces differenCBM 
^u'il eft imponant d'en connoitie lacaffll 

2ui ne me parait auite, que le leflon dflP 
brcs fortifié pai U coniiDuiié d'ua mcm^ 



Voudtort-on tn'oppofci que 1m m£iHl 
cffbrtf ceïteteK teawit le paflagedes cTpnit' 
plus Iibte,le5 caaaoxqmlci poitcffldaDlUl 
innrclei deftincz icet mouVemeiu deriéti'' 
Mnt,fm4^rÊgi*/^innimv!s,lc giaadcbtf' 
mia des efptitSi&quelesefpriticotilantdlM 
CCS muTcles en plui grande abondauccî ib 
peuveDcjfaiic déplus grands elfoccf, Mail! 
on confidete que dans tous cet cxcicicci 
violeni ptcfque tous les mufcles du cor^ 
agiflent , 8c qu'ainlî les crprits |fe fcajat 
par tout des routes également libres. on 
teconnoltta que dans ces gèns>U, la &ch 
lifé à faite certains efFom plAcàt que d'ai- 
Rcs Tient daieflorc des parties fortifié pat 
les aétes i^ïtetez d'an même exercice , ft 
de l'accoutumance pat laquelle les fl 
ont ctei fouTcot Jrfelùet d'ane a ' 

AvrUijix, 



, JkiSdtHcti ér i" htaax An. 71^ 
^tcre. Les crpriis n'y cm aucune parc : c'eft 
ainG que les bois les plus durs ■ comme le 
ch£iie, obéïircnc »a pli «^u'on tcuc donne , 
& que même l'acicc-coarcïrefoQ ic/IotiJe- 
lon licouibûccqu'il ârrçûë. 

Cecte proponion du rciîotcdcs pacciet 
folides arec le mouTement des liquides me 
patoic beaucoup plus propre pour eiplî- 
qucr les fonctions animales, que tant de 
nouveaui fyftcmcs , qui , pout être plus in- 
génieur , ne font pas plus confotines à la 
vérité Se auï lois de la nature. 

Vous ïoj-cz , Monrieut , qu'il ne fauE 
pastoujoiiis examiner les chofirs felcin les 
règles d'une méthode tégulicrc. Souvenc 
oa découvre par un raifounemeat familier 
ce qui échapc am recherches les mîeui 
concertées. Un Philofophe doit quelque- 
fois Ibrtir de fon caraâere , & rapprocher 
U Phffique des notions les plus commu- 
nes. Jurqu'à ptefcnt mon renrimeni n'eft 
pas forrdifFerent du vôtre. Je crois, com- 
me TOUS , que le telTort de fibres fuffit pout 
le mouvement du mufcle ; j'ajoute feule- 
ment que ce tcfTori fait fa contiaftioa , 5c 
que !• mufcle ne reçwc lefangSt les ef- 
piits que dans le lelàchemeot : Il c'efl l'cf- 
prit xnimal, oulcfang, qui produit ccdei- 
niet mouvement , c'eft ce qu'il faut à pre- 
fenc examinei. 

II cft cooftant que le mufcle ne reçoit 
rien que dant le lelàchemenr qu'il y reçoit 
en même tems, te la efpiiis & le CÛigt 
^ Avril 171V. 



— ^ ■ - g - - ^ -f 

-éa Aurde ^nÎTc en mêiac cap$i 
yeatre , penr-oa douter qu'il i 
de (oa impuifion ? Pour celleJRtj 
cour le moade eo coavieac , aYOC ^ 
icreoce , que jç «e lui £ûs piod|iiil|«i 
fer ^e djams le selâchcfneiu^'jk.iiij 
<buis la ceotra^n , pomme .teii 
Ja plupart des Pliyfidens* : - f .. •>• 
Cet deax liquides concoimeiit d|j 
icMbie aumoufemcnc du morclc^. 
«ndilacanc les ^^ardesqo'ilsjaCTi 
ii*eft. pas oecedaire pour cela^*'*' 
tpm enfottble y «ncoce «oîiif 
BMDHciicw Aprè&tottCy qa*ilsVjrf 
fMm , airoe^ oa (ans fermeaisi ' 
£utrieo â laïqueftion. Il me. 
.«erpir c|iie deux liqaidet qe- ' 
Me dans ha co^s (ans en a|ij^ 
kmc.Or çciM^aiigi^icaïa^iopi^f ; 
fe4|ii*ça-lai3Ectir, 6a ea 





âtiSiUntes^diihixuK AUu 717 
' ( i". Ax. ) Les fibres dont [es mufeles 
font compofex , ne font qu'une fuice & un 
cnchaiacmenc de pciircs ïcûcuIcs ellypti- 
ques itcachécs le: unes aui auiici. 

Oa en craie aajoaià'Wm fui ce &ic le fa- 
meux Mr> Lcuvcnoèk , du moins ceux qui 
attcibucac la couciaâion à l'crpiic animal ^ 
fbadenclà-ddîus leuc reniimeoc. 

( 1. Ax. ) Pouc qu'une fibce aiolî com- 
poiéc fc contiaÛe, c'eft à dire, fc raccour- 
cifTe, »1 &UC, ou que les vcliculcs fc re- 
plient les unes Aie le; auitci , ou bien que 
l'élargiiTant en tout fens, d'ovales elles de- 
viennent ion du. 

f i.Ax.) Si les vcficulcîfe replient lafî. 

demeutcia la même: fi elles li: dilatent en 
taucrcns,& (qu'elles deviennent rondes, la 
Ebre doit recouvrer en largeur ce qu'elle 
perd en longueur. 

II feroir facile de démontrer cela géo- 
mer ri quemcnr, 11 je n'aTois renonce des le 
;om m en cernent à cçs pccuTcs abUraices.- 
Dans la coQEiaâioo du raufcle fa diminu- 
;ion en longueui cft (enllble , paroît à vui; 
l'œil Se n'eft conicncc de pcrloane ; foit 
aoemcntaiion en Ureeut n'eft du tout poinc 
fwfible. 

Si cette augmentation du mufclc en lar- 
geur dans la conctailion étoit aulli fcufible 
que la diminution en longueui , tous en 
ConrieBdroieHt comme de celle-ci : or tout 
le inonde n'en convient pas , ce qui fulBi; 



71 1 llemolni po§tr tHSfioirê 
pour nier cène aogmentacion co Ixtgjélfi 
quand même rexperieace de Gliflbn ne la 
décruicoic pas» 

( ^.Jix.) Donc la fibre ne (econtrade 
point par la dilatation des veficales 9 mais 
par le repliement des unes fur les autres. 
^ ( 6. MÎx, ) Donc elle ne reçoit rien dans 
fa contradion qui a*eft que i'efièc de foa 
xeflbrt. 

( 5. Prcp. ) Donc la dilatation do mufcle 
par les liquides fe &it feulement en loa* 
gueur , ce qu'il falloit prouver. 

Ce n*eft pas aflez que le fang^ les efptits 
concourent enfemble au mouvement des 
mufcles , j'ajoute qu'ils fe prêtent un Re- 
cours mutuel dans cette aâion^: le fang &- 
Torife le cours des efprits , ceux-ci foufJ^« 
nent le mouvement du premier. Le fang 
ieroit peutétre trop groffier 8c les cfprics 
trop fttbcils , pour une aâ:ion qui demande^ 
& de la promptitude ^ 6c de la conftance.Le 
fang tout feul auroit-il pu fournir à ces 
mouvemens que nous £iifons avec tant d'a- 
gilité ? Les efprii;s tous feuls auroîent*ils 
pu foucenir la continuité d'un long Se vio- 
lent cfTort } Il falloic donc que Taâivité des 
efprits fut retenue par la ▼ilcofité du fang^ 
& que la lenteur de celui-ci fût animée pac 
la viv^ité des premiers , & quoique nous 
ne puiuîons pas pénétrer la manière donc 
ils agiffebr , nous pouvons pourtant aflurer 
jque ces liqueurs relâchent le mufcle en ércn» 
danr Ces parties eik longueur | de que les fir 
Avril lyiz. 



ilét Scitncii é" des itaux Art), 7 1 j 
fcies allongées Te icmcuaJiE dans leot fu- 
mier écupailcur ptoptecclTort, poudcni à 
leur tour les liquides , qui s'accumutaoc en 
plut grande <]uanciié , Se. pouffez coujou» 
j>ai la. mârnc force , rurmomeac auflî à leuc 
tout \t telToti icsèbtes , & ks allongcnc 
4e nouveau , ce qui fuffic pou: pctpecucr les 
Jnouvemeiis ncceffaircs . 

A l'igud des mouvement librei^eommc 
i£b d^peodeac prefque toujours de deiii 
rajaufclet aotagoniftes , un d'enrnepcuc fc 
^oorn Acrquc par le relâchemeut de l'autre, 
|Û faut donc les regarder comme fc lenaac 
^nn Se l'aucrc dans un par&ii £qu i libre, cece- 
Tanc chacun dans cecétar pareille quanricc 
,dc fang & d'erprics , mais dès que la volon- 
té dcctrmiue une plus "tandc quantité d'ef- 
pritiTersundecesmafclcs.réquilibreécanc 
lompu.cemufclcfcrelâche daTaniage,3E 
/donne le moyen â l'autre de fe conitac- 
tCE : mais parce que celui-ci ncpcucTecoa- 
.Ciaâer qu'il nercpoulTc le far.g Se les cf- 
.prks , cet deux liqueurs s'accumulanr joi- 
-gaent leurcf^icà celui des noureaut ef- 
^piitl que l'ame faic couler dans le mufcle 
.édacraâé , qui auflîtâr fc reliche , pendant 
:que t'aurie le contraâe de noureau. 

De là il fuit , qu'il ne faut pas une aulTi 
grande quantité d'cfprits que l'on penfc 
pont faire agit les mufclcs , car dans ceux 
qui feiTCDE aui jnouTemens nccelTaires, 
J împulfîon du fatig fait qualî tout l'effoir , 
,S( fuific prerque pont allonger le mufck; 
^«r» 171*. li ij . 




710 Mémoires four l'Uifinirt 

DaDS [es volomairo , lî la panic cA 
uoefituacion droite, les mufclct aoi 
Bides écaDE daas l'iïquilibte , la mo 
quaD(i[é (j'erprics (]ue l'ame décccmine 
UQ de CM mufdcs , fulic pour tompi 
^quilibcc , & donner oceafion à l'aui 
fcconctaâcc , tout connue le plm 
poids ajouié à une balaoce en ^quU 
faii piécipiicr un ballîa en bas Se t 
r»u[tc. Que fi la partie que l'on vei 
muet cil tout à ftit flcchie , il nefâu 
non plus beaucoup d'efpiits pour tell 
le muCcle taana&t , car le laag«ertl 
f endaoi la connaâtoo fairanc Ho < 
tfoatinnel contre le mufcle , pour pé« 
friti qui y aceoutent , ils funnoatfeni 
enTemble la tcHllauce de foD teflbn ^ 
telàehant pccmeitenc àraucre de fè 
EUâer. 

Voici cDCote, Honfîeot , en quoi 
fencimenc difière do vâtie. Vous n 

Sue t'ame agifl'e ifflmidiacemeat A 
bres , & moi jercuxtjn'elle agillêlî 
cfpriti. La laîroD oui me fait cmbrafl 
dciotet parti dépend , comme voui vo 
dei priocipcs que j'ai pofez , pac le(t 
je coofidetc la contraâion de la 
comme (ok cSèt piopie , ladépen 
des autres conis 3 au lieu que le relj 
ment itaat l'wec d'une imptefllon ^ 
^re, ft cetre ira^KlIîon ne pouvant < 
que des liquidei qui eniicnE poui loti 
lemiHîïle, t{ ftw qu'on de cei lî^i 
fiiit (ôiiniît à U roloaté. 



P iti Stiimti ér dtt beaux Arts. 7*ï^ 
Pourmcrutei U pioportion tic la foice 

desmufeUs avec les poids qu'ils Icïcnt. 
il ne r«a pas bcfoin d'jïoû recours à la 

comme (cctc force Jcpcnd du icHoct Je la 
fibre , que l'on nefjaic point de comliîea 
de fibres un mufclc cil ïompofé , puïftiuc 
l'on pouffe ce progrès ptefqu'à l'infini , «C 
que de plus il e/t impollible de iepareE 
une fibce lîmplc , dont on pui/Te meliiteE 
leielTort , je ciois qu'il eft auUi impofliblc 
de fupputct cette ptopottion. 

Cependant cela ne doit pas nom ailat- 
mct , U nous ne dcrons pis tiaiiidte tjue 
rignoiance de ce calcul nous engage à des 
mouvcmeni audelTus de nos foices Se ca- 
pables de démoscec oôire macbine : cac 
en cela U Géométrie natuictle eft la plut 
fûre , Sl chacun feoi foie bica CD foi eecie 
proportion , Se /ufqu'où peut aller fa for- 
ce. Cetîc ïonnoilTance que donne un fcn- 
[imeoi naruicl eft même plus certaine , que 
celle qu'on acquiert par ici d^ODftraiioot 
géomeiiiqaes , qui n'onc de ccEiiruile 
qu'aotani qu'elles rouleni fur do cotpf 
Icnfibles , mais qui peidcnt toute leur réa- 
iui , dèt qu'oa les applique à des objets 
de résidence desquels on n'eft afiùic que 
par conjeâures. Il fetoic à fouhaitci qi»c 
les Medcciot nfaifeot plo» fobieŒeot de 
certaines conooilTaBccs qu'iUeniadoptécf^ 
&: qui , mifcï en cruiic a^ec moderarioo , 
•cuvent TctiraUcmcnt éclaiicir Icj qnef- 



■- . '•■n 



doni kf fini 2piiieiifcf ., A frire lijNMiiit 
a ccttz qni les traiceuc y nuis f^ jpottttts 
ifop loîo , rép«ideDt qae^nefiâU de ùa^ 
rtzm niiaga far des «ynierei ètjj^ tékk 
•bfciuet d'elles néaes. 

Yoili , Moîifieiir , moft fcmifteat Aé 
«ocre ihcfeêc fiur U «yicftiMi ^ ea fait 4q 
ii|er^ Je ne me face pas d*iea«voîi«icekit 
le bue ^ feïïhâAt ^e fa JMiUeiiie.c»lk#« 
akm eft celle qui s*eo dloifae leimbiridi, 
I« mooTcneni des SMiftlea feu tot^oéit 
luie de CCS queftions oàîl eft plut iKÙst 
et combacrse le feacimeac des a«fe|'/4|j|^ 
d'établir iblidemeoc tefieo» Jrftislcc '-' 

Nim p^pm éÊfvu wmmmfé Mt dAf^ 
JtfMT Btnrmid *'## /«/ /as da» Mtf^ CVj|^ 
iii!/^ UÊ0 ghkêjm» fcttr M fnitr d'^vilr/Mlk 
fofi Mêe êxjiuéuUmfi elMn ^nnê en fhf, 
difitiUs fêêjligm de tAmumih ftf. m imê- 
gxerfé Usfitmeax SN»ml^ Utij^fW , WiUii^ 
fnr»$»\ SmUi, fnmMlt,^ dfpid$pÊtàMpi. 
Aftrue.^ Nms ftiàhshmn fm Atf. 90tirmÊd: 
derohê fittvêMi kfék pmHfm fftit^pm hm^ 
fês , MUE Hêm êmfUféfi jMê fêUa .fB*Um. 
domUfSékréfUirfiffiiimmidii çju^ê 9^S^ 



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^^Ënttti«« 



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JtsSeimtti 6'^^* hettax Arti, 71J 

Article L VI. 1 
jliiro'yFELLES LirzviÂits^^ 

DE DANNEMARK, ' 
DE COPENHAGUE. 

MOnJïfnr Thormoifui Torfirus cob- 
linuc dëdaitcir par de fçavantcs 
dilTcrtations l'ancienne feftoiic de Danns- 
maxk & de Norvège, Vous avez parlé de 
ftfmlt 4ti Mucims Reh dt XUaneuiart » 
& de fon hljleirê dt Groti^xni : dam Is 
livre qu'il vieot de donner il icpi:ead \îl 
fuite des Rois de Dannemaik, Bi noas don- 
BC rhiftoirc des Rois Goimond , Hacalde 

ft SUCDOD. 

TrifiHumhlfierhuiiiihGfrmiy, H4rali» 
^Smtte. H»fnU,^ud LùbtOjln 4°. 

DE VOLEEMBUTEL. 

Loifaer fie biùlu Te corps de Droit Cd> 
BOn dui le conuneocement de fa Refor- 
me. Sa fcâc augroencée U eniicliie pai 
t'ururpaiion dc) biens £ccléllafti<]ues a 
«û befoia dc Ioi( Canooiqucs , on l'ell 
aecoRMnodé' d'uDc paicie dc celles que 
Luther atoIc brûlées , Si elles foni au- 
jourd'hui la Kgle des Tiibunaui Ecclé* 
éaàiffin pviw les lavbeiiens. Voici ua 



714' iitmttrti pmr l'Hifiain 
nouvel ouvcagc pouc cd earcigoci lapr^ 
tique. 

Martini Schrsderî de caujii for! 'Ecclt- 
^nflici traS^rui tx' juri comnaml Civiii 
é- CiMtnicc , tumon ctnftitutltrùbui »c ei- 
•farv»nti» EciUf»rum,!mpr!mh vtro E'uaifr 
gelie»TMm , dtduStu , i» it-°- Volfcmbuccl.^ 

DE G R A T Z. 

Valdcr Tcnd trois lÎTres noBveaaz & 
les cas At confckncr. 

P.OBavi! MmU CUrii! SegtilaritTf 
ftrterium imraU utrùtf^ju for! , tMtinnt 
wiUt qu^^iùttti , £. tomes  8°. 

Ejufdtm trtetnt» iuil» S» %". 

Jtunnii SMftipt fhtm trê^Mm Mft 
1 . CenfiitHltMts PtntîfieU (^ Smmmhmi 
CmgngArtsnum dttijientt »d Csa^fmht 
Ulriuf^tu feri fft^MUis. ii. VnivtrplU» 
facrerum Rituum Ceupig^tiemii dterrM 
emnibui ntrÎHfyut Clm Ecclffi»fi!cis «^ 
^ue Ueirum txifitntibiti pMailis ^.atetj^ 
farîa. III. CnafiSMiottês TejaifitU^R*- 
tnanifrHiB CmgregJitiemtm Jttlfiauj Mi 
Paraihos uinuf^ué CUriJitSênfii , >'» it. 

On vend chez le même Libtaiie na 
traité des fcnipules tiré du célèbre Cafuîftf 
Italien BolTus. TrMâjuas it femfiUii •» 

DE CONiSTANCE. 
Un Pcrc Bcocdiâb X OadvtdGl'lBb 
A«iil7»*. -.\. ,. i. 





A 


■s fc!Mc*J 


^dtibt'*iu:jîtti. 7ÏÇ 


îiïn , V: 


m Epiftol 


aitc du Comte Tcfauro, 


Auccur 


que CDUC 


le monde csavieDC n'a- 


Toir eu 


que trop 1 


d'cfprit. 


Ars 


EpifioUri 


's Ùluflr. Com. 6* Majora 


lnfiznSHmE.^mth 


D. Emtnmuelà Thtput- 


ri , Pat. 


. Tarn: g«4 juaMor perfltàfioms ; 


hyicrlcA 


".i*?/", 


ElhUt. , Fath^tài i & 


guloqui 




MUm, Ethtcitmm , Pathe- 


}l.A^m 




fgHrantmintru i 


■emfbaiits, èrevi, cUrA 


*cfsùh 


;m/nbB<b 


, narTMlonum , difcriish- 


mura , i 








^n& 


tmtiom^ 





fî» fiibmtmftrat. HaiK Italh< 
cmfctiftam j abchlhiiont 'vindicatam , La- 
tîn»m rcidldit , twtù illufira-vh , Indice- 
mixU F. Mugmit Schlihr. Ordi Si 5, Pi 
SéttâdSBi m ISbtro é" Tmptr. Mmaft. El- 
thingenfi Prefiffus. Con^ant'm. , fumptib. 
Johannls iVaïggMng! BturUia , Geriillia^ 
ktrtdii , Biblio^l. Vlm. m 8". 

DE BRANCSORT. 

Konig a impnoié'une Ëiftoire des Car- 
dtaaui qui k foor didingues par leur c{a~ 
àitioitSE pat leurs éciics. 

Paptr» dàS» S. ■ult4 , ligatiints , wp 
g'fit; tbiim , aliaqut (tint ae memorAtu- 
dign» S. R. E. Çurdmalfum , ^i iagenio , 
di^nm , eruditîene , firlpth , /TÈWi ediiîi- , 
^elMcMbrativmbus ^HÎhHfcumqu* ab mrtf 



dtiSeitntei (J* rfïf Keafn Arts. 71T 

^Ifaklîcit. VII. DtReligttDf. viri. UeCnn- 

âiit & ftillilt'. «■ T>tArmanàU ^ arle 

P*lliea. X. Dt fmi pac!jie»titnMm. In 4<k 

Xnmetfurtt , frtfiat tfiédjeh. Adolfhum. 

D'AUGSBOURG. 

n X paru ici ibux ounag» imp onai» 
iùi le DioicCaaon. 

Riv. «r lIlMfirîfimiD.D. TrMadfct An- 
tmii BtgnudiUii BmfctSS^ Thtol. DtSerii , 
€:»thtd. EieUf. Prlj^gin^ Caneniei Cap. 
f^ Vlearii £t»n»lis (jpc. BliUetbtt» J>wtf 
Cmmmei ^ Civllts frMBica , î» fol. 4. 
ftn»'. Angufts. Vtndfiicormt é» DUitigtt 
é^ud^fmifm CafpMrmn BtneMré. 

K. P. A-gM^tit MtthttOr4. S.Aug. Cm. 
%êg, Thtoligi* CaïunUe MerAKi ttmus ;, 
<ir tdtimtn de SMrmuaUit m gfturi ée-fi»- 
cw fU. ttîd. afudtmuhm, 

Z>£ COLOGNE. 

Memmich 1 fak une (romellc éJÂJok 
ititxtrmiftehîfinftt Btlkti Mêùmérf*»- 
éiTBti que le P. le Brun avoic mij i la fia 
jIc foD appacn poërî^e r ^rtc pins pio- 
fte qu'aucun autte è fôrtaei d'cxccllcns^ 
foëtcs , & àdotmei Utnitable iMt'ics- 
iiffèreni ftfles 0c da T«iùaUe cauOne: 
4e9 meilleors Poètes. 
H a paru e» m£ine tenn diMxraTcnes édi" 
•iotMiW <kiiT aniECt livK» fiit la yeifi&a'' 



def Vers jM»^» ^rfirr ni Tf it iiJrirîil(»%mii"" 
choiJisdêsjmiUmt ^'' T'Tnr fT nTipiiiC" 

du mimé Jmumfm Us eifuns. i» Mq^Uk. 
L'auue {Idrcc àfx. m^me geiyre, ^ donc - «* 
donne une. txoifiéme édicîoii. augmentée^ 

i« P#f # AUrJêfiêêtê.. . : . V ; Trt 

Ohftrvéêti9imfmaUAV0têmf»& fW** 

^>i<m 9t9ëtmHm . fXêPfpLis Uhtfim^jK^f. 

ufumftMsmtué^ foëfioscuhmnm^à ML^ 

fri(fr$hé::0 v m Mm, iSV^fimmiitfiilikmm- 

fendicê 4ê fêfjlfifrh' VhgHiMis émfttm-Mtii. 

H. p.. Fémli AUtt,Sêc. y#> ^fa^h^P(Mlt' 

fnmhfrcH^ é* . eùgémur €M^9m^f ^ §mr 
nibus Foefeos mnatcribus perquam utiUs ^ 
fttdîofis t^tfiT, '0dphfctnttbus. ta/ucim^ àê* - 
ceffarU , é^ fruifue açeêmmodaté^ , jilrî^ 
tertis emffuMirtr.CoUni^i^y é^ad S0n¥kf 

BJE MAYEN^ÎR 

Mt. Hqncamp.. donna il y a> plufidut: 
années qnerefîit^on de l'hit^ire critique 
de Mr. Simon. Mr.. le Clerc fit L'extraîd 
de cette refiication dans. fa. Qibiiqclifqiit: 
l^iiverfeJIe^ ec^ pai$i€ ,, £lâ(Pt ^«'co jppw 



I 



Jks Sciences éf ^^i beaux A*tt.. jt» 
Me, Honcamp diflrait pai d'auiccs occu- 
pacions vicnc enfin de icfondie à M\. le 
Clerc. 

Son premier ouvras^ conrrc Mr. Sirtioi» 
*ft inrûulé. AfiotegiafanciatHm ScriprarA- 
tum ^fanihrum Fatrum. 

Celui qui wicnt de paroîcre a pour tîrre. 
^uftificario Apehgtt fitndarttm Scrlptur»- 
rum éF f'o^a um Falrum , adversùm cen- 
fitram Datmtù Jùnimii CUr'ict , pir Mat' 
ti)*Hiv Uemc/tmp. Mû^uniit, apud MaytrHta 
in 8"^ 

II a paru ici deux livres de Grammaî'- 
le, tin DJAionnairc Larin-Giec fati am- 
ple , & une nouvelle Gxanini:iire Larme 
laifonnée.. 

R. T.Jm^i Sayeri 3. ?■ fiditSigiif 
Gr^us Lattni]aiutntutis ,Jiv* Lexicon Ij*- 
tino-Grteiim. novi^imtm, iacuplttifimum ,' 
»Xptd!lijftmum , in quo omnia fer* Zatînt^ 
rum •vocabula Grtii ndduntiir : muxlmdtr- 
que itc tiuTiin/iGrécoriitn ytitm aorh'inum , 
tUm ■verhoriiTtt dl^fulmte!., fab^unciis enrum 
pÉsipiùs cajibus , temparibus , rtgimine é" 
ensfiruSioai deflanaatm- Ofiti juvemuti 
^i^iMiMi Miliffimuat , éf lid fummutn f»- 
4»ltaniB ufitmgitt Schtiufiieum ftudttji- «c- 
tommodatum. Cum pri-vile^o fac. CaÇ. 
AUj. MêgumU, typit é" fiunptiltuiJ'Ma- 
ni' Mtyerîin^". 

R.P.Iiicaiiti Htriling^ fcitntia iMtimtMln 
etvtJMt origine mifclla.^interpBiaritniijtTi^- 
fiifi Grtfifme fyatagm» , in jao Vtrboruit?^ 
pavnbîBtHm ,ftnUnli<«Hm, Itaiti.mimfv*' 



fMxeottotimfyie Latine rtf y dfje^sS^SM 
iode fimdmmntti , RùtnanM Ih^us ttêdm 
peceffus explorantut ^ é^ i GréLcis wté MfJL 
tultJtitt dfpUfktntur » Gfno Gêimêmii^^ 
q/noqney feu modetna Germamca,Jms êx^kiK^ 
Umfmis^ illufiratur , sd Gtaca , Ijuhê^ 
Qermameâqjne Hngua Jhtdiofos juvémdês (^> 
excitMthhs citnofip, Ctêm gratis érfrMk^ 
giù fiup. Cêf. Msjtfi'^ MoffmtÎAy iyfts^ 
fiêmpt.^oan^ Mejeri in 8p. 

L'Auceur de ce dernier ouvrage pofii 
pour fondement de fa Grammaire qoe b 
laagae Latine eft toute Gcccqiie dans fi» 
origine y êc qa*il faoi avoic recoo» M 
Grec pour Téclaixir de pour relbadiek» 
dificultes qui embarraflênt lcs> Graramaf» 
liens^ n prétend que rAlemao Tient 
auHH do Grec ,, & que c'eft dans la Gn0t 
qu'il fant cberehet l*bngine de bcaocoop 
de mots Alemaos.. 

lyiTALII > 1!>E ROME. 

le traité dtr point d'honneur qui paroie 
îci fous fe titre, dklUfekntta thimnmin Cii- 
valltrefeA , lièri tn nlU San^ita, S n^ 
Sîgnm P4^ Chmintê XJL m ntmHyfnff^ 
^tawifco Gim%agn it^vUklata m 4P. n'eft 
pas du Cavalier Paul Alexandre li&ffèiy 
mais du Marquis Seipion Mnffei de Ve^ 
lone. I>ans ie premier livre on oppofélai 
lairon aux fau/Ies règles* d'honneur donc 
taNobleffcefterclaye |, oalcs^scfutcdas» 

uÊurii i;7i.au. 



l<4t^ecoDd liviepuraDCotiié ,. dans le icoU 
~fiéate OD fiùc voie Us inconvenicns it leur 
praric|ue. L'ouvtage cft folidc & bien éetic , 
Ât l'on n'spotnc encore atuqué avec auunc 
de force , ui a.vcc atuanc d'att,,lcs funef- 
tei illurioaï de laNotiIcife far l'IioiincuE 
& fur la Tcagcaticc. t'Auicuc diftiop^ue 
a,itc beaucoup d'iQre]Ii4;encc la vemable: 
iAéç àz riionDeur, de tanr de fbuJTcs idées. 

3u'on s'en forme. Mais pour doonei plus- 
'avancage à les ailvet^ircs- il JeuE palTe Ics- 
deux dérniicions de l'honneur aDxquelles. 
toucci les auttcs fe rsduifcnc. Vhonr 
9ttmtfi i'tpih:»» qM* U Subite » dt nous ;. 
t'heniuur *fi i'homm»gi ^tte U Public retui 
ànàtre merlu , & li tjii voir qu'en adraei- 
tant ces définkioDs , od piul encore dé* 
Bionrro la. fauUccé^ des ntaiimet foo. 
damentares de l'erreur où, eft laNoblelTc, 
qftt i'benimui ait^ tni*»dii,ijHt fil»i grmrut 
4* tmiUi.lnfns, unbUa-fr^ri^l^à l»vU ,. 
i Is.ftatrii , auxhix, ^ut tel haaaéur exi- 
ft qu'm,fa vangt quand an tfi "Sfnfi , f/it- 
ta vmM^aM repart Hhonaeur. 

Lleicmplc des Nations !es pluf polies, 
confond les GavaltCH mdkaiiii. Jamait 
cl»e»lw Romains, ni dtcklei. Grecs , ou 
M'k^termûi^ parle dikl Ici querelles paiiin 
«ulieies. C'èlV iiot les fbrêii du Nbid Ob 
Barnilet Sauvages qui lei habueiK ^<)B<ili 
but chcicllcr l'origine, de cctre coiîtume! 
hgilbue ^ que leais K«iv.on( tâché .d'atiê-. 
wr jMrde» loii fagcs 9c (èvuci- X^ iitHlm. 

-JMiLyyiii. ..':■. •■■■''•- 



ï'Otdtc des Minimes pour L*élétcilU 
copac, cUes scmpli&nt deisxixMMi 
i.a préface du premier tome cfrdtfftl 
kcca ;. la pci^ce àa fècondidt à^à 
L'UOoite dv PAcjdeanp .oui |ftj 
mexKi a parlé , fie le»^ rwifiUi'^^gdilM 
parlen Iialiea ^ fottt le fiiÎjBC^ m 
aierepréfitfe;. i"''^ .' 

Mr..iaicoiai EvCqae de CàpacscM 
cherdii dans, une ^dsfiettâtiM ^ifl 
i: canonique 'ranciefine nàanitiMi 
Tetnei^Mief Êgltfrtiiacantes pcnibl 
Yi6îmt^ ^ . ■ •• ....... i -..v^^ 

^Si^KMBdfiJiieJSàcdinct^I^^^ 
leftcttPdrViltUtéiie^es McMsifti 
itfiBCf ttiiiér fiNit les aàfinc(M^di»ii4 



Jkt Scitneis é* dtt beaux Ans. t\ ; 
> firad* at funtHarîo mûjlrar» « CU- 
i quall nffiranD «i SttcerdaiJt! , dai 
'I jintmio ttnfii i» CMpi UelU Cem- 
in di Giefu. 

DE VENISE. 

es Italiens, comme on l'a déjà obfeiic, 
liclics en hiHoires paiciculiéces. Il elt 
de villes qui o'ayefU piufîeurs Hilla- 
s.Lc Comte Antoine dcl Conio Tient de 
net dcï méinoiieï hiflotîques fur la 
: de ïçltri dans la Marckc de Trc^ifc, 
lemarlt hiflcricht di Ftltrt nm diverfi 
inimcati nclUmarcn Trlvlgiaiut e nell 
îa accaditti e etn difi'mta- retin.î»ne di 
• ! Frlncipi VtfcBvl , e GeuvimaMr! cht- 
tnarono dett» tlttafim Uano T410. ng- 
\tovi il cMaiogo délit ifcrixàûm untichê 
\diral del Ccnte Antcnta dtl Cûnia,De^ 
délie Itggl. In Venez.!» , fet Dcmimc» 
îtr^hî, in +»! 

'Auteur avance un (aie qu'il iTcToit fbu- 
r de picuves claires & forrcs , earil Se- 
rivemeac concédé : il prétend qu'Un 
iiilhonunc ile Felcti aommé Pamphilc 
tildi ell le verûabic InTcnceui de l'Im- 
aeiie,& qiu FaulïTappricde lui, Scalla 
neiire en pratique à Mayeiice. 
Le P. Maitin Otelli Batnabite PcorefTeiir 
Théologie à Maceratc a fait imprimer 
une lii^rM^inachez Antoine Polidorej 
il fintitof qu'an ne doit f«! haftiftr Itk 
m dtmi U vtjart dt Umbut.*. 



peur tBÎ/loùê 
DE PISE. 

Le Pcre Gun ji, celcSte MatLémaiicica 

^□t je vous ai parle uat de fois, a dooDC 
une fcconcle édiiion de fon ouvrage delà 
quadrature du ccicleSc de l'hypccboh. 

wV>u hyftrbolai ^ furaholiu Geomttrîs **• 
tiiit» , in 4°. Cette fccondc cdiiloa cft 
fort augmentée , l'Auteur y dcrnootte la 
quatJratute du cercle par des icAanglesio- 
fiois i D(.lcaites l'a feuLcmeai ptopoiée dm 
fit auvrti fcjfhunui. 

DE MILAK 

Mr. Jean Jofeph Vagliano, qui rraTailte 
i l'bî^eirt àts Arehiviqiui de JUi/an.vieDi 
depuMiei une nouvelle derctiplion du laC 
Waggioré. 

Rivi dil vtrhano itfctl*.imt GMgrMficê, 
Jdrogmfic», t G§at»l9gk^ in Milan», iuii, 

D'ANGLETERRE, DE LONDRES. 

Mr, Lhoyd , autrefois Evêque de Sain[ 
Afaph à ptéfent Evêquc de LicKfîeld, ne fe- 
ra point paroître f»o exflieatim des ftm»i- 
«t! de Daniel. 

Ceui cjui avoient entrepris une neumeiU 
idhian de Rtbere Etienne , Jonc vous a»ca 
donné le projet doos los qou7cIk& Lue» 

Avriii?ix. .^ ., ivûtj^s» 



dts Sc'unMS ^ dti hcAUX JLrtt. 7^; 
taiies il y a qoelqucs années , ont abaa- 
Amaé ce dcf&iD. Mc.Huiiran poutfuiivi- 
TcmeDT criui de dooDci une aeuvtUt i^ 

DE HOLLANDE, DE LEYDE. 

. Oa 2 Fait une Doutelle ctUtion ilc plu- 
-fiears ofuirculn da doAe PicfîiJcnr Brinba 
^i avoknt paru avec d'wicics iiaitcz^ fous 
le lîirc , d' Opina variit. 

Bumait BTÎ^mlî C9nmttMiitSii4 it fpte- 
HeuUi (^ deftriii , it prifch imum ttfpil- 
Utîtniiin , d» prteipmi ChrifiiKmenm fefii- 
VÎMtiiui , di VfOtfii' Baprifmi ritihus , dé 
^BAcHlamm abregtt» lictnt'iM , d> J-uiii' 
tialiliMi êtîam fer!is,éF aiiii mfuptr ex tadl' 
tt TbtodBJiana ér anftjWMM f^n' , ia 11. 
' On a aaf& imprimé de nouveau deux 
naicez lut les chaulTurcf aniKjues. 

^^ulim NigraaSits d* t»lig» vtterum, mm 
aiftrvMtîanibiii Jtnmii Trtuicifci NilmtA 
i'Jigurif y!a lï- iMgduo' Sataverum. 

m ROTTERDAM. 

. Mr. Hatg/lraf», de qui nous avons un* 
fiïclle édÙiODdePhcdie.afaiiimprimcK 
fOui U féconde fois ycJ ptïmti iMliu^ 



7)tf ttemthts ftitr Tn^fiiitè .^ 

" • fia 

ZTAMSTERDAMl 




Ona împnmé tel Uilftîfttru 
TÎqHt d*t Eglifti Refirmtts »vtt 
•vat'iMU 4tj Synsits ïiMioatiux fitr Hnt _ 
mrtUlti. Je n'y ai pas trouvé crois obfetïii.i 
tîoni que ici Synoftra auroicnc dâ ii.\te. 
ï. Que tctie difcipline cft contraire à la 
difcipliafr de toutes les aunes fciftcs Ca- 
tholiques. 1 1. Que le; Auteurs de cetR 
noUTdte dircipUnc ont rciianclié des piâ- 
tiqaei oUervéct conAimmenc depuis !it 
Apôtro. m, Qacecs cectantheineniOW 
tté faits ItùMsacORe aworité, ceux()ui»«, 
of^ les &ire n'ayant aucune million, ni fld9b' 
naite, ni cittamiii natte- -^ 

DE FRANCE, DE CLERMON'S^ 

Nôtre ïvêquc & eeluî tfc Saint FIoM 
ont condamna par un Mudemeiti con*' 
tmm irmtt ewtq fropofhims tiréti dnt# 
hictsdiâex par croîs ProfefTciHs du CoUtf , 
gc Jes Peies de l'Otacoiie di Riem. Les n> 
flexions ^c font les r^Avaes & act«z P^ 
lats fut CCI propolîtioas en dJcouvceBc'coDt 
le veniiïf^ui nécoic pas feic cachi!. EUM 
contiennent le Baï'anifme, tt, le Janfeài&i^ 
ptopofcx avec iaoin« de ménagement «V 
coce que dans la Théologie £i Petejae» 
nin. tes Profefteius ne k fout pu nôa^. 
les. 

Jevriti7i^ , ■ ■ ■■ - 



f* Stitncis ér dei teKHx Arif. 7]^ 
D'AUXERRE, 

PtofcffcHr Bcnedidia de la Coagti- 

ile Clugny a exirerocmcnc éà\(ié ce 
c. Il avait avance dans fcs cahiers 

fourenit dan) une ihefc quclcjucs 
uioos qui [(ndaicnt à favonfci les 
les erreurs. Notre Evèquc a riooTÉ 
li loute la dociliic & loute la l'oii- 
1 iju'il pouvoK fouhaiter.- le Profcf- 
eeictnenc dctiompé a ligné le Foi' 
e , publié une lectaâacion claiic fie 
,S[engaj;é touï fcï écoliers à fignec 
i le formulaire Si fa reciaâation. 

D'A N G £ R S. 

a plus d'un an que le livre du Si. it 
rmefurlt )'*»mc paiîa entre Ici maios, 
ttcudois que vous auriez la cbaiîté 
ver cercainci chofcf qui le mcritoienr 
ifqu'il vouloit écrire fut k jeu, & 
plopafoit de mieux faite que les au- 
iavoicnt traité la même matictc, il 
tire l-cuts ouvrages i &iln'c(t pat 
aie de n'avoit pas lu lis eowjtrf»- 
BraiesdttSitHr 4h Trimbhy , d'au- 
:usquc tien ne lui étoiL plus facile 
les avoir. La leûurc de cet ouvrage 
cempêché de tornbet dans une hete- 
flïeie fur la motalc. Il a ofé araaccc 
I. conreiuiout ^ui it foui COtie les- 
il 1711. 



7) s MimùtrH fm» J^Stftohé 

Joiieors fooc ItcUes 5c de droîc najpBitU 
pourvu qu'elles fe finflêni librement éc bai 
aucune tromperie dépare & d «ucre^Or il n'y 
a de droit naturel de conTcncioos Itcitety 
^ne celles qui font neceiTaires pour eacrc* 
tcmr la fodeté entre les liomaes. £c bien 
loinquecellcst^iiirelbncemcc lesjoucort 
Soient de cette nature » 8c que la fociecé en 
puiâ*e tirer aucun avantage ^ il n'y a nea 
iqui lui foit plus pernicieux que le feo^quind 
il pafTe les bornes d'un fimple aroufetnenr. 
C*c/l pourquoi les loiz civiles ftiéccléfiafti» 
ques , les Romaines & les nôtres^ Tonc dé* 
fendu également-Cependant Mr%de Barbey» 
rac a eu la témérité de décider que celui qui 
a perdu ell obligé de payer , & les loix dé- 
fendent le payefflent^& ordonnent la répéti- 
tion quandon TafaitJl prétend que l'égalité 
de la convention la rend légitime & le gain 
licite ; faux ptintipe , s*il eu filt jamais, au- 
trement le dUel (croit permis^ Enfin les lois 
ont marqué tous les moyens par lefqnels les 
hommes peuvent légitimement acquérir ( 
& bien loin d*y comprendre le jeu , elles 
l'ont condamné comme conttaite au bon 
Ordrç de la Tocieté civile,& même i la natu- 
re, qiii ne peut foufFrir qu'un homme s'en- 
richifTe par la ruine d'autrui. Voilà ce que le 
Sieur de Barbeyrac auroit appris dans les 
converfations morales , s'il avoit cherché 
à s'inftruire , & fur quoi vAtre amour pour 
la veriré& pour le bien public ne vous pej> 
met pas de lelaiflcc fans corrcâioo» D aii;; 
Avril lyii. 



dis Minces éi* dis h/mx Arts. 719 

!Br^ il y a dans fon livre de très-boos avis 
(Mu: fe corriger de la paffion do jeu, mais 
ni deviennent iaariles dans (on fyfteme» 
ar fi le jea eft un moyen licite pour s*en» 
càir (^uand il n'y a point de fraade, oa 
*eQ doit point condamner les excès. 
Trouvez bon que je prenne la liberté de 
DUS faire encore une remarque fur un ou- 
rage dont vous parlée dans le même Jour- 
ll. { Od, art. i6y ) U P. Léuny iûi iti 
lires vous } as frtttxtisémxiibirtmsy iii 
ii intnfrh immiMt Us ImnànUs À la Ke* 
fUn fmt des rdifms fui nt fAffesst poini 
ffnyées fisr Us tfMont des nmifeaux Phi^ 
[efhes^ & fuiflifini indéfendtieaes de toesê 
s fyfiemes purtUmliers. Rien n*eft plus 
mé que cette réflexion. Mais lc^,P« Lamy 
: rOratoire y de l'ouvrage duquel vous 
iriez un peu auparavant» la meritoic corn* 
le l'autre s puifqu'il ofe bitir fur ce para* 
>xe infoutenable , pte fsme ne finté^te^ 
9k pehet Us thofes «n elUs mimes , mais 
I piets f «î eft U feml Asstem des fenfi^ 
ms. Je dis que ce paradoxe eft infouteaa^ 
e y & je pourrois dite qu*il eft pernicieux 
la Religion » puifqne c'eft £iirc de tout 
uiivers un jeu de marionettes» 

DE CAE^f. 

teK Brumoy Jerjite a publié un poëafl 
irtagé en deux livres fur l'Art de kl 
ïrrerie^ 
Avril 171X. 





74^ ÀmÊifi$ fmt r;. 
De JM^nàtmiU tUfri im % 

Il dpKqœ dans le fMmer ■ 
cnftcipn des criftatUE U da. rtox* ïli 
«a gemt Batiicellemem poëdqiiè . 
pcimcf temeirraBeK ies^Yorfct W^pMf 
tioas de k-folctere doac cm fine te Mfik 
Cette dificQlcé n^ce rien i la beailJMÉt 
v<^ y si « là fincflè de reipreficm«lii1iJ|É^ 
té du irers & de re<^eflSon n'ôce iii^ 
reza^cnde des defi^ripcions. Iaj 
en li&nc «epoëme coitooîccâ cl 
quel aéeé parmi noos VAtt de U 
Qae noaï (erians heiiteiixâ nont^^ 
êtadiia: contes ^ les co&tnmes ai 
dans de nacei Is ouvrages • La di . ,^ ^^ 
du temple de rEfperaDCC qui 6nic te m 
mier livre eft pleine d'elptit , il enpaiàS 
encolle davantage dans It jfecond Kvie 
qui explique les ufages du yerrcw Ndof 
Poëce patcage entre les Divinités rinve»- 
tioin de ces ufages , les fiâionr (bncl^- 
knagtnées Se déticatemenc couchées» , ••! 




,1 • 



. DE PARIS. . 

Us Odes fur U vin de B»i0£tpte é^Jitt 
te vin de ChMmpapte , ont des craduâeoif 
en Mre«s qtfi léuc ont cofifervé lents: Imm« 
eez. On fept dans la ccaduâion de i'Odi 
fur le vin de Bourgogi^e , une IIUÛAftlibtl% 

Avril 1711. ,li 



its SeitMis (J- dis hatÊX Arts 741 
IDfnaîctede l'Ait : Jans'cdle Jii vîn de 
Champagne ,un beau gcnie & une imaj^i- 
lation vive qui [«oinetEent en grand 
Pocte. Cet traduâions Je vendent chex 
Etienne. 

Mr. de Liile a publia wm c»tu de Vtut- 
tîennt I/4lie , vaîfwt de Rome , necelTaiie 
à cciu qoi lifcDi les Hiftociens Romaîni. , 
on connott i'exaAiiudc de l'érudiEion de 
l'Auteur. 

Npuî patlerans incefTammeU de pla- 
ficuts Jivrei nouveaux. 

De Im vu de SMjae Ttereli par Mr. ir 
nllefire. 

Des maaws des Trmifsîs , par MmJîeHr It 
Gtadrt. 

Dm trëité de la t^gejtîon des aliment éf 
iel moMltt dt tefienMC , far Mon^eto' 
Httqttet. 

Des Ultrttflur ér fi^>tre ,fwrla famti' 
Je yue/Hen , fi Us Therafeietes de Thîie» 
mtitiChrhUni. 

Des Intérêts des Frîneet £ Aiemagnt , 
traduits^ IMin d'Hipoliti i Lapide. 

Du troijiémt terne de l'hîftaire dogmati- 
que de la Religion , par Mr. Sommier. 

DttOMtes /w araifont fuTuhres de Me»- 

pîgnem- le Daufh'mjils de Limïs U Grand. 

On aura dans les Mémoires Au tnoiï 

ÎiTochain le» cirraits de beaucoup de «es 
(Tr«. Le Public les a tous Kjus ticir 
feroiâblemeiii. 

î I N. 




... - \- : ■ ■ ■y.-f.x'M 

T A B t^^ 



D« Mémoires pour ll-}tflc»re 
Sçiences^^fic des beaux Ans4 hb^ 
d'Avril I71Z. 






A ILT. XUII TT l/we if ft[li 

XX Tome oMfMP 
.: iMùsifân 840. ju/quisaFém^ 

Art. XLÏV. De re beriefidàl&l 
ber fingularis ôccdivufinguUerm 
chant les bénéfice s y où eft réfiluëUfi 
menfequeftim, s'ileftpernûsdefêj 
feder plu fieuf s bénéfices &c. Par l'Ai 
bé de Sidichembech. p.5< 

Art. XLV. De re bénéficia ria ^ £ 
ve de non poffidendis plaribus b 
neficiis &c. Sur la matière des hem 
fiées , ou qu il ne fi pas permis de f9i 
feder enfemble plufieurs bénéfices &i 
page. 58 

Art.XLVI. imre d'un BoHeurâ 
Serbone à un de fes amis y fiitlelnt 
intitulé y de Te beneficîaria , Tubnc 
mine Abbatis Sîdichembechenfi 
' Èeamdè lettre d*ûn HoSettt iè, jSm 
bone furie mémjujet, p.6t( 

Art.-XLVII. Raccolta di aJcuc 



^ifcorfi &c. Recueil de quetqaeidif. - 
tours (ompofez, pat des Pères de Itt , 
Compagnie de Jtfus. p.6îs 

A R T. XLVIII. Lettres fur te culte & ^ 
l'invocaûon de U tris-S amteVierge & 
des SS. e'trifes à Mf. d' Àbkadie par 
U P. de Soiiafire fefaite. p-^iy 

Art. XLIX. DiffeTtation fur um mé- 
daille de Claude le Gothique » par le 
R, P. chamsllartjtfuitf p'645 

AR-T.L. Obfervation de l'éiHpfeÀt lu- 
ne du 13. janvier \Tt2.faiteà Caëit 
farte P. Aubert^efmte , Ptofeffeurdt 
Mathématique. p.6jj 

Ixtrait d'une lettre du aêrne Père AU" 
iert, qui contient une obferyationd'A- 
njtomie. p-^ÎJ* 

Art. LI. Dijfertation fur la mouvance 
; de la Bretagne , par rapport au droit 
que Us Ducs de Normandie j préten- 
dirent, p 65a 

Art. lu.. Lettre ie Mr. le Baron de 
Leibnits a Mr. narifoeker. ^.6-j6 

Ap.t. LUI. Lettres endorme de disert a- 
tionfur l'anciennttHelavïUed' Âutun^ 
&■ fur l'origine de celle de Dijun-p-éSo^ 

Art.LIV. Obrervationesmatnema- 
ticx Si phyficœ în Indîa & China 
faâx,ol'fiivatms de ai athemaàque 
Kk Ji 



TAB LE. 

ér de Vhyfiqut faites dans Us Indes & 
la chine , pat le Père Noël de la Corn- 
fagnte de fefus. P*^4 

Art.lv. Lettre de Mr. Bertrand Mede^ 
cin aggtegé a» Collège de UarfeiUe , 1 
Mr.Deidier FrefeffeurenMedeç'tntyfwr 
le mottvemem des mufites. PW704 

Art. LVI. Keuveltes Uterdres. 
De Dannemaid^^de C^fetibague.^.yii 
De VolfembuteL ibid* 

J)e Gratz,. P-7M 

De Confiance. ibid» 

De Francfort. P-T^ J 

D' Aîigfi?ourg. P»y*7 

De Cologne. ibid. 

De Majeme. P-?^^ 

d' Italie , de Ronie. p.7 j o 

De Venife. P^7}? 

De Piz.e. P-754 

De Milan. ibid» 

D'Ange terrCi de Londres^ ibi d. 

De Hollande , de Lcjde. P-TîS 

De Rotterdam. ibid. 

D*Amfterdam. P;7.î^ 

De Trance , de Clermont. ibid. 

D'Auxerre^ P;7,57 

D'Angers. ' ibid. 

DeCaén. P-75? 

De Paris. P*740^ 

fia de la Table» 




MEMOIRES 

POUR 

LHISTOIRE 

Ï>ES SCIENCES 
DES BEAUX iWTS. 

Mai I711. 




MEMOIRES 

POUR. L'HISTOIRE 

iie$ Sciences & des beaux Arts. 

Mut 1712, 



Article L VIL 

lA PERPETVJTE' DE LA 
Foi de l'igbfe Catholique teucbant 
l'Eucharifiie, tome quatrième , con- 
tenant un examen partifulier de U 
conformité de ta. àoUrine des Grecs 
€&■ de tous les chrétiens Orientaux 
avec celle de l'EgUfe latine i plu- 
Jieurs nouveaux éclaircijfemens tou- 
tbant les Auteurs é" les faits al- 
léguez- dans les pécedens volumes » 
à' la réfutation de tout ce qui a été 
«lijeité contre les atteftations , ou au- 
tres pièces qui ont été produites. A 
Paris , chez Jean Baptîfte Coi- 
Mm 171^ Ll Uj 



744 ^tmoires pour illijlmt 
gnard Imprimeur du Roi i 
Saint Jacques 1711. in 4°. 
iz4. fans la table. 

Ien ne fait mieux fentS 
combien la partialité aveu- ' 
ele l'efprit , ou combien 
la iîncerité a peu de pact 
dans les difputes , que la continua- 
tion de celle qui a fait tant de bruit , 
& qui fut excitée par le Inre de U 
pmcîuitè de la Foi touchant r£ucha- 
riuie. Quoique la conrbrmifé det. 
feâes Levantines avec l'Eglife tou- 
chant l'Eucbariftie , ne fut & ne pût 
être douteufe à perfonne qui cûi 
voulu s'en inftruire , la muttkude 
des atteltacions que produifiFent tes 
Auteurs, porta cette conformité i 
un degré d'évidence qui" ne per- 
metioit plus de ta contcfter :■ ce- 
pendant les Calvinîftes n'ont ceflî 
de chicaner. A des faits , à des ac- 
tes , lisent oppole des ^ftenies,dei 
conjeâures, des fubiîlîtez raetaphy- 
fiques > ils ont eu recours aux in- 
jures, auxcalomnies , ils ont diioté- 
vidoire jufque dans le tîtrê'de leuis 
réponfcs ; la popuUcc îacapabifi 



des Sciences & des beaux Arts. 74 j 

d'examen s'eft laifle impoTer. Mr. 
TAbbé Renaudot , indigné de la- 
xnauvaifefoi desMiniftreSy & tou^ 
ché de raveuglement des peuples, 
a crû qu'il devok publier quelques 
écIairciiTemensrur cette difpute qui 
milTent la matière dans un plein 
jour : échircifTemens que les Au-, 
teurs du livre de la fcrfetniic de la. 
loi n'avoientpû donner» parceque 
les manufcrîts dont Mr. l'Aobé Re- 
naudot les a tirez , n'ont été apport 
tez du Levant que depuis Timpref- 
iion du troifiémç tome de la fcrfê^ 
tuitL 

Extrait du premier Livre. 

I^ât des feSes Orientales. 

L'^Auteur commence par donner 
une idée exaAe des feéles dont il 
veut prouver la conformité avec 
TEglile Catholique fur l'Eucharif- 
tie. Oa connoît aflez les Grecs , mats 
pour les autres feâes Orientales , on 
n'en a que des connoiflances confu*^ 
fes , qui ont autorifè des Ecrivains 
l^rdîs à foutenir que les quç|)ûohs 

Mé 17 II» Ll iii) . 



74^ Mmàrii f»in ÏUifioirt 
qui les féparenc de nous, font dd 
<]ueftions de nom : c'eH dans kug 
Auteurs les plus ellîmez , dans k 
écrirs de leurs Patriarches , da^ 
ïeurs Liturgies, que Mr. l'Abbé B. 
naudot a puifé la connoiHaiiceqir 
nous en donne. 

Les Neftoriens viennent des S 
tateurs que l'Hcreliarque Nefti 
fius eut dans la Cilicie & laMeuj 
potamie, C'eft là que la feâe cùt 
damnée & profcrite le cantonna^ 
elle y ïvoît jette de profondes' 1^1 
cines , même avant que Keffonaf 
la fit éclater. Diodore de Tarf^ 
& Théodore de Mopfuefie , vttia» 
bles Auteurs de cette berefte» ai 
avoient infeâé toute la Cilicie, Ibas 
, d'£de0e la fit palTer dans la PcrTst, 
où ces hérétiques ayant occup<£ le 
fiege de Seleude , attirèrent à tnu 
erreur tous les Chrétiens foumis 
aux Rois de Perfe. Ils Ce trouva 
rent déjà établis > & fort répandu^ 
quand ies-Sarr^gns fe rendirent ia^ 
très de l'Emp^e Pe^Q. Ils coûj^ 
vertirent- depuis beaucoup de'peiL* 
pies dànsllnde 0c dans laTanarieÉ 
ils mfeâerentdaleurserretus ce <m 



des Sciences ér dis ùe4UX Arri. 74^ 
rcfïoit de Chrétiens dans les Indes» 
' ilspcncorereat iufqii'à la Chine, & 
fon ades preuves qucle monument 
Chrétien, qu'on ydécouvritcn ifiiy. 
avoir été érigé par des Neftoriens. 

Un Auteur Portugais affez mal 
Inftrnit aécricque la ville de Melia- 
porn'a pas pris le nom de Ea- Tou- 
rna , ou San - Thomé , de l'Apôtre 
Saint Thomas , mais d'un certain 
Prédicateur Neftorien nommé Tho- 
■las. Mr. Renaudot ne foufcrît point 
à cette opinion, & il croit que Saint 
Thomas a prêché dans l'Inde , ou 
par lui -Blême , ou par fes pre- 
miers Difciptes , quoique dans !a . 
faite leNeltorianifine ait tellement 
prévalu datis cette malheureufe 
Chrétienté, qu'à l'arrivée des Por- 
tugais tl n'y avoît pas dans tous ces. 
pars i«ie feule Eglife exemtc des er- 
leurs des Neftoriens. 

Nôtrefçavant Auteur démêle ha- 
bilement l'artifice de ces heretjq ues f 
ils Ce trouvèrent dans un terrible 
embarras après le Concile de Chal- 
cedoine ; réparez de la Communion 
de tout le monde , leur hiérarchie 
{toit Féduite à quelques' Evêqun. 

Mai 1711^ LL ^' - 



74^ Mémoires peur l'hijIoiTe- 
depofez : îîs connoifToient le h 
d'une fucceflion Apoftolique 
plus éclairez que nos Proteftan; 
rcgardoient cette fucceffion 
me le caraftere d'une Eglife 
tholique. L'occupation du lie^ 
Seleucieleur fournit le moyen i 
cherchoient de fe faire defbi 
des Apôtres : ils ruppcferem 
Saint Thadée Apôtre d'Edeflc 
la Syrie, de la Mefopotamîe 
la Cilicie, étoit l'Apôtre Saint 
dée. Ils le firent pa0er en Perl 
feignirent qu'il y avoit fondé-] 
gc de. Scleucie. Us donneren 
ce fondement à l'Evêque de S 
cic, transfert depuisstBïbylon 
' dtre de Gatholi()ue ,.Lnfeiieut 
lui de Patriarche , pais fupe 
3 celui, de Meuropolitain. Ati 
forma leuc hiérarchie , telle q 
fubfifte encore. Mr. Renaudoi 
bliie une notice de l'Eglife-ti 
xienDe()uî enfait viacletendu 

StroKza I trompé par que 
prêtres Ncfloriens, a-crû, fie 
dans JQn tr^it^ de Da^atibas 
rfMfWfK., qu'ils. expliquoiept C 
: Uquemçntt Ics' tifôSîmi. M 

Jtff 1-7». 



^ Sikncti & dis beaux Ans. 74g 
i jtiennes dont leurs livres fout pleins : 
rien n'ell moins vrai. Les Nefto- 
'' riens d'aujourd'hui ont conïervc tout 
le venin de Terreur condamnée 
dans Neflorius ; ils ne la didîmu- 
Icnrpas , & ils difent nettement que 
l'union de Je sus-Christ avec 
le Verbe n'eft qu'une umn de volon- 
té, dt èienvallante , d'opaatioa , d'in- 
bahitation, & ils expliquent uiffi^;/^ 
eente , on itàabhatton du Verhe dans 
fef«s-chrift , par Jes mêmes termes 
qu'ils employent à lignifier la-deP- 
cente du Saint Efpric dans Marie 
pour y former le corps de Jesus- 
Christ t ils n'appelkm jamais Mai- 
ne. mère de Ikeu.. 

- Leur foi fiu- l'Euchariftie eft pu-- 
ne, nôtre Auteur le démontre par 
le tilencf des Jacol^tes- leurs enne-, 
mis , qui leur auroient fait quel-, 
que repitoche fur cette erreur ; par. 
Içs écpKS des Théologiens Nefto- 
riens l<s plus fameux , le Patriar- 
che Elie, lîbneltaib , Amrou^Ben, 
Matât! V enfin^ par leurs Licdri;ies.. 
Saint Cyrille reprochoit i. Nèft»- 
xius'qué dans fon opinion l'Ëucha» 
jiftîè n'étoit ^e le corps d'un hom*-. 



•.-«peur' !'»/«"' ^ \ 

•"' ^ ^v,P même oc I 

douter ^M L-Hift"""" 

des '«""j, Goip"" 

r,Vobj=aera"C.*„i,È,-J 
iftorten dit ^^= Umrg^lil 

/., nnt or*V " '■ . J„„p foOP- 



,aetol>e«<5^^Sieesp.-' 
P«<"'^ri^e JilBP"- °'?i 

ifeiït ai»*'** ....■■■■- 



(î« Seiencet &dts beaux Arts. 7jt 
néanmoins les rcfles de lafcifte de 
cet Herefiarqae ; mais qui ont rc- 
lioncé aux cxprclHons groQùrcs 
dont il fefervoii, auxquellts ils ont 
&bftinié les fubtiiïrez de Scvere , 
&UX Patriarche d'Amioclie. Es ont 
pris le nom de Jacobites , d'un Moï- 
se vasabond & intriguant qui foil- 
tint le parti dans ta défolaclon où 
3 Te trouva après le Concile de 
Chalcedoinc : il s'appelloit Jacques^ 
fûrnommé Zanzale & Earadat, Tur- 
noms qiic fon exicrieur pauvre & 
auftere [m avoir hit donner. Il fut 
erdonoé fecrettcmt-nt Archevêque 
Kir les Evêques de la fêfte prifon- 
■iers. Il parcourut tous les pars oà 
k feâe éteit icpaiidiië, il ordonna 
des Prêtres » des Evêques , des Dia- 
cres , il réunit les hérétiques divi- 
ièzeiacreeux , St donnai leur fàuP 
fc Ëglitè la forme qu'elle conftrva 
ancore. Ils Ibnt divifèz en trois na- 
tions , dont chacune a Ion Pairiar-^ 
che , & quelques ufages ditterens i 
les Ctfphtes, ou Egyptiens, dont 
Je Patriarche fucceueur de Diof- 
eore prend le tître de Patriarche» 
^'Alexandrie ; les Suriens ,, dooLle^' 



7Ï4 Memekti pflUi' l'BiJiohi 
Echiopienne.lesHiftoriensJacoWa 
la relation Portugxiii'e d'Aivapes , | 
l'hiftoire d'Ethiopie écrire en Pora 
gais par le Père Baltarar Telles T 
fuite.dont il louclifidelité &reâ^ 
thudc. 

II ne fe contente pas de cette reffl 
tatioiïgenerale, il relevé en déw 
les mécomptesjou les fraudes, de M 
Ludolf , & il montre par des preuvs' 
certaines que les Ethiopiens reçoi- 
vent les livres de l'Ecriture rejcttcE 
par tes Proteflans .qa'ilsont pour la 
tradition la dcfeicnceque lesProreP 
tanslut refufcnt, qu'ils reconnoiflent 
fes SaCremem, qu'ils croyent U pn*- 
fence réellc,qu'on a eu. tort des'îm»- 
giner qulls n'adocoient pas l'Eucba^ 
fiOie. - ' ■ 

Si lear foi eft irréprochable » nd> . 
rcDté fÙF le Myftere de l'incanw» 
tlo'n , leur difciplioe eft fort repré- 
henfiUe.-Onne peut les- excufer iur 
te délai, ni fut le renouvellenitent dm 
Bapt£mc' , for un vin artifîdcldotA 
ils (e fervent queiqoefoi» dans If|p 
Saints Mjfteres au dé&et du vtn iHr 
turel , les règles «nomquê» ac^' 
|«es <îan»tcurs Ôrdnaôens ydi«c^ 
les pratiques Judaïque»- >%<S^<M» 



des Sùencef & des buux Atu. 7; 5 

Ctfîon y robXbrvation du Sahbat ^ 
fàbftînence de la chair de porc. A 
f égurd de la pluralité de femmes » 
elle n'eft pas tolérée ; elleefldéfen- 
duc fous peine d'excommunication ^ 
mais cette peine n'empêche pas 
qu'elle ne foit fréquente > fur tout 
parmi les Grands. 

Ce qu'il y a de plus (in^ulier d^ans 
cette Êglife ^ c'eft qu'elle eft gou- 
vernée par un feul Evêque étranger 
confàcrépar le Patriarche d'Alcxaa- 
drie , qui lut défend expreflTément 
d'ordonner aucun autre Evêque ^ 
c'eft cet Evêque qui couronne les 
Rois ^ & fon autorité efl fort grande^ 

£yir4rr in fatmi & du iroifipm linu 
Canfintementde toutes les feiles éon^ ' 
ùemits mtc CEgbfi; CaAoli^uc fup 
l'Eucbârifiie^ 

Les preuves de ce confèntement 
qu'on Ik dans le troîiiéme tome de Ia 
fiffituhe de U loi , étoient certaine- 
ment fufKfantes ; & les Calviniftcs 
n'y ont fait aucune réponfequipuifle 
leur donner la moindre atteinte : car 
é» déclamacioos. ea Tair fur I41 

iUi Â71U 



— '"""P 

7î6 Httimts foHt l'Bifiain 
viftoirc de Mr. Claude far 11 
baffe Se vetiaie des Orientaux, c; 
blés de tout faire pour de l'argi 
des portraits affreux de tous les Et*,^ 
vains Grecs attachez à l'âocietini^ 
dodrine, des éloges outrez de l'A^ 
poftatCytille Lucar, desatreflatioa^ 
de deux vagabonds > deux Ecrivains- 
condanmez par toute l'Eglife Grec- 
que pour avoir voulu combattre la 
. foi de la prefence réelle & de la 
Tranfubftartîon , ne font pas des 
moyens propres à infirmer des preu- 
ves telles que les afles des Synodes 
de l'Eglife Grecque. 

Nôtre Auteur veut pourtant acca- 
bler de preuves les Calviniftes : il 
produit en témoignage tous les pha 
fameux Ecrivains Jacobitcs & Nef- 
toriens ; leurs paffages font fi clairi 
& Cl pre'cïs, que toute la fubcilicé des 
Aubertins,& desClaudes,iie pourrok 
pasyjetter la moindre obfcuritéîiwi 
y voit la prefence réelle & la Ttsor 
fubttantiation établies, par les mêrna 
pafTages de l'Ecriture dont les Cf. 
iholiqncs fe firvent en difputasc 
«ontreles Calviniftes, otiy voittoiK 
tes les objections des CalvioÛbs 
prévenues. ,/■ 



^ iesStUncesù dts beaux Aits. 757 
[•■'Les preuves tirées des Lirurgies 
finie encore plus preQàntes, & ne loue 
pas moins fonnelles ; l'invocatioa 
du Saint Efprit , prière commune à 
toutes les Eglilës oricnules , fournit 
à nôtre Auteur une preuve qu'il dé- 
fend contre les chicanes de Saumaife 
fondées fur une traduâion infidellc : 
il juftifie CB pafTant les Grecs & les 
autres Orientaux fur l'erreur qu'on 
leur attribue j de croire que la con- 
fecration ne fc fait que par les paro- 
les de l^invocation, & que les paroles 
de Je su s-CHai st, que le Prêtre 
prononce uu peu auparavant , n'ont 
aucune force pour la produire. Mr. 
Renaudot avoue que les Orientaux 
ne croyoient la confecration conibnv 
mée qu'après cette invocation : mais 
il prétend qu'on leur impofe , quand 
on leur fait dire que les paroles n'in- 
âiient point dans la confecratîon , ic 
il fouticm que le fentiment des Grecs 
& des autres fecèes Orientales n'a jar 
mais ëré condamné. 

Ladifcipline de ces feiSes rend 
aianifcflic la créance de la preftn- 
ceréelle, par des pratiques dont el- 
le peuc feule avoir é\è la cau& :. U. 



758 Mémoires pouf FHiftdfi 

manière de préparer la matière de 
TEucharilHe y le refpeâ quon lui 
rend , les cérémonies de la con«> 
fecracion & de la Communion « 
fufHroienc pour confondre h téméri- 
té des Calvjniftes » quand toutes les 
autres preuves manqueroîent. II eft 
certain que toutes ces (eâres égalent, 
ou furpaflent , TEglife CatlK>liqu0 
dans ces marques extérieures de reP- 
pcd pour rÉucbariftie. La confeP- 
fion de foi qu'on fait avant de 
communier » fur tout dans TEglife 
Cophte , ne laifle aucun foupçoa. 
Elle exprime nettement la Tran- 
fubftantiation y Taddition qui y fut 
faite dans le douzième fiécle » & la 
difpute qu'elle excita , établit l'anti- 
quité de cette confeffion . 

L'adoration de TEuchariftie eft 
fans doute la preuve la plus décifîve 
de la créance de la prefence reélle# 
Un ou deux Ecrivains Catholiques 
ont douté Cl les Grecs & les Ethio- 
piens l'adorent ; fur ce Icger fonde- 
ment, qu'ils n'élèvent pas Thoftie in- 
continent après la Confecratîon. 
Nôtre Auteur diffipe ce doute par 
desautoritez décifives , tirées des lii. 

Mai ijii. 



df J Sciences & des beatix Arts. 759 
Vres Ecciéiiafticjucs & des Théolo- 
giens de CCS deux Eglîfes , de celle 
aes Jacobites, Se de celle des Nefto- 
riens; les mincies qu'il rapportent , 
l'horreur qu'ils ont des profanations 
volontaires , les reglemens établis 
pour prévenir les profanations invo- 
lontaires, la Communion des mala- 
des Sf ta Communion des plus petits 
enfans , achèvent de mettrei dans 
une cntiereévidence que ces feâes 
croycnt comme nous la préfence 
réelle , & que Mr. Claude & fes 
défcnfcurs nient un fait audi clair 
que les faits hiflorîques les plus cer- 
tains. 

••Extrait du quatrième l'me far Up 
LitttTgtes.' 

-•'ILemotdeLiturgie,partin ufage 
reçu depuis pluûeurs lîécles parmi 
tous les Chrétiens , iîgnifie la forme 
dies-tvaifbns&des cérémonies auto- 
tiUts dans la célébration des SiintS 
Myileres. On l'appelle aulTi Am#i>o^ 
c'eft'i dire , obljtion , facrifice, & ce 
aMX'Grecelten ufage chez les S^- 
E»Dâ , Jcs Cophces Scies EthioptenSf 
Mm i-7tt* - . 



7^0 Mmwtis four raifitin 

Les Grecs ont plofieurs Liturmes 
en leur langue , celle de Saint jao 
ques, celle de Saint Marc , celled^ 
Saint Clément s nuiis ils ne fe fer- 
vent gueres depuis plufieurs fiédes 
que de celle de St.Bafile & de St Jeaa 
Chryfoftome , outre celle des Pré*- 
JanAiâez. 

Les Neftoriens ont trois Liturgies: 
ils appellent la première la Liturgie 
des Saints Apôtres , c'eft à dire y de 
Saint Thadée & de Saint Mûris > le 
premier eft TApôtre^ ou un Difciple 
du même nom , pour leur Saint Mu« 
ris 5 on ne le connoit que par les fa^ 
bles qu'ils en racontent* Ce pourroit 
bien être lePerfan Mûris, à qui Ibas 
a écrit xette fameufe lettre lue au 
Concile de Chalcedoine , & com- 
damnée dans le cinquième Concile, 

La féconde Liturgie des Neflo- 
riens eft de Théodore deMppfuef^e; 
qu'ils appellent Saint Théodore 
rinterprete. La troiûéme poiite Ib 
DomdeNeftorius. Ces Liturgies font 
amples & formées (ur celle de Saint 
Jean Chryfoftome : elles font en Sy** 
naque , qui eft la feule, langue dont 
iefi Neftoricns fe. fervent dans rc^co 
ivia \ même dans les Indcf t? ^i. â 



des SaefUis & des beaux Arts. 7^1 

La Liturgie qui porte le nom de 
Saint Jacques Ap6tre,& qui a été en 
ufage dans l'Eglife de Jeruralem , efl; 
communeaux Melchites, c'eftà dire, 
aux Syriens défenfeurs du Concile 
de Chalcedoine, mais engagez dans 
le fchifme des Grecs , & aux Jaco- 
bites. Ces derniers en ont plus de 
cinquante , iî on croit Abraham 
Echellonfis : on en trouve dans les 
manulcrits jufqu à quarante & une 
diflkrentes » dont Mr. Renaudoc 
nous donne ici le catalogue avec 
queloues reflexions critiques. Il mé* 
pri(e tort l'édition faite à Rome de 
vlulîeurs de ces Litui]gies dans le 
Miflel des Maronites : il aflfûre que 
cette édition n'eft pas conforme aux 
manufcrits. Né pourroit*on pas dire» 
& n'efi-il pas vrai-femblable » que 
fi elle n'eltpas conforme aux manufi 
crits qu'a vus Mr. l'Abbé Renaudot» 
elle a été faite fur des manufcrits di& 
fierens deceux qu'il a vus ; & croira» 
t!on . aifêment qu'on eût reçu en 
Orient dans l'uUge des Eglifes des 
Liturgies falfîfiées à Rome ? On a 
pû.y taire quelque changement de 
CQBccrc avec lesrMaroDiccsy dans des 
. JMii 171U 



endroits fufpe&s de quelque erreur $ 
Tiiars qu'on ait imprimé des Liturgies 
feintes , il eft difticile de s'imagmer 
qu on lait fait: on ne voit pas même 
à quel deiTein on lauroitfair, & ç au«- 
roit été rendre fufpeâe la bcmne foi 
des Romains en pure perte > & tort 
imprudemment. 

Les Cophtes ont trois Litui^'es;. 
La première , quifert comme de ca^ 
non aux deux autres , porte le nom 
de Saint Bafile ; la féconde , celui de 
Saint Grégoire le Théologien ; la 
troifiéme , celui de Saint Cyrille y Se 
cette dernière a porté le nom de 
Saint Marc autrefois , Ci on en croit 
un Ecrivain du païs. Elles font en 
Cophte , langue qui nc& plus en 
ufage. Leur original étoit Grec > & 
on a cet original Grec des deux pre- 
mières Liturgies dans un manuicrtt 
de la bibliothèque du Roi : la troifîé- 
me a été imprimée fur un manufcrit 
qui efl maintenant dans la bibliothe* 
ue des Religieux de Saint Bafile 
e Rome. 

Les Ethiopiens ont aufllî plufieurs 
Liturgies. Celle qui eft d'un ufàge 
plus commua eft cirée de la pre« 

M^ ijii. Oiierç 



3 




ies S<ieHce5 & des le aux Arts. 7^5 

miere des Cophces : elle a été impri» 
mée à Rome avec deux autres. Le 
Père Vanflcbe Dominicain avant fa 
coQvcrlion en fit imprimer en An- 

Életerre une qui porte le nom de 
>iorcore \ on en trouve fcpt autres 
dans les manufcrits. 

On a imprimé \ Rome une Litur- 
gie Arménienne. 

Pour les Litui^ies Grecques , el* 
les ont été imprimées plufieurs fois , 
& le Père Goa les a expliquées fort 
içavamment dans' fon Eucologe* 

Toutes CCS Liturgies Orientales 
ont entr'elles , & avec les Liturgies 
Occidentales , une conformité len^ 
ftble dans les parties eflentielles , 
& Tony reconnoît ce que l'Ecriture 
ic la tradition nous apprennent de 
la manière dont les Apôtres & \cz 
premiers Chrétiens ont célébré les 
Saints Myfteres. 

La première partie de ces Litur^ 
gies commence par la pfkimodie , & 
par pluCeurs oraifons qui deman- 
dent la remiflîon des péchez & la 
g 'ace , tant pour ceux qui oflBrent le 
crifice y que pour ceux oui y parti- 
ciperont. La difiEcreoce Je ces oraî- 

Uéù i7i2« ' Mm.^ 



7& Memmt pur l'Hijïww 
endroitsfufpeâs de quelques 
mais qu'on ait imprimé desLi 
feintes , il eft difficile de s'in 
qu'on l'ait fait : on ne voit pa: 
à quel deffeiii on 1 auroiifaic, 
roit été rendre fufpedte la bc 
des Romains en pure perte , 
imprudemment, 

tes Cophtes ont trois Lii 
La première , qui fert commt 
iran aux deux autres , porte '. 
de Saint Balilejlafeconde, c 
Saint Grégoire le Thcolog 
troifiémc , celui de Saint Cyr 
cette dernière a porté le t 
Saint Marc autrefois , Il onc 
un Ecrivain du païs. Elles 
Cophte , langue qui n'eît ] 
ufage. Leur original étoit G 
onacet original Grec desde 
miercs Liturgies dans un ma 
de la bibliothèque du Roi :Ia 
me a été imprimée fur un ma 
c\m eA maintenant dans la bit 

3uedes Religieux de Saim 
e Rome. 

Les Ethiopietiïont aulfî pi 
Liturgies, Celle qui cft d'ur 

plus -commiu efl; tiiée de , 
M4i ijii. 



f fa/e S^7 . unc?5> Lit, 



j66 Mémoires pour l*H iftoire 

cet endroit pour les défunts 8c pobr 
ceux dont les noms font dans les dip« 
tyques ; on dit enfuite roraifon 
dominicale & une autre oraifon, 
après lefquelles le Prêtre rompt 
rhoftie une féconde fois , car il Ta 
déjà rompue à ces paroles du Canon, 
frefft , il trempe la plus petite partie 
dans le calice , & en touche enfuite 
la plus grande ; c'eft ce que les 
Grecs appellent la fainte union. Cet- 
ce aâion eft fuiviede quelques orai- 
Tons > & de l'élévation de Thoftie , 
oue le peuple adore ; le Diacre avant 
1 élévation prononce à haute voix 
ces paroles ,fan{ta fanHis. Les Coph- 
tes ont une cérémonie particulière 
avant la diftribution de la Commu* 
nion 9 le Célébrant tenant l'hoflie 
prononce à Haute voix une cpnfef- 
iion de foi fur la prefence réelle de 
Jes us-Christ , partie en Grec, 

i)artie en Cophte , lepeujple la fait en 
anguevulgaire.Les Ethiopiens imi- 
tent en cela , comme en tout le refte , 
les Cophtes. Les Syriens ont une pa- 
reille confeflion y mais plus courte » 
Îu'ils ne font , non plus que les 
îrecs, que dans Iç tems de la Com-f 



des Sciences & des beaux Ans. 767 
raunion j les Prêtres & les Diacres 
reçoivent la Communion de la main 
du Célébrant qui leur donne enfaire 
le calice ; le peuple la revoie par 
les mains des Diacres dans une cueïl- 
leroùl'on met des particules trutn- 
pées dans le calice î après la Com- 
munion fuivent les aâîons de grâces, 
& le Prêtre finit la Liturgie en don- 
nant ta bénédiction. Tclte elï h for- 
me générale de toutes les Liturgies 
orientales. Il ne faut qu'une fimple 
reflexion pour appercevoir le rap- 
port de ces Liturgit-s avec la nôtre , 
pour fc convaincre que leur confor- 
mité eâ Dne preuve certaine que cet- ' 
te manière de célébrer les (àints 
Myfteres cft d'inftitution apoftolî- 
quc , & pour condamner les inno- 
vations téméraires des Protcftans 
dans une matière fi importante. 

LesProteflans, qui ne fçjuroient 
éluder les argumcns tirez des Litur- 
ries pour la prefence réelle , la tran- 
fubuantiation , le facrifîce , U priè- 
re pour les morts , & d'autres veri- 
ta (Qu'ils attaquent , ont ofé en nier 
l'iantiquité. Rivet entre autres a fait 
de grands efforts pour les décrier. 

jE[4(i7i2. Mm iij 



77° MtmmtspurCHifimn^ 
!e fervice dans une langue i 
!Uic. La pratique de l'Iiglifi 
maineeft celle de toutes les 
Chrétiennes d'Orient : U n' 
-lucunc qui fe fcrve de la ] 
vulgaire ilans les offices Ecc 
tiques. Les Proteftans, injufl 
cufateurs de l'Eglife , accuCez 
tour , ne fçauroient fe jufUfit 
voir fubftitué dars les tradu 
des Pfcaumes qu'ils chanten 
'jompofitions de leurs Poetf 
s'éloignent fouvcnt du fens, ï 
prellioas des Ecrivains fàcrezi 

Ixtitiit dtsfix derniers Imt 

La dcfenfe des preuves de 
des Grecs apportées d»ns le 
liéme twne.di U pttfetMUi de i, 
eR le principal objet de ÏAx 
On peut dire qu'il épuîfc c«t 
tiere dans les îix livres dont 
parlons, & qu'il détruit entière 
ytoutes les fupporitions , tout< 
fictions , toutes le chicanes des 
vinifies. Il Y montre que Gi 
dius , les Patriarches Jeiem 
Metece Pi^jCab^el de Vbîl 




des Sciences if des beaux Arts. 771 
phie , George Coreflius , Grégoire 
Proioiyncelle , ont été des Grecs 
fcavans & fôrï oppofèz aux Latins 
Il donne tous les éclaircifTeracus ne-* 
cetTaires fur les deux fynodes qui 
ont condamné Cyrille Lucar , fur 
l'hiftoîrc de cet Apoiiat , fur la 
coflfèllion de Foi de l'Eglife Grec- 
que imprimée fous le tître , de con- 
fe{pon Orthodoxe , & fur Meleiius Sy- 
iigus qui y a rah U dernière mam. 
L'Auteur pouvoic fe contenter des 
déclarations folemnelles & authen- 
tiques de l'Eglife Grecque, décla- 
rations qui confondent les vaines dé- 
clamations d'Hottinger, de M.Clau- 
de > de M. Smith. Il a-crû pouvoir 
faire d'avantage , il rapporte , il exa- 
mine tout ce. que ces Auteurs Pro- 
teftans ont avancé contre les attef- 
ticions produites dans lesautresto- 
inesdu livre i^efjf perpétuité di la Fat, 
& il en démontre la IbibleHe. N'oiu 
blioos pas une reflexion déci^ve, 
t«s Calviiuftes font réduits à trù- 
ter les Grecs d'ames vénales, dont 
on a tout ce qu'on veut pour de l'ar- 
gsm i à'cà vient donc , dit (on i 
propos Mr.Rena^doCj au'<»t en voit 



77* Mtmoins psur l'RtftoiTt 
fi peu cmbrafler te Mahomctirmc? 
Doù vient que tout l'argent des 
Proteftans n'a pas fuftî pour obtenu 
d^ l'Ëglife Giecque une rciiiiioni 
avec les Egtifes Proteftantcs ? Union' 
tentée pluufurs fois fans fuccès. En- 
fin quel argent , quelle intrigue a. 
porté les Grecs à faire la confcf- 
iion de Foi orthodoxe publiée en. 
Moldavie ? Le feul ouvrage du fça- 
vant Dofuhée Patriarche de Jeru- 
làtem imprimé deux fois , la pre- 
mière fois fous le titre de Boutlier 
icU F«, l'autre fuos celui de Manutt 
Lnchirïdien , comte les Lutheritni ^ Us. 
Calvimfies , doit impofcr un filence 
iternel aux calomniateurs d« l'E- 
glife Grecque fur laFoidcrEucha- 
TÏftie , c'eft une réfutation vigou- 
rcuTe des trreurs Luthériennes 8c 
Calviniftes. La tradition del'Eglifc 
Grecque fur la prefence réelle de 
Jésus -Christ dans rEucliarifiie& 
la tranfubfbntiation , y eft éclaircie 
avec une érudition peu commune, 
& Doûlhée prouve par des faits cer- 
tains , que l'Eglile Grecque n'a 
jamais toléré la moindre crreurog» 
polee 3 ces verîtez. 
Mai i^is^ 




àes Stiencts & des haux Arts. 77J 
Sous Manuel Comnene un Dia- 
cre nommé Bafile die dans un fèr- 
^inon , que le fils de Dieu aveite'té 
ria viorne , & q^'H -itoiï reç & le fmrifite 
T itsttlt ftrt. Soterichus Panteugenus 
U ilû Patriarche d'Antiochc , & quel- 
'" qucs antres , atraquerent cette pro- 
' pofition^ mais le Diacre fucabfout 
>» & fes acCTifateurs condaranez , dans 
} ttn fynode qui dît anatbeme a leux- 
■ ^fti nitttt que fefiis - chrifi feitfdaiji- 
' tâteurérf'ti^me, ù» ceux qui ne «- 
totmmjftnt pi» que le facrijice ojfert tous 
hs jflflw far les Mimfires facrez,, ejlle 
même que celui qai a »/ ojfen fur l* 
Cnix. 

Sous Alexis Comnene , Sicidite 
Moine Grec foutint que le corps 
de Jesds- Chrkt étoit corruptible 
dans i'&iehariftie ; il fut condamné 
■piT un fynede ^ qui définît que ce- 
^l'ç^toips^tott incorruptible dans 
te: Sacrenient. 

■ ■ En 1440. Qjiciques Prêu^ï et» 
diftnbaant la Communion difoientï 
mtivex, k St.Efpnt, Mascd'J^iele 
ïBtrepFi* de les défendre , &r ce 
- principe , que la divinité des erei» 
jerfonnes étant iDfifpaMble^e0 païf 




774 Memoins feur l'HifloiTt 
EÏcipant au corps & an fang du Sci^ 
, gneur, on participe 3uffi au Saint El^ 
prit. Ces trois faits déciCfs dans 1.^ 
queflion prcfcnte nous ont Tcmbl^ 
mériter lattention duLeâeur,qa;^ 
trouvera, dans ]e Cxiéme livre de 
Air. Renaudot un extrait du Ma- 
nuel de Dofithce , qui donne une 
grande idée de ce Patriarche. 

Mr.Claude, qui dans fà difpute 
avec Mr. Arnaud a eu recours aux 
fuppolîtions les moins fbutenabîcs, 
i jette quelques foup^ons d'un 
cliangemeut que les- Ctoilàdes «^ 
jfbieoc apporte à U doârine ^- 
Orkntaux : il £iiu ^e ce Mipifliv '• 
n'eût aucune connoiITance' de l'faif 
toire deces tf^ns 1. ni'des tcâes dX)^ 
rienc L4^aiDedécIat^des.CnMiis > 
contre Ies,b(Mtîque9-d'Orientiacrai^ - 
loignemept qu'ils tnarq^cFeacpair 
eux , rendent tout i fait improbable 
]acon)eâilre_ hasardée parMr.Claqp 
de ; craijçâuce que tant d'autm 
raifons détruifcQB abTolumeM. Pa; - 
quelle bizaiFetie- de zèle les-CrDw .- 
fez n'auroieQt-Ù&eûfoioQuédlIail!^-. 

firer at^ OrieQtaïuc le dopaç àt ■ 
£uc{urifiie ,, cOBOoiHàat i K.nfch' 



■ EUltonensae l'eue aEde lartarie, 
" aux Grec&^L'hiftoire nous apprend 

des changemens moins éclatans : la 
converiion de quelques Armeuicns 
perdes MiiîionnaJrcs del'Ordrede 
. Saint Dominique , la réiiiiion des 
AJaronitcsàrBglife Romaine, quel- 
ques innovations faites dans la Lt> 
.surgic & la difcipline par des Par 
SriarcKes Jacobites. Comment le 
changement de rani de feâes op- 
pofées entr'elles pour £è réiinir 
. dans la créance de l'Euchariftie , 

■ ^îtroit - U échapé à tous les Hiilor 
^'jriens,îl tous. les Ecrivains de ces Scc- 
Ues.'' Denis Barlalibi coniincncefbii 
i^commcntajce tùr la Liturgie deS:l 
Hacqoes par unevielente déclama- 
tion contre les Francs qui venoient 
de conquérir Jerufalem.: c'eft dans 
ce livre crès-eftimé des Jacobites que 
l'Auteur parle Comme nousdeTEu- 
chatiilic , au jugement même des 
Protefians, Oa f« rendroit encoK 



77^ Menmeî pour rBiJhhi' 
plus ridicule (i oa iraputoit ce chanu 
gemcnc au»: Mi(fîonnaires , ou à ces 
réunions négociées à Rome, Couvent 
par des Orientaux (ans aveu ,.& tou- 
jours fans aucun fuccès. Enfin la 
perpétuité de la foi des feâes Orien- 
tales fur la. pre&nce réelle & la 
tranfubftantiation y eft fblidement 
établie par des témoignages clairs. 
d'Auteurs Jacobîtes ,. Neûoriens^ 
Grecs , plus anciens que les Croifîu 
des & les MiflSons* 

Mr. L'Abbé Renaudot fé plaint 
dans â préiàce que nous ayiûn& 
ajouté £bi à ce qu on lit dam la Bi- 
hliotheque critique y du deflein d'im^ 
primer un recueil di'Ecrivains Grecs 
BioJernes/ous le titre de Gracia fchif 
ntatica y que Mr. Arnaud dëfapprou- 
va fort , & de ce qu'on ajoute , que 
ie recueil que Mr. Renaudot adon^ 
né en 1709. a> été fait fous la direc* 
tion de Mr.vArnaud. Mf«. TAbbé 
Renaudot doit confiderer que les 
Joumaliftes en tranfcrivant ce qu'ils 
trouvent dans un livre , ne Padop* 
tent pas. Ce f^avant Abbé déclare 
que fàcolleâion n'a jamais été faà* 
te feus la dîreâûott^ Mr.. i^ 



èts Sàtnces &àts hedux Arts, 77X 
mud y, nous l'en croyons^ , & nous» 
prenons volontiers l'occaflon de Tàp^ 
prendre au Public. 

Nous lui apprenons auflt que le 
doâe ouvrage dont nous venons. 
d£ luLrendre compte , fera, bientôt 
fiiivî de plufieurs autres également 
curieux énoncez dans le privilège 
de celui-ci. 

le ànqmémt wne dt U perpétuité dii 

Differtâtmes fortd de jide^ ftufibHi:% 
é" inftiîuto Ecdefiarum Ortentalium. 
^fmffis bifims Pauriarcbémim Alexan* 
dmomntj a&vo Marco ad armum mil^ 
UfimumàucÊntefimum quinquagefimum^ 

Srnopfis hifi$riét Fatriaicbarum Bc- 
ritJU Nejkrianék âdanmm tmtttfimutip 
Èreêentefimum 

liturffa Cofbtarum e»C»pMcis & 
MaUeis exemflaribus Latinivtffa, cmwl 
iommentariis. 

• JàtnrgA Sjrmnm Latine verfa y cum 
iêtmneïïténts» 

TraBréOusdetedefiajÊAniffica;. 

0§ctA vahék facramentalia coptita^ 
ntmy^jmwm &nepria»mumy Laàni 
iurtferfa , nmnons. 

*'^J)ofabm 'Fatriéirehésr nierofiljmitjmi 
Graco^Lâtinum^' 



• * M* 



778 M(»wi«; p«r î'Hi^wrr ^^ 
GTécorum opiifitilit aliquot Xitfri 

vcrfa. 

Hiftoire de Saladin tirée dis Auteur 

Orienidux. 
VejAgt amieti fait à U Chine par deta 

Mabomeintis , traduit fur un aattufcn 

Aïabtt tVfc dei notes. 

Article LVIU. 
memoires svr la collatlos 

des Cananhats de l'iglife Cathtdnd» 
de loumarf , fàte par leurs HdUtei 
Fuijfances , les Etats Généraux 4n 
frovimes Vnies , recueillis p»r Mr 
LengUt du Frefmy Frétrt Lictntii et 
Théologie. A Tournay, chez Louï 
Varié Libraire proche l'Eglifi 
Nôtre Dame , 1711. i» daux-e , 2* 
iwiJS* ^. 

MOnfieur Lengret fij^ 
avec zèle & .avec fÛ«lM 

glife, lerftEC trient que DieijtWj 
donné d'écrire. Oa |'a. vâJbutew)| 
âla confoIïtioa(lesFiâçUès> ï'^ilî; 
gsitioD imponSe aux Pr£ti« ^diL^ 
cret inviolable, fui InCoi^ti^ 



■j So Mttmrt* pur t^fimr 
"défendie. Us en veulent auxregle» 
» les plus inviolables de la difcipli- 
"ne Eccléfiaflique fur le choix d« 
"Miniflres de Jésus Christ.S: j'ofe 
"le dire avec confiance , c'eft !'£- 
»g,life univcrfelle qu'ils font fouf- 
"frir. Il ajoute , que dans le nairé 
qu'il va faire , " on remarquct 
»ra avec une fainie iodignatitio »^ 
"combien il faut fe défier de CM 
"perfonnes qui affeftent i'exterîcnf . ■ 
■"d'une morale plus étroite queTEif i 
»*glifene la prefcritàfes enfans, qn»* 
"prêchent la pénitence plutôt fur 
"les toits que dans les maifoospa^ 
"ticulieres , qui veulent emponet 
" les autres hommes plus loin même 
"■que la première difciptine del°£- 
« glife ; mais qui ne laiflent point 
"ibus ces dehors feduifans , de fe 
» relerver pour eux feuls le pouvoir 
"de difpofer à leur manière de 
" tous les droits de la Religion BC 
•• de l'Eglife. 

Ces traits font en particulier U 
portrait de Mr. Erncft Ruth d'Ans-* 
Chanoine de Sainte Godule de 
Bruxelles , qui defirant j quoique 
arrive, de monter jufqu'aux premie- 



dis St'unui & des ieaux Arts. 78 » 
tes dignûez , penfa d'abord à fe Tair- 
6r delà Prévôté de Saint Pierre de 
Lille, & enfuitc fe détermina à pour- 
fiiivrc le Doyenne de la Caihcdra- 
lede Tournay , vacant par la mort 
de Mr. le Brun au mois de Juillet 
1710. La voie qu'il prit pouE y par- 
venirfutde faire entendre aux Etats 
Generauxparun mémoire qu'i Heur 
préfcnta, que l'Evccliémême étoic 
vacant par la retraite de l'Evêque 
en païs ennemi ; que la^ KcgalS' 
ctoit ouverte en leur faveur, com- 
me Souverains par droit de conquê- 
ïe , & qu'ils étoient en droit de 
conférer les Bénéfices. 

Mr. Erneft, refprit plein de fon> 
projet f s'en expliqua en d'étranges- 
termes avec une perfonne , qui étant 
alorsàBnucelles, l'alla voir levingr- 
neuvierae de Novembre 1710. Car 
fans s'arrêter à tout ce ouï lui fut 
leprcfenté du Craicile de Tren- 
te &,des Canons, it fe vaniad'avoir- 
Barbolà pour lui ; i! fc mocqua des 
exemples en cas pareils qui lui fu- 
xca.t apportez i. il s'oublU jufqu'àdU 
ce, que ceux qui lui oppofbicnt de- 
fttciUei rairoDS^Àaot amis desjt^ 



78 1 Mémoires pour rnifioire 
Alites, étoienE dès lors ennc 
l'Etat , qu'il fçauroit les en f; 
pentir , qu'il falioit les chafl 
de Tournay avec les Franco 
ne pas épargner même ceux t 
qui font tant foit peu ftifpt 
ajouta qu'il n'avoîl pas manqi 
cafion de ce qui s'eft paflTc en 
"al , pour écrire à la Hayei 
J efuiies font ennemis des £,ta 
neraux , ayant empêché par 
dit qti'ils ont en Portugal, i 
fcrvir le Roi de France , la je 
des troupes Portuçaifes à ce! 
Roi Charles IIl/U n'ccoui 
ce qui lui fut repréfencé , qu( 
me les Jefiilies François (ont 
François & attachez à leur F 
■ en eft de mên:ie de ceux qui 
fous d'autres Souverains : il d 
j-aiibnner ainfi, c'cft fe trompe 
J'cxcommunication à laqueliï 
voit s'attendre de la part du 
s'il perfiftoit dans foo entrt 
il la compara à celles que le 
prononcent contre leurs débi 
qui différent, ou refufènt le 
ment. 
Te! efl ce Mr. Erneil , qui i 



I des Stiences & des ledux Arts. 78; 
Bferieuremcnt à l'Eglife donc il cft 
Hfëparé en effet, comme le relie du 
■^jParïioù il n'eft pas des moins con- 
Kfiderable , forme contre elle des 
VjdefTèins de révolte & tâche de l'hu- 

■ fiiilicr. Homme d'ailleurs intriguant 

■ ^ufquafe fourrer dans desminiftc- 
K les odieux , & qui pour s'en acquit- 
B^rne recherche pas feulement les 
I |>rcmieres nouvelles , mais fouille, 

■ «lit-on , dans le fecrei des lettres par- 

■ ticulieres qu'il a l'adrcfTe de fur- 
prendre à la poflc. 

Mr. Lengkt loue leurs Hautes- 
Puiffânces , & dit , "qu'Eltes fe font 
" conduites dans la Collation des Ec- 
" nefîces de Tournay avec cette 
" circonfpettion fi modérée, & avec 
"toute la religion qu'on pouvoit 
"attendre d'une Republique aufli 
"(âge. Les Etats Généraux ne dé- 
férèrent donc pas d'abord, au pre- 
jnier avis Se aux inftances empref- 
Qcs de Mr. Erneft; ils ne jugèrent 
fas aufli devoir s'en rapporter à 
^ Jdeux mémoires qui leur furent en- 
/ voyez le 24e. d'Août & le premier 
^ ii*Oâobre,pour leur marquerqu'ils 
I W ppuvoient pas conférer CCS Be- 



'7^4 J^^^f^^ femnSfi 

fiefices. Mais le l^^ de 3 

1710. ils firent mn Decr 

Faculté ittridiqae deLou 

confultee ; chargèrent N 

de propofer la queftion. 

«difrera d'obéir îufqu'aatri 

Janvier fuivant , & dans 

valle il gagûa un Doâeui 

& on dit que c'eft Mn Vi 

dont il eut une re(bluti< 

me à fes deffeins : fur laq 

les Etats Généraux le i^a 

vier conférèrent le Doy< 

Canohtcats de Toumay. 

lé de Droit confiiltée U 

cèdent avoit répondu t 

voix , le Sieur Van Efper 

n'ofaht contredire , que 

Généraux n'avoient auc 

«ne telle Collation y & , 

remarquer , c'eft que la 

de la Faculté fut appuyée 

lement furlacompilaiior 

faite par Mr. Van-Efpen 

fenta quand il fallut iigne 

<iu*il eft du même Parti q 

neft , & qu'il ne s'éton 

que lui des Cenfiircs. ! 

pourra voir dans ces M 

Mai i7ii« 



des Sciences é des hedux Arts. tSç 
Trévoux au mois de Juin de l'an- 
née précédente, l'extraie d'un traite 
jT^u'il i compote fur lesCenfures. 
K' Va des pourvus à un Canonicac 
KJÇè rendit à Tournay , & fut bien- 
ttfit fuivi par Mr. Erneft. Ils fe pré- 
rfenterenc au Chapitre , qui , dans II 
k^rplexité , ou de déplaire aux Etatï 
ftSeneraux qui ont tout pouvoir , ou 
râèdéTobéî'rà l'Eglire, qui défend 
r de recevoir les Collations des Be- 
I oefîces faites par une main héréti- 
que &fchirmatiqiie, prit les voïes 
les plus douces , abandonna VeC- 
prit de force pour quelques ino- 
mens , (i l'on peut le dire ainfi , pour 
Ce livrer enticrcment à celui de mo- 
dération. Il ne dit rien contre la per- 
ibnne des pourvus, il ne les rejetti 
point , il ne leur rclùra point de les 
mettre en poffciTion ; mais il différa 
feulement, & demanda le temsdc 
confulter le Saint Siège fur cette af- 
faire. 

Le narré q\j'cn fait Mr. Lenglçt 
tievi pas plus loin. Il y ajoutedes 
pièces originales, le mémoire de Mr. 
Buneft aux Etats Généraux , la dif- 
ctlton; de U Faculté juridique de 
» ^JM4* 1711. 



Il P' k Chapitre de Tournay à m 

■ "^ '■ fléchir & à maintenir les C 



m 

' :ri- -.il. 



l'autre pour les inftruîre des 
^^*^ lions du Pape, 






--' cinquième M^mêtre. 



j jj. ;S Comme Mr. Erneft s'eft fc 

ÏJ feL rêté, qu'il IjLiî étoit impoflï 

^■^.^^ . prouver la Vacance de TEvà 

lili Sîl Tournay , il a pris une autn 

ui ne [avancera pas davanta 

a prétendu que la confifcatà 

fruits & revenus temporels c 

te avec foi la confifcation de 1 

lation des Bénéfices. Mr« L 

lui fait clairement voir ion i 

*i ■ • • • it 



3' 



iesSàetnti& du k aux Arts. 787 
feurs,(bit pir héritage , ou vente , 
oualicnation , ou connlcation : il ne 
s'agît pas même d'un patronage éc- 
cléliadique , mais d'une collation 
pleine Sfabroluë , & qui de droit 
appartient à l'Evêquc. Or celte col- 
I Jation ert attachée à la dicnité Epif- 
■Bopale* de nefc perd qu avec celle- 
Hiî : l'Evêque n'en fçauroic êtrepri- 
livé que par un jugement écciéfiafti- 
que > qui lui ôce fon Evêché mê- 
me. C'eft ce que Mr.Lenglct mon- 
tre dans ce cinquième mémoire, 8c 
pour rendre Mr, Erncft plus atten- 
tif & plus docile à Tes preuves, il 
les prend la plûpirt de Mr. Ar- 
nauld , du P. Qijcfnet , de Mr, Van- 
E(pe». _ 

Celui ci dit exprelTément, que la 
fgllat'un libre & abfoltté des Beneficts 
fû Attachée d U furifdiSion libre dt 
l Svêqut. " Que Mr. Erneft nous ap- 
" prenne donc aujourd'hui , fi le 
"Prince peut faiur , attirer à lui, 
»*ou ôter à l'Evéque fajurifditSion, 
"(bit contentieufe , Toit volontaire. 
"Eft-îl un Canon de l'Eglife qui 
"l'ait ordonné \ En eft - il même 
M qui rayent permis! Ne l'ont-ils 
Jtfaiiyii. Nn 



«-'"ffSS^ 



de Lie?': S»/"; ,„ teUW» «Ç" \ , 

ï„ lUo"»"'/' ?;S dWune ai». I 
trequel.8l?ff,,fitirci»s dtjf 

Etneft-'C";',, ,« ^^„, f«»" 



dtiSciencis&des beaux Am. 79T 
le i'Epircopac. La (ïraonie feroit mè- 
ne inévitable dans le (èns que M.Er- 
teft donne aux paroles de la slore , à 
:e que l'afRirent Mr. Caulei Evêque 
ie Pamiers & Mr. Van Efpen, noms 
aeutêtre plus refpcâablcs à Mr. Er- 
aeft, que celui des Conciles cecume- 
liqucs. Le terme de ^«i/j fe prend 
ionclà dans uiifens iraproprc,felon 
l'expUcatiou de Suarcs, adopté par la 
Faculté de Louvain en fa décilion; 
îu , plus naturellement , il fignifie un 
Fruit fpirituel, ou un droit irrépara- 
ble de la jurifdiction Epifcopale. 

Ce mémoire finit par une vive 
Exhortation à Mr. Erneft de le dé- 
lifter de fes pourfuîres , qui ne peu- 
veox. lui attirer qu'une jufte ex- 
communication , & afin qu'il n'en 
doute pas y Mr. Lcnglet ajoute des 
pièces qui portent des excommuni- 
Htions fulminées contre des Er- 
nefts , qui foûlevoient lesPuiflances 
féculieres contre des Evêques. 

Sixième iàimotit. 

:Mr. Lenglet commence par des 
proteftaiions de refpeâ envers leurs 
liai 1711. No iij 



791 Mtnmres pour l'Utfié» 
Haures Puiflances , les Etats Gerrt 
raiix, qui font aujourd'hui Maître* ' 
de Lille &de Tournay. Ënfuite il 
fe propofe de démontrer. En pre- 
mier lieu , que la collation libre & 
abtbîuë des Bénéfices faite paru 
Puidance Proteftante eft nulle. ] 
fécond lieu , qu'un Ecclédaftiqueai 
peut fars bleuer fa confcîence &a' 
1er contre les Canons de l'Eglifè, ai 
cepier un Beocfice qui lui eft atn 
prérenté, 

A confulter , dk-it , lelwsi fitit ' 
& la lèule railbn , qui ne verraîpis 
que ce n'eft point à l'étranger â don- 
ner des MiniTtres à un autre Etir? 
Et cependant il n'eft en celx que& 
tion que d'intérêts temporels } mût 
la fëparation entre l'E^life & llie-i 
retique vaà l'éternité. Si l'Eglifè cob» 
damne le Proteftant , elle en eft à Ton 
tour traitée de Babylone mauditeft 
de proftituée.Ëft-ce donc d'une mua 
i\ odieufe & fi ennemie qu'elle rece- 
vra fesMiniftres ? 

Une raironfi.plaufîble»pourfittN 
il , neparottroit qu'une ignorante » 
ou chetive déclamation »Tùn tfpite 
préoccupé d'intérêt temporel l:îl éut 
le convauicre par piincipetk --^ 



dtsSiiemts&deslieauxMts. 795 

Le premier principe cft , que tout 

■I ^roieftant eft excommunié de droit 

rir rUglife Komaine , & même 
excommunication majeure , cel\ à 
^ dite , de celle par laquelle elle ne 
l'exclut pas feulement de la Com- 
munion de prieresSc des Sacremcns, 
mais déclare encore qu'il eft privé 
I de l'entrée du Ciel. Or c'eft une 
[ maxime conftante parmi nous , que 
' tout excommunié eft incapable d'é- 
Jire aux Bénéfices 5t de lcsconf[:rer. 
M.Lenglet cite là deffus le Papelnnc^- 
cent IIL & une foule de Canoniftes. 
Si Mr. Eineft prétend éluder ces 
autoritez , fous prétexte que les 
Etats Généraux tK font pas nom- 
mément excommuniez & dénon- 
cez ; qu'il fafle attention qu'à U 
vérité la dénonciation tft rcquife à 
l'égard des perfonnes qui fe tiennent 
encore dans la Communion de l'E- 
filife , mais quant aux Proteftans, 
îl l'ont quittée avec éclat : & quand 
il eft queftion d'Ariens , de Pc!a- 
giens , de Luthériens , de Calvinif- 
tes, deSociniens déclarez, il ne refte 
plusqu'àieur appliquer la règle gé- 
nérale qui coDcerne les excommu.- 
iL0 171^ Nn iuj 



794 Mtnmei pont l'nijloirt 
niez. Un Fidelle , d'ailleurs coupable 
d'un crime qui mérite l 'excommuni- 
caiion .peut quelquefois être toleié 
dans la Communion de l'Eglifol 
prendre pan 3 Ces prières &à lesSÎf 
crcraem. Mr. Emeft penfera ï'iUl 
même d'un hérétique déclaré ? 

Dans le déferpoir de trouver i 
cun Auteur qui parlât en la favei., 
il a voulu fe prévaloir au moins 4 
témoignage d'Arsdekin , Thé ' 

fienjefuite. Quelle différence , .^ 
1r. LeiigUt , de Mr, Erneft à Mr. 
Emefi ! EA-il Chanoine da Sainu" 
Gudule à Bruxelles î 11 eft Kigorifie 
à outrance , il n'admet pour pnncipi 
de morale que U loi ftutorifêe par H 
révélation, & fur tout point de Jelîit* 
tes. Prétend il au Doyenné de Toqr- 
nay ? La moindreprobalûlité fondée 
fur l'autorité d'un feul Jeluitc Jui 
fulKt.Encore le cite-t'il mal i propos* 
Arfdckinne diiànt autre choTci &• 
non que la collaticxi d'un Bénéfice 
faite par un excommunié toléré cft 
valide. Mr. Erneft ne fcauroit rai- 
fonner comme il fait , qu il ne Tmt' 
de le Proteftant comme toléré aa« 
l'Eglife Catholique, qu'il ne foitdi& 



des Sikncts & des ùeaitx Arts. 795 
toofé à le recevoir à fa communion & 
jifÂire la Cène avec lui. 
> Mr. Lcnglet propofe Ton fécond 
Brincipe dans les termes même de 
XAi. Amauld * : Que U cotUtion des 
îeMfi^fej accordée à d'autres qu'aux 

iOrdinaircs des lieux, eft une fenitude 
TfK/ ne ftut être imptfe'e que par l'igUfe 
]ilime j ou de [on tanfentemem , maxi- 
Ane fi cenaine, que félon Mr. Ar- 
QEiuld, ou plutôt, félon toutes les dé- 
ci/ïons du droit Canonique , ellene 
peut être conteftée (ans erreur. Où 
eA donc le confentement de l'Eglife 
qui permet au Proteftant de pour- 
voir aux Bénéfices par une collation 
pleine & abfoluë f' L'Eglife (quelque- 
rois par reconnoidànce accorde aux 
laïques le privilège de nommer à des 
Bénéfices : mais c'eft une règle aa- 
ipcifée par les loix Impériales ** i. 
y,-iÇ^G les privilèges accordez eHi 
„ vûë de la Religion doivent être 
„ uniquement confervcz à ceux qui 
„fpnt profellionde la Foi Catholt- 
„ que, & ôtez aux hérétiques. 
-, i^s exemples ne manquent pas i 
_\Cmfid»ati„m fur /« «/«/«*A FZ- 

Mai 17U. .Nn V 



fo 



79*5 Mémoires pour l'Hifieire 
Mr. Lenglec. Saint Athanafc & tes. 
Evêques Catholiques s'oppoferent 
aux nominations que fil l'Empe- 
reur Confiance. Les Empereurs 
Gracicn, Valentinien , Théodore, 
Warcien , défendirent par des loix 
expreffesaux hérétiques de faiceau- 
cuneordinatioti. Agylulphe Roi de» 
Lombards & Arien vtxilut donner 
un Evêque à Milan ,1e Clergé refu* 
fade raccepter& fut foutenu parSr. 
Grégoire. Le troihéme Concile de 
Latranfous Alexandre lïL annulla 
les ordinations faite»par les Amip*- 
pes&iesSchlTiBauques : cequieltiaii 
rcmarquaWê , è'eft que ces ScbtCbfe' 
tiqu£S3voient quelque tître Coloré» 
qui matique al^bluineDt dans l'af^ 
faire de Mr. Erneft. 

L'ufage de l'Eg^ifê ett taajaaalt 
même, SfMr.LmgletcitetilufiÂin 
€aiioniftes;yii l'aKcfteot. li rsippér-^ 
te un endroit inénKH^e d'un livre- 
du P. Qiiefiïel contre le S. Siège * ^ 
cil , après avoir dit que c'eften ver* 
tu des concordats que les Roîs-ds: 
France & d'EljMgne^tiQnîmene'taix 

M« 1711. 



des Sciences é' des Ùiaux Ans. -jçtj 
I^Evêchez, il ajoute : Mais leurs Uauies 
iFuifances ont trop de fageSe pour pré- 
tendre h même privilège a l égard de 
iclut qui gmverne leurs fups CaUibU- 
ques. Tout ce qu'elles peuvent exi- 
ger, c'elt de ïaffâîer de la prademe, 
de U fidélité, & des autres bonnes quali- 
tez, de celui que lefouverMtt Pontife «ow- 
mera pour Vicaire Apoficlique. Si la fa- 
geflc des Etats Généraux les doit 
empêcher de prétendre nommer ï 
«ne iîmplc commifllon , telle qu'eft 
celle de Vicaire ApoftoUqiie en leurs 
Provinces, à plusforteraifondoic- 
elle les détourner de conférer des 
-Bénéfices en titre. Grotius , tout 
ProteftanE qu'il étoit, ne laïfte pas 
d'aflïjrer : "Qu^il ne convient pas 
"au peuple Fidelled'appeller à l'é- 
" Jedion de fes Palpeurs le Prince qui 
»• n'eft pas dans la vraye Foi , quand 
>* même il y auroit lieu d'avoir de fz 
«main de bons Minières , & que le 
"Prince qui n'eft point de la Reli- 
V gion véritable ^grave là. confciei> 
"Ce encore plus que le pei^Ie, 
HQuand il veut s'arroger le droit de 
••donner des Pafteurs à l'Eglife de 
j*Jesus-Chr,i5t. Litickius Lit. 



, 7SS Menuites par t'nifimt 
thcrîen s'explique de la raêmen 
nicre. Ce fut en conlîdcration d 
l'ufage établi dans l'Eglife, que t 
Etats Généraux en 1710. deptii 
rent des Commiflairei Catholiques, 
poiir affiftei" de leur part à l'életHon 
d'un Abbé de St. Amand , leur ayant 
alors été remontré que la prelew" 
de Coramiffdires Proteftans-rendtfl' 
l'éleâion nulle, Mr.Erneft ne la 
avoit pas encore fait entendre qV 
leur pouvoii va plus loin qu'à nôd 
mer des Commiflaires & de liraplq 
témoins en une éleûion., & qu'il s'j. 
tend îtifqu'à conférer les BeneficMïJ 
Enfin le Pape Alexandre I V.. d jcb> 
re déchus (ks Beoefices ceuxqui le* 
ont obtenus à la recommanoatiaB 
des hérétiques ï d'où il £uu coo^ 
clurre,quei»leur reconunaadition 
edfinuiiible > unecolUtitnidekptt^ 
parc ne fçaaroU être avanta^ufe. < - 
Pour mettre le comble à ces ptco"' 
ves , il a'yaqa'à confideperlftcors 
duite del'Eelife fous ladoniiiiKiciii 
des Princes Afiens. Sous l'Empereur 
Confiance , fous Ttieodoric &. les' j 
autres Rois Goths , fbit en Italie» 
Ibic en Efpagnc.} j vuù cUc OC »'dt: 




des Sciences & des baux Arts. 75^ 
foumite â leur laifFer le choix de 
fes Minirtres , & elJe a mieux aimé 
s'expofer à la pcrfecution , que de 
plier fur un poini fi important de li 
difcipline. 

Il ne rcflc plus de dîtEcuke fur ce 

Sue Mr. Lenglct s'étoîc propofé de 
émontrer en fécond lieu. Carilell: 
Évident que s'emparer d'un Bénéfi- 
ce fur la collation faite par des héré- 
tiques, hqueHc cft nulle & ne don- 
ne aucun droit à le poITcdcr , c'clt 
Sflfretndre les Canons , & mériter 
toutes les peinesdécernces par l'E- 
glife contre les intrus & les ufurpa- 
tcurs, qu'il eft même défendu de fa- 
vorifer , ou d'alïïfter , fous peine 
d'excommunication portée par les 
Conciles Généraux de Latran , de 
Lyon , de Trente , & par d'autres 
Provinciaux ; entr'autres par ceux 
de Malincs en léoy. & de Cambray 
etl i5S6> & par les Statuts Synodaux 
deTournay en ijôg. 

Si lesinrrus fc couvroient deque^ ■ 
^ue titre coloré , ils paroîtroîent au 
moins confervet quelaue refpeâl 
powl'Eglifè. Mais un tKre coloré r ' 
quoique oui ea Toi » doit toujoivs 



Soa Meimirts fmr l'nffïo 
partir d'une autorité qui a une jurnî 
diction fpiriraelle , ou un pouvoir 
apparent de conférer. Or quel poB» 
voir & quelle jurifdii^ionpeut avoid 
dans l'Eglife Catholique une PuKj 
fâiice Protefbnte , avec laquelle l| 
n'eft pas permis félon les loix de 1"E«^ 
glife d'avoir aucune communj '" 
ou communication , dans les cb( 
Cicrées & fpirituelles ?' 

Mr. l'Abbé Lciiglct ajoute Oi 
avcrriffement à !a fin de ces trôll 
mémoires, &iidit, qu'il lui eftrts I 
venu que Mr. Emelt le traite dt C» 
lomniaEeur : U s'attend , pourlùk-Q» ; 
à recevoir encore d'autres tttre» de 
la gr3tuité^des.Bme(ts,qui fç^veoC 
bien neles. pas ép&rgner: Maïspour 
se pas fembler aoandonner ii caoft 
de l'Eglife , il promet de faxîsSmé 
Mr. Erneft , & de lur rafraîchir b 
xnémotre de ce que lai variété d'a&i* 
les qui l'ocoipent lui a. &it oubKm 

A R T s C X. s tlX. 

lA BlBLIOTBEQyg »tS 
Srédictttun ■, tptrantittitUijmà^ 

Mai 1712;. 



iv Stietifis & des beaux Arts, gai 
mis par ordre alphabétique , par. le- 
B. P. * * * de la compagnie de fefui. 
A Lyon , chez AnEoine Boudct 
rue Mercière. 1711. i.voL/b 4°, To- 
me premier pages 800. Temefeiotid. 
pages 800. 

I ^""^ Eux qui fe (ont appliquez à fa- 
L '^.^cijiter l'emploi de ia prédica- 
[ ûon > emploi fi Qri]e,ou plutôt , Il 
neceflàtrcdans leChriftianifraCjOnt 
pris différentes routes pour arriver 
au même terme. Les uns onc donné 
au Public des ftrmons qui fervent 
demodeles>lesamrcs^ont &>urni aux 
commençans des matériaux , ce qui 
o'eft pas d'un moindre fecours î 
quelques-uns ont imprimé desefTais 
de fermons que chacun peut remplir 
i (3 manière en travaillant fur un 
pla^tracé. Le P, H. * *. a donné 
aux jeunes Prédicateurs des modcIe« 
«lacis les fermons fiir tous les fujets 
de la morale Chrétienoe, que le Pu- 
blic a reçus fi favorablement : il.leur 
fournie des plans & des matériaux 
dans ce nouvel ouvrage^ • 

■ Ils y trouverons i". Un grand* 
■otntnredcddiéinf. 1.°, Les puTages 
Mm yjiu 



8o 1 Memskes four l'H'ifieirt 
de l'Ecriture qui ont rapport à e 
que fujet, j". Des palTages choîfi^^ 
des faînts Pères fur la matière pro^" 
pofée, & les Auteurs où on en peut 
trouver un plus grand nombre.4''.Le 
fujet expliqué félon les principes 4" 
dans les termes des Théologien" 
fur tout de Saint Thomas, j». l 
ample recueil d'extraits des si 
leurs fcrnaons& des livres fpirîti] 
On a réduit à (ix vingt titres tous II 
fu jets de morale propres de la Chaî?! 
re. CetutqQÎreaipliltêntce frttma 
volume font les. afflîâions, ViM/JAt 
tion, l'ame de t'borame , l'amitié» 
i'âmoar de Dieu, l'unour du pMr- 
chain, l'amour des ennemis ,1^ 
mour propre , l'AthâTme rravsric^ 
l'aveuglement fpîrituel , l'auntAoe» 
k Baptême & la béatitude. Touttl» 
morale Chréticuae cfl reafennte 
4ans ces fix vingt titres; pox.Icfiîâ 
qu'à eô l'Auteur de raJIeinbler Suait 
chaque titre toutes les matiererilt 
y ont du rappon. Unarisniist^ès 
chaque tkre ; & la cable getiaoliS 
feront cotinoîtroiibiia ipiel wcffhab 
<)uevK;e,chaque veim,eWqne«r- ' 

Dde dts la mozalcCbcéitauirfiva^ 



des ScUnctsé'àts itdux Arts. 80 ; 
Taité. L'Auteur , qui n'a pas crû 
jue fon livre fût un ouvrage de 
Chronolœie , ou de Critique , dé- 
:Iarc qu'il a cité les Pères fans s'at- 
:achei: 3 l'ordre des lems , qu'il n'a 
Doint examiné rcrupi.ileure[nent fî 
les ouvrages qu'il cite font des Au- 
teurs dont ils portent le nom, & qu'à 
l'é|;arddesfermon3ircs & des livres 
rpirituels , il ne s'cft pas borné au 
petit nombre de ceux qui ont mérité 
l'approbation de tout le monde j 
mais que dans le delTcin d'amaller 
une grande quantité de matériaux , 
tl n'a point lait de ditHculté de fc 
fervir d'Auteurs médiocres & peu 
connus , quand il a rencontre de 
beaux endroits dans leurs ouvrages. 
Le premier volume ofi^e d'abord 
SUX Leâeursdeux difcours prélimi- 
nttires , l'un fur la manière de prê- 
cher de ce tems , l'autre fur l'imita- 
ticHi. 

Le P. H**, loiie nôtre fiécle 
d'avoir donné plus dejuftclTe & plus 
de (bltdité aux fermons, d'en mieux 
diQtofer les parties, d'en choifir les 
preuves avec plusde difcernement , 
d'en avoir haunî l'oftentatioii d'une 
Mai 1711. 



So4 Mémoires put l'Hifiàrt 
leâitre vaftc & inutile , les citat;^ 
d'Auteurs profanes , les applicaiûaf 
bizarres de TEcriture , le faux bfl 
hn:despenféesfubtiles,& l'afeâ 
tion des fiibdivifions compaUët.. 
Mais comme il efi plus di&icîle de ^ 
foutenir dans la perftélîon que dS 
atteindre , le P. H**, rcprochça 
nôcre ftécle , que dégcnerant peitj 
peu de la véritable- éloquence, f 
énerve lesdif cours à foret de lesp 
lir , qu'on ne les remplit que de a 
taJIs de morale propres feulcineac 
amufer l'Auditeur, fansletouchi 
Il ne peut {buffrir les Prcdicateun 
<]ui négligent de prêcher les Myfte- 
res , ni ceux qui n'ont aucun égard 
au Cens naturel de l'Evangile dans le 
choix des fujetsqu'ilsyappliquenr. 

Les règles que l'Auteur donne 
pour compofer un fermon de morale 
font courtes & fenfées > il parle en 
Maître de l'Art. Le dernier avis qu'il 
donne aux jeunes Prédicateurs n'eft 
pas le moiDsimportant. C'eft^tciir 
dit-il >ime grande erreur, que de 
croire qu'il fuffit pour prêcher de ■ 
fçavoir fa langue & le monde îil&aC 
four rétiflû- ea Chaire de Tétude fl( 

^ai 1712. 



àii Ssmies é du beditx Ans. 8»$ 
ie la méditation ; il faut être Théo- 
logien, Orateur, & furtoiit folide- 
mcni vertueux. 

Les fujets renferm«z dans le fe- 
Cond tome Ibnt le Chriftianilme » 
la colère , les Commandemcns de 
Dieu ^ la Communion-, les compa.- 

Enies & les converfations , la Con- 
iTion, la confiance enDieu, lacoti-- 
formité à la. divine volonté , la con- 
tinence , U converliffli , la correc- 
tion fraternelle , la coutume & la 
mode , la crainte de Dieu > la curio- 
Uté. 

L'ouvrage entier fera de huit to» 
mes. L'Auteur ,.ciui âgé de plus de 
quatre-vingts ans joîiit encore d'une 
fanté vigoureufe , efpcre donner 
dans quelque tems de pareilles col- 
ledions fur les Myfteres & fur lej 
panégiriques. 

Article LX. 

jkjïndemens et lettees 

Pjftoiales de Mr. tUchier ivêque de 

Nifmes , avec fon Oraifon funèbre^. 

. -A Paris , chez Jacques Eftienot 



1 



9oâ Memirei fcur tUifit 
nië Saint Jacques 1711. <i)i-> 
ses î88. 

CE font ici les dernières produp' 
lions de l'éloquence d'un deJ 
plm Mrfaits Orateurs que la France 
ait vu naître. L'âge ne l'avoii point 
afiEbiblie , elle femble au contraire 
plus vive , encore plus libre , moins 
cmicertéc , moins ornée ; mais plus 
impericufe dans ces derniers ouvra- 
ges, que dans les premiers qui ont 
reçu tant de juftes applaudifTe- 
lQens.C)nq Manderaens & cinq Let- 
tres padorales rempliflent ce volu- 
me. La publication d'une Conftitu- 
tion du Pape Innocent XU. les trou- 
bles excitez par les Fatutiques « uiu 
Croix érigée par un Berger , où Vint 
prétendoii qu'il fe ^ilbit des fun' 
clés j lapublîcarion du Jubilé, laii 
mine de mil fept cens neuf, le dcf 
fein de détourner fer DiocéCàios d* 
fréquenter les fpeâacles , les piicKi 
publiques pour la proTperité deiSl 
armes, les dures propolîtîons depai 
proposées par nos eniKmis ea ml 
fept cens neuf, font les fu)et$ de ce 
excellentes inflmâioas , où 1'4b rc 
11411712. 



its Sciemts & des beaux Arts. Sq;^ 
nnoîc le véritable Evêque & le 
délie fujct , autant que l'excellent 
Orateur. L'oraifon funèbre eft de 
Mr. l'Abbé du Jarry , il repréfente 
le grand Homme qu'il loue, com- 
me le modèle des Orateurs ^ 
Jffirrmplr des £vêques. 

K Article LXI. 

pilSSERTATION SVR LA 
MtTdMjlatioB du corps dt Saint F'mnm 
^ le Confeffeur j trotfiéme Evéqiie d'A- 
miens, où l'oiifmt voir qu il eji dans 
l'Egttft Cathédrale d' Amiens , contre 
.. cequ'ora écrit l'Auteur de la Lettre 
iuuCurieux, & feu Mr. Thiers. Pat 
Ml.it Lefiocq Deiieur de la Moifon 
^^ Société' de Sorbenne , chanoine 
-. -Théologal de l'tglife d'Amiens. A 
Amiens, chez Cliarle-Caron-Hu- 
- tault , Imprimeur- Libraire vis- 
' , à-vis&iint Martin, 17 ii.f«8°>fi(- 

LE nom de Mr. l'Abbé de LeC- 
tocq J'appelle le fouvienir de 
iAi. ion oncle , pendant tant d'an- 
isiées Prof«0euE de Soiboae , ûcAi- 
Méù 1711. . - 



5o8 Henmns ynwr l'HiJiolre 
toé pour foii grand l^avoir , pour 
fon coniUnc eloignement des noii^ 
VcUes doctrines , & pour fa pruden- 
ce dans fes décifions fur les cas de 
confcience qui lui éloîent propo- 
Ifez de toutes parts. Mr. l'Abbé de 
Lcftocq , formé par les confeils & 
les exemples d'un maître fi capable 
& n cher , efi; maintenant Vicaire 
General de Monfeigneur l'£vé()V& 
d'Amiens. Il foutient dans ceOfl 
dilTertation , que c'elt contretotw 
raifon quel'Abbe de St. Acbeulâf 
Mr. Thiers ont coniefté à l'Eglift 
Cathédrale d'Amiens la pofleffiw 
du corps de Saint Firmin le Co»- 
feflcur. 

IlexpefedansTavertiflementroc- 
cation Se le fujet de U difpute.fn 
1637. Mt. de Leftoile , Chanoine 
Régulier & Abbé de Saint Achmli 
ayant pris le delTein de faire MUil 
un nouvel autel , i! fallut foiiic ca 
terre jufque fous les fondemens de 
l'ancien ; là Ce trouvèrent cinq tom- 
beaux , l'un placé du cété de \%* 
vangile , l'autre du côté de i'hÀ 
pîcreî cclui-U vuide & fans infcrtp 
lion , Celui - ci rempli d'(^iiicssh 

Mai 1711. ..- ' ;. taVi 



L its Stitrcei & dts iedux Arts. S09 
Wec des lettres audeffus mal for- 
ISîées & plus qu'à demi eflâcces, 
qui femblerent X quelques pcrfon- 
nes faire le nom FIRMINUS. Sur - 
quoi l'Abbé & les Religieux deSt. 
Achcul prétendirent que le corps de 
Saint Fumin leur éwit demeuré» 
& n'avoit point été cnîevc de la 
première (epulture qu'il avoit eûë 
dans cette Eglire, pour Être tranf- 
porté dans la Cathédrale. Ils ap- 
puyèrent leur conjeâure d'un bruit 
qui l'année précédente s'ctoit ré- 
pandu , que la chafTe de St. Firmin 
gardée dans l'Eglife Cathédrale , 
ayant été ouverte , avoit été trouvée 
vuide, 

L'Abbé de Saint Acheul prit auf- 
fi-tôt la plume , & fous le tître de 
ItttTt^ttn Curieux , publia un écrit 
quin'édifiapasiemonde, & qui fut 
condamné par un Mandement de 
Mr. de Brou Evêque d'Amiens, 
Le&meuit Mr. Thiers parut propre 
à entreprendre cette caufe: les mé- 
moires lui furent envoyez , fur leF- 
qnels il compofa un ouvrage, qui 
fat fupprimé par un Arrêt cfu Con- 
[ci! d'Etat. Cependant , comme la 
' liai 1711. 



Sio Memektl pour miflén 
poffedion d'un bien fondéi 
juftes titres n'inrpire pas or 
ment je ne fçai quelle im] 
de juftifier au Public fonbo 
celui de l'Eglife Cathedra 
miens demeuroit fans défi 
perfonnc du Chapitre, où it 
de fçavms Hommes , ne 
pour le faire connoîcre. 

Enfin Mr. l'Abbé de Lei 
mit en une telle évidence, q 
efpric raifonnable ne dout 

?|ue !e corps de Saint Firmin 
elfeur ne foit véritablement 
mé dans la chaffe qui fe vt 
la Cathédrale d'Amiens. ] 
fon ouvrée en deux partie 
la première il apporte des 
pofitives de la vcritéqu'il fi 
& dans la féconde il aétrui 
l'Auteur de la letne à «a Ci 
Mr. Thiers ontavanccdefpi 
Avant que d'entrer en n 
il faut {ç.ivoir que l'Egli 
miens honore deux Saints F 
l'un fon premier Evêque & 
vers la fin du troifiémeO^cl 
tre fon troiliémc Evêque 
feffeur fur le milieu du fii 
Mm 171Z. 



itiStiefices &dis heduxArts. S[i 
. Or il s'agit de prouver que le 
lorps de celui-ci n'a point été lailTé 
C^nsfbn tombeau , qui éioît en ]'£• 

Slife imincenanc nommée de Saint 
Lcheul , mais qu'il en a été Icvéûc 
icanfportéen l'EglifeCithedrale. 

Première preuve. L'Auteur de It 
vie de Saint Saive Evêque d'Amiens 
dans le feptiéme lîécte, marque ex- 

(BreËTémcnt *■ que Saint Salve ayant 
Itûraculeuremcnt découvert le corps 
de Saint Firmin Martyr, lefittranf- 
porter avec ceux des Saints Ache 
CfAcheu! aufli Martyrs, & celui de 
Saint Firmin Confcfleur , dans une 
Eglife de la ville. Mr. l'Abbé de 
Letlocq employé ici la critique 
pour foutenirle témoignage de cet 
Auteur, qu'il dît êiredu neuviénie 
^écie. Car il cH pottcrieur à la tranf- 
latîon de Saint Salve à Montreueïl , 
dont il parle en ces termes. Le corpt 
ie Sdnt S4lvt A iti enterré dont tE- 
jfi/ê Âe U Bieiéeureufe Vietge Marie » 
it'eà après plufieurs années il a été tram- 
ftfé i Memreuil. Cette manière de 
s-'exprimer à la fin de (on ouvrage 
donne à entendre qu'il n'époit pas 
^* Bellaitdm ftii, i^imjoomtii^ ., 

Mai 171*. O o ^ 



8l 1 Uttnoms p9Uf l'HiJhin 
éloigné de ce tems-là. D'ailkurî 
il eu confiant par un aâe de don- 
nation faite par Gui Comte de 
Ponthieu au Monaftere de Moo- 
treuïl en iioo. • que le corps de 
Saint Salve y étoit alors, & par un 
autre aâe de Henri I. en 1401.* 

3u'it y avoit à Montrcuïl une Êglifc 
e Saine Salve ; d'où l'on peut con- 
elurre que la tranflation de Saint 
Salve Ce Bt dans le neuvième fîécle î 
& c'eft aufli le fentimeot du Père 
le Cointe. Ce qui le confirme en- 
core par le procès verbal drcfîé par 
l'ordre de Mr. de Brou Evêque d'A- 
miens, lorfqu'en 1701. ilaâiflaàla 
ccremonîe de mettre dans une nou- 
vel le chalTe les Reliques de S. Salve. 
"Nous avons trouvé dans l'anciea- 
>'nechâ£[èt porte le procès verbilii 
»plufiears aoes , dont le plosa^ 
» cien far une pê;iu en lettret mi- 
>' ciales , qui ooils ont para tvtûr 
" été écrites il / z plus dt hoit ccnî. 
» ans , contient c^s parois i ià if- 
"foft U ont Ae iàmsOn -SfS^. 
" & cn^fiur , &^itiifimii* aim-M 
- Saint •V^kiidOi^m.--. . ..-^ ^ 



iit Sdenns & dei beaux Arts. SiJ 
-•' Le temsoù l'Auteur delà vie de 
int Salve a écrit , fe découvre en- 
core par l'ancienneté des maiiufciits 
^i ta coniieniienc , ou entière, ou 
tîoregée. Elle ell abrégée dans deux 
Sreviaires du quatorzième liéde, 
"dont l'un eft dans les Archives 
"de l'Egiife Cathédrale d'Amiens, 
& l'autre dans la Bibliothèque de 
'Abbaye de Saint Martin de Ju- 
ineaiiic à Amiens : elle eft entière 
dans un manufcrit du treiziémeiîé- 
cle de la même Abbaye. Un Mar. 
lyroîoged'Amitnf de l'onztémc (ié- 
cle en a tiré ce qu'il dit de Saint 
"Salve , & c'eft d'après clic qu'a été 
fait !e fecmon de la iranOation de 
SimcFirniin: Martyr y imprimé par 
teP. te Crfnte * , Sccftimé être da 
dixième Itécle. A tout cela il faut 
^ater que l'Auteur de cette* vie 
fltf' iàit' nulle mention d'aucuns 
Eglïfe nommée' de. Siint Salve * 
Montreu'il , ce qui donne lieli dâ 
C(Mlfe.â:urer de (on antiquité. - J 
. Mr, l'Abbé de Leftocq ne difconv 
vient pas du peud'exaôitude de 
iç^t-' Auteur -j.Tqijr j:app9ffie 4- ^ainc 

*Ad4n. 6B7. ..o^v.; n 

Mai 17U. Os -H' 



8i4 Memekes pour ru'tjimn 
Salve d'Amiens quelques faits tnr^ 
raculeuxqui font de St. Salve d"At~ 
bi : mais dans celui dont il s'agit , te 
<]ui ctoit à la connoiflance , ou plu- 
tôt, à lavûcdetoutlemonde, iln't 
pu fe tromper , ni impofer. EnfuitC 
Mr. de Leftocq relevé plulieurs rac- 
prifes de la Urne a un Curieux. 

Seconde preuve. Otger Evêgue 
d'Amiens 'dans le neuvième fiecte 
fit preient à l'Eglife de Saint Qiien- 
lin dequelques parties des Reliques 
dont la fienne étoic enrichie, & 
parmi celles-là il yenavoitde Saint 
Firmîn le Confcfleur , comme l'af- 
iure le Bréviaire de Saint Quentin. 
Troifiéme preuve ^ Roricon 
Evêque d'Amiens dans l'onzième 
fiécle , accordant l'exemption auï 
Religieux de Sûat Acheul , ti^Mfr 
te cène ntfon , fdrtt^iu Us (mla$ 
factuel dts Evêqnet de (ifieg$ j j «imW 
été lù^.ttmscMbéts, C^EvMt 
fontScficmitl Martyr 8c St.finâik 
Confeflbur , les feuls qu'on IçKhe 
y avôiiétéenlerrez.&quidutcDH 
de Koricoa D*y étoient plut. 

19. CtiuU. ■■■■■> -îlt- ". ■" 



des Sciin Cei & des beaux Arts. 8 r j 
t'Quatricnie preuve. Les Marty- 
Woges à l'ufagc de l'Eglife d'A- 
miens, dont le plus ancien eft de 
l'onzième liécle , font mention de 
lairanHation du corps de Si. Firmin 
au dixième de Janvier , & elleeft 
marquée en d'autres Martyrologes 
autfî anciens. 

1. Cinquième preuve. La fcte de 
Attte iranHaiion ed auiH marqués 
jwns un Calendrier , à la tête d'ua 
"ïfeautier qui eft de l'Abbaye de 
Saint Martin aux Jumeaux , & a été 
c'crïr dans le douzième (iécle, & dans 
deux Bréviaires manafcritsdu creî- 
ziénie liécle & du quatorziémeàl'u- 
fagede l'Eglife d'Amiens. 

sixième preuve. Il y a un ftatuc 
Capitulairc de 1154. pour régler 11 
folcmnitéde lafcre de Saint Firmin 
le Confeileur , & il y ell ordonné 
de porter fa chaflc en proceflion, 
quand !a fèce tombera un Diman- 
che. 

Septième preuve *. En 1179. 1^ 
Roi Philippe H L & Edoiiard I. 
Roi d'Angleterre prefens , avec un 
grand nombre de Prélats & de Sei-, 
. * ^cjhive! (Ul'££lift tfAmieaf. 



Si6 Mémoires pour l'Bifiein 
gncurs. Je Cardinal SïmoadeBrie 
Légat du Pape Nicolas III. & dcus 
ans après Ion fucccfl'eur fous le 
nom de Manin I V. transfera les 
Reliques de Saint Firmin le Con- 
fc0eurde l'ancienne chafle où elles 
étoient , dans celle où elles font 
maintenant. Les copies de l'aftede 
cette tranflation fe confervent dans 
les archives de l'Evéché & dans un 
cartuiaire du Chapitre. Cette preuve 
cft décifive. 

La huitième preuve fe tire d'un 
Ratut Capîtulaire enijiy. &d'une 
crdoniiance de Robert deFoijilloy 
Evêque d'Amiens enijiB. àe por-- 
ter en procellîon la chafTe de &int 
Firmin le Confcileur le jour de iâ 
fête, A cette occafion Mr. l'Abbé 
de Leftocq fe laiffe échaper une 
jufte indignation contre uncfiâion 
abfurde de l'Auteur de la lettre i 
v.n curieux , que Mr. Baillel n'a pas. 
eu honte d'adopter ,ouaunjoinsdfi 
rapporter fêrieufemerit: ' ■' 

PlufîeursmonumaùdtfCett^tran^ . 
lation-qut reftent; dans" i'Eelîfè Ptft. - 
xo\(Sa\t acCollegiaTé'de^i^ TiA 
znin le CfmfelTwr à èssàtaslAÙt"*- 



WUljiu. 



'M"" 



L 



dei Scittues ér des beaux Arts. 817 
inem h neuvième preuve. Des Lec- 
tionnaircs , des Obituaires, & d'au- 
ires fcmblables livres du treizième 
iîcclc , règlent l'crfîice pour le jour 
de la découverte & de la tranfiatioo 
de Saint Firmin le ConfcGeur. 

Pour dernière preuve , Mr. de 
Leftocq dit que plufieurs Eglilès 
cnt reçu des Reliques de Saint Fir- 
riin , tirées de la Cathédrale: celle ■ 
de l'Hôtcl-Dieu d'Amiem dès l'an 
ïi6i. celle de Noyon , celle même 
de S. Acheul,& d'autres. 

11 refutre de toutes ces preuves, 
qu'une tradition bien fiiivie allure 
à l'ERlîfe Cathédrale d'Amiens la 

f)o(Teffion du corps de Saint Firmin 
e Confeffeur ; & il refte à voir & 
à examiner dans la féconde partie 
de la dilTcrtation , ce que l'Auteur 
de U lettre à un Curieux , & Mr. 
Thiers , ont jugé être arlTez fblide 
pour la troubler. 

C'cft , difent - ils premièrement , 
qu'il n'y 3 rien dans la chaiTedeSr. 
Firmin , & qu'elle n'efl; placée fur 
l'Aiitcl de la Cathédrale que pour 
contribuer à ]a Tymmetrie & répon- 
dre à uiieautrc cliafle. Ilsl'aflurenï 
J4» 171Z, ^'^i'ij. 



StS iiimmei ftut FlHJh 
aîiifi fur le témoignage prétend 
d'un Serrurier, qui fut appelle pour 
chercher le moyen de diminuer le 
poids de U chafle. Ce Serrurier 
ayant été depuis appetlé pour faire 
l'ouverture de deux chaflcs dans 
l'Eglife de Saint Acheiil , le lundi 
cinquième jour de Novembre 1696. 
ils lui (ont dire qu'il fouhaitoit d'ê- 
tre plus heureux qu'il ne l'avoït 
été peu de jours auparavant i que 
celui des Morts , ayant percé avec 
un terelle le bois de la chafTc de 
Saint Firmin , & à la lumière d'U- 
ne bougie ayant apperçû une porte 
au fond & arrêtée par des barres 
de fer , i! les avoit retirées , après 
quoi la porte étoil tombée , & qu'on 
n'avoit trouvé aucunes Reliques 
dans lachafTe. L'Abbé de St.Achcul, 
huit autres Religieux , un Sculpteur 
& un Maçon qui cravailkiient alors 
dans l'Eglife , atteftent fous leorj 
fein^ dans un aâe du même .jonri 
avoir été prefens, & avoir CDteadtt. 
ce récit. i 

Qm cependant n'eft pas vrai , rïl 
eftd ailleurs confiant qae la chtfÈ ' 
nenicpointouverce, &quï]e hoi^ 



iesSiiencis & des haux Ans. 819 
^c feulement percé de deux coups 
de villebvequm. Comme les Cha- 
l|)elams qui fe chargem de hchalTe 
'^ns les procédions en étoieiu ac- 
cablez , ils demandèrent au Chapi- 
■Ire de la faire vi(iter,& d'en ôter 
,«_ qui la rcndoit fî pefaote. A cet 
^ec , Mr. le Scellier de Hîancour 
Doyen , Abbé de Forcft-Monftier 
& Grand-Vicaire» & Mr. Joli Clia^ 
fioine » furent invitez de fe trouver 
iJa Sacriftie , où étoit Mr, de Bon- 
naireSacriftaîn , &où furent appel- 
kz le Sieur IcQmen Orfèvre, & 
duCrocq Serrurier. L'Orfèvre leva 
deux plaques d'argent , fouslefqueU 
les parareni feulement deux barres 
de fer fort minces. Lapenféevint 
donc qu'il y auroirpeutêtre un cof- 
fre de plomb enfermé dans celui 
de bois : le Serrurier perça le bois 
«B^deux endrtiits avec un vUtebrc- 
^um.qui ne rencontra eulle léfif- 
taqce au dedans » Si il fallut atiii: 
iMier la grande pefanteur unique-i 
menti ce bois épais de quatre doigts» 
X,es tious furent rebouchez & les 
plikques d'argent lemifes en lem 
ftace. LachâTe ÊpalËiainfi d^nS'le 

:,_Uài.Jii^ r.. . O» X.. i 



|W> JBfiwnwiW- p«(rr 
mois d'Août 1696. après les Vef 
près. Mr. l'Abbé de Rîancour Ëc. 
Mr. Joli l'ont raconté ainfi mitl& 
fois, & Mr. l'Abbé deteftocqcite 
lâ-deflus une leicre du premier. Le 
Sacriftain, l'Orfevre , leSernirier, 
l'ont déclaré de même par un acts 
devant Notaires,ajoutani qu'en tout- 
rant la cbafle ils. aboient fenti le 
mouvement d'un fac , qui vraifem- 
blablement contient les oflemens 
du Saint. • 

C'eft maincenant 3 Mr. l'Abbé de 
Saint Acheul , d'ajufler fa relatioa 
avec celle-ci; & comme il a prii 
une datte pour l'autre , il y aappa^- 
Tence qu'il n'a pas mieux entendu 
le refte de ce que difoii duCrocq 
Serrurier -, qui lui a conftamineot 
lerufé de Ûgnei le difcours q^i tuL- 
étoiciBi^t£ ,' ■ ■ ' 

II ne refte plu» qn'è «taninto- 
l^infctiptioD^ du tembeai» ¥|RéM|k 
NUS. Mr,' l'Abbé de 'UAk^' i4i 
ond, qù'oUtt^ qu'il «ft ÎDcemitf £ 
es premières letweS' ne temîiKBl 
pas an tnot psécedenv , coui«êi et- 
taâeresne tonifias 'li^>Ie»:ce<'4fAtt 
montre» les codfi^ot^utt^uakifAfiil 
ks aucrtfi. / Sl les comp«EttBt:*'^fcc 



G 



^ ^ i^cucaiouter^qu a 
fie ibnt pas du tems de la \ 
Firniin , les lettres n'étan 
défigurées , ni pafTées en t 
thiques. Il eft à propos de 
fer aux yeux de nos Leâ 




P.Mabillon lesavûs, & n'a 
vcNilu prononcer. Mais enfin, 
ce feroit le nom & le tombi 
Saint Firnam, qu'en conclure 
Ibo corps , qu'on fcait certain 
OTOtr été transfère dans la; ( 
dhrale ? » L'on fçait en eflfet, d 
■►.Baillet , qu'il étoîc fo«^ - 

••aux Anrî"- 



j2i jt&flurr» pttt l'Sjk 
nys , que celui de Saint Firmin Mar- 
tyr a été apporté dans la ficnne : 
prétentions aufli mal fcmdées l'une 
que l'autre. Mr. TAbbé deLeftocq 
employé un chapitre à détruire la 
dernière. 

Il doit paffer pour conftwiE que 
le corps de Saint Firmin Martyr 
fut transfert par Saint Salve en une 
Xglife de la ville , c'cft à dire, en h 
Cathédrale ; & rien ne peut faire 
foupçonner raifonnablement que de- 
puJsilait été transféré ailleurs. Ce 
n'ett pns le témoignage de l'Auteuf 
anonyme , imprimé par Doublet 
dans l'hiftoire de Saint Denys, 6c 
par d'Achery à la fin detouvn^, 
de Guibert de Kogeat. Selooliit^ 
Dagobect ayant défait les Huai, 
avecfcfquelsla ville d'AmicM ihfr; 
toit liguée- i e£bma coaoac le jiat • 
beau truie de & viâoire » de DDt>> . 
voir faire {)relènt du corps ik-MiDl-: 
Firmio àl'Eglife de Saipt DenVt, ; 
& ill'y fil poner. Orcoutefifabo* ( 
feux dans ce récit > la guerre d* 
Dagohert contre les Huns > )eiu^»>? 
trée & leur progris en FFOOcetlMT : 
déSiite, fi entière au'uictm n'écMk -- 



ies sciences & des heMxAjts. 8i.j 
avec ces barbares. De plusjlyeft 
drt que l'Evcqucavoit mis lesRe- 
Uques à Pequigny comme en lieu de 
fiireté, 6: que !a bataille fe donnai 
Lion , qui depuis fut nommé, Lions 
enfantés , ce- qui en la langue des 
Huns iïgniâe , Liwdans an éiangde 
fang. Cependant il n'y a point de 
preuve qu'il y ait eu de château de 
Pequigny que plus de quatre cens 
ans a-près Djgobtrt , & il eft certain 
que le nom de fingterseft nouveau, 
I le premier tîire où il fojt fait men- 
tion de Lihon en fangtCES ,. n'étant 
que de #317. avant cela c'eft fcuJe- 
Bient Lihon j outre que l'étymolot- 
gie rapportée par cet Auteur eft vl- 
fiblement ridicule. Mais il y a une 

- preuve pofitive que Dagobert n'a 
point enlevé k corps de Saint Fir- 
Biin, & c'eft une donoaiion faite par 
un nommé Angilguin & fa femme 
Rimulde > d'une terre , i tigltfe de 

■ fùntt Mêàt tà de St. Jirmn dans U 

- rilie d'Amiens , en Uqutlle le torps de 
te St. Martyr ripefê *. La donnMJon 
eftderanSjo. & eft imprimée dans 
le tieiziéuK- tome du Spicikgç de 
JJom Luc d'Achery. 

'. *'ytrtbèvititiiCb*^fii'J/'ii"i!h. 



Un autre Auteur pour latranfo 
tion à Saint Ocnys , 8£ dont le té- 
moignage ne fcauroit faire pll» 
d'impreflîon , eu GiiiberE de No- 
tent- foos-Coucy. Il dit que Saint 
Geoffroy Evêque d'Amiens ayant 
fait préparer une nouvelle chaffe 

Kour les Reliques de Saint Firtnin 
lartyr, & n'ayant trouvé aucune 
ïnfcription dans l'ancienne , en fil 
auffitot graver une for du plomb, 
pour marquer que c'étoîc le corps . 
de Saint Tirmin. Dans le même 
tems, & avec le même defleindc 
changer les chaflês , l'Abbé de Saint i 
Denys fit faire la revifiondesReli- 
ques de (on Eglife : & dans une 
narine, la lête étant jointe avec les 
oflemens du reftc du corps , il apper- 
çut un morceau de parchemin, qui 
portoit que c'étoit le corpsdeSt.Fir- 
min Martyr & Evêque d'Amiens. 
Mr. l'Abbé de Leftocq refiitefo- 
lidement ce aarré de Guibett. i^^9 
n'efl: pas permis dedouïér que tMt 
Amiens en<;e tcms^lï, St c'étdtrir | 
commencement du douzième' 'fié^ 
cle , ne ^ perfua<U que ce fieié' 
corps re^fc»t dans la CatheoMé» 
conuBe il jpàrdlt. StUtamtObt» 



£fi Seiencei & des l/'eaux Atts. ïTi^ 
Plàfted'Angilguin &de fa femme,, 
ï Se de plus par le témoignage deNi- 
I tfolas Moine de Soifibns * concempo- 
H^Cain de Si. Geoffroy, z". De l'aveu. 
T"jnême de Doublerai: des Religieux 
] :de Saint Dtivys , ils ne polTcdtnc pas 
l-Jarâte de Saint Firmin. Mr.. l'Abbé 
[de Lertocq ie plaint duBL. P.Feli- 
nbien, qui,dansfonhiftoire de l'A b- 
fcaye de Saint Denys ,, fait difparoîr 
'Me par une omifiîon ce qui infirme 
ïa narration de Guibert ^ & tâche 
-de fa, rendre vraifeTiibljble par uoc 
addition : il ne dit point que le pttît 
parchemin fiic appcrçu dans la na^ 
nne,&il dit que les Religieux de 
•Saint Der^s ayant appris ce qui 
5'éroîc pafle à Amiens , où il ne s"é- 
lolt point trouvé d'infcription de 
Saint Krmiit, viHtercnt leur chaflê 
de Saint Firmin. Par où il donne à 
entendre deux chofes , qui ne font 

F oint de Guibert ; la première , que 
ouverture de la cnafle par Saint 
Geoffroy fut l'occafion de ce que fi- 
rent les Religieux de Sjint Denys ; 
1x féconde , <]ae-^ ces Religieux 
croyoienc alors ivoir une challe de 
.ScFirmini 




ii6 Mémoires faut Vlttl 

C'a éré peut erre pour les fa\ 
fer que Nicolas Gilles dans fcsi ._ 
nîles de France, a Bit un chanM^ 
ment conlîderable curhi(loiredi^> 
nevifion rapporcée parle Moine de 
Saint Denys qui a écrit les faits , du 
les aâions de Dagobert, Selon ce- 
lui-ci , l'ame de Dagobert etoîl 
déjà entre les mains des Diables Se 
ailoit Éite emportée en enter , Û 
SaïQt Denys & fes Compaenoas , 
St. Maurice & St. Martin , a étoient 
allé à fon fecours. Nicolas Gil- 
les a ajouté du fien , que le crime 
de Dagobert étoii d'avoir pillé les 
Reliques de Saint Hilaire & de 
Saint Firmin, qui en d(.'mandoi«K 
vengeance. 

Mr. l'Abbé de Leftocq a encore 
trouvé fur fon chemin un Auteur, 
& c'cll: celui du traité desPréjpget 
faux & légitimes , imprimé i DeUt 
en 17OJ. Il répond en paflant à fe» 
frivoles obje^ons & remacquc Ifit 
fautes groâîeres. 

Mai S71Ï. 



iei Sciences & des hegux Arts. 817 

Article LXIL 

i'OMBRE DE MONSIEVR THIIRS, 
aurépgnfea Udi^ettation de W. de 
Itfitcq fur l'a tranfiatitn de Saint fir- 
mn le Confefeut troifiéwe Itêque 
d'Anàens, avec une critique de Uy'u 
de i. Sahelvêque dt ta même ville. 
A Licge, chez Frarï^ois Bronkart> 
1711. (H 8=". pages xyo pour Uréfort' 

UN Leftcur attentif à fa quef- 
tion dont il s'agit entre deux 
Auteurs , ne doit tirer aucun ptê^ 

' jugé àc b manière dont ifs s'expri- 
awat , ni (è laiflèr feduiie parles 
toan kifmaatts&i hfMwétes de l'un . 
S> 6 rebuter de ce que l'autre fort 

' deh modcrarion & de la bienféan- 
ce , 8e tombe dans le bas. On fera 
irfù ici , & l'Auteur de cette répon- 
K en fçaura gré : on rctrancnera 
fes expreffions qui ne lut feroient 
pas honneur , & on s'attachera uni- 
quement i expofer fes raifons. 
' LaiflàrkdoiK fa fiâion de l'ont- 
We colère de Mr. Thiers , oa dit^ 
Mai ijii* 



I SîS Mtmeires fotir l'Hifimn 
f^ qu'il commence par oppofer à Mr. 
l'Abbc de I eftocq une efpEce dc 

prefcriprion , fondée for douze oa 
treize ans qui fe font écoulez , fans 
qu'il ait rien paru pour défendre U 
iranflatioo qui eil en quettion. Il 
prétend même que h voie de fait 
prife par Mr. de Brou Evéquc d'A- 
Cniens, de condamnei la UaHtM 
Cutttux ». & de faire fupprioier \i 
livre de Mr. Thiers , eu UD aVCQ 
du défant de bonnes preuves ; tt 
contre celles que produit Mr.de 
icftocq, il propofe fept nullitez. 

I . Il fouticnt que la vU de SaiBt 
Sa,lve n'ell que du ireizicmc fiécle, 
& que par conftquent elle ne fçau- 
roil faire foi de ce qui s'eft pïfie 
danslefcpriéme; puifque,felon Mr. 
de taunoi ,deux cens ans r& feloa 
Mr. l'Abbé Fleuri , moins de cent » 
fuftifent pour invalider un témoi- 
gnage fur ces fortes de faits. Une 
peut fouffrir que Mr. de Leftocq 
ait dit, que le fermon de la tranfla- 
tion de Saint Firmin Martyr foit 
d'aprèslavie de Saint Salve, & feu- 
lement du dixième fiécle. U ajoute, 
que dt.'paisl'embrafcnientqui coïk- 
Mm 1711. 



ies Sùiua & dis beaux AW. Zi^ 
ailles Archives de l'Eglife d'A- 
liens en ii S. il e(k impollîbk- de 
CUVCF aucun mémoire certain de 
!■ qui eu plus ancien. Enhn ,con. 
puï-t'il, tes manui crits delaviede 
tint Salve , de l'iviU: de Mr. l'Ab.- 
f de LeRocq , ne palTent pas le 
Duziéme liécle > & ceux qu'An- 
ré da Chefne& !eP. Hugues Me- 
ird ont eus entre les mains. , ne 
irlent poine de h ccanOation de ^ 
FirmiD eonfefleur. 
'.' a". L'aâe de la tranflation faite 
*m. i'V79i par ie Cardinal Simen de 
'Xrie inonniiiode extrêmement cet 
^Jliitcor i qui ne trouve point d'autre 
'fàôje^ de s'en tirer , qu'en. s'in&rK 
^iôl en faux , parceque , dit-il , il a 
^4iti$ModuiI avec des vartanons cen- 
fidmUes , outre qu'il n'eA pas. 
'^lenipt de &utes danj. le sont des 
■£v£qiies qui y font marquez cont- 
re *yant affilié à cette cérémonie^ 
■S^ettvrai,^poucfuii-il,quc l'origi- 
'lui ds cet aâe Toit renfermé dans 
ït^chafle de Saint Firmin » qu'il foit 
-donc fait ouvecturede Uchaflè. Et: 
«oilà' oà. U revient to&jours i df^ 
ntuider l'ouveriurc de la-chaQie.. 
4tat 1,2», 



;i>a' 



^30 Memrires p0Uf tUifttm 

Un autre tour qu'il prend POl^,^ 
attaquer l'aâe de 1279. eft fingutiâr .^ 
c'eft de remonter i la preoûer^ 
tronflatîon, & de la nier, fur ceqa-q^ 
ce tems là , c'eft à dire 9 dans le feik. . 
tiéme fiécle , il ne s'en faîfoit pcmur ^ 
des corps des Confefieurs : ceqaH 
prouve parceque Saine Gregoinp 
Pape n'oioit même toucher aux tiJr 
femens des Martyrs. Et c'eft , (èloD 
lui, une étrange aofurdité, que Saint 
Salve eut différé deux ans après avoir 
fait la tranflation de Saint Firmin le 
Martyr , à faire celle de Saint Firmifl 
le ConfefTeur. 

l"". Après des reproches généraux 
contre tous les Martyrologes, ilaP 
fûre que TÂbbé de Leftocq a eu toit 
de fe prévaloir de celui de Corbie 
qui porte le nom de Saint Jérôme 1 
& a été imprimé par les foins de 
Dom Luc d'Achery. A la vérité 
rinvention de Saint Firmin Evêquc 
& Confefleur y eft marquée le ij«t 
jour de Janvier : mais comme tous 
les Ecrivains qui ont traité de ces 
matières ont obfervé de dire Tin- 
vention de Saint Firmin Martyr, & 
la tranflation de Saint Firmin CoDr 
Mai 1712. 



teUieur, celle-là au treizicme de jan- 
vier , celle - ci 3U dixième du même 
mois; & que d'ailleurs chacun fçait 
que le nom de Confeneursétoit au- 
ïrefois attribué aux Martyrs, il n'y 
a pas à douter que le Martyrologe 
ne fafle en cet endroit mention de 
Saint Firmin Martyr , qui avec cela 
Mt le Patron du Diocefe. 
KjL'Aateur va plus loin , & ne 
K^ant aucune mémoire , ni de jx 
^fanilacion de Saint Firmin Con- 
fcOeur , ni de Saint Salve , dans ce 
Martyrologe, qui eft d'environ 600 
ans & du douzième ficelé ; il en 
infère que ces deux fêtes n'étoient 

F as en ce tcms- là introduites dans 
Eglifc d'Amiens. Ce qu'il prouve 
encore par. l'autorité de trois Bré- 
viaires manufcrits de l'Abbaye de 
St. Martin aux Jumeaux d'Amiens. 
Dans le premier il n'ya rien deSf. 
Salve , dans le fécond il y a une (im- 
pie commémoration , & dans letroi- 
lîcme un officcentier , avec des le- 
çons prifes de fa vie. Cependant le 
premier & le plus ancien de ces Ere» 
vïâifes ne fçauroit être que du trei- 
zième fiécle , puifqu'U contient les. 
■Mm 1711. 



ircpons de Iki^cc Ats Morts, ccM^^ 
pofez par Maurice de SuUlEvëiqui 
de Paris & mort en 119^. 

4<». II attaque le tkre àe |i^ef« 
iion fur lequel les Chanoines -d'Aii 
miens fe fondent , & il «e Je teigatfde 
<]ue comme une opinion pc^wlàâ'e 
éc fujerte à erreur^ Les Chanoines 
d'Amiens ^ di^il , (e crcn^oienc en 
poflcfliîon des corps des SS. Martjnrs 
rufcien , Viâoric & Gentien , juf- 
qua ce que le P. Mabillon les a 
obliges d'avouer que celui dû Saint 
Viftoriceft à Saint Quentin9& ce- 
lui de Saint Gentien â CorUe ; Tun 
& l'autre donnez en prefent à cti 
deux villes par Otger jBvêque d'A- 
miens. Ils croyoient auflS que ces 
trois corps (àints avoient été levez 
du lieu de leur fepûlture enlaPaN 
roifle de Sainâs , pour être mis en* 
femble dan^ une chafle & portez en 
leur Eglîfe ;: toutefois une partie 
de leurs Reliques fut découverte 
fous l'autel de cette Parrôifle, & re-' 
connue' par Mr. Faure Evêque d'Ar 
miens en 1664. Pour exemples de 
la crédulité des peuples touchant 
ies Reliques, il rapporte cequis'eilf 

M4i I7ix« ■•■•'- - 



4cs Sciences & des beaux Arts. SjJ 
pafféà Chalons à l'occafion du Saint 
Prépuce , & la perfuafion où'écoient 
les habicans d' Arcis , d'avoir le corps 
de Sainte Refiitute martyrifée à So- 
ie dans le Royaume de Naples : ce 
corps néanmoins fut trouvé l'an 
1683. dans l'Eglife Collégiale de Se. 
JeanBaptifte au Fauxbourgde Sore' 
même , & l'invention fut déclarée 
véritable par TEvêque du lieu , & 
approuvée par la Congrégation des 
Rites. 

j**.II ne convient pas que MrJ'Ab- 
bé de Leftocq ait pu conclurre de 
cequ'Otger a fait prefent de cjuel- 
ques Reliques de Saint Firmm le 
Confcffeur à TEglife de Saint Quen- 
tin , qu'elles avoient été prifes d'u- 
ne chaflfe , pui(ou'elles pouvoienc 
avoir été tirées du tombeau. Il nie 
auffi que les paroles de Roricon fi- 
;nifient , que les corps des deux 
laints Firmins ne fuflfent plus dans 
l'Eelife de St.AcheuI. 

o*. Il foutîent que le Serrurier 
fut fincqre dans le récit qu'il fit i 
Saint Acheul de l'ouverture de U 
chaflTc qu'il trouva vuide. Enfin il 
aflure que l'infcription porte le nom 
PIRMINCJS. 




Mr. Thiers avoic fkk une 
que de h vie de Saint Salve; 
k defleÎD de la joindre ï là 4nl 
tion , avec laquelle elle oe ÀC9ft . 
néanmdfas imprimée : mais elte.V< 
pas été perdue , 9c TAuteiir deoMi 
réponlè_jy a ajoutée. Ceoe «iei 
telle qu'elle a été publiée par iâh 
landus , eft indigne de toute créMI' 
ce , au jugement de Mn ThicRf 
pour les raifons fuivantes. I^ Elle 
cft fans nom d'Auteurs. 2^ Elle a 
été écrite depuis le douzième ££- 
cle 9 puisqu'un Bréviaire de ce 
cemS'U ne (ait pas même commémo- 
ration de S. Salve, j"". Elle ne fçau- 
roit avoir été compofëe fur des mé- 
moires plus anciens ; ce qu'il y en 
avoit dans les Archives d'Amiens 
ayant été confumé par l'embrafe* 
ment de i)i8. 4^Ceft un mélange 
confiis des aâîonsde S. Salve d' A)- 
bi & de Saint Salve dAmiens. 5^. 
Quelque informe qu elle fût dans 
fon origine, elle a enc<M:e.été depuis 
gâtée par l'addition des tranflations 
des deux Saints Firmins ^ qui n'é- 
toit point dans les copies plus cor- 
rodes , fur lerquelles Aiidré du 

Mai ijiz. ChçfiiQ 



f^^fen dlYX'* '•««ocA, 

ajouté Ja rr7n * quoi le /-« 

y«»t intérêt de w ' "ï"* fioi/a„ 
gnpécfa;,'^^?^^ Partant ,/;^ 






Mtmfirei ptur tHifl«» 

Article L XIV. 

lEX UÏVERTISSEMEISS DE SEAVX. 
A Trévoux , é'fi vendent a Pmtis , 
chei Etieime Ganeau rue SainC 
Jacques. 1712. l« 11. pages 476. 

IL ne faut que le tître de ce rectiëil 
pour exciter i'empreflement dU 
Public , & pour en donner une |uft« 
idée , il fufTit de trinfcrire quelque* 
mots de la préface. On y avertit Ici 
Lecteurs que la plupart des ouvrages 
que l'on trouve raffeinblez dans ce 
volume lie font que de purs amufe- 
mens, des jeux imprévus , & non 
pas des compciitions méditées. Pour 
rendre cctteidéecompjette , il faut 
ajouter que CCS cfpeces d'impromptu 
font de feu Monfeigneur le Duc, de 
feu Mr. leDucdeKevers, deMr.de 
Mallezicu, de Mr. l'Abbé Geneft, 
de Mr. l'Abbé de Chaulieu , & qu'ils 
ont eu l'approbation de Mr. le Duc 
du Maine , de la Princefle fon époa- 
fe, & de la fpirituelle Cour de Seaux. 
Ce n'étoit que pour cette Cour 
qu'on a forméle defleindclesimpri- 



dts Scuncesé'àes btâuxAfts. 8;g 
foer , mais il a fallu dans !a fuite li- 
tïTcr au Public ce qu'on vouloit lui 
fdérober ; & pourquoi lui cacher 
||cs ptaifirs ingénieux de ces grands 
Wrinces ? 

Ccft une paffion commune dans 
lesiïccles éclairez de récuëilir tout 
ce qui regarde les grands Hommes. 
{.'hiAoire conferveà la pofteritc leurs 
Jkâions éctacances & leurs plus hautes 
[vertus; mais on aime à s'entretenir 
rdescirconflancesde leur vie particu- 
lière. Montagne triomphe quand il 
fait de ces fortes de découvertes au 
fujet des Hommes illuilres de l'anci- 
qmté.Les moindres fragmens nous en 
deviennent précieux. Un de nos plus 
fameux Auteurs * a témoigné lin- 
gHlicretiKQt cette curiolité. On la 
voit dans ce qu'il a écrit de la lomerfi' 
pmdts Btmaini. Il va chercher ;uf- 
ques dans la vie du vieux Caton , Sc 
dans les fecrets les plus retirez de Ton 
"domeftique , dçsparoles plaifantes , 
poor montrer qu'un ii grave Cenfcur 
le dépouïlloit quelquefois de fon 
auftere feverité. 
Nos Hilloriens parleront dcsfîéges 

* Sk^c. 

Mai iyii. Pp iij 



840 Mernàres piuir tHifloir^ 
& des batailles où s'eft trouvé fea 
Moniteur le Duc , de la bataille de 
Nervinde , dont il détermina le fuc- 
cès par Ton interpïde valeur. Ils dé- 
criront avec quels appîaudiffemcns 
ros foldats le voyoient mêlé avec 
eux à la tête de la tranchée , & dani 
le fort des plus dangereufcs attaques; 
ïls n'oublieront pas les guerres àt 
Hongrie , 011 feu Mr. le Prince da 
Conty s'elHignaléàlavûê'detantde 
fieres nations. Ils diront comme {on 
courage & fcs confeils ont éclaté 
dans toutes les grandes aâions qui fc 
font paffées en Flandres. 

On fçait combien l'un 8f l'autre de 
ces Princes avoit l'elprit orné,&i I 
l'on verra qu'ils fçavoient rem- 
ployer en des divertifTemens ingé- 
nieux. Feu Monlietirle Duc de Ne- I 
vcrsétoithicB digne de les fecondcfi 1 
luiquiavoit joinîlaforce&labeaii» j 
téde l'ancienne PoëliedeRome,avec 
route la pureté & toute la délïcâteflé 
du langage François. Après avoir ftit 
admirer fi juftement rélevaiion de 
Ton génie , dans ces beaux vers qu'il 
s'ell obftiné de dérober au Public, il 
a montré en faveur de Seaux qo'îl 

■Witi 1718. 



des Sciencis é" des beaux Arts. 841 
étoil aufli propre, quand il vouloit, 
pour des ouvrages enjoïiez , que 
pour les produdions les plus fu- 
bliraes. 

Difons en Bnifïant avec l'Editeur , 
que fans rab^iifler la magnificence & 
k foniptuolité qui fe trouvent dans 
CesfcteSjSiC quiom relevé la beautédu 
Heu & augmenté les plaîfirs delà bet- 
'le faifonj ce n'cftpjscequ'il y faut 
loiicrle plus. C'cfl la manière dont 
MadamclaDucheOedu Maine pré- 
pare ces délaflemens au Prince à qui 
elleeftn étroitement unie > c'eft le 
foin dtmt ce Prince contribue lui- 
même à l'envi à tout ce qui eft capa- 
ble- de lui plaire. Tous ces agrémens, 
tous ces charmes , dont on verra ici 
la peinture, leur font également dûs, 
& partent de l'impremon commune 
deleurefprit. 

Article LXV. 

'EX F Lie ATI OS DE DEVX 

Médailles Satnaritaines , far 

le F. H. f. 

PArmi toutes les médailles, qu'on 
appelle communément médailles 
Mm 17 iz. Pp iiij 



t^t Memairti four l'Uifieire ^^^ 
Samaiicainei , &: cjuc l'oa a déco^,^^ 
jufqucs ici , je n'en ai point vu <im „è 
lent autant d'attention , que deux vai lô 
ÀiTi% le Cabinet de Mr. de Boze, 5ccraai\ 
fciperuel de l'Académie KoyaIcdciInr«ij 
(ions & des Mcdailles. Ellei pcuTcni palT, 
toutes dEaxponi deux niedaillct Snguli^ 
tes ec uniques i puifquc ée (ouï ceux q\ 
snt cciii des medailks SamaritaiDcj Se 
puis plus de 1 jo ans , pas un ne lu a ti- 
tres, que je fjache. 

La premicic cA de moycR bronze : elle 
a d'un tôté nn paliuiei , qui ell le lymbole 
de ta Judée, avec cecie infctiptioD de ttoij 
mots en crois lignes , alTcz mal arrangées, 
que je repréfeme ici en amant de caiaftc- 
les HeBicui , qu'il y en a de Samaritaioi 
iiit la médaille, paicequc c'ell la mèmt 
langue : 






ç; 



Cefl à dite , Simtm friottpi Ifr/iëi. Lct 
-deux premières Ictties de chaque mot font 
a la cauthe du palmier , tt les auues foni 
à la droite. Au deflbus à gauche , il y a 
«ncoTC en fthiit ( Të ) qui rcQ'J cette mé- 
daille lîngulteic,& donc nous parleroDi 
dans la luite. Au levers c'cft une fcuïlle 
àe vigne , pour marquer que le pais pouc 
^ui la médaille eft ftapée , c'eltàditc, le 
païs de Juda , écoti fctcilc en vtos i sonèoi- 



Se 




.y 



^ 




/;» /).} .îll.J.iX / 



%j^t Memoirê^s font VHifiôirt 

Samatiuiiies , 6c que l'oo a découTCrtet 
:»o««»M__Ltti — >«^-t)*en ai iu>iat v&ani xmtttr 



j 



N 



. -S . '•'■ ■; 



/ •■■ 



faille finguliere , 9c aonc nou» y<ti icn^u» 
dans la SHtc. Au revers c^cH: une fèuïlle 
de yigne , pour marquer que le païs pour 
qui la médaille e(l frapée > c'cdàdire, le 
pâïs de Juda , écoic fcccilc cn vins s confosr 



Jes Seitttce! irAes beaux Aftt. 84; 
i 11 PropLe[ie de Jjcob au chapi- 
c la Gtnefc verfec 11. Il ne relie 
de U Icgcnde qui eftà l'cDiout , que ces 
' ^^i-û , parce que le coin n'a pas mai- 
i les [lois prctniciei. 

h»-iv> nbtuV nn 



Eet deui prcmicies lettres qrfi paioiffcot 
i (oDt jugei , avec ceiiiiade à n'en poiac 
IpDcei, que la légende cndcic étott, 

' bsT»» nVsjb nn» njw 

I ta lit Toute entieie fiiT uneaiï> 

le qui cil chez le Roi. Cela veut dite, Anna 
^B uilemptlonis ;j>«ë/. Les médailles qui 
jîlifient les époques marquées dans l'hif- 
S Machabees , ne doivent pas èrtC 
Jdiârrentcs aui Catholiques. Celle-ci t&. 
\ ce gcure là , au(& bien que les médailles 
Brecqucs des Rois de 5yiîe : car elles juf- 
■Seot toutes les époques qui l'ont mar- 
Bnces dans les dcui livres de cette hiltoUC 

médaille n'eft guetes motos im- 
portante en Ton geuc. £l[c cft de pciic 
btooic , Uen nette 6t bien confcivée. D'un 
côté c'cfl un palmier , comme dans )a pre- 
niete : mats la légende y cfi ea dcui li- 
gnes de cataAcies inconnus. &a tcTcn 
c'ell une gtappe de tailîn, La légende à 
rcntoat eft en caïaActc^u'aaappellcSik- 



S44 . .Mmoïres pexr i'HifitSiéV 
niariain , (ouïe la même que dans la pic* 

•wTc* nSwV nn« njo 

Amo frimt rtJemftimïs Ijtiui. Toure l» 
difficulté au'il y adc laiisfaiitlfui cccicmc- 
dailICrUwcAti les caraÛctcs inconnus. Si 
9n ea vcac )ii};ci pat Icuc confoimatîoa, 
ou par.ledrnfiiniié avec quelques autres 
lecties fémlilablct , on ne pcuL donner là' 
dclTus que ilct conjcautcs frivoles. 11 faut 
avoir de plus.fons indices pour tendre 
plaufîUeiRqii'oncu veurdiie. Pont moi , 
il nie fcmbte que cctcc légende incoDouë 
n'(fl anmlquc les deux premiers mois de 
lapcemiàc médaille : t/ti\ai XW^V- Si- 
tneonMlÊttpt, Mes pieuves font. I. Que 
CCS deux Imoà font en deux lignes , com- 
me ils le fodr Air la première mcdaille.. 
1. Qu'il ]P a le mfne aOmbK de IcWit*. 
pour chacun de eu deux mois, qu'il jca 
a cnSa/naiiniDcommc on l'appelle, flccit 
Hébreu : fçaTaii: , cinq pour le mot de Si^ 
meo» , 8[ quatra poui le mot qiiî fignifit- 
trinti. j. Que la tioilîéme leccrc dn moè 
Hébreu Jb^,;qai eft un pi, (ftde mfiine 
rci la [loiCcme , & de mfme ^ure qno l'M 
Samaritain.. Ce qui peut veaii du voifioft* 
ge des deux penplei , dont on voit ici le» 
caiafteres, U eftTlftlqa'il l'enfoivroiiila^ 
cette h.yp6ihefe , que le mm , dam ce ca- 
taAcrc inconna, r«roit auiic â ta fin d'u» 
noi.qo'au cDiqmiCliccmeiitift le §».ài£^ 



des StitlUtt dr dis ilHUX Art!, 84^ 

fcrenc du fchin : mais cela pourroit erre 
en effet ainA, puifijoe dans l'Arabe cette 
(lifFecence des mêmes Iccctes fclon leuc dif- 
fetcoce Hruaiioa cil crèi- fréquence , & d'cH 
gucrci moins fcnliMc. 4, Énfia couies les 
médailles qui ont d'un côtdpour légende, 
, BitrtMh JerupUem , redtmpthn'is Jfmcl, 
ftdtmpttmis Sim ; ou bien , comms je l'ai 
TÛ fur neuf médailles chez Monfieut de 
Boze , Uitmtls , ou , tibtrathnis Sim; 
toDtes CCS medaillei , dis je , ont de l'autre 
iJÔié ie nom de Simon , ou Icul , ou avec 
k titre de ptînee d'ifracl, ou du moins l'an- 
ncequ'lfraël fucafFranchi du jougdes Na- 
tions, comme il eft rapporté au i . livre des 
Machabées chap.13. vcifci 41. N'cft-il 
donc pas bien vraifcmblable, ijue l'anntc 
At cet affi-anchiUement étant déjà marquée 
Tifibleiôcnt fut le revêts de cette fcconde 
médaille 1 comme il l'eA fur le revêts de Is 
piemîere , la légende auHt du côté principal 
eft îa même à peu près que fut la première^ 
comme ce font encore à fort peu piès dcS 
deux côtcz les mêmes fymboles. 

Mais quelle <]ue ioit la force ftlara- 
Icui de ces lettres , qu'on toit eue (i diP 
fctentcs des Samaritaines qui font de 1*211- 
ttc câté , il me fcmble que ce caraâete e& 
^Babylonien . comme celui qu'on appel- 
le Samatitaitt c(l piopienienr celui d'AlTy- 
iie\ dbm les Cutbéens fc fervoieni , BC 
*b[it tes. medaillet nous foumitlenc l'alpha* 
letnMtcr,excepiéciD^I«tics. L'Eciliùté 



fàinte , ce ne fêmbic , donne lien i e«n 
CODJeâura , »i 4. livre des Kois chapitre 
17. verfec 14. oïl elle die , que le Rot 
d'Aflyrie «yam mnfpoité les IfiacliiH 
doDi &x^tKi , il Biic en polTcAioD de U 
SanuiûdeigeMcla tcniioirc de fiabylone 
Bc de Cotba ^ ft de trois auciei peutu 
SOBCiéet. Htâê cet deux prcinieies tant les 
plu» con(ùhi«blc* , & appaicmnieiu voif 
bdci : dt r£cri»ia liicré paroîc les avoii 
aoiDiafcs rdon leoi rang. Pont comraei- 
cnaTec.ltfJuiKacIcs Itraëliies, cesBa- 
bytenîcM ft «M Oichéens , fans oubtiet 
foBi ceU lent tengae naturelle , pûreni 
appteaére-l'HebrcD dans la fuite ; comme 
ftt Abnbam , bsriiqa'il vini s'établit dans 
la terre de Ctunua , oà la lan^^ue de 
Noé 4e d'Adan , qui eft l'Hebicu que 
nous lifoQS , s'étoit confcrvée avec fci c^ 
taAcres 1 parceque les deftesdai» de Chte 
oaan s'écoiciii emparez de c( fus Araas 
la confulîoa des langue* , oùiUbcfetioih 
icrenrpas. Gcn. 10. 18. tj. 

De taême cet Bàbylooijnu & ca Ciim 
thécBs gaidcrciu thacan kut numne 
d'écrire , paicequ'it eut éii biea difficile et 
U faire cnanget A dci Colorùei etukici . 
fur leffiuellcs petfonnc «.'«oit d'auwiitc 



^uc Icui Koi. Le Pfftie ^uc i 
leur envoya, pour {eut £ù(e çoaaaSn^ la 
pieu Qu'ils devaient sdaiei ^ n.']r int sst 
cnvojfépout leailftvir de Matuc d'école, 

<|uiieurappiîc i Uk4c i isàtn i nîn*i il^ 



dis StUatti ^iii btaux Mis. i^j 
^rloienc Bt ils écnvcucnc comme aoyii^. 
, vaac. Il leur padoit lui racme leur langue : 
il aroic été allez longtems en Aflyiie , 
pour l'y aroic Apprife. Ils étoicat devenus 
jes nuïii» du pjïs ^ils en polTedokai les 
tccïci i & Comme les Il>a«lius n'y tcvin- 
icni que long tems apcèi & un à un , ou 
oai pciics peiocons , e'cà plûiôc eux (|uii 
£i»at obligez de fe ccMifoimec au plus 
' giaadnombic , c'ellà dire , à la manière 
d'éciue qui-iccoic écabLic dans le pats de- 
puis leut dépatt. 

U n'en fur pas de «éme d« Juife que 
Nabuchodonofoi emmena en Babylonc- 
I Cai Dieu les ayant aiTiVïZ qu'ils iciicn- 
dioicnt de Icui exil en corps dans foiiantc 
dix ans , ils conf<'t*crenc conDammenc 
km: ancienne manieie J'écôce leur langue 
ttaiorçlle. Efdias n'écoit tev^cu d'aucun 
cataâcrc qui. lui donnâr l'outoiicé de la 
. {atte changée, à qui que ce fok ,. & biea 
Bietn& i tome (a. nation. Oucce les Juifs , 
les Ifraëlites des du Tribus à leur tctoui , 
ft dans les. pravinces. ceux qui y ^coîent 
K&ez y eu/Icnc bien, cné au Novaieui, 
3.'i] eut. coircpris de changée les caïaAc ECS ^ 
qu'Abtaham , que MayJe , que les Psiri- 
Vchei Se le» Prophètes avoienc icgatdcz 
comme des cuaâetes faints , que Dieu 
a.ioitcoQ£ici:cz lui même, &delesdégra< 
det iufqu'à Les induite aux ufagcs.proiànci^ 
ic jnfqu'à les abandonner à des idolancs^ 
«omnic Croient lei Cuitfea;. Sîca loiads ■ 



t4S -OiitiigrttfiitrfHî^ 
cela lit ont rom coofcrvé ïas ancienf egjt 
raâeiel dans les livres faines, IflatlitHC 
Jiiift ■, ccui niÉinc t]ui écoicm répâodul 
panontc la terre joug tccni avanc Efdi»> 
6e Jli let oar conffivcz avec le même Ibtè 

3u'ili appotrcnc à le; csnfetver aujoû' 
'haï en>^ucl(]ue pait qu'ils foicnr> 
Il fc Trouva donc après le reroui iA 
IftaËlkcs dcui diifcrentes forws de cir»fr 
tcrei <tan9 la Ssmarie piopicmenc dite'j; 
que le ^oi d'AfTytie avoir aflignie à fi» 
C^^loaie>i mais pas plus loin: cac l'Hebrclà 
prévaloh dans tout le refte de la Terre 
fâintei Ces deuï manières- d'ceiiic frojent 
l'AlTycioinc & la Bab/lonicnnc ; 6c cer- 
taineouvii il n'en pouvoir gucres vcnit 
d'autre* de l'AlT^ric. Car pour ce que In 
Kabbins dîfent , que lecai;i£ïetc Hcbrett 
^uc pous BTDDS aajouidliai , cftuDniat^ 
tcre Aliyricn ^ celï ne reUE pM dÏK qtte cfc 
taii le eaiaftcre des AlTyrieos : tnaii fnle- 
mcHt ^"oci peut l'appcllcr unnraARc 
itfTyriea , pout dire ua cataAete ficannx ^ 
poui avoir été conlâcrj dcDieg ,' qui t'ai 
tft fer*! pottr ^rire les Tables de U lot V 
•arcr (]ue le^Dtéme nmt en HcbHa finùl 
Se ARjTÎcR , & heureux. C'eA ain£ tpt 
Uaïemonide l'enrcnd avec plofieiiTs atN 
1res. Ce ^'aa aurre ^if a^ute datn (A 
commcnraiiM fut la Mirchoe eft plus toi 
lidc : fç:iToii y que le ciraâerc qa on ap»' 
pelle Samariiaio eA en cfTec celui des CdJ 
ik^ens. Hs ^criToicBt i'HcbtCU CQ cauC 



Al Scieneis à" '^' heàux Â¥ts. 84^ 
!cre Cothécn , ou Airytico , comme les 
&rccs «rivent aujourd'hui )c Turc en Gitc. 
Il lio\l ïim doute fofc glorieux, au 
Grand Prêtre & au grand Duc Hc la nacion 
les lû-aëliics , de voir des meflaiIlM fra- 
lén à fon honneur ,. avec les caraftcr» 
In deux, nations c]ui avoieiit été autrefois 
tA plus ennemies de lafienne , & de voir 
larmi fci- fujets des Colonies-dc l'une dc- 
ïc l'autre \ des Babyloniens & (tes Cuthé. 
ias d'Ajr).ric. Ccft ce qui. fe voie , ce nie 
cmbic , fur cette médaille. C'étoir dén 
leux langues ennetnies donc il iriomphoir,. 
le trois que les Juifs comptoienc alors '- 
eur avoir été violemment oppofées. L» 
roiliénit écoit la Gtccque , danslapcifc- 
:ucion afFteùfe d'Antiochus le Noble , ÎC 
le» Rois qui lui fucccderent. C'cft la. 
itntlaiigur , dont l'Ecciélîaftique décou- 
'te ta' malignité au chapiite i4. depuis le 
'crKt !.{. la langue des Giccs , icrquels on< 
l'ofoic nommci alois qu'en reiiHCS cou- 
rons. 

Mais pour ne nous pas écanct de noire 
ttfct ^ ceux qui ont quelque expccicnce 
laai les médailles conviettdioni fans dif- 
icaltc , que ce caraâete inconnu eH indu- 
kit^lemeni celui du Magilhat éctangei 
piiaroif reçu ordre <k faite ftapei cette- 
nonnoyc ; puîfque ee eaiaifere elt fut It , 
:ôté principal delà médaille , comme il 
ft locontcfVablc i que fur les autres loet, 
tailles qu'on nomme Su&antaiaes,,'lft 

ÂUiijii... 



côté le plus noble oft celui où eft le nom , 
du Prince. Mais ce qui cft à icmati^uet, 
«'cftûue ce Magiftiar paroîc n'circfoiol 
Ifttëlite i c'cft à dire , qu'il parott o'ïire 
ffÛDcde b potictiié de Jicob , ni Juif de 
leltgtoii. Cai e'etl pat cette jaiCaa qu'il 
met feulemcDC dans la Icgeodc , SûnMS 
ttSmrfs , fi ma con>caurc eft vrayci K 
qu'il ne dit pas trinftpt IJtmcI , coainie 
l'oBi invatiabiemetK toutes les auticl 
iitedMllei où le mot Ae &$mMB Printift 
lit iiouve . p^icccqu'il ^loit ncccfTairc que 
ktîucde Fiince d'jrtael fe ttouvâc Oldl- 
aaiienient de l'un ou de l'autre de ct& dcox 
«aïoâerei. Cela veut dite que ce MagifttU 
écMC fujec du Piiace , mais qu'il a'ccoit fU 
«le fa Religion , ni de fa nation i quoiqu'il 
pût éire comme ces Ccnfils , qui icnoieDC 
a Jenifalemadoict au joui de Pâq.uc , ain- 
& (fie Saint Je aa nous l'apprend chapitre 
1 1. terfec 10, Cac c'ctoir le Magifltat d'une 
•Iccestiois villes de Samatie que Oeme- 
trius Roi de Sytie avoit cédées à Jonaibu, 
fietc S( pi^decelTciu' de Simon , ainG qu'il 
cft rappoité au ptcmiei tiutc des Mâcha- 
bées chspitte to. vcifct 30. St au cbapicic 
li-verfcc J4. AjnfitpoutoltBCpu nwi- 
tce fui ce côté ife Ift ncdatUc , Simtm 
friarifi ip^'il \ fai£]ae cc cuaâcn tpi 
cil Comme le coipsde la ncdaillc , >m- 
que un aune j^euple que celui alfncl, 
quoique tiijet du »é(ne Fiince , Ac.âuli 
icligioit du FÙBtccA àSez nuV^WC 4ti 



.4tt Siieneti & Jei ttAUx Arts. Sji 
mue côié , puifqu'on y lie tjuc c'cft la 
:mieie annce (ju'il a délÎTïé Ifraël de la 
viiudc. 

Le Magiflrai ^e ns villes aVroic pas 
toime Samaiicaiii , non plui que ie Cady 
Ttuc , qui juge dans les villes de Gtecc, 
B*A jamais citf , ai ne fera jamais appelle 
. Au coucrairc C» aouveaui venus en 
; Conc diftinguea des S^maritaias 
^ ttli»ce 4. ilesRoischapkici?. veifetiy. 
"CeA lefrufii isfenfi qui hahilt ihas Si- 
fhtm, mais <]ni n'; habite pas fcul , & 
qui n'crt pas aflci nombieu» pour ftre ap- 
pllÉuacaadon haïe de Dieu , ditl'Ecclé- 
fiaftique , qui éctivott entiron 4a ans 
avant Icpoqac de ces deui Bicdaillcs: 
Biaii il Dc les appelle pas Samaii tains. Les 
Samaiitains ne rurcnc jamais <)uc les 
Ifiaëlicci puterocni Schirmahques , qui ne 
Touloieni pas adoier Dieu a Jerufalem, 
comme ieiellc de la nation ; Se. l'Iciirucc 
(aintedans l'Evangile, ni ailleurs ne iccoo* 
aoît de Samaritains que ceux là. Atn& ces 
médaille] ne font point à piopcement par- 
ler médailles Samaritaines , parcequ 'elles 
lie fonr pas fiapées pai des Samaritains : 
quoiqu'on puifle les appellct ^ fi l'on veut, 
Samaiit aines en ce feus , qu'elles ont été 
frapces en Samaiic. Ce font les Cuchéens 
& les Baby]onicns établi» en ce pais là, 
qui furem obligez de fiapct ces médailles 
auBomduPrinceàquiilsétoient fournis. 
k qui fouhaicoic loii fort nom gravé fUc 



«ne monnoyc figuiie comme celle iej 
Rois fe» voilîns : ce qu'il n'autoîr p5 obie* 
nir du peuple de Jciufalem , & fanfooi 
les vraii SimaricBins culTcnc écé 3u£fcn^ 
pulciix (juc 1» Jui^. 

Le Grand Précie Simoo ne crue pas vio- 
ler la loi , s'il fàifoit itiarquei fui fa moO- 
Boye différentes figures de 'chofci nïnji 
iclles par des éttangers : mais apin avoii 
lejî lié quatre ans d l'oppolîtioD du peuple, 
jl flic enfin obligé de céder. Car on ne toS 
plus de CCS médailles qu'on nommir Sama* 
riiaines , oiiil y ait dVpoqucau delidela 
4. année t quoique Mr. Spanbrim ai( aint- 
ce qu'on voit la 6. année marquée fin 
quelque médaille , mais appaiemmcnt fÎK 
te rapport d'aucrui , & Tans nous dire oA 
il l'a vue. On a pâ f>m'tllït bien foai«M 
dans les ruines de Jcrufalem : y a t'on ^ 
maisdécerré une médaille leiiiable , qui 
eût un autre nom propre , que celui Je Si- 
mon î Pourcjuoi n'en a t'on que de Im! 
Pourquoi n'en avons nous aucune , je ne 
dis pas de David , de Saloraon , ni de tout 
Ict autres Roii Jlfraïl Se de Jà& 1 nA 
ni de Jean dn moint , fili de Srk»; 
Grand Prêtre eomiBe Ion pcfc , Ae-^M 
l'Ectinire dit l'écre rend» fen tecomiMn' 
dable , ni de fa poftcriié F 

Je ne <}oute nnllemciic qae Is raifbniH 

réede la loi ^ tpâ défendott aux Ifraëlim 

de faire aacunc figure des chofcs qne Dieé 

a cicées , ne tes uc tonjeui cmp ccM ii 

Uâi 1712. 



en Sétenctt é" ^^^ htaux Arts. S ^ $ 
rapcr eux mêmes de la monnoye figurée» 
Tac aaCKC raifon poarranr encore très fbr*- 
5 obligea ce grand Prêtre de recourir à des 
crangers pour frapei fa monnoye % mais- 
des étrangers de la lurifdiâion : car cous 
ss autres d'alentour étoient £es ennemis.. 
le fut le peuple |aloux de (es droits qui 
j contratenir. Le gouvernement de Jera- 
àlem, aum bien que des autres Villes de la 
recce Sainte , étoit Démocratique , depuis 
|iie Dieu eut para par la deâroâion des 
lois d'Ifraël & de Juda^neyouloir plus 
le Rois en ce païs-là » jufqu'au Me/fie» 
L'kiAoire de SechuHe dans le livre de Ju« 
Ktb nous rapprend : le premier livre des 
Ihlackab^es , citap.iak y. 6. €h.x ^. v.^. clW ' 
14. verfet 10. chapitre 1 5. verfet x. Le le- 
MMid> chapitre 1. verfecid. S. Matthieu |^ 
;liapitre 17. verfet lô. S. Marc , chapi« 
:re 1 5. verfet i f. S.Jean, chapitre i. ver^ 
1er jyr S. Luc, dans les Aftes chapitre t. 
rerfer 14. ft 15. &: plufieurs aortes endroitn 
!e l'Ecriture. Quoique Simon f^ût bien: 
lae les Juifs dévoient avoir de grands 
fgards pour lui , car enfin lui & k% frères 
iToient rétabli l'Etat qui étoir entieremenc 
perdu ; néanmoins il fe défia , fit avec rai- ' 
Ton , que les airs de fouveratn qu'il alloic 
Te donner , en faifant battre de la monnoye 
\ fon coin , comme les Rois de Syrie Se 
3*£gypte , ne plairoient nullement i un 
Etat Républicain , où cela écoit iooiii , fc 
n& tous les fujecs fe tegardoicnt conun» 



8i4 iime'trii four VHifiahe 
égaai & cooiine fier», tous i/Tus d'un n^- 
nie pue. AulG l'Ecncute Saince , qui loiie 
le peuple à'\îiic\ , d'avoir mis ente iba- 
fcciption dans Ici aAes U rcgifbcs publics , 
L»prtnùtr* lutnit fom Simon , CranàtA- 
trr, Grand C*pîtAi/ie ér Priait d*s Jmfi, 
ne dif pas un mot des inonnoj'cs qu'il fit 
Ftapei en même tcms ; & ce lîlence me pa- 
toîc en être une condamnation. O i refpet- 
ta Simon & Tes ftetci , juTou'à les laiffci 
mcrcre leui nom devant celui Ju petiple^, 
dans les lettres qu'il; éctinoirnt au non 
de la République. i.Mseh.Tiii. lo.yHitf 
JJachithtit!, é'fmtrt! tjui, Û PV^"* S"" 
dtdrum. Chapicre ii. veifet 6. ^miûtkti 
fummns f»cndts , é" Benïtrti gtnth , ^»tt. 
iiqum fapulttt Ju^Aorum. Chapitie i^ 
Vcilct 17 SimtnpùrKtfi Saetrdatum ^ ft- 
pului JuJunim.Miii le peuple reprit bien- 
tài fon rang , qui le mcltoit au-defTui if 
chaque parriculîcr de la Republique, qud 

Su'il fur. Ce qu'on toléra dans ce i itoii 
rctes, parce qu'ils étoicnt les prcmieci ref- 
tauiatcuis de la nation , ne palTa pai à lenis 
defccndan). Du mains le Gtaud Ptètte Ju- 
Jas , petit tîls de Simon , dans une lettre 
Petite onze ans aptes la moit de fou ayeul^ 
fc met iui-mcmc comme un patticuliei, 
après le peuple Se après le Sénat , qui eft 
une partie du peuple ; i. Macliab.i. 10, 
J^putui ^i efi Hùreftljmi) , ^inJadàM, 
SenMufqut , ^ Judas. Et ntême on ne 
comptoit plus aiois , comme oa avoii fût 
àiai 171t. 



"^mc qui n'onr "", '"*'^- Car 

"' «primée V„ , r '^"'''"«f i 
ae coin . de Ȏm /[ T'^Werncnt 

'«Œ d-nn autre tcm ^^"" P"»'^ 



"/aot Que SimJ?"^" '■'''«''o't <J« 
./•teuî. Mai. r,âfK^"î^"'^. 



«5^ M^'nHtrfit f9ur VSUJhirt 

Eofia ce qui refulte pnncifAlement Al 
caraâere îbcoqbu qui cft fur cette medaiU 
le , c'eft que conftammenc il ne peut aToit 
^cé firapé i Jcrufalem. Le caraâere qu'oa 
appelle Sanaiicain ^ qui dft de l'autre c6t^ 
n*7 a donc pas été frapé non plus ï ai pat 
coufequcat les autres médailles qu'on ^ 
pelle Samaritaines. L'un & Tautre carae* 
tere cft donc égalemeat éctauger aux Juifii,. 
& ce caradere préceadu Samaxitaio n'a ja» 
mais été , ou le caraâiere uliiel de Jenib* 
lem , ou le caradere faint. Les Jmfs a»' 
Toicnt-its foufFen de voir adoiTer leurs ca* 
radcrcs , ou leur langue fainte , à des eà« 
tadcres profanes } tCes deux diflerens ca- 
xadercs qui font fur cette médaille , font 
donc également d'une rille où deux na- 
tions habicoient , & où chacune gatdoit (à 
manière d'écrire : c'cft ainfi que nous 
Toyons plufîcurs médailles , dont Tinfcti-» 

Î>tion eft d'un côté Latine > & Grecque de 
'autrcv Le caraâere Latin étoit celui de 
l'Empereur , du Magiftrat Romain , ou de 
la Colonie *, & le Gtcc y celui de- la Tille, 
ou de fcs anciens habitans. Le beau me« 
daillon d'or de Baudoiiin I L Empereut 
de Conftantinople , n'eft-il pas Latin d\iil 
côté avec le titre d^Émpereur, Grec de Vtû^ 
cre avec le titre de Dcfpote ? Ce n'cft don6 
pas à Jcrufalem que ces médailles ont été 
lapées , puifque certainement le caraâeic 
Hébreu que nous j lifons étoit le feul que 
k Prince employât alors » auffi bico que U 



I 



d€S StUncts ér des hanx Arts. 657 
fea^le : à moins qu'on ne ccoyc auilî que le 
caraâere Hébreu donc PiUce fe fervic , & 
qBcle peuple lifoic alors à Jeru&lem , fut 
Celui qu'on voie fur le» médailles deSinaon, 
i)o ans avant lui. La médaille qu'on a 
d'Herode , fous qui Nôtre Seigneur eft né, 
cftenGrec , 4c a été frappe en Judée à la 
?cricé , mats non pas à Jerufalem , ou pac 
des Juift \ mais à Cefarée par des Grecs. 

U ne £iuc. donc point chercher d'autre 
aifon , pourauoi les médailles du Grand 
Prêtre Simon font en caraéleres étrangers » 
£oOD parce qu'elles font faites en Sama- 
lie : comme il ne &ut point chercher d'au* 
ore raifon pourquoi plufieurs médailles des 
anciens Empereurs font en caradercs 
Grecs , finon parce qu'elles ont été fapéet 
en Grèce. Car pour être affûté que le carac- 
rete qu'on appelle Samaritain cft l'ancien 
Hébreu , il nur être bien certain que ce 
n'efl pas plutôt le caradete de ces peuples 
cranfplantez en Samarie par Salmanafar. 
LesIfraëlitcsSamaritains^ontpû, foit de- 
▼anc , ou après l'époque de ces deux me* 
dailles , adopter cette fbfmc d'écriture , 
^uaod ils l'ont jugé à propos , pour fe dif- 
ciBgact des Jnife. £ft*ii pour cela bien évi" 
denc que ces médailles font de leur façon » 
on que ce cara^bere eft plus ancien dans la 
Terre-Sainte , que ne le font ces Colonies 
Aflyxiennes \ Ou en a-t'on tû de plus an- 
cien en ce païs-U ? Le Phénicien , qui eft 
fiir quelques médailles de Tyr U de Sidon > 
«dièmble au prétendu Samariciin ^ «t^Vk* 



me le Grec rWTcmbte à l'Aube. D'où pfW 
«n fçaroir par confétiuent que le piiiM* 
du eica&ete SamAiicain n'cQ pas t'AC|» 

CcRc médaille a donc ccU de CngtiKciï 
que ce qu'on y lit nous apprend quel^ 
«hofe ( & que ce qu'on n'y peut lire i 
en indique enrace plus : <j(»i qu'au £ 
toutci les conféqucnc» que je tiie de ma 
conjcAate fur les caraActcs ioconoDide 
cirtie mcdaîlle, font des faits qucqoanùf 
d'autres preuves rendent inconteltablcj. 

Mais ce qui doit pleioemcni fatis^iie 
fur cette matière, & ccquifeiamieuilca- 
tit encore le prix de li pretniete de ces deni 
médailles, c'eftqu'clle tians marque cnfia 
elle même en quelle ville de Samarie pi^ 
cifi^ineiii ces médailles, qu'on appelleSa. 
naritaioes, ont iti frapccs. Car le feiiia{<0) 
-qui cftau bas de la principale légende, aa 
côté gauche, n'y a pu Être mis que comme 
lapremierc lettre de la villeoiiccrte mon- 
noyc a ctc fabriquée. C'eft Siehcm , c'eft I» 
capitale même de la Samatie, où étui i le 
fiiipie infinji Aaaz parle l'ËcclcJianique au 
paltûg: que j'ai cité: c'eft à dite, le peuple 
idolâire , qui y étoit du moins alors le plui 
puilTant, du lems auquel j'ai dit qu'écti- . 
voie cet Auteut facié. Le MonaoycuravoQ- 
lu imiter les monnoyes des Princes voi- 
£ni, Se Csii tout celles des Rois de Syrie, Au 
Icfquelles U ville d'Antiochc n'eft marquée 
que pat u n A , qiù cft la pccmiuc Icitie de 

M*i 171a. Ton 



iês Sdincês ^ dis beaux Arts. S ^ ^ 
lÔB nom y 6c quelque fois dans la mcme fi- 
cnacioa od eft ici la lecue ( (9'. ) Ce qu'on 
appelle donc caraâece Samaricaio , eft 
dams (a primicive orisine un caradere 
paniculier à un peuple idolâcre , aulfi bien 
que celui qui lui eft adofle dans la féconde 
médaille % un caca^ere enfin , que ceux de 
Sichem avaient apporté d'AfTyrie , comme 
j'ai tâché de le faire voir. Des médailles 
qui donnent lieu de faire ces obfctvacions , 
ii qui fervent â les établir » ne peuvent écre 
^dTez eftimées. 

Article LXVI. 

DISSERTATIO DE HYGIEINE 
cucndie fanicatis , & prxcavendoruoi 
imniiuentium morborum prxcepca tra- 
dens I opas clinicis curandx Proceruni 
Taletudini prxpoficis imprimis utile ^ 
nec non Licteratis omnibus vins , ab 
ipfomec Aucbore quanti pocuic dxligen-* 
Ciâ emeodatum. C*cft à dire , DiJprrUÊ' 
tUmfw €An de €mftrvtr U fimié , fm 
mffnmdÀfrévii^flgS9$MlMdUsi mvnÊgg 
tiiilê Mstx Médecins des Crmnds , &éMx 
fêms de Lettres , cerrîgé Mvee foin fnr 
VAnieur, A Valence en Dauphiné , che^ 
Gilibert proche l'Uni verfité 1710. f» 
ix.péges 510. 

L*Act de prévenir les maladies c(l fant 
douce préférable à l'Art de les gucrir , 
Uni (7i^- Qjl 



& ce de peatétre cjuc l'inteiêt des Meie* 
cinsqtiîkisit portnicukivci le dcnùct' 
de CCI Ari'vcc plus de foin que lepicnucu 
L'Aaiesti'en plaint, de cette négligence l'a 
ééKranncicboilîr cette patiie de laMedot 
CDepenz rdfajct de Ton iraTxil. Ce n'cft 
ftoinc la gloiiG , c'cft l'aiilité publique qu'il 
chache^ il paite ca Hige détrompe de en- 
re vanité ordinaire aux Ectiraii», Il paioii 
qu'en cxclxnt Ton nom , il oc croit Ht 
^icoB'gund CiciiRcc. Nous loiioni û 
modedie , nuis nous ne conTiendrons pu 
avec lui qu'il ait eu laifoo de cacher Soa 
nom f.tÀ donner U rorture aux SlbÛo- 
ihecaiic* : Toa tiTe n'cd pas de ceux qui de- 
meureH dans l'nb feu cite, il retaiecherché, 
Sciliiietiwdercticpourrimpouancedela ' 
matière , poni la d<>£tiiDc cxaâe Bc fcnSc 
gu'il propofe, & pour l'élégance du fttlb 
L'AutenileparcagceR tlifeâions. La pi» 
nîeic itaite de l'air , fi nccclTaite i la rie, 
qu'on ne peut ceflcr de le rerpirer fau 
montirt ËpéDCEtant , qu'il s'ir^nuëdaci 
toures le* parties du coips , qu'il parconrc 
kl fblides St Te mêle aux liquides ; û jfica- 
cc , qu'il imprime /es qualiteï par tout où 
H pafle : caule oLdinairc des maladies , s'il 
eftcattompui principe de lafanti, s'il eu 
pur,rereio,t«Bpcrf. Il ne dépend pas de noni 
de chaugeiles difpoGtîaiis de l'air ima^ré 
nos foins letaftrei y lerfcnt de maligoei 
iolluencei, la terre 1 inkâç de fec vapeurs, 
les DÎiages l'obTcutciiîent: , 1^ CaiCom r4> 



ilet Stùnftf é" d'i biiutx Arts. %it 

fcKOt , 1m veni 1 echauiFenr , le rc&oidif- 
feni , rappcfantiiïcm , l'igiicni : mais U 
«iépentl de nous dechoifit pout oôcie itabi-> 
tariun d« fituationt hcuteufes , de fair le» 
mines, les cavcTiiei,lcs ttirfts, les niara.is^ 
les vallons nop feriez & cEop ombiagcz , 
le voilïnagc des cloaquet , iJeicimecieccs, 
écs bouchcTics , des DoifToiiLicries , dei 
tcintuiîcti y des eauv ou l'on lave k lin it 
le chanvEe. Coatcainc d'habicci les lieus 
mal fains , on peut corriger le ïtce de l'aie 
en brûlaoc fouyeoc des bois odorifcrAOs , 
on peuc encore fc mettre à couvcrc de l'iné- 
galitédes faifons , & le faite dans fcsap-' 
partemens, pirl'ufa^e adroit des rafcaichie- 
îcincni S: du feu, un priutems perpciuel. 

L' empile des vens fur l'ait elî abrolu . 
& l'an ne peut avoii icop d'attention à 
donact i fcs chambres ud afpeâ ijui ferme 
l'entrée aux vens dangeteui. L'expofîtioit 
éa nord-cft cil la plus ûine , l'oilell eft i 
Ctaiodre , le miili u'cft pas favorable en 
Prance, on peur cependant s'ezpofet en bjr- 
vet <c au commencement du printems aa 
fud-eft. Le Dord-ell commode en été pour* 
^û qu'il ne décline pas trop i l'otiell , l'O- 
fieat d'hiver efl funefte quand il vient de U 
met , ou qu'il palTe fur des rivleies. 

Quelques Médecins ont condamné l'afs- 

Îc des petiuques : ce n'ell pas le fcntiment 
e l'Auteur , il le croit falutaiie,' mais il 
Cioii que l'ufagc dn hypocauHes demande 
b e»ucoup de ptéctotioM , qu'il faut l'inicT. 

MM 171t. Qjî.î»i . 



ditf aux pcrfoniKs mai]jicï & bilieuCi,' 

Îi'il n'dt pai fûc d'y eouet avaai que [( 
gcllion foie achevée, d'y dcmcucccirop 
toQe-tnnf , nide s'y [CDconEier avec dci 

Ccrloiiiiet mal faines , paicequc dans un 
eu renftimc te où ie feu agit fut l« 
corpi, le* vapciui qui en fottcni fc mèlear, 
& poitCDt Icui maligatc^ dans les coipi 
ùins en. y lencrant. L'Aurcar ne dcùp- 
pTouTC pas let bains d'eau tiède, ou d'ciu 
froide i il défend cependant les prconici* 
aux petlônne) pleines d'humcuts , aai 
goDtteuXjà ceux dont tes hemoiroïdcs eo^ 
lent, on qui font fujeis k quelque auIR 
^Tacuacion. Il défend les bains d'eau tioi- 
de aux petfonoes d'un tempciamenc fai- 
ble fie fioid. 

La féconde Teâion enfcigne queit ali- 
mcns font propccs à eonfervec \i fanté, 
clic remplie ks deux tiers du livre. Sil'oa 
ConUdere exaSemcnt les bons efftti de 
Teau , le qu'on let compace au mal qu*cUe 
Ëùc, on comprend que l'eTcè) en fetoU 
très-nai(îble. L'eau de cîterne efl plni 
' faine que l'eau de rivière, 8c l'eau deri- 
ricre plus faine que l'eau de fontaine, 
pourvu que l'eau de citerne palTe pardei 
canaux de cette, Sf qu'onaic foinde tèc- 
mec U rïtrinc dans les tems d'oiagt* 
L'Auteur cftime l'eau de la Sctoe , de la 
Loire 8l de la Garonne, mais il leur pT^ 
fetc l'eau du Rhooe. Il ne iàîr de cal dei 
feotainei que quand IcBC fouice t£t * 
Mai tyi*. 



l'olicnt Se <|ii'cllcs coulent de haui en bas 
va craveti d'un fable ilclié , Se (juand Icui 
canal t.ii eiporé aui (ayons du foltil :il 
condamne celles qui paiTcnc pai des luyaux 
de plomb. 

- L'eau de puits eft encore plu» daoge- 
t; zeufe fi le pmcs cil profond SL Kxmé i mais 
■ £ lcpuitscominuaii.-|ucà quelque fontaine, 
Wllccçeicles eauidc pluye , s'iln'cftpas 
P^^Lauc , &li l'aie & lefolcil pcureni enpu- 
^^ifiu l'eau , ^ on en lice fouTcnt, oa - 
l^uc l'en fcmr fans dangei : les eaux de 
I XCigcs fondues font la caufc de plulicuES 
' maUdies , plu» pnnicieufcs encore font 
les cauï d'ctang& de marc. Enfin la meil- 
leure eau eft'fa plus légère & la ploî pu- 
le, qui c'a nul goùc, qui s'cchaufff promo- 
rcmcni fui le rcu , & qui ceiiiéc du feu ce- 
Yicnt TÎrc à fa fiiîcbcnr nacurelle. 

Si l'Auccui condamne l'excès du vin Se 
l'ufagc des vini [[op violent Si mélangez , 
Jl confeille même aux malades l'ufage mo- 
déré des Tins nacaccls. Il préfète à tous les 
autres le via de Rhcims bien mûr : il 
n*inceTdii le vin qu'aux eafant , aux fc- 
Ixicitans te aux perfoauei eictememenc 
.bi.lieufcs, i ceux qui font accaquez de maux 
de tête, ou d'un ulccre dans les partie* 
Doblci. La biete lui parotc à ciaindre : il 
-entre dans un grand détail fur la manieie 
de la &ite pour qu'elle foie moins maL> 
Jàinc. L'hyâtomcl , tel qu'on le boit en 
Pologne & ea MofMTic , (chauffe bcaiV; 
AUiijit.. Q^ il) 



r/ 

coup y les arenmes qo'on y mtleM 
ocDc cette nuaTaife qoaiité s^ fimple ^ oê 
l'employé arec &ccés cootse rafthiur IB 
les autres maux de poitrine. Le cidse C0f 
gendre des cruditez : le café eft trct • fikl» 
taire : le ckocolac ne nuit qu'aux ccofC» 
ramens trop chauds > l'eau de ▼ie'AtW 
boiffons on elle entre fiMit des flsniMM 
liquides , des poiibns lents t rhypooH 
moins caoftique peut icr?k aux cftodUfli 
foibles. 

Le pain eft le aeillcnr de tous les^ 
mens. Celui de froment cik plus fain qu'ils 
cun autre , & phis la farine eftdéiiée , pl« 
il cd falucairc. Le gros pain & le pain de 
fciale tiennent le ventre libre , mais ils 
pcfent fur Tcftomac & tout un mauvais 
lue : le pain fans levain ne coavienci 
pcrfonne , il caufe des obdruâions , il fe 
digère difficilement. H faut mettre au 
même rang Us oublies y la pâcifferie» les 
maircpains, les bifcuits. Le pain pour être 
fain doit être bien cuir , avoir ce quoa 
appelle des yeux , & être un peu falé ^ la 
croûte, fur tout fî elle eft brûlée y n*eft pas 
fi faine que la mie s les pituiteux en re- 
çoivent moins de dommage que les bi- 
lieux. L'Auteur nie qu^Hippocrate ait die 
que la repletion qui vient d*avoîr mangé 
trop de pain fut très - mauvaife : il con- 
fcille cependant de manger plus de vian- 
de que de pain« Il profcric prefque ab» 
folument les légumes» & il ae ^cgtafi^ 

Mai 171%^ 



iiS Scltncts^ deibtnuK Arti. Séf 
(ju'à la pUTCc de poii & aux oigaoDS cuirs. 
i.c pouiicau , fclon nôiie Auteur, caufe de 
Citiellcs migraiacs , les cruifc; difpofEiic à 
l'apoplexie, ks raves gâtent les dens, 
cxciccai Jcs coliques , formcnc des obr- 
ttuâiODs, La liltc des maladies i^uc les 
champignons caufcni eft trop lonj^uc pour 
la traulciiie. La fcoTrencic au contiairc 
n'a itcn que de laluiairc , c'eft une cf- 

L'ufage dcï hcibei cft aulTi avaota- 
gciuE que celui des racines eft fuiicltc : U 
laiiuê j le pompier , les cpinars , la-cEnco- 
téc, labuglofc, ta bouiaehc, t'orcilIc,raf- 
perge , calment [a bile, purgent tes hu- 
meurs corcompuès, dégagcni le foye , for- 
tilîcDt le cceui. L'Auteur n'a pas fi bonne 
opinion des chaux. Se s'il leur accorde la 
venn de faite mourir let vers Se de pré- 
fervcide l'yvreflc, il les charge de beau- 
coup de mauvais cSers, d'être pefàns x 
fellomac , de faire un fuc grolEcr & mé- 
lancolique , de nuite à la vue. Il approuve 
Tufage du cerfeuil, du pctfil , de la me- 
lifi'e, duhoubloQ, de lapiinpiendle, de 
I2 fauge , du fccpolcr, du thin , du fàftan , 
«lu romaiin, de la fairieccc, delameate, 
de rhyfTopc & du fcnoiiil. 

Les fruits, dit-il. font plus pour le plai- 
i\t que pour ia nourriture , ils fc corrom- 
fwnt aifémeat dans le coipi. Les ftui» 
bien murs , ou cuits, font moins àctaii^' 
Jie que les fîuiis aouTeaux, L'Auieuc 



•1 ptur l'Ilifi»lfr ^^ 
votuiuic qn'ion commcD^âc le teça ptt 
let rniîa,U dtfead au moins demangci 
à Ia fin dn i^VM àes concombtei , du mc' 
Ion» duniui, dcsfraircs, des pèches 
dei ctrifiti des raeuiei , dct âgucn, de 
fnnn &<det abricots : il pcimct de fiai 
le tepu |U le . coin confÎE , les gccoadci 
Icfcttrpntrles oringesË; l« aoii. L'u 
iâge des pompus ne lui fcaibir pas autl 
cODtHÎtc ilA iaaté, (juclufagc dcspoi 
/et. Il .Hcoade de grandes vctcu$ aux l 
aïoni. Lçi.ixxnei d'un eituît ne nos 
fcrmcaeiii pw de tranfcrirc coui les pn 
ceptc* del'Auiâjr. Des fruits ils palTc au 
viandes, It-donac plulicurs rcjrlcs pou 
diAinsun celles qui Caot les piui cor 
vcnablei à chaque cetnperamenE. Lâchai 
de coeBon a Cfi panifans parmi les Mcdc 
cins , nâne Auicui n'eH pas de ce non 
bte : il efHme la chati de B)oiiro& depai 
le moii de Mai ^ufi^u'au. mois de Sta 
Icmbie , & illa pi^fccc à l'agiiean. Il £ 
cncaie plus de mat de la cnaii de bcn 
^ue de la chaiï de cochoo , il oc pcmu 
d'en mangei qu'aux pcrlbnBei tobgftci 
en hyrer i! veut qu'an l'affailÔDaQ de n 
naigre Se de poÏTtc, & il l'iatcidicam n^ 
lancolîquct, 

£afîu de lOQte la gtoffe riandc le reai 
fcul Bc le chevreau onc Ton approbation 
ilpréfiîiele fangliei au cochon, Se le mai 
cailla au cochon de lait. Selon lui , Il 
chaic des ehevteiiiU & detdwokcft ufl 



Jts Science! f^ des beaux jlrti, iSj 
facile i digerct, qu agréable au goût: it 
cil dangctcui de manger du ccif Vlxi , 
pareecjue cet animal fe noutcit alors de 
fcrpcns. La chair de lieyie lui paioÈr avoii 
les mêmes c^aaliiez (jue celle de bœuf, 
le êiEC encore plut pcrance St plut mal- 
&iae ; mais fut ta fin du pcimcms on peuc 
maDgcr de» levraurs fans crainte. Les 
lapini fon boni en tout terni. 

Nous renvoyons le Leftcur au liTtc 
même, pour appiendtc quelles panics des 
«nimaiiz font pioprel à nourrir (ans a!- 
icret la faïKé ; (]ue[ doit être l'uùge du. 
, Jaic i combien' le fromage ouït , fur couc 
. ■celui qui, vieuï falé, pliant, fcmbleavertie 
par fon odeur K par les vers qui en for^ 
:tenE, du mal qu'il va h\\t. Nous palTons 
'0e<]ue rAatcur dit dei volailles , des oi> 
iénxjdes poiiTotK.desiagoâts : mais d'ou> 
hïtora pas une règle geacrale <)a"ii dpanc 
apt^ Hiflpocrate. Vn* ncmrirurê agrJ»^ 
Ut doit ttri priferie À wu nturriturt plut 
fiù»» , nuUrptUT UjwrU* m fit» dt dégnit i 
il Faut en cela écoatei 8c croire ta naniie 
^usqnflesMtllecins, poHvA Cepeild&Dt 
qn'on De tombe pas dans t'escè); '^ 

: '■ NâtTc Anteuï craiït' tnfûilt du- tems 
te manger , des réglas do la diète pour Ie§. 
fcttônnes faines, pour lev convalefcent» 
&'poùr ceux qaî fcoceàt lot premioéf 
KcàqaM 4e la tnaladia , ffilAO-lM iKfi«reiit 
fcmperanKits ,1 In diffiitenl ftgesk ft» diff» 
itàu^' bâSaan t ■■. '■ '-'■ 



,i70 MtfBiris ftur l-HifiBire- 
teut de la (aile de robfervaioirc de Ma- 
£:!irepïi dcITus la futFacc dclamci, eUr 
fijitiouïic de 144 pieds, oudcx+toi' 

-Ayant faîc au bord de la mer rcxpctii 
du meteute dans le baroniecie , i! fijt t 
ji deux lignes & unticrsplui liant qu'il 
n'ctoic daot le mftne lecnt à la Tallc <k 
rOblcrvaroiie Sans le bafomctrc fimple 
<jui y cil en eipcrjeace depuis l'an 1704. 
D'où on conclut t^uc ces x lig. } de ni< 
CDK coiierpondoicnc aux 144 pieds 
Itaureoi de la faite de l'Obrcriaioice pa»- 

^elTusla meijc'eâàdire, itioiTcseï 
ion par ligne. 

On icfolut dès lors de fnivre ente fora 
â'obfci valions , tiiii pouvait être utile pour 
la découvc(tc des hauceuis des plus haute* 
Biouiagaei , pat une méthode aifi^e à 

La lettre de l-'hiftoiro de l'Académie dcf 
Sciences de 1703. que je icçus quelque 
tcms api^i, où }e vis cette d^couTcitcui- 
ic & poulfëe bien plus loin pat MeSîcuit 
CaiTÎDÎ te Maialdi , me di^tecmina tout i 
tût iauntlict démon cdté Cvt et fujoi 
c'en pouiqaoi-, ajiai» ta oid)»<dc Mon- 
Jèigneoi le Comte dt PocKClwrtraia d'al- 
let fw les inontagnes de la Sainte Baume 
faite du obrcirations fiit la i^ftaâiou yj'j 
fis les ezpcricncet du baioaicne (]ii!oa,*» 
lappottet , <]pi Qot été fuÎTiet Ht d'anntft . 
£it 4.<reiftc avMuagncf y ^i&nt tb Sàift 
de ce meippipc^ , ,' , . 



iii Sciences ^ Jet beaux Arts. 87P 
, Le 10. Juin 170e. nous commen^^iiiic»' 
jA feicc l'cipciienee du baromecre dam le- 
'Jogis de la Saiore Baume , & nous la fl- 
ancs aatTi le même joue au Saine Pilon ,. 
Iibommc on les vcria dans ja labte fuivan- 
Jtt, apcès avoir Mplic|uc la mécliode donc 
jjC me ûiis fccï.i dans-coutes les obferva' 
«ion» qu'on rapportera ci-aptès. 

Nous avoos nncoyé foigncufement ie 
ncccurs , en le faifam palTcr par im linge 
ôi quatre doubles , iiifqa'à ce qu'il ce tcl- 
tâcplui de Êletc, les rabes. ^loicnc ncn^ 
ft (airrecs,ilsonc j5 pouces dclon^uf ut , 
îk ODt été chargez avec un cnconnair da 
Terre, S après Ics.avoiiTuidez d'air ciac- 
tementfansy en iaiflcc aucune ampoule , 
& avoir achevé de les. remplir, ilsont éic 
plongez dans des boaceilles de verre les 
dcui lieis pleines de mercure. Alors le 
Yuide s'cft fait à l'orditiaire , & on a pris 
airec foin la hauteur du vif aigcnc depuis 
la furface du rif argent contenu dans ie 
loTc, jufqu'àla fiirface dans ic tube. 



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itt Scientei ^iii beaux Att. )7j 
Le vingt fcptiémc J'iin oa fie i'eipericn- 
ce du bacomctcc au tûi du rocher, là od il 
ceffe d'écrc coupé à plamb , & où il s'unit 
2vec le calul de la moncsgiir. Le tncccurc 
eft monté i i+pou, loii;;. {. Cette hau- 
teui du rocher mefiiréc avec ua cordeau 
giot comme le bout du doigt , fut troua 
YécdcSj,toifts depuis le Saint Pilgn juf- 
gu'anlicuoùon fit l 'expérience. 

Le vingt-neuf Juiiï au (itano on monta 
au fommet de fa mont^ne des Bcguines 
qui telle à i'cft du Saint Piloo , on y ât 
rczperience du baromètre, le mercure nion- 
la a 14 pouces une ligne. 
: ,Le vingtneuvicnie Juin 1 aptes inidiea 
defcendit dans la ptaiiie rjui ciV au dcllbiis 
è* la Sainte Baume , qu'on appelle le 
plaa d'Aups , le mcicurc monta dans le 
■Ubcài] pou-(lig. 

.Le la. Août 170S. étant à GardannC 
PDUS nitinesun baiomctieen l'upericncc^ 
iz la infnic manière qu'au Sainr Pilon , 
le tncrcure monta dins k tube à ^7 pou. 
■ne ligne. 

Lesi.iAâjùi 17108. nous oontaraei fiii 
wOe, ntomagee^i cfl au Aid de Gaidan- 
««, ttAv, a. u. c, e1« UatIciUe,f<{u'oirvoit 
niKoicncdc U, au£ bien que la mcrk 
ie terroir de MatfeiUe : nous eûmes alTcQ 
de Kioe à cbarget la lube de vif argent ^ 
'^.^^^»i lecDoimanGM quatre fois ^ le 
^tMidcIt e.ayantua. p<u humc^ têtu. 
W «Q «•>{ P«nc ^ le po^gc^ ^^f > Scquiilr. 
^,diii°çate qucoousjajrioDtagpoft^., 



f 7* Mtimtris fmi l'Hifinrr 
il eft toûjouci rcfté quelques pecires 
poules d'ait mciccs avec le vif-atgcni 
long des parois du lube. Le ncrcuit 
moncaà s{.poa.7-l>g- 

Le 18. Juin 1711, éianr à Saiot PmI 
trois Châteaux , ville du bas Dauphin^ i 
ilicuts du Rhône, «n fit rc>peiieiicedt 
karometre dans une chambre du paML 
ïpifcopal , laquellcclt au lezdechauS^ 
de Jaicrcallè ,(juiefticlicii le plus i)m 
de cette ville, on chargea de vif-argcK 
un tuHe neuf de 3 1 pouces , 011 vuida vite 
loin les ampoules d'air relHcs dahs leni- 
bc, l'eipcnencc foi réitérée trois fois , l( 
mercure elt toujours monte à 17 poO.» 
lig.}. 

Il étoii pont lors à robfeivatoiic # 
Macrcille à 17 pou. 6 lig. j. '1 

Le i^. juin i7ii.iiantà Bedoiiin', »îfc 
tage du Comrat VcDaiffin qui eft au ^cé 
du monc-Ventoui , le tube de ^v pooCM 
ayant été chatgé de mercure , Se vuidé 
axaUcment des ampoules d'air, on plo» 
gea le lube dans un Talc prefque pleÏB 
de mercure tenant le doigt à r-orifico'dv 
lube , api^ qu'on eut t»i It doigt- , \t 
vuida fc fit A l'oTtlÎDaiie ,' I* bamcat H 
mercino-fiit de'iiF'pM). loUg^'OA ffintt 
l'cxpcricDce. ; ■ 

Etant monté an plos htor^bmaM-lto' 
touc le i-tf.Juin^7if;(«»1péi:pMdMivfi^ 
Kcjpfrhmce'Jnbi>mia(Mej»l»iiilliiliig 



çiuicftIantoiiB)f(^Mf^4e'll __ 

àaj.^911. fli^w.'^-°"'-'i' vMJïjinitjUP' 



* '« ««. Tain I 

"Ueet. ' ^^ *" P^ije tirer Z 

& —V "'donner f«.".^ " 



j 



l7^ i^meiret pmr l'Hîfiotr* 
la Saînce fiauinc , où le fccond baromctic 
"(Étoit en eipeticncc. Cependant on d'i 
IiouTé qucé} IoiCm par lamcfure t^u'on 
en a faite avec ud coidcau , jufqu'à un 
endroit plus bas de queltjucs toiles que 
le lieu DU le batomctic cioit en expeiienct. 

Le mcieaie ccoii plus haut au bat da 
tochei qu'au Saint Pilon de 4 lignes {qui 
font Jquitibicarcciotoifei 1 pieds d'iicj 
ce qui donne 17 loifes de plus cjue notl 
s'en avons trouve par la mcrurc afVaelIf. 

Le mcrcuic écoic plus haut au Saïac 
rilon qu'aux Bcgiiînes de j lignes , jef- 
quellci font équilibre avec Bfi loifes } 
a'ait, donc.la pointe des Béguines feroil 
plus haute que le Saint Pilon ; mais yà 
les obfervatioas qui ont été faites i;éomei 
Triquement ie ces deux niôntagnes depilit 
le plan d'Aups.li bauieur des Bf^atnM pai^ 
deffus le Saint Pilon a été trouvée de Ij 
roifcs : ladiffcrcncc entre ces hauteurs ni 
fcioit que de } toifet 4 pieds , laquelle 
n'cft pas fort confidcrable. Ce qui con- 
fitme la bonté de l'byp^th^fc de Mt. Ma- 
raldi & de la table de Mt. Caflini. 

La diffêtfocc cntte la hauteur du mer- 
cure i la Sainte fiaumc St au pian d'Aupi 
cil de 8 Iti^oes , dani il Étoîi plus bu àla 
Sainte Baume ; elles font équilibre ami 
litf coifes d'air. Il refulte du calcul dii 
des obrctrations géomeittqucs ijo loi.- 
fes , dam ta Sainte Baame cH pins faaiit^ 
que te ^ta d'Aups j aîolî U diflêlCiirt' 
n"caqiiede4toift». ■■■ 



97^ MùmêtrêspêmtStt/hti^ 

fus la mer ^ par une (bice des otêinei ôL 
culs séomecriques fa haoceor ûité'ttaêi | 
vée de ^66 coifes, ce. qui s'acooidcnNC ft 1 
crois coifcs près. 

Mais comme par le batomecce qui énil 
en ce cems-là en expérience dans !« falle df j 
rObfcrtatoire , on conook <|tte 4c iliciiiH 
te ne poa?oit ècce moncé plus hank ti 
bord de la mer que de iy pouces t HeMi 
} , il y auroic une différence foaftraoM | 
de 54roifes i donc par le baromerre Toi | 
s'écarceroic par défaut de tS coifet ^II 
hauteur croufée géomeuiquemenc pouill' 
pointe des Béguines y 9c de $i poit 
celle du Saint Pilon. De même par le bs* 
romctre qui écoic en expérience â la Sain- 
te Baume , on à fa hauteur an deffusdcii 
mer de 4g7coifcs> dcfquelles ôcant 34 toi* 
fcs pour les ratfons rapportées ci > delTuSi 
xcfle 453 toifes v mais par le calcul géo- 
xnctrique on Ta déterminée de 513 eoir 
fes : il y auroit donc une dFfFcrence dé- 
fcdivc dc^o toifes ^ &de2^roifes , fioa 
n a pas égard à la correétion des 3 "4, toiicii 

De même pour la hauteur du plti 
d'Aups par dcAus la mer rtouvée par le 
baromètre de 3 70 coifcs , il y auroic aoe 
difFcrcnce déf Àive de 15 toifes d'avec U 
hauteur déterminée par le calcul géome* 
trique, n'ayant pas même égardalaco^ 
redioD. Il paroit donc de root ceci , qoc 
quoi qu'on puifTc employer la métàodc 
de mefurer la hauteur des moocagocs piC 
la hauteur du mcscuxe dans k baiMto; 



erf troové* de , i"* '«/urfacc de il 
•^«eroa fit S.«^«^ri9or 



trois Châteaux le ^t Juin 1711* lemOV 
cure eft monté dans le baromètre à ty 
pouces 1 lignes » lefquelies donnent lOf 
toifèf un pied , donc St.Paal fcvoit élevé 
audeiTos de la fuperficie de larmier $ mail 
parceque le baromètre de rObferratoilc 
de Matfcillc nétoit alois qo*i X7 poocci 
6 lignes \. il s'enfuit qn^aa bord de It 
mer le baromètre feroit monté ce îoocU 
à 17 pouces 9 lignes. 

Il faut donc'ôter $1 toifes po«r lefli 
lignes de mercure , qui manquent jolqt't 
18 pouces , qui eft le terme que Me Cafi- 
ni prend pour la hauteur du mercure M 
bord de la mer : refte donc pour lahautent 
de Se. Paul audeflus de la mer 7% toifcs 
I pied. 

A BedouÏQ le mercure s'eft tenu i té 
pouces 10 lignes, qui répondent à 1 50 toi- 
fcs 5 pieds , dont il faut encore ôter )x 
toifes , parceque le baromètre de rObfcc- 
Tacoire de Marfeille écoit encore à 17 pou- 
ces 6 lignes le 15. Juin 171 1. Refte donc 
pour la hauteur de Bédouin au deflus delà 
furface de la mer 1 16 toifcs 3 pieds. 

Au Monc-Venroux le mercure monta 
dans le baromecrc à ti pouces 4 lignes le 
1^ Juin 171 T. d'où on conclut ia hauteur 
du Mont-Vcntoux par dclTus la mer de 
lo^i toifcs , mais le batomcire de Mar- 
feille étoicalorsà 2.7 pouces alignes {Al 
faut donc encore ôter 51 toifes » d*oQ il 
rcftc pour la hauteur du Mont Veatooz fuc 
>Ja mec 104^9 coifç^ » U même q«e Uf* 



«a«ore remarquer qae plus les 

des montagnes qu'on veut mefu- 

baromètre leronc grandes , moins 

:ra l'erreur qui pourra fe glilTcr 

dccerminacion de cette hauteur: 

ît par ce qu'on vient de dire , 8c 

l n'cft pas plus malaifé de déter- 

bauteur du mercure dans le baro- 

10 pouces qu'a 17 & que la diSe* 

\e demie ligne , & même d'une 

devient pas contiderable fur une 

utenr. xo Toifes qui (ont confî- 

r une hauteur de 100 toifes , 

(bis moins fur une hauteur de 

ic avantageux d'avoir trouvé 

e de mefurer les montagnes , 

i un baromètre en expérience 

mer , on dans un lieu peu 

me je Tai ici. Car il c/V >*— - 



t'Zx MimUfis pùitr l\ 
cure , d'avoir des cubes cou)ours bicQ ficf * 
de cha^Ter coûtes les ampoules d'air » «i 
femêle arec le mercace quand ou ccoipV 
le cube , d'eftimer au iufte jufqu'â oq quic 
6e ligne , ce qui eft toujoucs aeceffaiiei 
mais plus encore à mefuce que Ton eft 
dans des lieus plus éleTez , où uq quande 
ligne , par exemple , à 14 ponces de haoi 
reur de TÏf argenc^qui r^pondenc<i 676 coi* 
£cs de bauceur d*air fur la furface de la 
mer, vauc 4 coifes {. 

D'ailleurs il fauc avoir ^gard à la conftî» 
tution de l'air , qui n*e(l pas dune ég^le 
dcnficé , ou fi on veut ^ d'une denficépro- 
porcionnclie en divers lieux dans le mené 
rems ; ce qui iocroduic quelque yariacioa 
dans le rapporcdes colonnes de mercure ft 
d'air corrcfpondances. C'eft pourquoi il 
femble neceffaire pour conclurre avec plus 
de juftefTe les hauccurs des monc^^oes pat 
cecce méthode , qu'ayanc deux baromerres 
en expérience en des lieux de diverfc ék» 
vacion y on prenne le milieu encce la vacia-. 
tion de la bauceur du mercure dans un lieUi 
èc encore le milieu encre la variation de la 
hauteur du mercure dans l'aucre lieni 
alors on pourra coaclucce avec moins de 
danger & une plus grande afiurance ^ la di- 
verfc bauceur de ces lieux. En effec , jectanc 
les yeux fur la cable des obfervacions dtt 
baromètre de rObfcrvacoire de Marfeillc 
de de ia Saince Baume , on crouve beau-, 
coup. plus de variacious dans les hanrenrt 



iii Sctencei & des btaMX Arts. S 1 5 
étt mercure i Matfcille y qu'au Sr. Pilou » 
tmiia Sainte Baume, oà les baromètres 
(c font accordez conftamment & o*ont va- 
rié que de deux iîgnct ; au lieu qu*à Mar- 
feille il a Tarie depuis a.7 pouces 6 lignes 
îuiqu'à 2.7 pouces ^ lignes Se demie , ôc il 
n'a jamais été un jour entier à la même 
iuateur , ce qu'on peut , ce me fcmble | 
aRribuer i deux caufes^ 

Zm frémi ère. 

Q^e la chaleur de l'air a été plus conf- 
tamment la même à la Sainte Baume & 
au St Pilon qu'à Marfeilie , ce qui fc prou- 
ve par le thermomètre mis en expérience 
dans le même tems en ces divers lieux» 
Ainfi le baromètre devenant thermomètre , 
ii a du varier plus fcnlîblcment à Marfeilie 
qu'à la Saime Baume ; doù l'on voir que 
le mercure eft plus fcnfîble â la chaleur , 
qu'à la froideur de l'air , Ce qu'il ne fauc 
pas attribuer uniquement à la plus grande ^ 
ou â la moindre pcfanteur de l'atmof* 
phere , la variation journalière du baro- 
mètre ^ comme Mr. Amontons l'a remar- 
que, 

Zjafece»4e, 

Eft que phis on eft élevé , moins Pair e(fe 
^nfe s ain(î étant moins mêlé de matière 
hétérogène & plus raie , il cft moins AijcC 

àdsiijix. Rr 



rein de Vif «geo^^ai aipo«jq|ii 
ici <le JimieiK d'ut WE U lU 
mer, TaDi4toireii. \ 

O'ailleati il hm avoir ég^ 1 
nirion de l'ail , qai a'eft.pu.d! 
dcofic^ , 00 fi on rcBi , 4'adv 3l 
poccioniulic en dirtit lieoK Jmi 
Kmt ; ce qui muaAaxtvfatimUt. 
duu le laf pon dei. colUDei dis m 
d'air corTcrpoDdaotcf. Cdjt . po 
fcmble tiece0îtiie pou cnnclonyï 
de jufteflé Ici hauteurs det laMp 
cette méiliodc , qa'xyant deg^^ 
ea expeneace en dc« Ucfix dff. Jj 
varioa, ofl prenne (eavlicCk«m 
rioDdelahauteaidu t'~'TTTi iJfBi 
ft cacore le oùliea eam U.-iwâM 
kaotctu da nercuce.dut'j'jHi 
';Uo[( on poutra cqikIiuk **cti .1 
dlDget Ac une plu* grtndcaâ&m 



- » 



lu lieu qu a Mac 
.. « vaiic depuis «.7 pouces 6 lignes 
kl*â 2.7 pouces ^ lignes & demie , & il 
lanuiit été un jour entier à la même 
teur , ce qu'on pcuc , ce me fcmble ^ 
ibuet à deux caurcs> 

)^t la chaleur de l'air a ^cé plus tonf- 

menc la même â la Sainte Baume &: 

c Pilon qu'à Marfeille , ce qui fe prou- 

ir le chcrmomecrc mis en expérience 

le même cems en ces divers lieux» 

le baromètre devenant thermomètre , 

varier plus fcnfîblcment a Marfeille 

i Sainte Baume ; d'où l'on voir que 

cure eft plus fcnfîble à la chaleur , 

froideur de l'air , 6r qu'il ne fauc 

ibuer uniquement à la plus grande^ 

moindre pcfanteur de •' — 

I ... 



8SS Ufmoiris pour ÏHijlair» 
,perfcdioniie[ l'Agtieulcurc 3i Icjaciftij 
gc. Les obrccvïcioni c|u'il fa» fut cette n 
[icic tloiveii: fccc d'autant plus cdiméc 
qu'clki cDDticnDcnt poui II plùpaïc i 
chofcï (ja'il a lui même éprouvée} |' 
Ticurs fois. Apics avoit fait J 'éloge de 
deux Aiti , Il anciens 8c û uctles à i% 
me , il vient à fcs obfeivacioDS , 
mi lefijuelles on en iTouvcca untrès-g 
nombre de Tinguliercs , Si qui lui fbnr _ 
prei. Il n'en pas pofTible de les tcnfei'^ 
toutes dans les bornes étcoiies d'un exu ' 
On en indiquera feulcmeoE queltjaei a 
pour mcccre le Lcflcur en état de jagec 
mérite de tout l'ouriage. 

Quoique dans c» païs oii la chalear dt 
rarement eïccflive , dit-il au ch. t. l'cxpoi 
ficion la meilleure poui les arbies ftotiien 
foit celle du midi , cependant cette cxpoG- 
tion a'elt pas laf [us favarablc pour tes p£- 
pinieres. Il ne faut aux jeunes ailles qu'une 
chaleuc médiocre : quand elle eft trop 
grande , elle les fait touf&it , & les cnipc- 
chc de faire de belles pioduâions. Son ua- 
timcnteft donc que les Jardiniers qui (ont 
des pépinières , doivenr , autant qu'ils le 
peuvent, préférer rexpofîtioii du IcViuti i 
toutes les autres ; Si il confeillc à ceux qui 
achètent de jeunes abres, de ne choilîi qac 
ceui qui Ibnr venus à cctre cxpofîtion : Ici 
arbres y font pliu^iai , Ict iiulK en fôi^ 
meilleurs & viciment plùtôr. ^ 

La bergamote doiï ronjottTt £tic cxpo^ 



. ^u nC doic planter . 
^./uciondu couchaac que quelques poi 
i d'hyver i & â celle du fcpcenirion il 
aut poinr d'arbres fcuiciers , fi ce n'cft 
ques pruniers , ou cerifiers hâtifs & i 
;e cigc. Cependant dans les jardins fpa- 
ic , où les efpaliers ont une grande étcn- 
j il efl bon d'avoir des mêmes efpeces à 
sxpofîtions différences , afin que les ar* 
ne manquent pas tous la même année^ 
le leurs feules ne mûrifTenc pas au me. 
:ems. 

s fruits donc on cire les pépins , ou les 

iz, pour femer, dicil au ch. 3. doi- 

-cre parfaitement mûrs. Si les graines 

e leur nature difficiles à germer , il 

: laiffer quelque cems cremper dans 

a où on a mis un peu de nicre , 3c 

les arrofer arec la même eaa y lorf- 

!s a mifes en terre. Il y a deux cems 

pour femer les pépins • *- 



■I ». 



lies , couvrir chaque lit de deux pôaeei oW 
cnviroQ de cetce terre, le meccre ces manne- 
quins dans une ieue , où ils fbienc \ coài- 
Ycrcdelageiée.- 

Mr. Angran con(ciIIeaux Jardinien de 
faire cnforre \ lorfque la greffe commence 
à pouflèr , qu'il n*y rcftc qu'un fiuL booc- 
gcon en haut » pour faire une plus belle ti- 
ge. Mais il ne veut pas qu'on ote les prdret 
branclies qui vicnncnc autour de latige.pro- 
vcnanc de la greffe. Si on les ôte , l'arbre 
dcfienc (î iong& Âmcnu^qu'ii ne peut plut 
fe foucenir fans appui , éc cet appui blcdè 
ordinairement l'écorce. 

Le quatrième chapitre eft un des plus 
curieux de tout 1 ouvrage^ & qui fait le plus 
de plaifir. L'Auteur y traite fort au longde 
la greffe, & de routes les manières de gref- 
fer , & il fait la dcffus un grand nombre 
d'obfcrvarions , dont plusieurs font nou- 
velles y & toutes très- utiles. Il y a beau- 
coup à apprendre dans le chapitre fuirant^ 
où l'on marque dans un grand détail quelles 
fortes de fruits conviennent à chaque e(^ 
pece de terre , & ou Ton fournit pludcurs 
moyens de rendre meilleures les. terres qui 
font mauvaifes , & de renouveller celles 
qui foncufées. Le chapitre fizicme & le 
fepciéme contiennent toutes les règles ne- 
ccifaires pour planter à propos toutes (bs- 
tes d'arbres fruitiers , ou non. 

Mr. Angran s'applique dans le huiti^ 

â donner des marques auz^ucUcs on pnifle 

Mai 17 1%» 






^.>«A« 



, ni â I exrre- 

,m oranches , ni aux fcuïiles. Mais 

(l a/Tûré de fa bonté , que quand on 

ve les racines faines & fortes. Lati- 

poiricrs en plein vencdoit être droi- 

affcz force pour pouvoir fe foûccnir 

même : mais il faut bien prendre 

furrouc pour les poiriers en pleia 

ie n'être point trompé auxefpeces. 

is arbres ont dans la pépinière une 

luifanre & nette » c'efl a dire , qui 

ouflc, ni gomme autour du tronc » 

re , ni galle , ni pourriture. Qiiand 

'S font nois la pépinière » il faut 

' i'^. S'il n'y a pas trop longtems 

it arrachez , ce qu'on reconnoic 

de récorce & â la fecherefle du 

Vi leurs racines ne font , ni écla- 

)urries , ni trop feches > & fi elles 

)rtionnées â la groiTeur & a la 

es tiges, j®. Si les racine» J- 






9^0 Ji^emo hês pûur fXifiêhê 

iîcurs font nouvelles , & confirmées f9Ê 

rcxperience qui en a été Faite^ 

La fcconde pafcie ne contient que fcpc 
chapitres. L'Auteur parle dans le pfcmia 
des difFcrens labours qu'il faut donoei 
aux jeunes arbres. Il y fournit aufli oa 
moyen facile de tenir dans toutes les fki- 
fons les allées des jardins fort propres^ 
fans qu'il y croiiTe aucunes Kerbes. 

Pour avoir des fruits qui foieot beaux 
& cxcellens , ,, l'expeiience m'a sipptis» 
^,dit Mr. Angran ch. x. qu'il £siut les dé- 
,, couvrir vingt à vingt cinq jours avaDC 
,> leur maturité. . . . Un fruit qui n'aura 

pas toujours été à l'ombre icca dune 

couleur plus vive & deviendra meilleur..* 
yy II faut découvrir les poires d'été dés les 
„ premiers jours de Juillet , celles d'au- 
,, conoe vers le ii. ou le 15. d'Août , & 
^^ celles d'hyver au S. ou 10. Septembre. . .. 
,, Il faut d'abord couper feulement avec 
^, des cifeaux les fcuïlles qui font fur les 
^, poires y Se quand le fruit aura acquis 
,, toute fagroifeur , il faut ôtcr toutes les 
^, fcuïlles qui font autour. . . . On doit auf* 
,,fî cfFcuïlier les pèches tardives vingt ou 
,, vingt deux jours avant qu'elles (oient 
jj mûres. . . . Pour faire prendre un beau 
.^, coloris aux poires , pommes & pêches 
yy qui viennent dans un terroir humide flc 
,^ gras , il n'y a qu'à prendre un long bâton,, 
„ au bout duquel on attachera un linge 
j, blanc & trempé dans Tcau cUirc ^ ^ 

Mai X 7 1 z. 



\ 



:h» 3. Je cecce féconde pareil con- 

livers fecrets pour faire périr les 

s ) & animaux ennemis des arbres 

fruits. L*Auccur commence par les 

, qui s'atcachenc plus commune- 

ux poiriers de bon-chrécien d'hy ver^ 

Us font en efpaliet à l'ezpoiîcioa da 

'ans un terroir fec Bc fabloneux» 

les faire périr , il fauc prendre de la 

re bien lèche , & y meccre le k\x 

X. ou trois pieds de i'arbre , en forte 

vent porte la fumée fur toutes les 

s & les branches' de l'arbre. La va- 

e la chaux vive & la décodioa 

ithe font aufO un excellent remède 

ces infeAes. Pour empêcher que 

lis ne gâtent un arbre , il n'y a 

cher autour du tronc de la lai- 

rment coupée de defibus le ventre 

Iton , Todcur forr<» ^ — 



t9t Mtmùirts pmr FUiftoirê 
d'Avril, ou au mois d'Août, de l'eau toute 
bouillante. Ou empêche les chenilles de 
monter aux arbres fruitiers eu frottant le 
bas de la tige avec du fain doux. Il fcroit 
trop long de tranfcrire ici tous les autres 
fccrcts que Mr. Angran rapporte pour faire 
périr & pour écarter les infeâes èc les anir 
maux qui gâtentlcs jardins. 

On doit toujours , dit Mr. Angran. ch.4. 
faire les couches â Texpofixion du midi.. 
On n'y doit employer que du fumier de 
cheval , auquel on mêlera on peu de fîi- 
snicr de mouton. Quand la couche a la 
hauteur de trois pieds & demi > on y met 
du terreau à l'épâifleur de huit ou neuf 
pouces , j!c Hx ou fept jours. après on peu» 
ïcmer les- graines. Sitôt que les graines fonc 
levées , il faut couvrir les couches pendant 
le jour avec des cloches de verte , & pen- 
dant la nuit avec des paillaffons, fut tour 
aux mois de Bévricr & db Mars,où les nuit» 
font ordiiiairemcnt fort fraîches. Enfuito 
l'Auteur fait plufieurs remarques par rap-^ 
port aux diff';:rentes grainei qu'on fcme fur 
les couches .. 

Dans le cinquième chapitre l'Auteur 
traite des labours qu'il faut donner aux retr 
Tes propres, à produire des blcz & d'autres 
grains. Les laboureur» avant que de femec 
le fromenr , ont foin de l'enduire d'une 
ceinture de chaux vive : ce qu'ils appellent^ 
éthauhr le fromenr. Mt. Angran propofc 
deux manières noUYcUcs de Icfaixc. I^pu« 



des Sciences fi» ihs beaux Arts. g^J 
mlere cfl ,^dc prendre un grand baqucc 
^dans leqL'cI on mecce neuf à dix fccaus 
,, d'eau froide, & euviron i} livres pcianc 
„ de chaux tîtc la plus ooavelle qu'il fe 
I, pourra. Sur cccce chaux il faut mettre un 
,, fceau d'eau chaude, êc remîiet la chaux 
„ jufiju'à ce qu'elle (bit eocierement éteia- 
yy te ic détrempée. On prend enfuite une 
^^ corbeille d'ozier qui puiiTe aifémcnt ea- 
,, crer dans le baquet , & on y mec le £ro- 
^ meut , en forte qu'il pui/Te tremper dans 
,y l'eau de chaux , oii ou le touroe avec ua 
,, gros morceau de bois. Cela &it, on levé 
^ la corbeille ^& après avoir fait égouttec 
^y l'eau dans le baquet , on en ôce le grain, 
^ qu*il faut rcmiier quinze heures après de 
^ quatre heures en quatre heures , jufqu'à 
,y ce qu'il (oie (ec. Ccrte méthode fc prati. 
^ que depuis quelques années en quelques 
^ lieux de la Beauté & du Berii» 

La féconde manière d'échauler le fro- 
ment cft celle-ci. ,, Oochoifit le plus gros 
^ & le plus mûr : on eo £iit un lie de l'é- 
,, paiilcur de deux pouces , qu'on arrofe 
fy avec de l'eau claire , & qu'on faupoudre 
^ enfuite avec un peu d'aluo & de chaux 
^ vive bicu pulvehfie. » ». On continué 
y^ ainfi jufqu'a ce qu'où aitéchaulé tout ce 
^, qu'il fauc pour enfcmencer les terres , âe 
^ on cncalîe le tout dans un coin du gte-r 
y, nier, afin de le faire uo peu fiier. 

Mr. Angran ad&xe qu'il a éprouvé Tut^ 
ticé de ce fecict. y, Ayanc de le fçavoir^ 



8S4 Mimoiies pour l'HiJioirt ^| 

1, dit-il , je recueïlloii qu:ill caus les Iflil 
,,dubléb[uiné ou nïélé , parce que mofti 
„ icrroit eft froid & humide. Mais depwt ■ 
„ que je l'ai ptaciquÉ , ajoute- t'il , jcnlEBl 
„ ai que de beau Se bien clair. 11 nctW J 
pas ometttc i'avis qu'il donne au méuM | 
eodroîc , qui cfl que le froment dcQik^i I 
énfemeDcci les cencs doic £tie batiu , ùm 1 

Suit cil dans la gtange , fans qu'où lÛ J 
onne le tems de uier daiiî l'épi. 1 

Le lîiiémc chapitre clt tout cncict Tiit Ilf 1 
roanieie de planter & de cultivée Ici n* 1 
gnes , & de fiiie le vin fit les tapez de khh. 1 
les les autres boilTon;. Dans le dcraicro» 1 
ptopofe plufieuiî moyens ,pout élever tb 
culcifcr les otangeti de ciironoien , & Ica 
atbufles qui feticni d'oinement aux oraBx 
gecicsAc aux jardins. 

Cet ouvrage , dont le Aile cft lîapEefc 
aifé , efl tics-inftiDâif. Il e«u feivir, luut* 
feulement à ceux qui i'applî<]uent cgi>ai(- 
iDcsâ l'Agriculcure ft au Jardinage, nuift 
gcucralement à tous ceus^qui ont dci let- 
rcs à faire valoir. Eu confultant ce lim». 
ils le iiouveiont eu état de conooîrre & . 
leurs Jardiniers , leurs Libouicuri , tnnti 
V)gncions,cuIciTenc commic il £)0[ léui tec- 
Tc. D'ailleuri oa te lie arec plûfic , â caa-< 
fc de la variété des matieieS , & des obfer- 
vations curieufêi c[ue rAnccoi lcâli)iii.d'y 
femei patTonc 



.^^^tmntes , frononcé À: 

^mrfMTg i§ l*VtUvêrfité dans le Colle ' 

iê Touloufê de la Compagnie de Je fus ^ 

le Profejfeur de Thyfique de la même 

npagnîe , le zo, OSlobre 1710. 

a déjà quelques aimées qu'un Aureut 

brc a commencé àt foupçonncr que 

ances rcfpircnt y mais on peut dire 

'encft tenu là, n'ayant donné cette 

que pour une pure conjc£iure , ainfi 

e(l expliqué *, & ne l'ayant appuyée 

une fimple de fbrr légère convcnan- 

!lqucs Pnilofophes qui en ont parlé 

i par occafion , ne nous en ont pas 

ivancage » & c'ed ce qui donne lieu 

\er maintenant ce qu'il faut pcn* 

tcrité de ce problème. 

î réfoudre d'une manière qui pnif- 

cir , doixchofes paroifTent ncceA 

une de prouver que 1'" -' 



très- convaincantes. Oa n'a au'ipceqte^in 
la paiUe& la hacher mena dans rjbtt-iÂjl 
verra d'abord paroicre des-. ainpoiilJe^4l">P. j 
le nombre fera d'aucanc pins giattd,fit^ 
la paille aura écé coupée pluft-men^^ ^t^ 
force que la fuiface de Teau cb feo-^vllrl 
quefois toute couverte. Oz ces ampousp,] 
ne font ..que die Tatr^ qui écoîc renfejM^ ;j 
dans la pailler il y a donc bèaucQwd'#j 
dans les pailles, U par contcqaenc èmpit\ 
droits dcftinez^ie cocttcmc dans ces fi^'j 
titcs tiges. ^ < 

Tout le monde f$aic . ce qui ft p4p 
dans la machine du vutdc » lorfett oa f 
mec des plantes, tendres, cooimecefM» 
verds, des feves récemment cucïUies, cela 
mcnrhe^ des afpergcs &e. Car à me|m < 
que l'on pompe i*a2r , ces plantes s^enfleflt 
de celle £3ctc y que non iêulémcnt elles en 
crevenc , & que Tair Son en sVnftauft 
avec impetuoiîcé , mais encore en figranp 
de abondance, qu'il fufBc quel^efbiSi fui- 
vanc le rapporc de Mr. B'ojle , pour faite 
monter le baromecre à la hauteur de plil- 
ficurs pouces. 

D ailleurs combien de fruits ne voie-on 
pas , dont toute la fubOiance {pongieufe 
u'ed prefque autre chofe qa un amas de 
pecics réduits cous remplis d'air.. Tels 
iônc les cicrons , les oranges-, les concom- 
bres , les grenades, les figues ,]es courge» 
& les melons. Or d'où peut venir tant 
d'air a cous ces fraies , iicc acd dcs C&Ùr 



. . .« Miuic (juc pat 
d'air qu'elles renfcrmenc ; de ta 
^eces de légumes dont \jl cofTe fe bri 
clats , quand on les mec pies des cha 
; ; de ces arbres oue l'aélian de l'a. 
fendre durant la violence du froid 
DUces CCS branches vertes qui tandi 
lies brûlent d^un côté , pou^ent de 
re un fouffle auffi fenfible que celu; 
*aolipile. On voit bien que les re« 
ûrs dont nous parlons ne manquent 
' ici , & il n'eft pas mcmc ncccfTaire 
faire xemarquer. Mais où font , de- 
e t*on, ces refervoiis ? Dans quel en-^ 
de la plante ? Les a-t*on )amais ob- 

? 

ir répondre à cette queftion , rcmar- 
auparavaat avec un célèbre Ana- 
e ^,que les organes de la refpiracion 
c pas les mêmes dans roue ce qui 
, mais Qu'ils font ditfcrens. felon l^ 



^00 Mémoires pour PBSfioirê 
pluficurs lames très - dures ^ qui fonc telle- 
menc placées les unes fur les autres , que 
J'ean qui paiTe concioucUemenc eocr'ellei 
s*y trouve fortemeot prelKe , 5c par là il 
s'en exprime un air qui fert aux poiflbnf 
pour tous les ufages de la rerpiratba. 
Mais^ans les infectes la chofe di en- 
core bien plus merveillcufe \ car non (ca- 
lcinent ils reipircni fans poumons & fani 
ouyes y mais les organes de la refpiratioa 
n'y font pas même raflcmblez \ on les 
trouve donc difperfcz de tous cotez , & ce 
fout pluticurs crachées membranculcs diC- 
pofécs le long du corps , & afTcz fembla- 
blcs a la notre , ^ ce n*eit que leur canal 
n*eQ pas partout aufli uni y ic qu'il s'clargtc 
de tems en tems pour Former plufîeurs 
cellules , qui tiennent lieu de poumons , 
& qui font comme autant de lobes y dans 
lefquelles l'air cil conduit par les trachées, 
a peu prés comme il c(i diftribué dans 
nos poumons par les diiFcrentcs branches 
de la crachée artère. 

Or tout ce que je viens de dire des 
înfcdles y il n'y a qu'à l'appliquer aux 
plantes : car Mr. Malpighy y a découvert 
des canaux qui font enticreooenc fembla- 
blés > & c'elî fans doute pour cela qu'il 
leur a aulli donné le nom de trachées. 
On les voit difperfécs de la même maniè- 
re y ôc dirpofecs le long de la plante ^ 
elles font formées d'une lame mince, com- 
me d'une membrane > tantôt unies dans 



iis Sclencti <5« âei heAUx Arts, i^ci 
kar cours y & cjncôc s'cUi^iiIanc rnma- 
liicie de cellules. Or ces cellules font les 
tefetTOLis qae nous cherchions > & que 
BOUS pouvons regarder encore comme au- 
canc de lobes dans lefcniels i*air cH porté 
fas le tuyau de la tracaée , comme nous 
venons de le dire des infectes. De forte 
qu'il y a ici de part & d'autre une entiè- 
re conformité d organes > & cela feul 
doit commencer à rendre vrailcmblable 
ce que nous avons entrepris de démontrer 
touchant la rcfpirariun des plantes : cepen- 
dant comme nous avons rétbtu de ne pas 
BOUS e n tenir aux (impies conjciSlures, il cil 
aeceAaire de pa/Tcr outre. 

J'ajoute donc en fécond lieu , que Pair 
qui efl contenu dans les cellules en fort , âc 
y rentre neccllairement par imcivalic , & 
voici i]uelques unes des ratfous qu'on a 
de l'atUircr. Il eil cenain que le corps 
de la plante fe reflèrre & fe di'are fuccef- 
fivement rot la plante ne peut le rcifcrrer 
de fe dilater de cette fone , fans que Taii 
en foitchaAe, de qu'il y rentre confecuti- 
Tement. Car de même qu'il encre dans 
nos poumons » lotfque la poitrine s'élac^ 
git, & qu'il en jbrt lorfqu'elleie ictieire y 
U en doit être de même à ré:;arif de la 
plante.. Tout cela fe comptend il facile- 
ment par l'exemple des ibufflcts » qu'il 
fctoic inutile d'y rien ajouter. Pour ce qui 
cft de la caufe qui relTerre & qui dilate le 
corps de la plante , c'cft itn éclaixciffcncnfc 



\ »■ 




Icmenc ils rclpircnc lans poumons 
ouyes y mais les orj^ancs de la refp; 
ji*y font pas même raflcmblez ^ 
trouve doue difpcrfcz de tous côtes 
font piu(icuis trachées membraneu 

Eofécs le long du corps , & afTcz l 
les a la notre , û ce n*eit que leu: 
n*eQ pas partout auflî uni » & qu'il s' 
de tems en tems pour Former pi 
cellules , qui tiennent lieu de pou 
& qui font comme autant de lobes 
lefquelles l'air eil conduit par les t» 
à peu prés comme il cd diftribui 
nos poumons par les difFcrentcsbr. 
de la trachée arccre. 

Ot tout ce que )e viens de di 
înfcâes y il n'y a qu'à 1 appliqui 
plantes : car Mr. Malpighy y a déc 
des canaux qui font entièrement f< 
blés i & c'ell fans doute pour ceL 



«««vues. dans lerqaels l'air ed poni 

I le myau de la cracnée , comme nous 

ions, de le dire des infeâes. De force 

il y a ici de parc & d'aucre une enrie- 

conformité d'organes j 6c cela féal 

c commencer à rendre vraifemblabie 

que nous avons entrepris de démontrer 

chanclarefpirarion des plantes :ccpen- 

it comme nous avons réfolu de ne pas 

ts en tenir aux (impies conjcâurcs, il cfJt 

sflaire de pa/Tcr oucrc 

ajoute donc en fécond lieu , que Tair 

:ft contenu dans les cellules en fort , Se 

itre oeceilairemcnc par inccivalic , âc 

quelques unes des raifons qu'oa a 

i/iurer. Il eft certain que le corps 

plante fe reâerre & fe dilate fuccef- 

:nt : or la plante ne peut Ce reffcrrer 

lilater de cette force , fïins que Taii 

: chaifé , & qu'il y rentre confémr: 



9K>4 Memoins pùMf V^fiolrt 

Noos a^ons déjà remarqué qoe les Mit 
jfbns mêmes avx, be(bki . du fecours de là 
refpiracion , puifquils meutenc dès qs'ils 
ne rrouvcoc plus d'air â rerpirer , comaie 
quand on les mec dans de Teau purgée» 
or [a nvcme chofe arrive aux jplaoces , car 
fi oa cranfporcc dans un vale plein de 
cccce eau une plante aauatique, avec la 
mocce accachée à (à racine , elle y meuit 
biencôc ; au lieu qu'elle fe coafcrve £idi 
peine dans une eau ordinaire. Mr.Boyle 
a même remarqué que les autres plaotci 
ceffent de végéter dés qu'oa les arrofe 
avec de Teau purgée. J*avouë qu'elles ne 
meurent pas d'abord y parceque la. terre 
leur fournit quelque air, qui lufEt encore 
pour foutenir en elle un reftc de vies 
mais elles tombent bientôt dans unécac 
de langueur , tant il eft vrai que le mau- 
vais ou le bon état des plantes, dépend 
de la jufte quantité d'air qu'elles refpi- 
rent. 

D*ail leurs, perfonne n*ignore Textreine 
antipathie qui eft encre l'huile & les plan- 
ces : antipathie fi grande , que la feule 
odeur de l'huile fume pour en faire mou- 
rir pluficucs i d'où vient qu'un Auteur , qui 
a donné de très-bons préceptes pour l'A- 
griculture , en eft venu |ufqu'a cette délica- 
telTe , de ne pas vouloir que les Jardiniers 
portaient même des habits huileux , pour 
ne pas nuire à leurs herbaees i & il auure 
encore qu'il fufSc pouc Uire mottiis lU 



'««terre, & ""^'''«= 

'««"« ont h. ^"* "î"''' 

?-«'« Ccou^T" "P ''« 
"«5* ont don/fc!;'^^*''* 



9 -iS MÊmoîm fuir TStlttin 

À ce fujct i je n'en choifit que i 
uns qni ont qiiclijuc chofcdepl 
lier. On voit par là. i", D'oà V 
J'égard de certaines plantes, on 
fuirant Ja tetnarquc d'unliabilcl 
de lailTer autoDi de U racine 
vactiiiez , afin de faciliter U f 
pat l'ail qui ^ eft coDicnuIEtci 
firme cette penféc , c'eft que II 
4jui patoilTcnc avoiiplui de bel 
rcfpiracion , fbni prccifémcnc Ici 
l'égaid dcfqucUef on ulc de < 
cau[i&n> c'cftàdite, cclletaui 
qucioucei compofi^ct de iracn^ 
10. CammenE cetcajacs tcrt 
& atgilieufes, qui fonc tt^s-pto 
tiUrei les auices , quand on s'en 
çon de iumiei , font néanmoi 
elles mcm» > Car leur âeiiliti 
pas du défaut d'un fuc convci 
Houtritute des plantes , pulCqu'e 
propres à donnei delaiettilité, 
vient de ce qu'étant trop renée) 
peuvent pas donnci palîagc à 
patïenic jufqu'aux trachées des 
3°. Pourquoi dans certaine 
on lépand aulll des cendres fui: . 
pour les Tcndte meilleurs : Ci 
dces,quoiquefcchesScaiides, 
moins extrcmcment porcufes , 
féqucni [ics-proptes a entreteni 
municarion de l'ait avec les lacii 
41. D'où vient ^u'atiAiCtraj 
M/ii 1711, 



"»0J on ouvreT:? » ^ Pcu prjJs coi» 



^qS Mimeirts peur l'Hîfioh 
l'une eft de faire gUffer cjuelques [ 
d'air dans le fang , Se. l'aucie d'en facilù 
U circulation , pai: le mouvemeDC dej a 
ganes qui nous fervent à icrpircf. Or k 
«ela conTÎcnc audl aux pUntes. 

Le pccmicT ufagc de la rcrpiraiion ^ 
donc de faire paCei qoelquei gaaites d'il 
des lobes du poumon dans les rameansM 
la veine H de l'arcerc pulmonaitc i cai M 
a d^couveic des ouvetcutes qui établilTt^ 
celte comm uni cation. AinH toutes leifi 
que l'ait efl teçu dans tes poumons , 
necefTaite que plufieurs parries tcncontta 
CCI ou*ertutcs , aillent fe mèlet avec' 
faag , ce qui feit cxcrememcnt â te pcifi 
tioaner. C'cfl ce mélange qui lut dn 
cette couleur vetmcille , qu'iiaco Tottl 
des poumons, & qu'il n'avoic pas tajtA 
rrant. C'eftia aumcequi leiead ficoulu 
dani tout les vaifTeauxdacorpf t CllMi 
fçait due lîen ne contiiboi! tant <jitc l'âb 1 ' 
Ufluiaké dei èoEpt liquides. Enfin ^eft d» 
là que vîeanent m patrie tontet la. fii* 
meaiatîont du fang , 1 ciafe ix nim tt 
des autres fels dont l'air refronrfrioojoaM 
cha^^ , de fonc , dit un PhiloTopIie tck- 
bre *, te dont la mémoire fen loftMa» 
chère i cette Upivetfiié ■ de foRc çpnX ittk 
faut bien queTàfage de la refptratioii nOtf 
ait M aceoidfepoar n!uiclt)t IcIiflKecBH 
me l'aroietit crû les AocieM t wlt ftN 
bieo plâtot i lui donner une douce chalMit , 
en le ËûfAot femicniee Mi4eafl«B« M 



ccmarqac 
«u^ qui découle quelquefois i\ 
concieut plus d'air que reau com< 
cai il efty non lèulemcnc plusécu- 
mais auHi plus léger, puis qu*il fur- 
eau , lors qu'on le verfe doucement 
Or cec air il faut bien que le fuc le 
: en circulant, & îl ne peut le ramaf- 
circulant qu'en le recevant des cet- 
)u bien des trachées. Les cellules 8c 
;hées ne paroiflcnt pas pouvoir le 
autrement que par des ouvertures 
s à cette communication ; car quoi- 
ave pas encore découvert ces pafla- 
doit fuppofer qu'ils y font, comme 
iippofe dans les animaux pour lé 
de plufieurs fucs , dés la qu'on 
vaincu que ces liqueurs paflenc 
voira l'autre. 

au refte n'ell pas inutile daiis le 
n'entre que pour le perfrA.*^ — 



'•-L^-J — 



■I 



dec au circulation dugtUdnom 
queui , fie en pïcciculicr du lâu| 
«oips dcrinimal : cac les ponm 
diapbcame fc remuanc coniiiuic 
foD[ fans ceflc pafTcr le ch^le dn v 
dans les intelliDs , Se des inicttioi 
fciaes laâées ; d'où il va bîeatdt 
^rcc le faag pour concinuec de cit 
fcal cSbn que fait la poitrine en 
laat , comprime necelTaiEement i 
Dombie de vailTeaus dam l'ion 
corps , ce qni ne fen pas pca à £ii: 
ccE le Tang. Ajourons â cela , qac 
levacion des lobes , ît ne fçauco 
daas'Iei rameaux de la Tcinedcd 
pulmonaire, ni paiconf^queniallei 
triculc du cccur i l'autre, faot quoi 
mouTemenc celTeroit dans l'inltaiu 
zoic de mfme de la fève , fl le r 
' mencdcs-cellulet ne lui daonaii 



.««^«> qoicaufêtouf 
smens du corps , Ôc en particuliet 
1 rcfpiracion i de même aufli le 
:ulanc pa(Tc necefTaircmcnc pardi- 
ids , où il fc filtre pluficurs li- 
i fcivcnc à la préparation du Aie , 
:tcs un liquide plus fubtil^aui coll- 
es cellules y y fait une eipece de 
;nc mufculaire i ce qui joint â 
lufe extérieure , forme tout le ref- 
refpiration des plantes : & c'eft 
ruàure mécanique que je fuis 
eferver pour quelque autre occa* 
ne pas m'engager dans une ez- 
ueur. 

\ foubaiter que l'Auteur roui ûc 

' féconde partie , qui regarde la 

:aniqne des plantes , Se fans la- 

:nation ne fjauroic être com- 



fXS, Htmeîrtt fa» VSSîfieÎM 
ChAiennes de la Bohême , de U Silclîè , 1 
AîlaPolognc , dd'Autrichc , dcIoCu- | 
niale ft He la Bavicic , ont irop de luifon I 
Kvec IfB comiticnccmcns & les ptogrcs de 
lalleiigiondaus laMoiavic , pournepit 
ennec nsturclkmEDc dans k deiïcia de 
l'Auccnr. Ccc Auccui: cit un Cuié d 
lavie, (jui s'cft appliqué depuis longtcrai 
\ U KChcrchc des maicnauz de fbn ou* 
nage. 

|»vù( Tarothi facr» MtrmvU hîfitria -. i» 
JMMM ra /«ij/d )^« ^ frefhiDUt , pi» (f 
turiffit eongejfit Author , quod nen fiUi» 
Mfravi ,fuli haSenus Hifiericis d^jiîtuflt 
flmriu^'» mirahuntur , nti itttaiiMàititfA- 
trUfiui istmorabili» \ Vtrîtm ctiara £Av«n, 
jlufiriAii , Bohtmi , SîleJH , Hmgm, 
Canûeli , Foloni , verho Germmiui (y f^- , 
JeniVd witiiaui poptdi fmt naivtrfi , pltirimt 
fM tum mituai fiwiiadiJtHffu , &»dtr- 
dlntm ebresoitgiaim ntUâ* , patiruMtdr 
imJttùrt , &^tirù uitii «riMM. W w M Pfa^ 
gé, , »piid Gtorgium tthmanamn i» 40. 
DE LEMGOU. 

Les C^iculaites de Chailenugne ft de 
fct facccfleius o^repc à ceux qni ùmcm 
ics aniiquicez d'Alemagne &de Fiance , 
une aliondante moiHon de temu^et CB> 
lieufes. 

Quai<^ue Mr. MeindcR ne fc fitit ttn- 
ctié (]u'a deux CapJEuUiies de Cbaiie> 
magne qui tegaident la Saxe , il jr » aaoï- 
yi la maticce d'iu julte Yoiame ui l'àac 



ac Mr, Kenjpffet dans le Levant 
^JV""''^"" politiques & d Wc 

■!.f^* "'«hel Chanoine ».»...:. 



su Mtmôlrts paur l'tiifietrt' 
DE LIPSIC. 

Quelques Novaccurx ont accsqaé ladif- 
liaûion , quoique Irgcrc , que Liitht""" 
ics dilciplcs ont eonfciȎc entre les 
feccns Mjuiftics Eccléfiallîques de 
ieiie. Mi. Viftorin i'eft oppofé à «t« 
nouveauté , te il la combat avec Ih at- 
mes que la vérité Si la doâiîne Carholi; 
que lui ibuEnifleni , & avec l'autorité de 
plulteurs Doâeuis célèbres patnii ks Lit- 
ihciieni. 

fui DivÎMim difilufferum ia Mhifif 
rîaEccUfi. trdiaum {ygraduMm iiimli Mî- 
ttifirorunt EecU^t, qatm hoile rnullt ti 
£ccltji»s Evunjilic/n inlrcdiuirt f»t<igitntf 
modifii tppefitum « Martixe PiSmittSn^, 
Ht. adjtS» fiii fintm refpenf» Thtaltiiiê.^ 
S. KlHgli, W'intkUri , & Car. Anidii^' 
jiUorura. Hamburgi , fumpiibui jluthfrSt, 
43' pfefittt Lipfii , apudJoh.Frld. GUdlrfibi 
ut ^ Haaiburgi apud Zathariam UtrttL 

Le DiâiouDairc de Médecine commen- 
cé pat Caftcl , Si augmenté par Jacquet 
Pjnctace Bnino , a paru ici depui) peu 
dans une meillcute fotiuc Se plus ample 

Juciihi Ptmeratii Britmms Ltxicta Hê^ 
jLicam CtfiellUrutm , »d ti»v»m artam tSa- 
itico-Pharnuutiuicum meeemmadMlmn , ^ 
innumeris actf0onibut *e voenhutlt mUMC 
gHartitv'ucampii^MtHm. 4° Ltpft. , ftpui 
Thomam Tritfth. 

DE DRESDE. 

Ou i, inigrimc ieî cliez Zimmuaun Ici 



:< 



des Sciences fjr des beaux Arts, 915 

opufcules faiftoriqucs de fieu Gafpard Sa- 
gittahus avec la yie de l'AuccHr , & ua 
caralogue dd ourragcs 9c des maoulciict 
^a'ii a laifflcz. 

D.CMffMris Ssgittmiiêfimm kijhricmtm 
Hmttij cnm vita jùubms ét^^téUêgo/sriptê' 
nom ejtu mifmê mmmfirifiênsm^filie.Dnf'- 
dê^mftidjûmm. Ckttjhfk. Zimmmmmm. 

Mr. Henri Léonard Schanzfletfch a 
publié des remarques du fameni Conrad 
Schurtzfleifch y fur les meilleurs ouvrages 
des Anciens. On a dans ce volume les ob» 
lènracions entières de Pierre Faber & de 
Conrad Schurtzfieifck fur Paulànias. Le 
même Editeur nous a donné te tome des 
lettres du même Conrad Schunzfteifch. 
Nous devons au même Sçavant Henry 
Léonard Schurtzfleifck , des corre^ons 
du texte Grec du traité du fublime de Lon» 
gin y tirées d*un manafcrit de la Bibliothè- 
que Ambrafirnne de Milao , un Apple. 
ment des notes qu'il a données il y a deux 
ou trois ans fur Comi&pdien & fiir la Re- 
ligieufe RoAiîré» 

CnmkiiSsiÊUieiis SthmfinfMi 9pifi9iék^ 
fUm w tm im m êâ ifmm m awiniMp fêfitrim^ 
JFrêditatrm H. l.Schttnfêifd^u. 
• * MptJHêtÊÊ iMtffijSraifMMi VêiitieuM f999nt$9t$^ 
fàê c9mhÊintm MitimMdvêtfimis m êftimêt 
mêfyeÊê'HiJhntûs Qrëeûs , é^fyiUëtim «jW 




3 para depaij peu bcaucoupds 
liviEî fur la réunion des Proceftan* «in- 
cui , & fur la rfiinion des Protcftani a»« 
l'Eglifc Catholique. Un ffaTant Capuciii 
ptopore , dans le livre dont je vous en> 
■voye le titre , le moyen qu'il croit le plus 
facile pout faire reniccr tooces le* feft« 
iteteciqaes d'Alcmagiic dans rEglifc , dont 
«lies (e font réparcei laos ration. 

Tr. Dieiyfii WurltTifii Prov. Cal. Caf. 
■util jrncii iatef hem'mes fer Gemuinîam i» 
fid, diftdmtt. £i 4^ J!EW«j: mtUlÊii. 
StbrtiÀtr. 

On 4 dn Oléine Amoii om miré fnr I» 
faulTe petBttnce. fftud» f»irit4»i — mëm - 

Mr. HcBDÎDge Beiaud Victet a &it ra- 
loiite un Commcacaiic fiu UGentsfi^ sait 
s'aicache piiacipalcmeû à noairar Itt 
dfoi» èà peuple i'UaiA-tu U tene i0 
Chanaan. ■'..'.' 

Mnu» M PaiiptBMm tnrmm^ Cnumétm^ 
tamtMttunHtm t» Oetu&n pnftûU-ittm- 
ttimftratM. Jn 40. Bitd^fiHi^iUnu JEmA^- 

D'-ITALIE, DE ;i.OltE.NCS." 

I« X^rcVi^inio ValTecctii-'BeBcdMln 



'*''«faw «*r» ^*? ^yî''^' 



i 



.jl8 Mtmiiîrei peu* l'HlJioire 

.commanda en mouiant au Grand Duc. Ce | 
Prince , à c[ui i'amout des Lcccces i 

.iianfmii avec le fan^^ des Medicis , a 
voulu acceprcT !a ptoceClion de ceccc ni 
vellc Académie , & la piacet dans le o 
me Palais avec l'Académie Floccutiue 
l'Académie de la Ciitrca. 

■ Mr.L'AbbéSaNîuivanous donner rhif- 
roiic de l'Académie F loteniioc. Pacmile 
grand oombic de vies dei Sjavaus c^ui ca- 
Uerenc ciaiis cet ouvrage, celle dr Galilû 
écrire par Mi. Viviaui s'actitcra infailliblc- 

nieac i'atccDcion des LcAcurs ciuieux, 
DE NAPLES, 
Le Père de Raho Théaiin a fjîc imptîmci 

la ptemiere partie de l'hilloire généalo- 
gique des familles illuUccs de ce Royaume. 
Ptplut Neaitliitrmt C»aU M»rΣ. de 

Raho CUrUi Rigularh FAirUUs iHnfinf- 

qui fiunllias cvniioeiu , part primit in 4". 

On a HÏC ici une DouTene jdiiion.^ 
iliaitgiu ù Qalilti fitr Ufifitm* tbt wtmbi. 
Cercc <(dmoti cA augmeni/ed'aDe jMwAt 
e»UUi'^iù KKtMtfkat 4K»* 'pmn_t.camr 
axcce lifrie a ict coodainnf ^^ l'inMiA- 
tioa , oQ B*ar^iju mis leJicii.^J'éduiaa 
dt aixt , lù fc nom de l'Impiiiseu. 
PE ROME. 

Oa T^'uwafi , 8ç)c root ai tHMBffl 
J'ai crû foB.iau.iiM fiu À cçax qui m'ont 
cnroj^ lie Njiplu Dit mômoûe fiir Jet 
Qiiia^'d» Fixe ScWo R.eligteus ic Saioc 



en iA^ri. "' °^ contient que des 
•afion de n^ ^""^1" "PP-^"^ ^ Rome 

aven,- „ 'f"' «'c pareils ^van. 
•««r » cette ville • il »•- • *^ ' 



yti. Memaires peur l'HiJliiire 
rhllefifhU EeUaic* in nfum lihtn [chU 
Vtjimcrlandi ai^iLutherum, A LooJnt, 
thei,iiu Noysr \jii în \i, pages ji.. 

Ou achevé l'on^jmc looic àa la&t 
ricHitl £ABti mc'imt , m titres ee^cetam 
V AngUtrrre j(w Hr. Rymtr a tîrci^ des Af 
thhiis par ordre de lit Reins. 

La nouvelle craduâion àa Luriin it 
feu Mr. Defprcaux, doni Mt-Oiclleft Au- 
teur, cffjcc toutes les auires : ce pocmc cft 
(ou goûcé en ce pais par le tidiculc qui^ 
pacoii jettci fui le Cletgi de l'Eglî^l 
Romaine. lEpître fur ï»mur dt HA^ 
A aulE été traduite plus d'une fois. Ojjl 
iiaduLC 11 refit dei mvrtgt' de et FmH 
fMtiripu. S» dmthrf fiuirttK kn pu oO* 
bliée , dcèlle auiaki un Son éiSatta iê 
celui cjHeLe a cA es Ftaoce. 

D£ HOLt.AN0£v DE UIXS. .: > 

J'éDoJsfieiK quand je tsus cn*9]ûl( 
tîtK du :Utt( (m le* cbaufliiies Giec^M 
& Romainei, , inptintë ici cA«a T«ft*MbM 
iJo»k.: les dcai rraitçaqa'ilcoadcw^A/; 
^u/n/ e/tletMs «nfi^wu, tfjiàlim VGgntàM 
de ealigà vetrmm,fyac la moiodMpai^ç dé 
cetwivi^c. Leseiity^isdHiipKVlf Smî 
BaUcuf TortHUien , dif»ilUyA».mnuwÊi 
•c du crgité iti TÊiemcn* anciim* , f^ 
Albeit Kubcae , & fui toot le* ^«tmiM 
icmatqoçs dcrEdiicuf-.lifriNi.laK, n!»r 

.ftiblw. ., U Kwiiu. rt i ^w iw. Wvftmi 
de BandoBiii Bc de NignuMC , ft Jcwil 



.«.us ikoreiiis nt paiy 

«lafi : ils fencenc btcn l'obliga- 
ifs ooc aux Ecrivains , q^ii par ces. 
fcs recherches leur applaniffenc 
droits diâîcilcs. 

s encore une réflexion ^r te livre 

Nilanc > c'ed que le vafle iréfor 

pihiZ^ Grecques <^ Rêmsinis^ ne 

: pas dans Tes vingt voltunes m 

' ce que l'on a écrie de bon fur cette 

: on pourroic y joindre imfiiffU" 

MSiré 9U ei»f volumtu 

ùfcus a entrepris un ouvrage plut 

cet immenfe recueïl. C'eft u» 

ire des antiquitez Grecques & 

^qui fera en même tems la table 

du tré&r. Mr. Pitifcas ne doit 

ker aux traitez teofermes dane 

il veut remplir Ton fujet : il ei^ 

'>orieus , 4c l'on doit atteodf e 

e Ton travail. 



y>4 ' Utm^rtt fmr tsijhh* 
fciciiiCB toûtumci des Juifi & des PS] 
te IfitfOai des moeuiï Sa Pcircs. Le< 
nii^ des mœurs <)ciAiheiiiens. Le _ 
^éiikdcs jeux de la Grèce. Mr. AÂ- 
ni ptrcoun dans te tioincne pluficiR 
faSàffs difEeiles de Saine Maiihicu. 

C mi k lil AÀaml Ttrbi Divîai JUjaijU 
Xf^mmonfii ff SebtU RtSefis thfirvMif 
m* JkeilogÙA é' HilotogitA , qit-'bHi fin- 
lima Jkcri eodiiis movi prAfiytim Jkdtm 
ht» «r mtrAms ^ Tirihus diverfurlun gtr 
iMtm tlluftraurur. Griittingé, , tx O^ciu 

DELA HAÏE. 

Voici un nouveau tisiié de PerfpcAtn, 
qu'on kllûce ëcrcpids comptée dans fàbiit- 
veté g&e les auices.Sc neuf cb beaucoapiic 
chofet. Mt. Sgcavefaiidc , qui ea cft Ad- 
teui , A £>Ëa(icoap de »éiiie poui les MatU- 
natiquei. Il piopoll' pluÏÏeuis Bunitcei 
de imudre le; pcobleiiics les plas di&* 
eile». 

^iù d» Frtfffffve fMr Gi. Sg^émefiimk* 
A la H^yc , chci ta tcuvc d'Abiabam Ti^ 
jeU»ii. 1711. 

Il ne &UI pas cheicbec dans dec de* 
Biens de PtirpcAivccels que ceux ci IV 
lage que l'on peut faicc de cet vt pooch 
Peinture i. mais on a (ouc ce ^it'oa pal 
dclîret fur cet ufage dans les deux v olumM 
Sn fcli» du Jefuite André Poz.zo imprima 
à Rome fan &1700. l'an J70£.caLaitn,eii 
f rançois & en Iralkn, Toui le Eicre de Pmf* 



fthUTts. ToQï les fectets Je l'Ace y fonc 
Mveloppcz par un grand Malice. André 
Pozzo a cië un des plus eicellens Pciiirres 
le nacre lîcclc , Se pourlsPeirpcâire , ÏL 
l'a potnc eu d'égal , tnfme dans les fiécles. 
pcéccdens : c'efli le jugement de cous les 
ConnoilTcttit. Il a renouvelle plus d'une 
rois les ingénJeufcs impoftures qui ong 
nnmoccalilcZeuxis Se Pacrbafms , & icomr 
pé }urc{u'aux plus grands Pcintics par les 
iHDfion* de fon pinceau. l>lus dedcut cent 
planche» bien gravées donneoc aux inf- 
iruflians contenues dans ecs deux \elu- 
mes , & la claire Se rag,rémenc. 
DE PARIS. 
Mr. de la Motke a lajflï patoîrre iev» 
«ouTcIies Odes. La ptemierc Gir Us pcc- 
vcstjuc^ l'Ecat flc la Religion Tieoneoe d& 
iuK. Il l'avoit commencée pour confolci 
UoDCeigneiK ic Du phi a , petit &U de 
l^ïs le Grand , de ta mon de Madame 
la DaupKine. Il y mcitoic la cleiMcre 
■ia.m , quand Paccablance nouvelle. de la 
mott de ce Prince lui fournil la culte ma- 
tière qu'il a (i bien miJe en isuvce. Dans 
Ik fin de cctcc Ode , la moïc do. der- 
aiec Dauphin , axitete-pccit fiJsdc Louis 
k Grand , y entre niturellemcnr , tL ja- 
nais (itcc ne fii plus vrai que celui de- 
««ce Ode. £* Deuil de U Francr^. On ju- 
gera par quclquei traits copiez au kaxatd! 
-3e la beaucë du tcftc. ' Peut ■ on coafoltK 
jhU iàlidcmcni le fûucc ^'éa lui dk- 



Tts ytux pliurelene incùre wn fi 
£t du jours d'une ipoufe ehtrt 
Tu viens de voir trimeher Ufit ; 
M'*!' de l* foi fublimt élvo* t 
Dans l'infiaju qui te Uî tnlevf . 

Tu -vois Ufin de leur exil, 

Peuc-on donner à la Ptincefle un êl^ 
flu! gtiai tjuc celui ((ui cft icafcrmi 
dans CM croi; vers ? Eloge qui eacon- 
tientumrcsdelicar du Prince. 
S^utlefi l'iUgt digne d'elle^ 
Tes fleuri. Sa vie eftajfet, btile, 
TuîfquelU affu Usmetiter. 
Le pa[ra,scdc la confolation duPriot* 
aux iranrpons de doulcui Tut fa mon eft us 
modelé achevé du lUIc pa[hcci(]ue. Ou luC 
biea que le cccar du Poecc y a cû autant 
de paît que fon crpcii. 

O ciil ! §iuelUs pUinlss jeudai/us ! 
gw/j crii '. To»shs y. ux font en pleurs. 
Itfangiefiglaci imtmn-viirtts^ J 

^e crains d'apprendre nos malheUTi. ' I 
L'efperance eft-elle ravie î I 

Te perdrons noui f Etptur M -vie ' 

Fais je ici des vmux fuferfiHs ? 
^ux Urmei ^ue je voit répandre , 
Prince , )e le dois trop entendrt , 
Je ti tenfoie^ innés plus. 

L'autre Ode cft une peinture Ju S«nf 
ntù) tel qu'il doit ftce. L'Auieur w>tHtr 
prend qu'ea la dooivat au Public , ' jl aXr 
eue le« oïdcet du pnoce ^'U «toïe fçwf 




dti Scieneti éf i" iiMitxArts. fiy 
iottruifaiit tes auicci. Monfcigncut le 
luphin , fans s'y rcconnoitre , chaimé 
lavecit^jc de la beauté des infinies, 
rfTa Mr. de UMothe de Icx icndie pu- 
(jues. Hclas ! En «ecutant ecc oidre 
llullte Poëte augmciiie nôtre douleur, 
nous monuc [QUE ce que nous avons 
rdu. 

Cetce ode pafoîr longue par le nombre 
s llrophes ,niais en la lifani on latiouve 
une. Bornons-nous àdeuxlïrophes, poui 
donner quelque goûc à nos Lcâeucs. 

tit ffMvéx. vmt meâtrts du numÀt , 
j(m/ frix VBUs regnti. fw nous i 
t Hiiu vtm qu'un Jiul lui rifmii 
t ia féUeitJ J« tms. 
vt'ut qMi voifMJeti trtm^uiHei , 
HT VBifs, énfiims tOHJmri dociles, 
Hi tTOHvrMiis ftris peur eux. 
Wirin perttx. treui U tttmetré , 
«M p'éus ht Bîtmt il t» terre; 
sautant que mm fommtt bemeuKi, 

ut fm- vitre trSntpUtée 

f veri» cemÔÊmide avee imtti 

mi*.vdTdêleiiteiid>réigit^ 

txêmflt tPl'erir* leflutdtu*. 

JffifîmétfrefirhehvKti 

tmtx.vouiv>em«Ujufihe, 

m Mit lui gagner iet eauri ; 

t Is fUee ttusu^e fit v»us êtes , 

ms evmm»ndtx. ce qui vmufmteti 

s MxMjiatrieiffimvfsmmirti 



yi8 Ibtmîrtt fmr l'âfitif* 

Pifini taiH de jcui Dtilcc (jue des f» 

:fonncii zélées pouc J'infttuâioo de la jcs- 
nc/Tc ont lâclié de fubfticuec aux )eaxit 
hasard, on n'«D a jiaiat inventé de f luj ta> 
^^Bicui , ni d'un plus giandurage , cjuc ce- 
int que Ui. Liebaux Geagiafhc riciu de 
«lectTC au joue. Le Public, qui cannoiE 
i'cïaaitude de ïcs canes d'Alemagne, te- 
cevca &.vocaUcnient fa nourcllc invei- 
Cion. Daas une cfpece de grande Carte fani 
gravées les pcincipalcs parties de l'Eutope, 
le pIsB ici Capitales Si les bjazoni det 
Pfinces i des tematqucs inAtuifcnt du i;oo- 
TcrocmeiH êi de laicligioadediat^ueEttt 
Les règles du jeu engagent les Jotienni 
f^aro» wut cela. On jonc arec dcj eiS* 
«s qui Teprclcntent tous Ici dcgteznùH-, 
raitet, moyen agréable de les écudiet.Nout 
connoiffons des enfant, qui «n joiianrcé 
nouveau jeu ont appris es quinze j on w M 
qiied'faabiles Maittes n'avoicol pu appECSt 
die qu'eu quatre mois à des EcoUct) , qril 
ne mauquoicDE, ni d'crpcic , ai d'appUl^ 
lion. Mr. Liebaui demeure rue Sr. Jacques 
près Saint Yves. ' 

Etienne Ganeau Libraire de Paris vîoK 
d'impEimei Uvl* du Peri Pt^mJifiOl^. 
compofée {>at le P, d'Otigny. ■ ' 

On trouve chez ledit Ganeaa loBS lA 
livres aauvcauK des païs éttangersi 

FIN. 1 



Art. LXVItl. Ohftrvëtîtms / 
n» ^ U jardinage , ^*Mf J 
/nM CtnfiiUtr dn Rt* tai'E 

A&T. LXIX. EMr4lf i"*» dS^ 
Mjpinukit Jet fl»r«*i frmttt 
tmrt de IVtàvtrfitédMU U 
^f fuites dt.Ttmliiftfi , farU 

Akt. LXX. KmvelUi JJttrȔi 
D'MemAgn* , if Nmtmtitx- 
De Lemg»u, 

Dt Lijfif. 
. DfDfefU. 
Ht Hiîdtihtim. ■ 
It'iKli* , 4h rttrmcf, 

■ lURnu. 
HtUilM. 



toMOIItE 



POUR 




>es BEAUX AiTS. 

Juin i7it. 












.'X jt£M 



'N 



CES MEKiOIRES OS 
BKlicé flO' Mois dé'TiuiA 

hboc6chsodiét6C J 



170^. 1».T. < 

IW* I*. T. 

if7of, ii.n 

1710. ii.r« 

Z7II. Xft.T« 

I7t&. g. T. 



0« tnnnêifmis ehns, E.Gaiibait < 
^ m^'i fnfim , &tms Ifsmris 



iMOIRES 

POUR 

[L'HISTOIRE 

, Des Sciences & des beaux Arts. 

tCHtilUs par i'Orire de Son Aliefc 

Seremjfime Monfet^eur Prince 

StHVfrain die Domba. 




A TREVOUX, 

Chez Etienne Ganeau; 

. Libraire, &Direâeur de rimpri* 

merie de Son Altefie Séreniffime 

, ^lonfeigneur Prince Souverain de 

Dombes. 

■" M. D ce XII. " 



^^'■:' ■■■' '-'.■ . ■: 



.«'■-Y.-.il ■,, .:„, , ^: y. 
■n-imil ji'.ï,,.;' ■ tr . -•: 



'^ '-■HISTOIRE 

r«w 1712. 






930- iitumus faut rnifiàfe 
CCS Sofitaires, nous préoccupèrent 
quand it &l]ut rendre compte au 
Public rfe k tradultioB du Uvrt de 
'si^Mk Nous applaudîmes au zèle 
du R, P. de Mon[faucon quiiame- 
noit b critique à fbn vericableuâ- 
{e. nous fîmes valoir fcs conjeâu- 
yes. Nous étions encore dans In 
snêmes dilpoiitions , quand Us Ut- 
IWf dont noos allons parler vinrent 
entre nos mains. La leâurc de ces 
jkttres ^ bit dam nous un grand 
changenient; enverra par lehdelte 
extrait jdc Ja difpuie qu'elles expo- 
pofent » fi nous avons eu raifoo de 
changer. 

Rien ne nous engageoît dans le I 
intiment du P. de Montfaucon plus 
fortement que l'autorité des Pères. 
Mr.B. au commencement de fa fé- 
conde lettre a détruit juf^u 'aux fon- 
demens ce préjugé. Il s'agit , dit Mr. 
B. d'un fait du premier fiéclc de 
l'Eglife , s'il ëtoit tel que le P. de 
Montfaucon te fuppôfe , (t ks Thc- 
rapeutes étoient des Ibcietez de 
Chrétîenj foliuires , tl n'eft pas 
croyable qu'une chofcde cette im- 
porunce eue écé ignorée des plu 

fm 1711, 



n 



iti SiUncti&àts beaux Arti. jjr 
ociens Pères : une feiSe répanduS 
ans toul l'univers ne pouvoit pas 
;ur échaper. Cependant Eufebe 
ft le premier qui en ait parlé, plus 
e deux fiécles fe font écoulez de- 
uis Philon , fans qu'aucun Ecri-' 
aîn Ecclcllaltiqueait mis lesTtie- 
ipeutes au nombre des Cbréiiens, 
:s Pères mêmes qui ont vécu dans 
>s lieux les plus fréquentez par 
ES foiitaires , n'en difenc pas un 
lot , Saint Juftin, qui a vécu peu de 
rms après Philon , avoir été à 
.lexandric , où on lui montra les 
;ftes des cellules des Septante., à 
îqu'il raconte lui même , ileftpro» 
able qu'il y avoït encore des The. 
ipeutes } en tout cas la mémoire 
n étoit trop récente pour pouvoir 
:re effacée ; s'ils euflent été Chré- 
ens , n'en auroit - il rien dit ? K'en 
Liroit-il rien Tçu ? Clément Alexan- 
fin & Orîgene fuivent de près 
tint Juftin ; ils étoîent tous deux 
Alexandrie : ils onttousdeux fait 
floir autant qu'ils ont pâ tout ce 
ui donnoit de l'éclat au Chriftia- 
ifme, pourquoi ne parlent-ils point 
îs Thérapeutes î Pourquoi Saiac 



taucon ne QOitpoiDietre ap 
fentinmt des Percs ; mais J 
ment dTufcbe , que Saint }c 
Saint Epiphane &CaBîeDODi 
Or l'autorité de l'Evêque d 
tée n'efl pas d'un iiïez grand 
pour nous empêcher dcpefe 
temeni les raifons du Trati 
de Philon , & celles de fbn 
adverfaire. 

Le P. de Monifaucwi prête 
les Thérapeutes étoient Chr 
Mr. B. foutient qu'ils étoieni 
La Religion de Philon., IV 
le ChriAianifme étoit en I 
quand Philon a écrit, fourn; 
Mr^ B. tes deux premières 
tiens qu'il DroDoie au Bene 



its Sciences & des heduxAm. 955 
&ire un difcours exprès à la îoiian- 

te des Chrécîens , difcours où il 
Icveroit leur religion au deflus 
de toutes les autres, & même de fa 
religion Juive qu'il profeflbit. Eft-il 
croyable qu'un Juif ait dit des Chré- 
tiens , quels peuples p/t-fm ceux qui 
fTi^tffem quelque, religion peut - on leur 
tomparer avec ]uftue ?, Quoi ! Il n'ex- 
cepte pas même celle des Juifs, & 
ne craint pas même la main terrible 
de ce Dieu jaloux que Moïfe leur 
avoit annoncé ? Quel motif a pu 
engager Philon à un éloge & con- 
■ traire aqxfentîmens de fa nation ? 
Aurpit-il voulu porter les Juifs i 
embrafler le Chriftianifme ? Il ne 
l'a pas embrafle lui-même. Etoit-ce 
pour propofer à fes compatriotes le' 
modèle d'une vie aultere & pure? 
Il n'avcMt pas bcfoin d'aller cher- 
cher ce modèle dans une religion 
différente de la fienne : il y avoit: 
des Juifs qui menoient une vie auf- 
terr& retirée. Philon n'a fansdoutè 
écrit, que pour donner aux Gen- 
, lils de l'cftime pour les Juifs , en 
. eppofant les Piiilofopht-s dé fi na- 
tion aux Philofoplies Grecs : c'eft 
.'faiflijiï, <Tv^ •"> * 



934 ^^^'tT'f pourffli^irt 
le deflèià de deux trairez , l'un furlii 
conduite des Efféens , qa'il eppofe 
aùit Philofophcs Grecs qui ne fc re- 
tîroieàt pas entièrement dumoadci 
l'aune de U vie des Thérapeutes, 
qiill oppofe aux Philofbphes Ibli- 
tàires.ou pagantfme. Philon auroic 
mir «empli Ton defleîn , s'il avoiï 
KhCKhé parmi les Chrétiens dans 
une €eât odîeuTe aux Juifs & mé- 
e des Gentils , les cxempica 
ÎJavoit befoin pour rabaifler 
l'ocguettdes paycns y & leur faire 
cooccvoir de&fentimens avantageux 
de U nation Juive. Si l'on fuppofe 
que^ PhikiD ait confondu exprès les 
Chrétieosavecles Juifs,, pour fàirfr 
honneur aux deinien de ce qu'il 
trouvoit de loiiabJe datw le&. pre^ 
xniers , on avancera une luppoCtioa 
inlbutenable , & refutée p«c. ï'éut 
où les CkrétUiis étffisnt quand 
PhJlon.aicriï. te Peje MoPtfàiu- 
«)o reçttle tant qu'il pott l'époque, 
'du difcours fui les, Then^utes ,. 
pour donner aux Chrétiens le tems. 
de fc multiplier dans l'^ypte i, 
nuis iljis pefit rendre vraiiembla'-- 
hlequflQs ChfiEtieivi.yfQ^eiitaloij^. 
ç'cSt i àiîs . l'an toixuOA tuuc dft 



éts sûmes &âtshexuxAtti. çjj 
Jésus-Christ, en aflez grand 
nombre pour/^ fournir à des éta- 
blinemens aulti considérables que 
ceux des Thérapeutes .-car il eft in- 
:royable que le plus grand nom- 
bre des Chrétiens d'Egypte eut 
d'abord embraffe la vie MonafH- 
jue. Nous difonsla vi^Monaflique^ 
îti effet MonfîeurB, prouve fonde- 
ment que les Thérapeutes étoient 
Vlranes, s'ils étoient Chrétiens, & 
Se il conclut de cette preuve qu'ils 
i'étoient pas Chrétiens i puifqu'ii 
îft certain qu'il n'y avoit point de 
Woines parn^i les Chrétiens dans 
ie premier (iécle de l'Eglife, 

îs'ouvelle difficulté. L'antiquité 
Je la feâe des Thérapeutes ne s'ac- 
K>rde point du tout avec la nou- 
veauté du Chriftianirme : il n'y avoit 
)as plus de trente ans qu'ion prêchoic 
'Evangile : il n'étnt connu dans 
tfêxandrîe que depuis fept ans ^ Se 
^hilon nous dit) que dans tes afiem-f 
liées de Thérapeutes 1 m iommt Ut 
inmitres pUtts à ttuM qià s'étaiifie 
•ittn$x, }t ce genre de vie dès leurpre- 
niere jtutajè. Il dit» qu'ils s'exerçaient 
■;.lit^ûlofifbit qu'ils étfmta teçuéde: 



yi6 Mémoires peurruiPi 
■ leurs pères; qu'ils lifoient les écrits qut 
les attiiens fendatears df leur fecîe leur 
avoieni Uï§(^ , qn''ti chatitoient des 
hymnes compofez. par leurs anciens Peé- 
ifj. Comment expliquer plaufible- 
menc ces exprcffions dans le Cyfie- 
me du P. Monifaiicon? Examinons 
fes réponfes à de fi fortes objec- 
tions. 

Philon,dit i], a pu loiierlesChrÉ! J 
tiens; on les regardoit commeune 
jftiSe Juive , & il ne paroilToîl point ' 
de différence entre les Chrétiens 
Jadaïlaiis & les Juifs. Jofephe a fiit 
un éloge magnifique de Safnt Jac- 
ques , & il rapporte que htaucouflf 
de Juifs in/dignez qu'on l'eut me i 
mort , en portèrent teors piaintc 
à l'Em(iereur; Deux Proteflans Ain 
glois ont iàit l'éloge: des Moiii» 
Catholiques; il eft- moins éton^aD^ 

3ue Pbîion , qui pendant fon réjour. 
e Rome arok Iif amitié avec Su 
Pierre , & peutêire ^vec St, Marc*; 
ait. 6iic tionneur à fa natioo .de lai 
fiinteté des premiers Chrétims. 

Les Chrétien» étoient en grand- 
nombre dans l'Egypte : l'Evangile 
y. avott -été annoncé incoorineat, 
après la mort de J £ s u Sr C BRI STf 



ies Siietices & det ienux Atts. 957- 

ta' le P". Montfàucon juftifie ce qu'il 
a dît de J'âge de Pliilon , & du, 
tems que Saint Marc eft venu à 
Alexandrie pour la première fois ^ 
& il le juftiiie aflez bien. L'objec- 
tion où Mr. B. oppofe l'antiquit* des. 
Thérapeutes à Ja nouveauté du: 
Chriftianifme, dépend en partie de 
ces difficultez chronologiques ; (i 
ks époques du P. de Montfàucon 
fubfiftent , les Chrétiens qui avoient 
Êitibrafle dans leur jeunefle le Chrif. 
rianifme & la viefolicairejavoîcnt 
aflli vieiîli en trente ou quarante 
ans , pour être refpe6tez par leur 
âge. 

Philoiia pu dire des Thérapeu- 
tes Chrétiens » qu'ils avoient reçu 
la Philofophie de leurs pères, c'eft- 
à dire , des Ecrivains facrez&dess 
EoiScurs Juifs j il a pu dire qu'ils. 
cJiantoicnt des hymnes compofez- 
par d'anciens Poètes Juifs. Il y * 
plus de difficulté dans ce qu'il dit . 
des écrits des Fondateurs de la fec- 
te; mais le Bénédictin foutienrgue 
le mot Grec rre défîgne que l'âge-; 
avancé oi^i les Ecrivains font morts> 
& non pas lage reculé où ils ont' 



écrh Jl ne convient ms qi»iei IMR 
rapeotes puiflbit pafler pourMobfl^ 
ils recevQtenc les femincs dndwÉt 
a&mblées ; ce om kOf ^mhmàttft- 
renient: oppôiS^ d to pniaq^iAV 
Moines. Mats> qtMnd o» leiofGtMft^ 
à les leconnokre MUT Mornes y ibiip 
s'en cmboirafférôiç p9S- ^ il fiMtriMpl 
qu'on pfsm avancer fans c^mdJHfi^ 
les Penef > qu'il y n eft d» MoM^ 
neidant TE^ife 4èi Je mmiertt« . 
de', & il explique ing&itefeiniMI'' 
ks ^affitges aes Pères, qu'an, lat^fît- i 
pote' ■' ■ •'■■'-»• j 

Lladveriàîre du F. MonfincMl;^ ' 
n'a pas laifTé les rëponfe» (ans IN^.' 
plique. Hcs Proceftaos., dii-il àam 
& fecondie lettre y ont loué les irer* 
tus des Moines ^ & non pas leur re-^ 
ligioH :: il y a bien de la différence 
entre avçk de Tind^ation contre 
les meurtriers^ de Saint Jacques , &. 
vanter fa foi. Enfin Philon s'eft &ê^ 
cliqué ûit le chapitre de» Chré» 
tiens y dans (bn livre du pèlerinage 
d'Abraham :. il y condamne cuver* 
temenc ceux, qui negligeoient h 
liettre de k loi y de donnoient iÂ% 
cérémonies de& fignifica^ons 




ils SiitWti & des heaax AttK 9J9 
rales»qui,dit-U,aJloieotilesaDéan- 
lir. 

Cette inftancenousparoîc fbiblej 
Philon a pâ changer de feniînjtns 
ausnd il a mieux connu les Ciiré- 
tiens ; mais cft - ce des Chrétiens 
qu'il parle dans le livre da pè- 
lerinage d'Abraham ? Nous ne le 
:royonspas, les opinions qu'il com- 
>at font celles des Juifs alkgorilies. 

Les autres répliques du SçavauC 
ncoimu tie fonr pas non plus, dé- 
lUXifirattves : il ne dit rien qui-dé- 
•ruileles époques du P. de M«nt- 
àiicofl.ni qulperfuadequeleChriC- 
iiauifniene fe foii pasi répandu dans 
'Egypte peu d'années après lamort 
ic Jesus-Chmst,,& affer tôt 
MMU que les Thérapeutes eulTenc 
irieilli dans cette proielSon' au tem& 
aÂ. Philon écrivoit : il infide fur les, 
vieux ËcrivaiBS de lï feâc > & cet 
tndrotc fouffre une diffifiiltl q^frle 
Père de Montfaucon n'a pu, diffipet 
cmi6"ement. On ne voit pas pour- 

Îuoi Philon parleroit du grand âge 
e ces. Bcrîyains,. & il eu plus, nar- 
lùretde penferqu^ilavoulu marquez 
«uc anuqfi^éj ^ia& k l^ni&catioti 



940 XetmretpMr 

comWtine du mot eft favorable a8 
P, de Montfaucon , mais le fenspi- 
rok|«iiger qu'on n'ait pas d'égiroi 
ce(ie fignificâiion commune. 

L'adverfaire du Benedi,a:In per- 
fifte à reculer l'origine des Moibes 
jufqij'au quatrième ficcle , fondé 
principalement fur des paflages d{ 
Saintjullin&de TertuUien , qu'il» ^ 
citeïdans fa première lettre, &aui- 
queU le P. de MontfaHcon n'a rien 
répond». Ces deux Pères afiurent 
clautement, que parmi iesChrétiens 
il ne s'en irouvoit point qui affec- 
taOem un genre de vie extraordi- 
naire , ni qui le confinalTent dans 
les forêts. Ne pourroir-ou pas dire 
que Saint Juitin & Tertultien n'ooï 
parlé que des païs où ils écrivoient , 
oans lefqucls la proftûïon monafl»- 
que étoii inconnue ? Un paflàge 
fourni par le Benediftin a fon aa- 
veriàire , paroît à ce demiETune 
forte preuve ; elle ne nous (èmble 

risaufli concluante tjuU le penfc. 
alladc dit qu'il y avoit Peu deMo- 
nafteres fur le raont ae Niwie, 
quand St. Amon s'y recira ;■ «tté 
iBontagne avoit fervi de retraite 4M 
jfuin ijiu ■■' ■ • . 




ils Sàinttl &àti htâux Arts. 941 

Tierapcutes , dit Mr. B. & s'ils 
:oien£ Chrétiens ils dévoient s'y 
Te multipliez. Ne peut-on pas dire 
ne le tems a.voit ratlemi la ferveuc 
e cette làintc Ibcieté , & que Dieu 
: fervit de Sr. Amon, pour la ré- 
iblîr? 

Jufqu'îci l'adveriâire du P. de 
dontfaucon s'eft contenté demon- 
rer que les Thérapeutes n'éroient 
las Chrétiens ; il pafie outre , &il 
intreprend de montrer par des preu- 
res direftes qu'ils éioient Juifs. It 
^ tire une dfs- noms quié Philon 
lonne aux Solitaires dont il s'agit t 
ire foni les mêmes dom il (è lêrt par 
outpour déi^ner les Juifs qui fai- 
Ibient profeflioa d'une pieté extra:-^ 
ordinaire. 

, Les danfes. des Thérapeutes. n& 
conviennent point aux mœurs des 
premiers Chrétiens y elles convîen» 
pent aux moeurs des Juifi y. c'eft Phi- 
Ion même oui neus l'appcend , Se 
pïn autorite rend cec argument dit 
judaïfme deaTherapeutesfort pref-^ 
ïàtit , moins preÛant néancnfflns que 
fobjcâion fuivante. 
,, ,11 paroit cvUlemment par Te réot 



Samedi au folr , & ne finiÛM 
le Dimanche : mats la£iB 
turc du texte de Philon dits 
tes fes.fuEïtilkez , & foo-ad 
fax des refiexrons jndtciei] 
tonte probabilité i k cm 
qae ce Père t. bazardée ; ' 
print décidé , décide la;; q 
Suivons cependant nos étt 
teorsdanslerefte deladi^l 
' Mr. B. examine Riiie aprd 
les douze marques de Chrift 
que le Benediâin a crâvoâD 
Thérapeutes, & il làitièntir' 
ne prouvent rien , ou qu'Sd 
af^uyéesTurde^iufièsnipin 
& qoelqaes unes protivent 



its Siitniti et éts huMX Artt. 94 ; 
la compoRtion & le chant 
[shymncs , les Teilles , les aufte- 
tez , la fcparation des hommes âc 
femmes dans les lieux depri- 
, la virginité pratiquée par quel- 
[Ues perfonnes , Tont des marques 
immiines aux Juifs & aux Caré- 
:ns , & qui par confequc-ntae prou- 
rent rien. La preuve tirée du non» 
'de monaileies , lûppoTe fauflèment 
que Philon appelle monaJUre , Sim~ 
ntty toute l'haûitation de cesfohtai- 
res : il ne donne ce nom qn.'à leurs 
oratoire» , où il affûre qu'ils faifoient 
fçrupule de manger > & quand Phi- 
Ion auroit prisées mots dans !a ligni- 
fication qu'ils ont eûëdepuis parmi 
les Moines > ce feroic encore un ligne 
équivoque. 

Il faut détourner dé leur vérita- 
ble fens lesexpreflions de cetAuccur, 
pour lui faire dire qu'il y avoir des. 
Prêtres & des Diacres prmi les 
Thérapeutes. C'eft encore par un 
manifefte abus des termes qu'on' 
change le paîn , le ftl & l'hifTope, 
firvis fans vin dans le repas folemnel 
des Thérapeutes dajis la célébration 
del'Euchatiftje ; le texte de Philon» 




"f^i 



vA 



qiukqtte. cinbaiÎÀ(& Si; niêagaj 
rompu eh œt endicàt^ioe dotméi 
cette idée» & ii Féloigb6^'«l 
ment 9 £ on foit l^ejcj^jjt^^ 
lélle que Mr. B* y dcttMiê/ ' - 

Pour que la prière inerf P0: 
fâc une: marque du ChrffBtt ' 
il feroitueceiuire qetdàe fài 
dite aux Juifs pour 'tciùkNir^ 
tout lieu ; ce pendaiut les Éffietts^-k 
que Jofephe nous apprend , le ^ 
noient versle fiJeil leviMit en 
mençfUKtepriireiittniacîi&i ïk 
très < vraifémbiabiè qiie ^ lies Jr'^ 
feétoient. cette Mft^ _^ 

pte , par refpeâ pour jemfàlemlS 
pour le Temple fîcuez à rOrîeilt 
d'été de l'Egypte. ^ • *- 

Ain(i toutes les preuves du P. dé 
Moatfaucon tombent , & il tache 
envâiu de les foutenir par ce tôo 
afiirmatif, & ces airs de confiante, 
quittiontrent qu'un Auteur eftper- 
fuadé de (on opinion ; mais qut -ipe 
fuififent pas pour perfuader -un Lei^ 
teur intelligent. ^ 

On ne peut donc plus défendre lé 
Chriftfanime des Thérapeutes. PaiH. 
dra-t^il auffi renoqceirà tome la -gloir? 

yumiT iz^ .-♦ ■ \ 




des Sdtncts àr des leêux Artt. 9 ^y 
re que de tels feûateurs feroient 
k l'Evangile { Nous ne !c croyons 
pas , les Thérapeutes n'ctoienc pas 
Chrétiens , mais ils ie devinrent , Sc 
nous devons tirer une jufte gloire 
3es vertus qui les préparèrent au 
Cbriftianifme , & que le Chriftianif- 
aièperfedîonna :oiine peut gueres 
lous contefter de bonne foi cette 
converfion de ia plupart desThera- 
seucesî, il el\ certain que leur fcâz 
finit dansle tems que le Chriftianif- 
me Ce répandit dans les Heux qu'ils 
habïtoient.Si l'on ne veutjpas fup- 
pofer leur converfion , fuppolition 
très- vrai fembUble.on n'apportera ja- 
^is de railbn plauhble deladel^ 
truâion fi prompte & fi entière de 
cette nombreufe feS^c : la rciSedé- 
Ifuiccprauvedonclem; converfion. : 

Akticlh tXXIt 

iiiltii -T4I Lux de luce. Libri très 
v'éee.Ùdi à dire. Lu bmienàrfe 
f^étU Uamere. Tms titres^ Lepnmer 
t-ifnr UtMnits dtUvulgate éipù^- 
<!t.Sipi^s 4^. fi^cef^Ut £un imbU 
tnMçimite^fmLfMr.kf vnfMàiét ^ 



vtMtiëi i U ttnmffiuKt AÏ 
gùMs é" dei liaetfreHs. ¥M 
itsukfnm Ref«Utt t LiUhi 
de Tbéoupt M l'Vmflffi^ 

U iége-Mmâffie , & 4*1 
CàfiiU iii cu^idef. A'O 
' de riaiprimeriâ de Go 
Friefl«i , 1710. I» 4>. &Jt 
' âtPsrls.chezEtkancGafl 

DSnx chofes iirâcem • 
leâure de TEcrnorc 
Car G un endroit le pireft 
Ibkfuroepcible de divers fèti 
|ffft s'éîxuine'daiis :)a. laUni 



r Sciences & des beAUx Arts, ^^f 
paroIedeDieu , ce qui nel'efl; 
'our obviera cesinconveniens, 
ùrer l'inrelligencre de la Vul- 
le R. P. de Bukentop a crû. 
r Ucomparer aux textes origi- 
I qui font l'Hébreu & le Grec , 
:ft ce qu'il appelle tirer la iu- 
■- de la lumière. Ilavenit,que 
j'un paflàge paroit également a 
is la Vulgate & dans ces pre- 
:s fburces fufceptibles de plu- 
fens , alors tous ces fens fonc 
mention du Saint Elprit. Au 
, onnepeut voir une exaâitu- 
us grande que la fîenne :'car 
it 1 ordre des livres fàints , il 
ne jufqu'auz endroits où il ne 
t même qu'une ooibre d'ambi- 
> & fur laquelle un Leâeuc 
:)Crement attentif n'heliteroîc 
in une matière de cène inipor- 
, une diligence fcrupuleufè 
que loîiable. Il apparrenoit 
erfbnne de ce caraâere d'ef- 
& fi habile dans U fcience 
Icriture , de ne pas lailTer U 
in Flamande imprimée à Em^ 
1 ,^{)7t avoir cours Impuné- 
■ LeP. Bukentop l'cx>ffiiBi|. 
M 17a. 



P48 Mmekeifour CS'tfime 
&■ la trouva fi conforme i celle ie 
Moat , qu'elle peut paffcr poia: ta 
^re une verCon , plutôt que da 
C»te de la Vulgate , ou du texte 
GrcC4 il publia un^crit furccft- 
iet , & il fut fécondé par le Pert 
Joyeiu: Dominicain, 
y LeprcmierLivredecetouvrage, 
donton a maimenant à rendre comp- 
te ^ eft deftiné à lever l'incertituûï 
dufeas. On en rapportera quelquîS 
endroits, qui fervironcà faire cob^ 
feShiRr des autres , & à faire eftt- 
mer l'ouvrage. 

Après U création de l'homme Sc 
de u femme , Dieu leur dît, com- 
me il efl écrit dans la Génère ch.r 
V. 11. crtfiite & muhiplkitmm. 
yt CroilTez & vous multipliez. Cette 
eiiwcflâon pourroit faire croire i 
quelques-uns qu"A dam & Eve n'a- 
voient pas encore atteint toute I> 
^ndeur qui leur ccHivenoît : maïs 
Irïebreu ne permet pas de ferima^ 
giHer ainfi , car il y a un verbe qui 
peut être exprimé p^rfruihficarei & 
qui fignifie que Dieu leur donnsla 
Hcoftdiic pour la niukipUcatioa da 
■g»»** humain. 1-'»"^^ ■' -^ '^*^ 
}^ 17». -"T' "^ 



liim ^erdooiift â.Noé dans la Cfew 

séiMé 9f.VoissiMi&it€z «ne pur* 
icM iiel!ardie : vous y ferez un 
Mff «macles^ou des chambre^ 
i& tMifiétne i^e. Qupi^uè ce 
BéîBaie écaGge.£dIè:dGtt€onipra»- 
^e râdvcribe demfim maïque le 
aii9.r ^ & que les chambres doi- 
C ^e *diafis celui du milieu , il 
loarroit jpourtant faire , que 
[qu'un pendt que les chambres 
ent dans l'étage d'en bas. L'He- 
1 ne laifle aucune ambîeuité. 
encore dans la Genele ch. 24. 
, ui adjurem te , ne fîgnifie pas 
\braham conjura (on Krviteurt 
une les Septante Tont entendu » 
s qu'il robtigea â lui faire fer^^ 
it. 

e mot cxpitimn , dans TExode 
t8. V. 3Z. ne (igntfe , félon THe- 
1 , qu'une ouverture dans la tu-^ 
le à pafler la tête. y 

i nt confiderer que la Vulgate 
nême livre de TExode , ch. 38. 
;• on penferoit que 1 or dont il 
aie mention au verfet précèdent^ ^ 
m 17U. Vu 



"m 

l^rovenoit dç la coiitri|bÂJ 
mi-fîcle pAr tête des I&9ë 
IfHebreu ^it coaiio!kre\i 
ùoefomme difiPereme» .- 
Les Pfeauînes fbumiim 
I^Oiiibre d'exemples d' 
cfiUnçcniflàotes. Au P(e« 

mot éJim eft au génitif ; 2 
que »» les enfans de Vétri 
^mend : ce qui revient i 
fcs étrangers m'ont meni 
nocqué de moi. Cette 
du Pfêaufltie 76. v. 3. M 
if^r cwiir4 e«iif , ne (igni 
David fie rien contre Di 
que pendant la nuit il 
«levant fès mains devant 1 
. Quel eft le fens de 1 
ch. 10. V. I. Pretiojior eft ^ 
rimaparva & ad tempus ftu 
itlon THebreu , qu'un. | 
d'attention en quelques 
vaut mieux que faire trop 
de s'en faire gloire : ainiî 
^biïia font à 1 ablatif , & p4 
porte à ftultitia qui eft au n 
Il eft difficile de ne pas i 
dre dans les lamentations ( 




des Sciences & des hmx Arts. 951 
ch-j.v.Zî. 'ifSovi dilucttlo , mA^a eS 
fides tua. Q^ii ae penferoit pas qui! 
faut traduire," Je connois dès le ma- 
'• tin ,6 /non Dieu , que vous êces 
" très-fidelle en vos promeflcs ? En 
confulcani l'Hcbreu, on apprend que 
fliTvied le nominatif plurierdenovHf, 
& qUelefensdupaffage eitcelui-ci, 
" De nouveaux effets de vôtre itiife- 
" ricorde fe font fcntir dès le matin , 
*» <m toas Us jours : vôcre fidélité eft 
■j» grande. 

* ' On finira pit deux exemptes du 
nouveau Teftaraent. Il y a en Saint 
t,uc chap.ii. verf.io. ii« tfiinlix. 
'■tuvum teftamentum in fangumt me» , 
«ftt pro vobts fiindetur. L'arrangem£ac 
,de cette phrafe porte à croire que ces 
mots , qui frt yobït fanittut , Ce rzp- 
nortent à ces autres , fattguine me»: 
^slsfe rapportent néanmoins au moc 
'',talix. Et il faut x\nC\ traduire. « Ce 
r> calice eft le nouveau teftament en 
*> mon fang, lequel calice fera répan- 
»du pour vous. Ccft-à-dire , que 
* le calice contient le véritable fang 
qui a &é répandu pour nous. 

QuandSaint Paul écrit aux Ro- 
-iBains cb.4. v.i. Qiùi tf&McemVi, 



^;2 Mémoires four tAfimtê 

invemffe AhrabdmfaifmmfirumfiMf 
dnm idtnem l II ne nous apprend p 
qu'Abraham eft nâtre père félon a 
cIiaiFimaîs que la chair9en tant qn'dÉ 
eft oppofêe à la foi , ne lui a (èrvi d|^j 
rien pour la juftificadon : lé »$ 
Grec doit être rendu de cette finiA 
» Qiie dirons nous donc qu'Abïl^ 
ham nôtre père a trouve paf h 
chair ? •• 

Dans le fécond livre le P. deBo- 
xentop s'applique à découvrir h vé- 
ritable leçon entre plufieurs vatkn- 
ces ; & prefque toujours il préfiere 
celle de la Vulgate depuis la correc- 
tion de Clément V 1 1 L On en don- 
nera quelques exemples. 

Nous lifons enlaGenefè ch«3.v. 
15. IffdCêmeret cofut tuum. Sur quoi 
le P. de BuKcntop dit qu'il y a de 
bonnes raifbns^ pour retenir îpy4 , U 
ne pas mettre iffe. Car outre qu'il eft 
fort peu d'exemplaires de la Vulga* 
ce Joit manurcrits»{bit imprimeZsqui 
n'ayent pas ce féminin, Rufin dans h 
traduâion des antîquitez JudaVqueSi 
St. Jérôme, Saint Ambrotfe & oaint 
AugufBn 9 Saint Grégoire » Saint 
Eucher^Marius ViâoiioUSj Avitusi 



des Scitntei & des bcAUX Am. 9$; 
aînt Bernard, Bede & plufîeutsau- 
, ont lu tpfa. Or St. Ambroife & 
t AugLiftin Ce fervoiciit de tra- 
Buâions faites fur les Septante; i! eft 
lonc vraUfcmblabie que les Septante 
Kroient lu ipfa. D'ailleurs l'Hébreu 
■e marque pas tellement le mafculin , 
mi'il nepuifle abfolument être ame- 
Jjé au féminin. Ajoutez , que cette 
Prçon ipfa , n'a rien qui (bit oppoie à 
l'analogie de la foi ; puifquil eft 
écrit du jufte au Pfeaume 90 v. i;. 
^ Qu^i marchera fur l'afpic & le ba- 
» niic , & qu'il foulera au pied le lion 
» & le dragon. " Et en l'Èpîcre aux 
Romains ch. 16 v. 20. " Que le 
"Dieu de paix brife au plutôt Satan 
» fous vos pieds. Bn6n, dit-ïl, il n'y a 
rien de décidé par l'Eglife touchant 
l'une ou l'autre leçon , ipfe , ou iffa ; 
. mais la Vulgate a dû. reiemr la der- 
nière. 

II e A dit du corbeau que Koé lâcha 
^e l'Arche en la Genefè ch, 8 v. 7. 
JSffedithdtur &run rerenehatur. L'Au- 
teur voudroit âter'Ia négation qui 
a'efti m dans le texte Hébreu , ni 
dans les aociennes tradiiâions , ezc»> 
pcé en celle des S^tante > ni dus. 



■i 



954 Uanimi fmf 

Saint Jtréme ., & qui eft omîfe 
plï^urseXEmplaires de laVulffi 
ladiffisrenceqii'il y eut du com 
& d&la colombe , c'td que celui 
DcrcDCn pu dans l'arche & fe t 



Aprèi Ifr crime commis par I| 
Jfnuilitei- qui adorèrent le Vel 
à'or, Mojrle commanda de la parta 
Pieu aux etU&ns de Lcvi de j 
&(letiier les plus coupables , 
Valgace marque dans 1 Exode c 
V. )£• dtUtmnt que in die iila quif 
Vgimtns'm^abomimm. "Il périt 
»»en ce ioor là environ vingt-tiois 
»mîlle horooies. Il y a en ca 
endroit une grande variété de le- 
vons. D'anciennes éditions , & celle 
de Sixte V. font monter le nombre 
des morts jufqu'à environ 30 mille. 
St. Grégoire * Kupert , St. Pierre de 
Damien , & quelques anciennes édi- 
tions, ont environ vingt trois mille. 
D'autres éditions , ne marquent 
qa'cnvircHi trois mille , de mtoe 
que le plus grand nombre des cxmh 
flaires de la Vulgate avant l»correc* 
tion de Clément V 1 1 1. & confor- 
mément au texçe Hébreu' & i toukt 
tes le^ancifnncs tiaduâioas. Pliitoo* 



des ScitHces (ir des beaux Ans. çjj 
Tertultien , St. Jean Chryfoftome , 
Saint Ambroife , Se. AugufKn, Saint 
Ifidore j Rhaban , ne paffent pas ce 
nombre : & le P. de Bukentop croit 
que c'eft !e véritable. 
: 11 remarque comme nnefàute « câ 
^i le lit éitm Ëzeçbiel cb.ii. v. 18. 
ÏM(ff,iMto*, m^Hd te ai Mfiden- 
4itm t Urne u M; 'aOtr^ààs & fiilgeof. 
** Epée, ifée , fors du fourreau pour 
«tuer, éguifes-toî, aBn de mettre à 
vroort, & de briller. Au Heu des 
Verbes impératifs tvaima, ic. lima^ 
avec leur régime re, il faut les parti- 
cipes au vocatif , evagmate Sclimate, 
& traduire en François : «Epée, 
"épée, tirée du fourreau & aigui- 

II n'eft point d'endroit fur lequel 
la critique fe foit plus exercée , que 
celui de la première Epître de St. 
feanch, f. v.7. des "trois qui re». 
"dent témoignage dans le ciel, le 
" Père , le Verbe & le Saint Efprit î 
■* & ces trois font une même chofe. 
Comme on en a Ibuvent parlé dans 
ces Mémoires , on ne s'arrêtera ici 
qu'à un feul'point : fçavoir, fi le pro- 
tt^ue aux JBpîtres nommées Ca- 
f «B I7II. Vu »\ 



^^S Mtmoiris pur l'Hifitirt ■ 

tholiques, qui cite le pafflàgc dont 
U s'agit , eft véritablement de Saint 
Jérôme ? Le P. de Bukeotop fou- 
tieni , contre Mr. Simon & contre 
l'Editeur de Saint Jérôme, que ce 
Saint Dofteur eft l'Auteur du pro- 
logue ; puifqu'il fe trouve daos h 
plupart des manufcrics lesplus an* 
• ciensde la Vulgate. Leoouvel Edi- 
teur avoue que de huit manufcria 
du tems de Charle le Chauve, !e 
l^iologue fe voit dansfix: en quel- 
ques uns à la vérité il ne porte pas 
le nom de Saim Jérôme; maiï cette 
omilHon ne prouve rien , puifque 
fon nom eft pareillement omis en 
d'auircs prologues qui font certai- 
nement de lui. 

Les marques defuppofition qu'y 
appcrçoil l'Editeur , fc réduifent à 
ces trois. Saint Jérôme nomme tou- 
jours ces Epîtres Catholiques , Bc 
dans le prolc^e elles font appetléet 
Canoniques. L'Auteur duprol^e 
dit qu'il les a arrangées aatrement 
qu'elles ne te font parmilesGreci^ 
& c'eft o^moins le mËme ordre. 
£nfin ce n'eft point le ftite de Sc* 
Jérôme. LeP.deBukeocop répond| 
fm 171X, 



des Sàencetér des beaux Arts. 9^7 
l&ue les Copiftes ont changé le nom 
de Caiholigues en celui de Cano- 
niques, qui étoit devenu plus com- 
mun de leur teros; que l'Âuteardu 
prologue ne dit point ce que lui fait 
dire 1 Editeur , mais feulement que 
quelques Latins plaÇoient les Epî, 
très de St. Pierre avant les antres, 
& que le ftile du prologue u'eft 
point indigne de Saint Jérôme, 

Le troincme livre cft prmcipale- 
ment employé à comparer les édi- 
tions de Sixte V. & de Clément 
Vin. Une paroîtpas, dit ic Père 
de Bukentop, que Sixte V. artcûun 
autre deflèin que celui de faire une 
édition de la Vulgate i telle qu'elle 
^<»it alors eiftre les mains dès Fi- 
lles & &ns âe plus grandes re- 
cherches : elle parut en i^çja qui 
fut la dernière année de iavtedece 
Pape ,' qui avoir enfin ' ptis la Téfolu-r> 
âon de.faÎFe-tmvaillerairecphtsde 
filin à rendre h. Vulgate corteâe^ 
Glement VIII.ydootwfes preraje*- 
Ks penfées, & commit cet^Bcile 
trarail à des per&nnes habites, qiii 
conTultcfent^si Mixtes On^naux &r 
lâs:3ncieimes xiadaâkMB^ipfatii m*>^- 



féconde en I55Î* 

Comme celle de Sixte V 
Home c& devenue très-r 
«[u'elle n'a point été impri 
leurs , le P. de Bukentopa i 
plaifîr i fes Leâeurs de i 
tous lesendnHts où elle à 
celle décrément Y m. I 
examine laquelle des deu: 
endroits eii plus conforme : 
ml Hébreu , ou au Giec. 
porte les corrections faites 
ditioa de Sixte V. après '. 
fion & avant que de ta publi 
Burque les fautes d'impreffi 

Les Critiques tes plusi 
Ce les plus Scrupuleux avo: 




deiSdttKtttà'àes Beaux Arts. 9^5 
(fint que ce ne font Ja plupart que 
des fautes d'impreflion qui (onc 
inévitables-l En rédition de IJ98. 

tftite aufli au Vatican , il y a un Iit- 
dex de ces fautes échapées dans 
les deux-édiijons précédentes. 
. C'eft la même ezaÛîtude du P, 
de Bukentop qui l'engage à mar- 
quer les différences des Bibles im~ 
'primées à Anvers par Moret , au- 
quel le Pape avoii ordonna par un 
Bref de fe conformer abfolumcnt 
à l'édition du Vatican de 159;. lui 
ayant même envoyé un exemplai- 
re. D'oLi viennent donc ces difFe- 
rences ? Il les attribue à Luc de Bru- 
ges. Cependant toutes Tes édition» 
nites ailleurs fuîvcntcelIeS'd'e Mo- 
ïet , qui paffoient pour ne s'éloigner 
«n rien de celles[du Vaticaiw 

B finit par unfouhait, qaepItK 
lieurs endroits delaValgatefûlIent 
retouchiz > & il en dcoufi ùffcata* 
logue» 



fm»iyi3t^ y* n ' 



] 



9^0 làttmirei faut l'Hifioin 
Article LXXIII. 

lŒ CHEMiN DES GBNS D*£SPflIT, 

Dialogue ettjoiié &féiieux entre Mu 

Diifitit & Mr. Augrand. Par le Sm 

- 'René Mautty.A Paris , chez DaDiel 

Jollet , au livi-e Royal au bout èi 

. pont St. Michel ; Pierre Riboui 

. l'image St. Louis (lir leouaydej 

■ Auguftins ; Gilles Lamefle à l'enr 

trée de la rue du foin. 17 iz. m il. 

fdgesi^S. 1 

L "Auteur a cherché à fe diverttifl 
8c i diverdr {es Leâeurs , fus 
d£s matières, de foi fort Srieufes, 
pui/qu'il s'agit du fyfleme du moh 
de , y mêlat^c même l'autorité de 
l'Ecriture , de trouver les loi^itu» 
des Se la quadraniie du cercle. Ce> 
pendast il répand l'enjoûnuiit au- 
taitt qu'il peut ,^oic pat fba. Aile» 
foît par des hjiïotîenes de poudre 
de projeâion ^ d'eau â reOiiTciter le^ 
morts , & autres fenUables. 

Le fyfleme d» laonde qu'il priv 
pofe,eild'anritHKt au foleif le mour 
yemeat diurne âc uiiilbrine dtfis 




des Scmcetà- des èeaux Arts. ^St 
l'écliptique, landïs que la terre fait 
one révolution fur Ion axe en l'ef- 

Eace de l'année. Et pour expliquer 
: flux & le rcfluxde la mer , il feint 
un balancement de l'axe de la terre. 
L'invention des iongiiudes con- 
(îfte à obferver , à quel point du 
ïodiaque repond l'endroit de la ter- 
re où l'on (e trouve , & à fçavoir 
en même tems à quel autre point 
du zodiaque répond ie premier mé- 
ridien de la terre. 

. Enfin pour parvenir à îa cmadra- 
tnrc du cercle, l'Auteur s'cft fervr 
d'une Une d'acier telle que le font 
celles qui font le reffort des mon- 
tres ; il l'a prelKe très-cxaôemenC 
par le moyen d'un fil d'srchal con- 
tre le contour d'une Dame à jouer ^ 
cnfbrte que la lame déboidoicd'un> 
câcé , & étant appliquée furie pa- 
pier, marquoit des cercles. Enfuite 
il a étendu cxaâemeac la lame d'à*- 
cier ,& en a pris la longueur, qu'il 
adivifée en quatre parties pour en 
former un quarré, & il a infcriicc 
<]uarré dans, on cercle. Parla corn- 
pajaifon i^u'ilfe&kednccicle^la: 
famé d'acieiavec (^nouveau cercla 



5-?». . . Mtmitrei pourf 
cironfcrit > il a trouvé que le dei 
diamètre de celui- lî ell au dé 
diamètre de celui-ci , comme hul 
neu£. D'où il conclue que k circfl 
ference dtin quarré Hifcric dk, 
UDcerde eft à la circonférence d, 
m&ne cercle » comme huic à iieu£ 

Arti c le LXXIV. 

JJtVtX JDI SAIJITE THERESÏ 
pTtt itt Jbtteun oripnaux EffAgrdt 
^Àts ^^ariens centetaforahu , iyci 
dâi itttat thotfies delà mime Smtt » 
put fimr d'e'dairciffement a Ibif 
tmeiefatit. VarUotifteur deVdlt- 
fnt, A Paris , cliez Jacques Ef. 
tienne rue; Saint Jacques 1711. js 
/ft'.fAgei jij purU vie& 83 mm 
Us Unrei* 

SAinreTfaerefea écrit elle même 
favie , & nous en avons deuï 
tradudions ellimces ; une de Mr. 
Dandilly ., l'autre de Mr. l'Abbé 
Chanut , auffi élégante & plus &• 
délie qaela première ; mais cet ou- 
ïr^ B'eft pas complet, & la Sainte 
ne ail rien des quatorze deaùenf 



tu admit &4tthmut'Éytr. jf6% 

Scinde (a; vie; Le Isvue ées G>n^ 
ons écrit . àuffil par la Simt , Se 
:uit par Mr.. Daodîlljir y peut être 
irdé oonuœ on fiipplément àc 
Le écrite paâr éBe même. On jr 
lire beaucoup d'iocidens'remar-*- 
blet ^ ffiau ce »'efi point eacoie 
hîftoife ezaâe & entière de 
iainté. On annevieineiraduc^ 
de£i vie écrite p«r leFereRi^^ 
t JcfxttU^ ihai^ tt Sale de cette 
uâien eft barbare ,. & l'original 
' pa& écrit dans le goût de nôtre 
e r ce livre n'eft propre qu'a 
ûir des menioire$ , & il en four- 
l'excellens. L'àbregé Latin delà 
le vie par le Père Jean de Jefiia- 
la a été très - utile à Mr. de Vil-^ 
re : il eft composé avec beau.- 
> d'ordre & d'agrément f niais. 
nnales des Carmes Déchauflèz ,. 
. vie de la Sainte écritepar Jac- 
I^epés Evêqoe de Té^rrailb»- 
font les fources don il a tiré 
de lumières fur roaTajet ^ des 
plus fûrs & plu&circonftancieaii. 
I plupart de ceux qui donnent 
te de quelque Saint 9 ont coûtuU 
ie mettre à la fin de knr ou^ 



.1 



,^4 ^1*"*'* P"'"' l'Bifloke 
vrage an livre fur leurs vertUï. Mc 
de Villefore ne peut goûter cet» 
■ méthode j c'eft dans (a préface qu'3 
a place le caraftcrc de la Sainte, 8f !c 
Leâeur avouera qu'ilen fait un por- 
trait beau , mais aufli leScmbUnt 
■que beau , & qu'il a pénètre' avec 
Deaucoup d'intetligeDce dans les f^ 
crettes dirpoûiions de cette grande 
ame, & dans les vues de Dieufiir 
elle. Ce qu'il die des divines op^ 
rations, foit pour s'excufer de ne 
s'être pas arrêté à décrire toutes 
ceilesque la Sainte a reflenties , foÎE 
pour en montrer la poflîbilité, nous 
a paru fi beau, que nous allons CB 
iaire partànosLe^eurs. 

Comme l'on n'a que trop dspen- 
chanlà fonder Ton oppofition à la pra- 
liquedes vertus chrétiennes fur 1 iror 
poilibilité d'atteindre à ia perfeâioo 
des Saints , que l'on s'autorife âne 
|pas inàtcrj quand leurs aâîoiuffr 
ToiOènt trop -an delTot d«s efiortswt- 
dinaires de la nature, il s'eft pfo- 
pofé dedonaor uiKviei]uipût fcct 
•vir de loodele. De fotte qu'il oe 
£tut pass'a^tcndre. voicici Swnit 
Tlieceiè data..des layiflcmeaà j6A> 



- its Sàtnces & des beaux Arts, jfij 
'C[uens & dans de continuelles ex- 
tafes. On a même évité de lirepré- 
fenter fous ces idées , & fans pré- 
tendre combattre la réalité de ce» 
dons excellcns , dont la vérité n'eft 
point révoquée en doute par ceux ' 

Ïui fçavenl ce que peut rainouc d'un 
Mett Tout-puîjlanc , ûir une ame oà 
il veut prendre fes délices , on a crû 
qu'il ne falloit pas mooircr cette 
Sainte comme l'oljjet d'unt- admira- 
tion fterile j mais plutôt expolcr la 
grandeur de Ion courage & la pure- 
té de Tes vercus à l'imita lion des âmes 
ferventes. 

Cependant il n'a pas été poniible, 
& même il y auroit eu de Vînjuftb- 
ïc , de retrancher tout ce qui a 
rapport à ces jgraces cboifies «|ue la 
Samte a reçues en une fi grande 
abondance ; mais on en a parlé mo- 
dérément^ 

1\ faut pourtant convenir , que 
tout ce qu on a fupprfmé de ces di- 
vines opérations qui l'ont £ fort dis- 
tinguée' entre tous les autres Saints » 
eft reconnu pourtrès-lblide parler 
Doâeurs les plus oppo&zà ces fer* 
tes de chofès. 






^66 IHUÊtififfÊtfFSSfiÊiftp^ 

Tous les Théok^ietks c 

jours déclaré » que -fet d 
& Tes caTcignejiieiis fijr cesî 
ne renfetiBent que des ^tàwti 
d'atteinte , on n'en admet poin 
Yen n^en fbucîent point d V 
dans tout fbn Ordre.^ fin yf9^. 
faux Myfiiqurs modernes ont 
lu mettre leurs dogmes wT 
l'abri de la do^rine de cette 
une BDurrîfure celefie » comme 
pelle F£|Ufe y ne iouflfee' poiot .^.^ 
inélanjge & de corruption^ : : .^mî! 
Il ieroit doue à foùhaiter/qW'iî 
plupart des. hommes fûflcBt ptal 
dirpofeî à croire Ëk vérité de ces 
communications myfterieuTes > & 
qu'en faifant une hiftoire , on ne lut ' 
pas obligé de fe gêner iufqu'è mena* 
ger la delicateffe de certains Criti- 
ques peu éclairez. Mais comme on 
écrit pour Tutilité générale de tous 
les Fidelies , & que fuivant les re* 
gles de la (àgefle , & les maximes 
des faints Oracles » il faut propor- 
tionner les veritez à rintelltgence 
humaine > il eft de la prudence de 
ne pas expofer le langage du divift 
amour à 1 infulte des prophanes >ft 




ntttéprà denux qaî ccndatiDenc 
fc UatphêoRnt tout ce- qn'Hft igno- 
|IDC> & quî> (bTenas feitblable» 
l^dcs anknuix (âfli7aiïm»c«rreii»' 
rient «Uemenï lenr efprit» qu'ils tie- 
tonnoilTeat nea que pu- le leùl inC^ 
ânâ de ta aanire. tes dsns. fpiri- 
ÉBeli iêfODt toâjniri ÏDJtitenîgjUeK 
Ida hommes charneli r amU loin 
te jâmilianfer kidifcretusient ce» 
Myfteres, tl taui fouvent n'en rien' 
dire. Mais £ l'on »'en pule que Ib- 
bremeoc, c'efipsr refpcâpour ces. 
ions fuUimes > & mitlement peur 
le goût de pareiîs Critiques , qui 
t'ettrien ateaa que retpeéfcabfe;. 

D'ailleurs , il n'eft pas donné i 
lOBS de démâet avec préciïîon le» 
iiverfes fubtilitez des opérations de 
'■A. grâce ; îl eft aîfë à'y. prendre le 
rhanec , & de conlondre ce qae les. 
hlyftiques abufczont écrie de h\xx. 
St de vainfur ces nMrieres , avec ce 
jue Sainte Therefé en a dit de vrai 
Se de folide. Semblables méprifes. 
le font oas tin& exemples , & elle 
es apprekendoit fi fôct , qu'en beau- 
SMip d'endroits de les ouvrages. 
tllerecommaDdc qu'on les lifeavec- 



9<ft Memùrtf four TBifimt 
avec précaution. Se ne permet pas i 
toatei fortes de perfonnes de In 
lire. 

Voilà les râifbns qui ont oblige 
]'Autear de rapporter H peu de cho 
iè, des états extraordinaires de U 
Sainte , quoiqu'il en foie plus per- 
fàadé que perfijnne : il regarde ces 
amei ; privilégiées connue les Pro- 
phètes du nouveau Tertamcnt , i 
. qui ûieu révèle encore aujourd'hui 
jfès plus fecrets Mylieres , comme il 
les rcveloit à ceujt de I ancien rcaf 
prophetifer n'eft pas feulement pré. 
dire., mais voir, connoître , péné- 
trer & approfondir ce qui eftincon' 
nu au commun des Chrétiens. II y 
aura donc toujours des Prophètes 
en Ifraël : t'efprit de fefus fera- l'efptil 
de Prephctie , & l'effrit de Frepbeât 
fera le témoignage de fcfus Mais com- 
mecetefpnt de Prophétie a de tout 
cems été l'objet de Ja raillerie da 
monde corrompu, on fe mocqueea 
nos jours des nouveaux Prophètes, 
commeon fe mocquoit des anciens, 
oui pour cela n'en étoient , ni moins 
éclairez de Dieu , nî moins refpeâi- 
blés dans leurs viiions ProphcuqueL 

fmiiyiu 



UlStUnctt&ilei ilÂux Arts. ç6y 
''A comparer celles d'Ifaïe, de Je- 
remie, d'Ezcchie! , de l'Apocalypfe , 
ivec celles de Sainte Therele , que 
iccouvre-t'on dans celles-ci qu'on 
le découvre parsillement dans les 
mtres que nous faifons profeffion de 
:roire t Que ne irouve-i'on point 
lans le* vifîons du Pafteur * , de 
iainte Perpétue , de Saint Cyprien, 
Se de tant d'autres que tous les ne- 
ttes & tous les Pères de l'JEglife ont 
■efpeftées ? 

Il feroît inutile pour appuyer da- 
'antase la vérité de ces revelatitms 
l'ajouter quelque chofe à ces auto- 
itez y néanmoins , continue TAu- 
eur, examinons un peu tes raifons de 
eux qui les combattent , & les cau- 
bsde leur réHftance i tes croire. 

Ils lônt tellement accoutumez i 
le faire jamais ^ftraâion des fens 
lans leurs idées, qu'ils ne fçauroienc 
oinprendre qu'on puifTe entendre* 
u voirquelquechofe i fans l'entre- 
nfe des oràlles & des yeux. 
' Voir un objet Knméaiatement par 
efprit , entendre une raix intniea- 
e , rien ne leur paiolt plus chimeri-' 

Jiliniyij. ■-^'i-:''-y- 



certiines impre^oas dans l'a 
ne (bnc nullement les caufè 
inanité d'operaùcms intelle^ 
indépendantes dufsiniftered 
& des yeux. Avoir dans !'«(] 
idée Bxe , claire & diftînâei 
■que objet , c'eft le voir, Pc 
«uclleraent à quelque prîoc 
à quelque maxime certain 
entendre la vérité. Le nom 
rien i la chofe : H cela n'eft 
G appelle par le commun d* 
tnes , s'ils ont fîir cela d'au 
tions , il n'en efl: pas moins i 
l'ame voit Se entend imn 
nient par elle m£me. Il n'eil 
cefTaire pour admettre Ces 



des Sciencet & ies-hedux Artt. 971 
"fpÉcuUtions mctaphyfiques , pouf- 
fecsjufqu'à quelque excès , font ca- 
pables d'arrêter les fcns. Pourquoi 
donc des opérations întellcduellcs » 
qui 01» la Religion pour principe» 
& quifontfourenuès , &inê(ne pré- 
venues par un fecours furnaturel, 
ne feront-elies pas indépendantes de 
l'emremtfe des organes Icnlibles ? 

Ce qui rend les opérations pure- 
ment fpirituelles li difficiles à croire 
pour certaines perfonnts , c'eft qu'ils 
ne ji]j;enc de l'aâîon de refpcit que 
par fes rapports avec les fcns. Mais 
cela ne le met point e0emiellemcnC 
daiis leur dépendance. Les Tcnti- 
mensde nôtre ame ne font attachez 
aux organes du corps en certaines 
cfaofcs , que par l'inflitution divine 
qui l'a ainli ordonné , & nullement 
par des relations necelTaïrcs des or- 
ganes aux fèntimens : rien n'eft plus 
oppofê que la nature des uns & des 
autres. Bien loin que l'eptremife de« 
fèns foit necelTatre à l'anie pour agir, 
plus ils ont de part à fon opération, 
plus ils l'aSbiblilTent & la dégradent. 
Car toute aâioodes fens met l'atne 
dans lafervitude & U dcpeodaacei 



toute une autre force : & 
bien mal connoiire l'ellèc 
■me , que de regarder ci 
chimères Tes opérations 1 
ves& les plus réelles, 

Les caufes de l'incrédi 
plupart des gens Gît ces 
naïQcnt donc d'un renverl 
dées ; on attribue tout au 
prefque rien à l'âme , Se 
moins tout le contraire, C 
la Véritable idée deschoTe! 
dire qu'en un feus touc z\ 
refprit, C'eft lui qui voîi 
pas les yeux : c'eft lui qu 
â:iionpas les oreilles. L'an 
du miniQere des fens dans 



let Scitncet & dei bSÂUK Arts. 97J 
I , & les iens ne pouvant attcin- 
à ce qui «H parement intellec- 
, c'eft fans eux qu'elle emend Se 
lie voit : car coures les opera- 
î de l'intelligence fe réduirenti 
& à CTitendre ; puitque c'eft cn- 
re que d'avoir dans rcfprit une 
;é , & que c'eft voir que d'avgir- 
idée vive & diftinâe. 
u refte, il ne faut pas croire qu'il 
lit que les objecs de pure intellî- 
e qui putffent nous donner d^s 
eptioiis & des idées indépen'* 
ment des fens. Je dis que même 
bjets fenfibles qui peuvent être 
;hs à refpric fans le minifteredes 
nés exierieiurs. , ne rendentrau 
aérations tnoÀn réelUs; Cl«fit 
efreur de pfttt&r; qitf tcws cft 
'imprime dans l'efpric par. i'fl*î 
life de J'Imaginuion dt phiow- 
s. L'imagination . à proprey 
cjttrlçrjÈftlerefervwactijB*^ 
|ue les objetS'Ont iraprîméoi 
:uvcnt imprimer dfins l'âme fac 
ns i mais elle y ajoute ibiivIcBfi 
coupi elJe les fpiritualife , <^ 
et/eâionne > & même elle les 
»M«V^ p9m aM dic« i>suiàm 



J "- 



«iBq' 



i*4q4laj 



employer dayancage te niîi|î{leixi|||| 

ci^aoes exxcriean» IVuneie lesfWlcr] 
repréfeiiteriineiiifimc6ddfitt%4 ^ ' 

Î|u elle n'eft ait reçu - mi*iiiie 
oisTimpreffion parleslens. L* 
sûiation en elle mênieeft âne moitié 
iicatioii>de l'ame , & peuDÊcre 
occaikxineUe en bien ^ oa.ea 
Dieu Templaye comme il vent 
de la manière qu'il emplojre lea£sa|> 
extérieurs , pour donner à TaiiM^' 
rimpcefficm des objets : il eft 
maître d'en tirer des images} ^:- 
idées , comme de tirer de la 
moire les {buvenirs* Sicesfeaventfli 
&ces images n'ont rien que de con«' 
forme â la vérité , & repréfentent ) 
i'ame quelque M)rftere de la Keil^ 
gion 9 ou quelque maxime de TE* 
criture , je ne vois pas pourquoi Toa - 
peut appeller cela des chimères &' 
des phantômes (ans réalité. Ce n'eft^ 
pas rexterieur & le fenfible de Vo^ '\ 
ration qui la réalife , c'en l'impref- 
iron qu elle fait fur Tame. LimagU 
nation n eft en elle même > ni bon-^l 
ne , ni mauvai(e : mais quoiqu'elle A 
ne juge de rien , & ne déCre rien y l 
elle peut être à l'entendement unCi| 
occaiioii de biço , ou mal Juger ;^4K 




4h tiiences & des htaux Mts. 575 
U volonté une occalîon dcdéfîrer, 
i-bien , ou mal ^ foie que l'erreur 
a la vérité la metteni en mouve- 
lent; fovt que lacupiditcoulacha- 
té la fafleot agir, 

Tout ceci fuppofé , qui doute 
u'une ame julle & chérie de Dieu 
ir une préférence dittmguée , ne 
uilTe aveir avec lui des communi- 
itïons intimes , qui remplirent fbn 
ij)r(t d'idées fi pures & de veritez 

cectaines, qu'elle voiye.& qu-elic 
■itendebien des chofes queles hpiti- 
tes plongez dans les fensne font pas 
tpables de voir , ni d'entendre? 
3US quelle autre notion cette ame 
Ntt-elle faire connoitreees veritez 

(tes idées , quand elle s'en '<xpti- 
le , qu'en dilant qu'elle vok& 
l'elle emeod î LorTque .parexem- 
e , rtiumanité de Jésus-Christ eft 
préfentée à l'efprit dans quelque 
at & dans quelque circonJhnce 
ïJa ^ du Sauveur , fi t'iir^effion 
^«cttc idée eft Iriên vive'&'bien 
râfoide* ScqueVameenlbittcAiCe 
ïcupée , penle-t'eneTeutement a- 
ii^filesfensy ont part , ou non ? 
t^eut^«nfediriE^jiKrsnrttit «"fittoa 

fm 171*. XKSji-'';\- 



ë radis , de quetgueS' ai 
ieu , s'imprime bien vivi 
une aine , peut-elle fur c 
quer d'une autre façon , 
iant , qu'elle a vu l'enfer 
dis, les perfeâions divine 
gic pas de fçavoir (i cet 
yufte3£ répond exaâemei 
té de ce «ju'ellerepréfeMi 
que ce foit la mamere don 
ge à propos de l'éclairer { 
Ainli dès qu'il eft certa 
chofès {ont poffibles , toi 
jeâions fe réduifent i dii 
qu'on appelle vilions & 
rieures , n'eft le plus foi 
tellô<:r& telles perfbnne: 




ies Sciences & des beaux Arts. 977 
gemfoibles qui s'attribuent ces for- 
tes àc grâces dont nous parlons , il 
peut entrer de l'îlluGon dans leurs 
penfées ; & que fans parler des fur- 
^ifes de l'orgueil , une imagination 
ttop forte & trop dominante eft la 
Iburce de bien des preftiges. Mais 
les mauvaifes confequences ne doi- 
irent pas détruire lestons principes. 
Qojnd on a de vrayes raifons pour 
s'aflurer de lafagelTe d'unerprit , Ôc 
quand , après bien des preuves, on a 
reconnu dansquelqu'un l'uniformi- 
té de la conduite , l'humilité des fcn- 
tïmens , le règlement des paffions, 
|â pureté des mœurs , jenevoispas 
pourquoi l'on refuferoit de donner 
créance à -ces dons privilégiez que 
Dieu accorde à quelques âmes chot- 
(ie$. Le peu d'expérience qu'en aie 
commun desFidelles , le peu de (â- 
cilité pour les expliquer , le peu de 
pénétration pour les comprendre; 
tout cela ne doîc pas , ce me femble, 
^gagera lesnier. 
. Ainfîlors que nous lifoosentant 
d'endroirs de la vie & des écrits de 
Sainte Therefe, qu'ellea vu J E s u s - 
C H R I s T , de telle Se telle manière i 



cette Saiûei 

Eofio , uoe de» caalbt' te 
«Ibaires de toutes les c 
«l'on fbriBe fur ces fouet i 
« eft le pcB. d'idée qu'on a, d 
aité , dotiï 0» ignore là- 
^agirlÙF.le» aiBcs ï & jt 
Biieux fbutenïr cette nul 

Kr leSTOToles éloquentes d 
éht de n6tre France 
' "L^plûipadLdeihomqw 
Mnecoahod&mt Dieu qu< 
"je .ne t^ quoi de mer 
>'dbbrcnr& d'éloigné dei 
«nele regarde quecontou 
PpaiOànt & ftvere , qui 
'«secocoup de nous ', <]iif 



des Sciences &des beaux Arts. 97j> 
« cœur , c'eft leur propofer de l'allée 
" chercher dans les terres les plus 
» inconnues j car qu'y a-t'il de plu» 
" inconnu pour eux que le fond de 
" leurproprecœur , &i^ece fanc- 
» luaire impénétrable de l'ame , où 
w Dieu veut qu'on l'adore en efprit 
» & en vérité ? Comment enten- 
» droient-ils les verire2 celeftes,puif- 
» que tesveritezterreltreSjditjESus- 
" Chri ST,ncpeuvent ft faire fen- 
"tir à eux ? Tout difparoît comme 
>' une omtwe aux yeux de celui qui a. 
" vu Dieu une fois au fond de fon 
s» ame, C'eft Dieu qui fait tout, qui 
" donnetout , qui règle tout , & le 
» monde ne le voit point ornais celui 
>• qui ne le voit point , n'a jamais 
»* rien vii , & paffe fa vie dans les il- 

»• luiions d'un fonge C'cft dans 

. n le fein tendre & paternel duSei- 
I " gneur que nous 1 oublions ; c'cfl 
M par la douceur defe&donsquenous 
«cetlbn* de penièr à lui. Ce qu'il 
*• nous donne à tout motnentjaulieii 
- de ncHis attendrir & de nous en le- 
» ver.nousamufe.Ilefllafourcede 
3* cous les ptaifirs » les créatures n'en 
^fontque iescatuaxgrolUers,&.le 
Juin 17». Xxi Uij . 



» canal >iiûiit IJHt «oaapter ponm* ■ 

»' pouiiuk MrMq;^ dc-tiomédtmfaÊii 
^ tou jour»! fes pooid(f itesi JkeSbjm- 
M tout ,** icùoi»nc\cyoyau$:xmtÊli' 
» eiui €Rcbmr ; mk» €StyaD$èaà 
»>feulsdèsqiteiioiis o'aiRiDsqDeèÉ 
MUJîtirtoiiMtooitt aecompcaafifi» 
»> lui en ièféo , firnéBieociis: crojrooi 
^ tout dé(èi^ré9.maiidomBu'avim 
^ plus d'autres refiburces iquc ia Pn^ 
évidence ;>rapinie fi raihoar infini 
» & toutpuiffiust nepùaym^ncod « 
Saint Abgaftin endieac èncort 
fur tout ceh dans une de iei letcres ^ 
où il veut proaver que ce que nous 
voyons par rintelligence a plusd'ê^ 
tre & de vérité , que tout ce que 
les yeux nous découvrent. Cette 
penfée ramenoit }a lumière & la 
joye dans Ton ame , Se la dégageoit 
des nuages où les foins & les afiraires 
] avoientf ibuvent enveloppée. Lors, 
dit-il ^ que pour me rencHiveller je 
rappellecegrand principe » &qu'a- 

Îrès avoir imploré le fecours de 
>ieu je commence à m'élever vers 
lui , & vers ce qui eft folidement 
Vrai , cette vûë antidpée des chofec 
jfm 171U ... V 



det Sùtnctî&àes beaux Arts. jSt 
ermanentes rae remplît tellement 
'erprit , que je fuis étonné quelque 
fbtsde me voir obligé de recourir au 
nifonnement , pour me perfuader de 
Pcxiftence de ce qui nous environne, 
fc qui nous eH auQî prelcnt que nous 
Blêmes. 

1 On ne peut exprimer plus vive- 
Bemce qu'iI)f:^deforce& de réa- 
lité dans les opérations d'une intelli- 
gence épurée. 

On connoitra par ce bel Q»droic 
de la préface Je jugement & Je ftil& 
de Mr. de Villefore , déjà coiimt 
partaht d'ouvrages eftimez. Ils'eft 
lUrpaffî dans ce dernier , dont lama- 
tiere il belle , & curieufe , fiédifian- 
fe^- reçoit -uti nouveau prix par h ma.- 
BÎere dont il l'atràîtée. 
■ On y admirera la iâgeffc & I» 
bonté de Dieu. Safàgeflcjéloigoée' 
des foibles vues des nommes, dan s 
le chonc d^nb filles jMiF rdfb'rmer 
un grand Ordre d'hommes; d'une 

ruvre Religieufe , pour fonder un 
grand nombre de Momâeres : fa^ 
-bonté t quand ou t«M Therefe 
.tfvec'le ptts heureisé Miurct', un 
cQuit •ft4w>iau.;)i-^ igMlHt-fotids 



On admirera ta bonté d 
d'avoir préparé tant de i 
ligieux , de ferventes B^ 
pouravrécer par leurs prie 
vagesi^des herelHes & aes\ 
' admirera, là. fàgefTe , d'avi 
ce grand ouvrage I one 
noble, aufli ferme } à une! 
lclairé,Au01 étendu, que 
Sainte Therefe. 
. Mr. de VilleftH'e averti 
méditations fur le P4trr, il 
& traduites fous le nom dt 
te , ne font pas d'elle 

A RT I Ë LB tX2 




4ti Sâencts & des beaux Arts. 98} 
tes que Hegulieres.Us anciens & ttoH- 
rtaux Henufteresdei^ffeunsOriiris.fi- 
tuex.dms Ucenle,ou Duché de Saau- 
beiavecleursftndatmstongînestdroitSt 
privilèges , & Us (bungemens qui leur 
fiât armex,. Par le Révérend Dont 
François Fitrre Prêtre ^ chanoine 
Itéguber du Chapitre de Wattenhu- 
\' fen, Dioce/i d'Aufiourgdans leBur- 
I gau , & candidat de Théologie & des 
fiants Canans. A Auftourg & i, 
Dilingen, aux frais de Jean Gaf- 
par Bencardjiéjc). In folio ^for 
geJ9i8. 

IL faut ici avouer là mépri^» dont 
onnes'eftapperçu qu'aprè&avoir 
acbevé délire ce- gros volume , Se 
quand eni a pris la plume pour mec 
tie en ordre les remarques qu'on 
avoit rainaŒécs. Alois on atroufË 
une datte qui le met hors- de la 
competencede eei MemcijireSi., où 
ton s'cft propofé di parler feule- 
Hient des livres du iiécle courant, 
f uifque les Ûrais i^ t» leâure fout 
^t», poor'ile tes'pnpcrilreabfolu» 
jtbtnt I & pour Ae pa«uj£x:DntreveJ 
Hk $ Ia<«gLfc quSaa s-'eA i&àe 'dé Si 



redferaidr fkns^ ce fîédeti>fi'i6n&: 
trêindto dans des bornes jftuft en» 
tes»& à rendre compte hbb peni dfr 

^e9«hdb»'^ag|t<ttbte»&:uti)(SL' > ^' ^ 
.t*Autffir^cMpl;e diHi^^émiè^^ 
dé 'la Soaubè 385 ConamiiMHÉW^ 
d*honsmés3 ^ X45'defiiles^ A%'. 
vmrv ks^etul C%.apici«s.desE|pi^^ 
fts Catheéràles. d'AafbDOfg Je .de* 
Ccmfl^m^V ^52 €oUi^es»i«éW 
Cfaâphres ^4e, CJiaiioiQeffi*s ^pit ne 
Ibpt ^ÎTïtLdeYoeux&iieibat point 
Religieufes ; 4 Communakitez de 
Clercs^de la Vie-commiine,2o Cha^ 
pitres de Chanoines K^jguheffs, 9c 
5 de'Chanoîi>e{&s Régulières ;. yde 
Prémotitrez^ & 7 de Chanoînefiès 
du même Ordre de Prémontré; 59 
Adonafteres , tant Abbayes^ que 
Prieurez de Benediâins , & 29 de 
Benediâines ; . x.i de l'Ordre de 
Cîceaox pour lès hommes» & zx pour 
ks filles > 4 de l'Ordre du Saint £f- 
prit , 12 de celui de Saint Paul pre» 
mier Hermite ; 4 de Chartreux , 2 
de Saint Gmliaqnatè .Hermite ;.e^ 
Couvens de Denotinkains >: & 51 dû 
Religieufes d\i mèa\» ^dKC i iSL 



■m I 



\, 



des scUncts é àa hedux Arts. 58^ 
à'Auguftins , & 8 de Religieurer 
Auguftines ; 7 de Carmes, un de 
Carmes-déchauflez ; i<î de Con- 
ventuels de St. François, 8 de Fran- 
cifcains RefortiKZ , ou de Corde- 
]iers , 17 de Recollefts , 7 du Tiers- 
Ordre de Saint François , lodeCIah^ 
riffes, 89 de Religieufes du Tiers-' 
Ordrede Saint François, yo de Ca-. 
pucins; 2,1 Maiibns de Jcfuîtcn , foic 
Collèges, foit Réfidences, ou fim- 
plement Milfions ; dix Coraman- 
deries de Malîc , & 17 de l'Ordre 
Tetitoniquc ; 8 anciens Moriaftereï 
d'hommes, & lîdefilles, d'Ordres 
qurnefbni pas ccmnus. 

L'Auteur les range ftlon tes let- 
tres de l'Alphabet. I! rapporte ce 
qu'il a pu trouver tfes titres de leurs 
fondations, des Bulles des Papes, 
des lettres, Qudiplomes des Empe- 
reurs & d'autresPrïHces en leurfa- 
yêur; 'û décrit leur aggrandiffemenc 
& leur décadence , & quelquefois , 
nuis rarement , il met la (îiite des 
Abbez& des Abbefles.Parmi ces di- 
plômes il y en a de Pïpin , de Char- 
temagoe , de Louïs le Débonnaire t 
apcès.eux il faut Tmtf wx Oiboos âc^ 



9St Jttw i w ï i fttf^ 
conqae i foie civile , êok leiitilttii " 
leur permettent dejedwifitmrd 
car ^ ou Proteâéùr de'leots * 
& de iMfS droit! s ^ieqaet. ibi ^ 
ronc defficueré' C^&cr^i^^in^ 
il coofiftedanè r^SLexapâpa i MÎÎHr 
quelle ils ' ôac U hknte: ih&mM 
leurs Abb^ IkfoiA'déChàrae^ 
fe prâencér aux < Synodes: Diàa^ 
iàins ^ 8r de recevoir «hea^^^eu^kl 
Evêque* à ' 7 ittâieer auaiiie «ÉMfo 
té , tmnme'fa'ok de oonftferlil 
Ordres ,. faire la -vifite^ dcowftddr 
compte du bien » s Ingerv i'âivi 
TAbbé. Fottr: h beneaîâiod chni 
Abbé , ou de TEglife, tes Ordma» 
tiens , les faintes huiles , ils dohrenc 
si'addrefler à TEvèque Dioceiàin ; 
jfnais au cas qu'il les mdeft^ /il leur 
eft permis de recourir à un autre 
Evêque , qui foit Catholique & uni 
de Communion avec le Saint Siège» 
Enfin , pour reconnosiTaoce de la 
protédioii de Saint Pierre , ils lu» 
offriront tous, les ans un écu d'or 
nommé Bezant. 

Ces Avocats chargez de la pro* 
te£èion Hes Monafberes^ commeo-^ 

cerept: âi. la leuf; vco^reètéacher ?'^ 




itt Sàemei & des heaux Arts. yS^ : 
k les Avocaties ne devinrent pas 
èulement un titre d'honneur pour 
es Princes Se tes Grands-Seigneurs, 
nais un bien herecticafre , & de iaf 
uture des autres biens. Iln'eftrîen 
le plus fréquent quele&plaintesdes 
Vloines , des vexations qu'ils foui* 
Frotcnt de la part de leurs Avocats. 
Ceux qui dévoient les protéger les 
fouloient ; & ils furent contraints 
dans la fuite , non feulement de le 
paifer , maïs de fe racheterègrand 
prix d'une protedion fi oncreufe, 
pour fe mettre immédiatement fou» 
celte des Empereurs, epii les-y ont 
refus. 

On n'a- point vfi que l'honneur 
de porter lai mitre ait été accordé 
aux Abbez avant le Pape Pie 1 1. £e 
l'année 14^9. 

. Une des plus conCderaUes utili- 
cez de ce livre , eft qu« par les aâes 
de fbndattons & de donnation5,ii 
donne de grandes lumières fur U 
eenealtigie des principales maifoa& 
ce laSuaube. 



^0171: 



990 Memmtes pur C&fieiri . 

Article LXXVI. 

OS-1150N5 r-UNEBRES DB 

MonfeigneUT Louis Daufbin, filt dt 

Louis le Grand. 

NOus devons compte à nos Lee- 
CFurs , de tant d'excellenies 
picces que l'éloquence Françoife a 
produitcsdansle trifte accidencquî 
fit couler nos larmes l'aii pafle , & 
qui n'a été qu'une efpece de préfige 
des nialheuFS de cette année. Le 
Public ne nous pardonneroitpas ,li 
nous lui dérobions la connoiflance 
de treize ouvrages , d'autant plus 
dignes de fon atienrion , qu'ils cx- 
pofent dans tout leur jout les dif- 
férends caraéteres des plus fameux 
Orateurs de la France. Kéfolus de 
remplir ce devoir , nous n'avons 
diffêi e à nous en acquitter , que pour 
réiinirdans un feul Mémoire toutes 
les oraiibns funèbres de Monici- 
gneur imprimées, afin de rendrela 
comparaifon de leurs différentes 
beautcz plus facile & plus fenlible. 
£n parlant de cluciuie nous eu nur? 
^uin 1711. . « ...^ 



des SMM9I & des beaux Arts. 99G 
puerons le texte, la divilîon, & quel- 
ques endrons-choiCs, parmi leiquels- 
BOUS en mercrons un, où, Jes ireize 
Orateurs auront traité le même ftw 
îet chacun à fa manière: nous par- 
lerons d'abord de deux Oraifons La.- 
■ines, âcenfuitede onzeFunçpifes^ 

Ar Ti ctii LXXVII. 

SERENISSIMl PRINCIPIS 
Ludovic! Franciï Delphiui lau- 
datio funebfis , difla iv. nonas. 
Junias , in Regio Ludovic! Magni 
Collegîo SocietaEis Jesu. A P. 

■ CaroloPorée, Societatis ejufdemt 
Sacerdoce.. Parifirs , apud Stepha- 

: numr Papillon via Jacobsâr, e re- 
eione rontic S. Benediâi , fub» 

■■ Tigno S. Mauri, 1711. in4^ p«» 

LE P. Porée a orû pouvoir rap- 
porter toutes les grandes <iua^ 
lïtcz du Prince qu'il loue à troib 
tîtresqueperfonne ne lai refufe. Il 
le peint bon ÊJs^ bon.pere , Se boni 
Prince. Nous ne prétendons pas 
iranfcrire ici mut ce qui. a- fiapc 
3,wa 1711. 



59i Meifimre! pwr l'Hi^mn 
dans ce be! éloge. Trois édition^ 
faites en quatre mois l'ont rendd 
aflez publicpournousdilpenfcrd'caf 
extraire beaucoup d'enaroi[s:noutf 
nous contentercHiï d'en mertre ici 
rroi s , cjue ceux même qui les ont lu) 
reliront avec plaïfir. * 

Après avoirpréferé lafbumillioa 
du Dauphin tranquille à Meadonj 
gc content de ne plus vaincre, par^ 
ceque fon père ne lui ordonne plia 
de vaincre , à l'inquietteardeurde 
combattre Si de conquérir qu'A^ 
lexandre lit éclater dès faplilsteitJ 
dre jeuneffe , il met en parallèle 
avec fon Prince ces illuftres Ro- 
mains , qui , en defcendant du chjr 
de triomphe , alloient labourer leurs 
terres , & ne quittoient le (bc que 
quand h République les rappclloic 
pour repouffer de nouveaux enne- 
mis. Il fait fentir dans ce parallèle 
l'avantage du Dauphin par des re- 
flexions Iblide'î & untourfublimc. 

Ctdmer^ , gtflu impirufmMttf 'S- 
mjfn mhtÛoTti cindwiiui , SerrMét 
Calatim ; ctdtti. Vos k iaftni aà tigntt 
» siiffonttburneQ *i (irvam arattirettr' 
fis fentimflm t^m^ytm j mm m/^ 
Juin 1711, - c *^ - 




dts Sciences &deil'eatix Arts. 99$ 
^eSdCttlo de^xos oculos unet hens 
^ijfimtis^ idemtjae çejfare promptijJï~ 
mus. Cefaps ah imferus , ftd mes ac 
fene tujtui , ilU Reffs film' , & [tuèrent 
fAta. , legnaturus. Ceffafi'ti patata So- 
mi i au bella inferente vH fafimtnte 
Galliâ. Cefafi'is ut toleretis agros , fie 
txigebat dura nect$uas ; die cejfavU 
ut patrem obfequw colttet, hoc unafua- 
iebatsietas. Ceffando voluïfiis egregtum 
modefi<.£ montmentum in Repiibhea fo- 
nere .- hic documentum obedtenùa maxi" 
mumin eo repu voluit tradert^ ubt mum 
mperme omnibus tieceffe ejl , omnei um 
tbtemperare -. ubi quamdiu obtempéra- 
retipje,obfequiumreliquis facile perfua' 
ieret txemplafuty atqueiUudqutdam- 
Modoimperartt. 

- <2!>?lque beau que foît ce paral- 
lèle ) ii eede à l'endsoit où l'Orateur 
relevé l'obeiilàiicedu Dauphin , par 
& perfeverancc dans tous Icstems, 
Scimaigré les caprices de h iot- 

'k$i^fittrem-e9 «tlMigtfjtpipare qiu- 
U-ifmis vMuHtMtm profftra'^utrtm 
anwM ; cum G4^am tUe mets tn dits 
MÙffimbns Mifi^amx > Ëuafâm 



«994 TStmAres fourTniftére 
julmimbus iquàieret ^ Mnmcàm OSê^ 
ms AUgtrit y Afiam ^a0ibus '^Uret » 
€um belli facifqiu dtbiurj ubiqut vk^ 
toTj ubique fdix , ubiquemap^us^ jfrr< 
fofuUs ) fMcm bojhbus , hêfpUium Etgr- 
eus, Reges aiéi concèdent ; mdgnaqtà' 
4em vel tune fuerat obfequii laus \ €ref- 
€ente fi quidem fatris mayftaie & tfjk 
filiidignitas crever 4t :fidfMetamtndi-* 
€am tua , sercneffime Delfhine , fi 
tdnta femper fuijfa imperantis forhina j 
fuerat aliqua ex parte minar ohfequefh 
tis glorid. Prdclartim futt , fei pûçlift 
illi obtemperare , €ujus non imperiis mo^- 
dh , fed votis etiam , tertA mariaque ob^ 
feiundarent. Etiamfi tune minus parent 
tem in ^ege, st certè Regeminfarentc^ 
€oUres. 

Veràm tatijpma HU tempord txcepe- 
runt maxime & turbulentïfmétempef^ 
tates. Ex Oceane AnglUâ , ex Batavicis 
faludibus emifflfuntvdporesdenfijftmi, 
qui folis Galltci fflendarem dtrd caU^ 
gine obfiurarent, AquiU Germaniid^ qud^ 
accifis & Idceris pennis dehilitdta J4* 
tuetdt ^ fefecit vires , & duddçtwe V9^ 
iatu fefe extulit. Regiênes , qud fdpius 
hoftili y no/ir» pûfimodum fdngmne #i4« 
4u€nim. Hofln , qiU hng9 n/S ymi df 

Juin 171*. : . ^ i . 



des S^wicef & des leaux Arts. 9 9/ 

levef ant y fuis eruditi dddibus didice^ 
rum vincert ; & fieuti n$s éituea m-^ 
fresfui , k4 viSês k fe multê maps 
fftupuerunt. Qufi fubua rerum con^ 
fffio ex qM9 fonte derivatafoy nequg 
UéU firtuari aUtùs , neque iicei : ai^ 
Indjure mibipêjfe videer dffeverare y in 
ïUé ilU & €âl4mitef tempera idiê 
udavicum Magnum incuUfi divine cen^ 
lie , tum ut nevum Uudis çenus tra^ 
mt ab ddverfis rébus , qui a fecundis 
eriam ultù non f effet aicifere > tum 
m Mtdum éqkâbilitâs ejus in utraquc 
rtundprebaretur erbiy iffe indecUmUdm 

âbfequio filu eenftantidm experiretur. 
r vere exfatus efi. Qu^ emm parentem, 
m pdrentis folkitâtem eeluerdt ^ enn- 
m celM nùnàs feUcem , nen mnàe 
éifftum : neque êbfervavit âUas rêve- 
ntiàs » dut ^fequie & ddmirdtient 
^nerem judicava^ qudm cum Ole tene^ 
TJT effundi vifus eJL liUmm impiâm 
iUcet piè mitâtus eft nferentinm p$^ 
Hmrum , quiJiUm » fi qudndê defeSiê^ 
fm dUqudm fdtitur , eentempldntm 
mefiks y ddnmdmur vebementiut , h^ 
jNffiàs renerdntur. 

NuUdm itgque nebis farmidinem re* 
m in Gdllià mifénm ^ nnUdmhfi-' 



eneur le Dauphin fur ur 
dangereufe du Roi , oui 

Ïuelques années tremole 
j:ance. 

Qup locofitiite me , qudfi 
Kfetere mtnwnam iUius tet 
ttmpne umvtrfa cum LutU 
dHumbm vif* eft GdUia ; 
wiùt dtixii , ne ^ liDtë 
iétutt dbirétaDttTefofiai 
rem fi hsbebit ftitenù met 
m , 0)^tbit & revHdU Del 
Mble^Mientm. Namqais iUi 
muni GaUid trefïdéUiau fi 
Idem qui GalUs omnibus. F 
timeiMmut nt régnant OU , i 



littScimcsi &disbt4uxArti. 597 
^ , nanc fupplkitfr effi^us in temple, 
^ued implet vetîs , mat : Qmi ? ne reg- 
\et;&prg pârenns capitt » cui mors vi- 
'ettir imminw , offert VK*rmm tUud ca- 
ut , eut diadema rtgium impetidere 
nximè v'tdebaïuT. O tmor '. pmas J 

Nous paflbns à regret les portraits 
les trois fils de Monfeigncur, & la 
omparaifon de ce Prince avecTi- 
Lts. Mais il faut necefiàiremenc nous 
lorner. 

Article LXXVIÏÏ. 

lERENlSSIMÏ PRINGIPIS 

Ludovic! Francise Delphtni lau- 
datio funebris , diâa V. Calen- 
«las Textiles, àP.JoinneBap. Ca- 
rolo du Val, Societatis Jefu Sacer- 
dote,inRegtoHenricîinagniCol- 
legio ejufdem Societatis , ubi cor 
îllius Régis conditum eâ. FlexiaE, 
apud Jacobum Laboë, è re^one 
Coltegii Henricxi , vi Kegia ad 
pennamaureain,i7ti,In4<>./f.}9. 

CEn'eft pas fans raifôa que l'on' 
a parlé dans le tîlre d'Heniy 
V. & de l'honneur qu'ont les JeCai;- 
f«Mi7ii> . Vy . 



99? Mémoires fâWr Vttifhire 

tes de poûeder le cœur de ce inagni« 
fique Fondateur* Cette circoodance 
du lieu a fourni au P. du Val un bel 
cxorde & une divifion heureufe , 
après qu'il a expofé que dans le 
deiiil commun de toute la France » 
la Flèche & le Collège Royal fondé 
dans cette ville ont une raifbn par- 
ticulière de s'affliger ) un tour ingé- 
nieux amené fadivifion. 

Fuit hoc quondam in mort fofiium 
dpud exteras quafdam nationes , ut^ 
cumfuorum aUquis efferretur , totadc- 
fnortui confanguinitas ad illius tumu- 
lum , qui familié caputfuerat , funebii 
ordine frocederet > ubi non tam ferait lo- 
corum affeUu commota , quam avi fui 
tnœftiffima recordatione , e]ufdem glono- 
fis manibus extinSi nefotis animam cum 
fuffirtis& lacrjnùs offerebat. Eamusé 
nos y Auditores , nm confuetudine , fed 
obfequio é" amvre duiti , ad Hemici 
magnt tumulum , qui Borbonia famiUa i 
fi non caput yRngulare certè dectis & or- 
namentum eft. Mifceamuspronepotis ci- 
neres cum proavi cineribus : umbram 
umbra , mânes manibus adjmgamuf. 
Hoc enm pa9;o Delphino & Henricofi- 
mulparentabimus. Qupd parent andi gc- 

Juin 17U. 




des ScieHcts & dts èeaax Arts. 933 
msmvitiue AC fglmmitiiie Juk mon p- 
fejînon utrique perpUcere. lUt diUltitm 
mnepi>um.fu9s mtercompUxus fuavita 
•xctpiet i hk , laudum fuaruin velut 
ïoreâ mefe , matcimipTeavi ftontem pojl 
'ata cwonabit. Sojîir tantum hrcfaeric 
'/tior, pretiofam itliim mefem , qtuïn 
Urenïffimo Frimipe LudivKO franàx 
Oelphmo e09Tuii , manu > qu4mmaxi- 
nèpo^umus , decenticoUigert. 

Tria tnibi nuiem fe fe ohiiciunt , qut 
Itfiderii wfin fint tiiiâm imtammta, 
t^ùlmtas ,^ri» , petâs. inlnsquafi. 
tàgemmii mjmagi»e- , ^ttumfe Primtpr, 
tmm nHmen Abfiimus , ■adumèravir, 
Trihuit popularitati , •quémm decuit : 
^* , quamum Aèbiàt : pm»ti quath 
mm fetuit. Betflnni f^ulâtit*s MUmem 
iêfinUt , glorid ddmirmmtm , piaMt 
ftnefotitnfmtn'iiittexigit. 

Sic ip,h tmkt M-sgnt , tmm Btrh' 
m PrincipiiHs ammum mohm reUqmf- 
i. TSon te tttumfifnkbrdis «m* cmti- 
Ut. Supirftitt (Hfffiem ,<&■ Vwir > vivet- 

iuefempirmeUttrtuif/tri,iiiiidiHmim, 
vtl^im tripjfmâ mers têtutAfiinn 
Miymahile »pui tusMu wmet ? 

IterumneinsftTitiif^efMe , vffj» 

\pH laudem Uepnftqmmut , retraça: 

Jaîaijû. _ -y-y:ii^. 



' det SfUnces & des htâux Arts. loot 
mmquam regnare , fi fUctrtt Superis, ' 
himmodo dies à" anmi ad regnumpanii 
fia morte addem ; vcl fiSuperomm 
îenefiiio ferparetur, ferfttri fimul pa- 
trem voiebat , farendt forte contentai 
vtagts ai beatuj , tm paire , t{uitm 
mortHO , imperandi pateftate, 

l Aet I CLE LXXIX. 

jyjscoviS xs sTxvcrjv 

fiiT la mm it MjmfeigtttuT , mmtci 
« r*ni le tmfiime Dimanfiu après 
riques z6. Avril 1711. dam [4 cba- 

.. ftUeittaCmifftgaàaniu'Svimatits- 
3Ut PP.fefilites. A Paris, chez Frc- 

: dericLeoQirdmë S Jacques. I7n. 
in^'.fagtiyi. 

CE n'eft point ici une oraifcin 
fiinebre méditée & travaillée . 
c'elt l'efiufîon d'un CŒur touché de 
Ja perte que faifôicla France, &aRÎ- 
mi d'un zèle attentif à prc*tér de 
<Ct exemple pour inrpîrcr le mépris 
d,es grandeurs du monde & l'amouc 
^e la vertu. Le Père Tourné Jefm'te 
prononça ce difcours dans une aG- 
femblée de la Cbagt^tîon établie 
jr«M 171». , y Y U\ 



«ajtre , & tJi' " « en fut 

»*. vous ferez S; '^ "«»>« 
contre dans ia viefe ^'«rafi 

V^«ds commence w^'-^P'-e d 
«s ,. ce portrait & i- ^^'^nïiere p» 

«i Orateur nin* c.- '^*^eur okee 

5jf^?"« inorai qu?„^?/' Plutôt «, 
*«ojrpar« ~-^. " éloge ji, 

A/frt„V • 3Vec les «, ° "^' d'être 



^«'-'CiE 



§f' ^' premier f„^''*'''>^e de Bcur- 
r«/« 17 rz. '-"^^ ^« veuve Jeaa 



des Stimes & des hedux Arts. ioo$ 
Jacques Crîfto à la Bible d'or.i7[i. 
In jÇ*. fages 59. on U trouve à Paris 
chez Papillon rue St. Jacques. 

NOus ne gardons point d'autre 
ordre que celui du tems que 
chaque oraifon funèbre a été pro- 
noncée, le P. du Cerceau a pris pour 
texte ces paroles de Saint Paul , dans 
le chapitre quatrième de TÉpitre 
auxTheflaloniciens. Son contrifiemini 
ficut ceeteri quifiem non babent. II en 
tire cette conclufion , que s'il eft vrai 
que la douleur que nous a caufé la 
mort de Monfeigneur eft jufte , il 
n'cft pas n[K>ins vrai qu elle doit être 
modérée par des reflexions Chré« 
tiennes. La grandeur de la perte que 
nous faifbns juftifie nôtre douleur, le 
fou venir des benediâions dont Dieu 
a prévenu celui que nous perdons^ 
doit addoucir nôtre douleur. Il ne 
fera pas aife de détacher quelque 
chofe de ce difcours : on admire la 
îuftefledu tour, mais cette juftefleft 
exaâement obTervée , fait que ce 
qu'on fépareroit du refte perdroit 
beaucoup de fa beauté. L'art de TO- 
yateur paroît fur tout dans le portrait 
Juinijiz^ y^ vu\ 



TranfcFÎvons l'enctroit 
teur peint les fentimeos c 
dans un péril qui menaçoi) 
Rot. 

*■ Je ne prétenspomt rm 
y, fui cela des témoignai 
Tendus lui-même enpluj 
>* contresî ta droiture & à 
» ie de fon coeur , & fur 
"qu'à l'avenemem du C 
"Princes fesenfjns à t» 
"d'Efpagne , il protefla 
» candeur qui lui étojt fi 
" qu'il demandoit à Dieu c 
"diretoutefavie, le SM 
•* d'il Boi monfitsije veux un 
M un garent plus irreprochi 




ittêiimu&itiUaxÂtts. ioo^ 
1^ nei CDojoaâarei critiqua 8c déli- 
f, ctMs, ccmins momens imprévus > 
^ où le ccnr fe <l£velai)pe malgré lui» 
M 8c De peuctrecU dimmularion la 
r t^ns énuliée ft l'ait^ce le plus conv 
to pais, étFe en garde conneU fur- 
a> priTe , il échape des traits quipei- 
i^goenr, qui earaâerifeiit > Se qiû 
«, répoiideKdeuxit]'h<Hnme.Ortet 
M Alt celui dont je parle . lorfqu'i 
„ l'occafioD d'une inciHon dange- 
„ Fcufe qu'il fallut ^ireauRoi, il y * 
„ quelques années , le Prince lifinc 
, , dans la perplexité & l'inquiétude 
„ des Meaecins,& dans l'incertitude 
„& L'embarras de kors réponfes, te 
,,péri]oùfetrouToitIeR.oi fbn pe~ 
,, re , UiQà appercevoir des marques 
^non équivoques d'une tendreCTe 
gifai&e, dans des larmes fubitesqu'il 
„ voulut cacher, & qu'il crut en efïet 
„ avoirdérebé il l'attention des aâif- 
„ tans. Vos foins furent vains, Grand 
a. Prince,!» pieté recueillit ces larmes 
„ précieufes que la tendreâèvous fit 
„ verier , & que la modeftie voulue 
■„ fupprimcr j il eftjufle d'en publier 
^, aujourd'hui la gloire , îi faut qae 
,, tout le monde ^prenue par un té- 



"ioofi Mémoires pour tHifitin 
j, moignage li marqué & fi cercaî 
„ quelle a été la force de vôtre ai 
.„ chement & de vôtre tendreffEj 
g, je voudrois pouvoir me fâi 
„ tendre à toute la France , en dilà, 
„ fur la foi de ces larmes, voilà à 9U(_ 
p, point le plus tendre & le plus par- 
j, fnit des fi!s a aimé fon père, îtU 
„ qiiomodè amabat eum ». 

Article LXXXL 

«RAISON F-ySJSBRE DS 
' Mmfdgtieur Louis Dauphin de SrAnit, 
fromncée dans l'EgUfe fiunrt^métnpi- 
titaine é'pTimattaie de Narbonne, le X. 
Juin 1711. Varie Père Cetonay de U 
Compagnie de fcfus. ANacbonne, 
chez Guillaume Beflei7U.i» 4". 
pages 14, 

LE texte du P, Cotonay eft iSin- 
ple & heureux , lilius Se^s tfi 
mortuus. An 1. Ihre des sois th. 18. 
"Quel fut, fe demande l'Orateur, 
"quel fut ce fils de Roi dont je viens 
»• de vous annoncer la mort , Filitis 
'■KfgfjïUhfilsde Roi qui ne porta 

Juiûijii. 




fitiStienm&dtsBidtixAm. 1007 
i{M5 envahi un il beau nom , mais 
pqui en remplie glorieufement la 
bmefuse & la lignîiîcation, un fils de 
»Roi , qui honora une qualîcé H 
1^ diftinguée par des fentimens pro* 
^ porrionncz à fon élévation ; un fiis 
^ de Roi enfin , qui mérita d'être re- 

Sardé comme la couronne du Roi, 
ont il fut le fils. Car voilà l'idée 
^ fous laquelle je vac propofè de 
"j, l'envifager. S: pour la développer 
„ pluï nertemcDt , voici comme je 
„ faiaxiçûët 

j^En qualité de Daaphin de Fran- 
i^ce , & comme uï , placé ea quel- 
^que fbrte entre le Souverain & le» 
M&^ets i: au deffous du Souverain* 
«'lu deSiis des fujets , M(»ifeigiieur 
^ a dû; fe partner entre deux piin- 
^cipauxaevoirs. Devoir de fubor- 
yj dination d'une part > devoir de- 
^ proteâibn de l'autre : devoir de 
^fabordinationà r^rd du Koi> 
^ qu'il if dû révérer comme Sei- 
„ gncur , dfevoir de proteâion à Té- 
ngardid^s peuples, qu'iïadûména- 
nger (fflmme mferieurs. Grcefer» 
^furl^ccomf^ifremenrde cesdeuz. 
^iinpmtans devoirs que je &nderai. 



Memmti pour Cuifinre 
„ tout fon éloge. Eloge qui vOH 
„fera voir un Prince égalcmenta 
„ capable d'oublier, & ce qu'il d' 
«voitauRoii&cequ'iJ devoir M 
5, peuples! un Prince que (à QU^ 
„ té de Fils de Roi n'approehiiq 
,,fott du Trône, que pourdonn 
„â celui qui le remplie des ténK 
„gnages d'une foumiffion plus eotl 
„ïiere & plus parfaite j un Prince 
j, que fa qualité de fils de Roi ne 
j, mit A fort au defTus des fujets.que 
«pour donner â ces mêmes fujecs 
3, des témoignages d'une bonié plus. 
a, finguliere. 

Cette cxpoCiion du fujft fait aU 
fe2 connottre le beau génie duPerQ 
Cotonay , & le touc togénieuxqu'U 
içait donner i ce qu'il traite. }oî- 
j^nons y la peinture des fentûnens 
cte Monfeigneur dans, la crainte de 
perdre le B.oi. 

„ De quelque recoaooîfEitice qoe 
,y fe piquent les enfans i l'^rd de 
„ceux doBt ils oatrecu le jour, nous 
„ n'avons que trop Jouvent Udou- 
yy leur de voir , que t'appas d'une rî- 
„ cbe fucceJiOD balançant en eux 
„ let teDumeDs de la natoee , fiifiic 

fw» 17U. 



itJSiitHtit&des bedttXAftr. 10091 
î, pour calmer leurs altarmes fur ]^ 
j) perce de leurs proches. Loin des 
1, grandes amcs ces lâches reObur- 
^ ces ■ d'un cœur bas & intereflé. 
Monfeigneut aima le Roi ; jufqu'i 
quel point ? Jufqu'à ne pouvoir 
Être ralRircfur la crainte de Je per- 
dre, par l'éclat d'une Couronne 
»jqui pouvoic lui en revenir. Pou- 
f, voit-il l'aiimer plus noblement ? 
' ,tSile R.oid'£pire, difoicautie- 
M fois un ancien Romain , vouloir 
M fonder la generofité de mon cœur, 
n il . devoir l'éprouver par l'offre 
y^de tout Ton Royaume. To» ci f»'» 
», tetasadus fui. La maladie du Roi 
,,fèmb!a mettre en quelque Ibrte 
»è cette épreuve ia geoerolité de 
>, Monfeigneur > & ce que ce Ro- 
M main n oToit , ce ïèmolc , fe pro- 
„ mettre de lui-même-, Monfeigneur 
M fut aflez fort pour le tenir ; je veux 
»,dire, que fà geueroiké le trouva 
„ fuperieure i la [Jus. délicate de 
„ toutes les tenutioas, qui cA celie 
» de tegnw. 



^mijvu 



f 



ft'- fr-' t^f ''"-*: 



l 



sev&fltc feuventt ». ât il eni 

e» tïni^et hrlle^ ft toachani 

11 eir découvie lesonotifsChré^ 

k Vtoonsià rettdroicpar<^'6ai 
^ bb ccMoparel* aus auCKS^ 

ian»desftoHr>tte sJapfierigpivcntr 
le tfôp^ du/ crédita qne leur rang; 
ir'.donne^y Ac qui s^ccaDounodej 
u (te la< dépendance. Le défir de/ 
nunander ne leur fait oublier. 
le trop tôt„ qu'ils doivent ©béïr j: 
parceque la^ Couronne les atw. 
ndf, ils^ ne fçfivent pas toujours, 
tendre le temsque le Ciel leur a 
arqué pour porter la Couron* 
r.Tel fiitréciieil dont Abfalon 
î fçut pa> fe défendre ;■ maij- 
loique plus^ aimé mille fdis que 
? le furent les Abralons-, quel 
icre ufàge fit jiacnaîsMqnfeigneur 
i Dauphin, de la confiance que. 
» peuples eurent en lui , quede 
sattacner toujours plus àJa fi^ 
•ée perfonn^du Jtoi Ï^Qaslefprit: 
lagf in dont il n'addoucit ,. dont: 
ne prévint les mécontçntemensi . 



„ par b vénération & la tendreffe^ 
„ qu'il avoit pour ce Grand Monat- 
„ qae ? Toute !a Cour,Eoute la Friti- * 
,,ce fçavoît qu'il craignoit de I^ 
„ perdre, comme l'auroit fattlepluil 
„fidelle & le plus définterefle de 
„ Tes fujets , ou le plus incereÛe de ' 
.jfesCourtifans. On fçait , &ils'eaj 
y, expliqua cent fois lui-même, qt)'in 
„T\e fbngeoît pas feulement au ptân 
,,(ir de régner, parce qu'il n'y poM 
„voit parvenir que par la pcirtfj 
„d'un perc, dont la tendreffe&Ja 
„ confervation faifoit tout ton bon- 
,> heur; bonheur dont il étoitiipé- 
,,netrc , qu'après avoir figne le 
„ traiifport de fes droits fur la Cou-r_ 
Mronned'£fpagte , s'ezpiHBaotie* 
„ Ion f abondance de fbn coeur, il 
„ dit ces belles , ces adnktnUa 
„ paroles > qu'il faudroît graver ei 
„ caraâeres d'or iîir fou tombeau^ 
» f e ne dejire rien tmt , fv« it fmam 
„àte UHU mi tu, le SMomfmtU 



y 



««w 



( 




tttSàincis&itshtMx Arts. loi; 
Articii LXXXIIt 

OXitJSON' FVIVSBJtE fi£ 
très-bsut, vAs-fuiféint&tris' t»~ 
ttUtnt rsKC , MM^fjfleNr Lotiit 
DâtiM» y fumucét àani l'tghfs de 
tJtMffe Jtirfélt de Saint Dem, le 
j8. fumifu. Ptr Mrprt Miiktl 
ymttt dtUSrfitn ï.vifjue^Attgtis,. 
A Paris , chez Raymond Mazie- 
res rue Se. JacquesàlaProvidea- 
ce> ijii.'m^^.f^iges 48. 

MOnfreur t'Eveque d'Angers > 
choifi pour !a principale Sc 
J> plus Iblemnelle des Oratibns fu- 
nèbres , s'eft fervi d'un paflage du 
chapitre III. des Proverbes pour 
faire le caraâere de Monfèieneur. 
"BeÂttts bamo qui imcnit fitpiemtam & 
^uit frudentiê- ; va ejus , vit ptkhrty 
S- omntifemïu ilùui ^atifitA. C'eftà 
la fàgefTe de Monfeigneur , e'eft à fa 

firudence , que le Prélat rapporte 
es rares quatitez qui lui enc attiré 
les refpefts de l'Europe & gagné 
cous les CŒurs. Par elle > digne dt fi» 
Tdng, il t'afouttna astf ffimeuri^ 
Juiniyu. 




3ai4 Memmes 

aille l fis devms il Us d refB^ à 

douceun 

Le caraélere que Mr.d'^Ang 
fait de la valeur du Prince eft b( 
& inftruâifv „ Ce n étoît pas i 
9, valeur brufque & impécueufe, i 
^ femble fe défier d'elle même r 
y^ qui ne fe précipite dam le danf 
^que pour n'avoir pas ktemsè 
^ reconnokre : ce n'étoit pas \ 
y^ valeur bruyante Se incertaine , i 
^ s'applaudit fans cefle ^& qui n 
^ foutienc pas toujours : ce n'é 
yj pas une valeur lente &: tardive, 
yj s'anime dans Toccafion , mais 
^ fe fait traîner au péril : ce n'é 
^, pas une valeur imprudente & 
y, difcrette, qui fe flate que la vi6 
yy re doit obéïr à la vivacité. Pror 

ou retenu , foivant les difFerei 

conjondures , le Prince don 
^ parle accorda les mouvemenî 
^ fa vaillance avec ceux de fa fag* 
,>& jamais il ne fit honneur à 
„ deur qui convient au brave fblc 
y, aux dépens du ftng froid qui 
5-, me le grand Capitaine^ 

Le caraftei^ die la bonté de N 
fei^neur n'eft pas moins beau» 







■ H Cène bontii fi ufiiverfel le nefut- 
î^pas l'ouvrage d'une gênante poli- 
,i.tîque r Monfèigneuc' n'étoii pas du. 
^nombre de ceus qui.cherciientâ. 
^furprendrc- des- foffrages fans les 
M mériter }; qnî ne- foiiL bienfaifâns- 
^ que par ocgueïl & que par inter- 
nvallesr.qui gagnent quelque cho- 
„re à fe iaMTer entrevoir, qui per* 
„denr tout quand-onJesapprofbn* 
jydit; qui fé dédommagent dans l'in- 
„ tcrieur de leurftmille, de lacon- 
„ trainte qu'ils ont fait en public h 
^Icur mauvaife humeun 

N'oublions pas l'endroit promis; 
pour' ^cilitei: la comparailon des- 
Orateurs.. 

„0 jours triftemenr rcmarqua- 
jjblcsrMomensque pour nôtre re- 
0pos nous devrions, mais que nous- 
^ne pouvons oublier i. tems d'in> 
,y quiétude 8t de frayeur , eu' nous. 
,,vîmes la vie du plus-grand Koi du, 
„ monde péricliter & prête à s'écha- ; 
„ perj quels objets afflieeanspréfcn- 
„ tez vous à mes yeux rDEs (oupirs ,, 
„ des larmes ^des craintes s'offrent ii 
„ moi- de toutes parts... Mais je m'ar- 
M r£te , MeiTieuts ,.en.un même jouL- 

fuiti 1712. 




ioHS Mémoires pottf l'Hipnre 
s, c'eft rouvrir crop de playes i 
„ m'apperçoîs que j'aigris vôtri 
„vellc douleur par te récit d 
„ anciennes allarmes. 

„Cc fat alors que Monfei] 
„ruivit lans ménagement les 
j.vemens d'une juîie tendreffi 
„ foleil eft témoin de fon iffiii 
„ la nuit entretient fes ennuis 
„ triftefîc ; il s'interrompt da 
,, occupations , il {'c déplaît da 
j, amuiemens ; ce qu'il voit , et 
ï) appréhende , le rend infenf 
), tout le relie. Le Roi lui mên 
» Koi toujours égal , toujours 
j, quille , effuye les pleurs qu* 
M répandre ; il confole le tend. 
n qu'il afflige ; quoique le (ty 
M looffi'e , U cft le fenl qui ne 
j) quiète pas. Speâacle rare, 
>,lieurs, & digne d'adrairstioi 
iiPrince qui court rjfque de p 
M une Couronne , \z voit fuir 
«trembler ; celui de qui elle 
M proche . ne l'enviée vpi 
fi crainte. 

yiMii7i», 



4ts Sciences & du heaux Arts, ioit^ 
. Article LXXXIV. 
oraison funebre de trbs-havt, 

tris - puisant & txteilenr Prime , 
leuïs Dauphin de Frame , fils unique 
du Rti t pTonencée 4 Mmtaubdii dans 
t'Eglife cathédrale le i%.Jttm 1711. ' 
K' Tar le Père feati-Andté Senauà de U 
r Compagnie de fefas. A Montauban, 
chcEFrançoisOcfcaufiat. 17U./B 

LEtextede cette oraifôn funèbre 
ell le même que celui que le 
Père Bontous a choifi. cumque fife- 
i^tit Ahur ÎH hébreu, Itvgfit Ri» Da- 
m fotem fuam à'fitvttfufer tumulum 
Ahner : finit dtttem & maûif^dust. 
lU lècond livre des Rois cbapitfe3< 
L'Orateur commence par une det- 
:riptîoD étendue de ladouleurqu'a 
iraufS la mort du Prince, & il Te pro- 
pofe enfuitede la jufliâer&de nous 
xinfoler. 

„ Un Prince , dît - il , dont 
., les qualitcz royales afTûroiem à la 
, France, pour le tems auquel il ft- 
, roit monté fur le Trône , un re- 
.nouvellement de tout ce qu'il f a 



*»> 



•J> 



,, de plus grand , & de plus heureux 
>„ dans le règne ^fous lequel nous vi- 
„ vons j 'voïïà,& la grandeur de nô- 
„ tre perte , &-le juftefujet de nôtre 
„ douleur. Un Prince dont les vertus 
,^ Chrétiennes donnent lieu de croire 
,, qu'il eft en pofleflion de la Cou* 
„ ronne immortelle qu'elles lui ont 
^y mcrité \ voilà , & le fblide fonde* 
„ ment de nôtre efperance , & le juf- 
5, te motif de nôtre coniblation. 

La divilîon reflemble un peu ï 
celle du Père du Cerceau î le genre 
d'éloquence que l'Orateur a {hivi 
refTemble encore plus à celui que le 
P. du Cerceau a choifi. Dans leurs 
difcours tout eft lié , tout fe tient, 
les ornemens font rejettez s'ils ne 
peuvent fe tourner en preuve : en- 
fin dans ces pièces le tout enfemble 
plaît , & il eft difficile d'en rien dé- 
tacher. Le Père Senaud n*a point 
parlé de la maladie du Roi , & ce 
<]u'il dit de rattachement de Mon- 
feigneur pour le Roi en tiendra la 
place. 

„ Les Ecrivains (acrez nous peî- 
„ gnent unAbfalon follicitant la fide- 

9, lité des fujets par miUe criminels 
Juin 17 u. 



des Sàifues & des hidux Arts, lotji 
t,arcifk:eS|& s'infinuanc dans les cœurs 
y, pour les détacher infenfiblemenc 
^du Trône, Les Hifloriens pro- 
,9 phanes nous repréfèncent un fils 
,, ambitieux , verfànt des larmes ja« 
jy loufes fur les conquêtes de (on pe« 
,,re* Quelle gloire pour nétre Prm- 
^ ce , d'avoir mis fa plus douce joye 
„ à préparer les couronnes qui cle- 
j, voient faire le plus bel ornement 
,, des triomphes que fon Augufle 
,,pere meritoit dans le champ de 
„ Mars j & de n'avoir voulu s'attirer 
„ les cœurs , & les refpeâs des çcu- 
„ pies, que pour les porter aux pieds 
y, du Souverain , & leur apprendre 
„ par fon exemple l'obeiflànce qui 
,, lui efl dûë ! 

„ Avant lui il ne s'étoit trouvé 
,, que trop de Princes , qui oubliant 
„ les devoirs (àcrez que les ioix di- 
yy vines & humaines impofent égale- 
liment à tous les hommes à 1 égard 
,,de l'Oint du Seigneur , avoienc 
,» porté parmi les peuples le mépris 
yy de l'obéiiTance due à celui qui » 
f, félon TexpreflSon de l'Ecriture, 
yy eft par excellence le Miniftre de 
^y Dieu fur la terre. Qu/:Is mallieurs 
Juin 1711. 



I 



'toï6 MWWÎWï 
i,leur indocilité n'attira-t'ellc pail 
„ l'Etat* Perdons en à jamais lame- 
,,nioire. Qu'un tourhHlontembftux.tn- 
y,vttùff4nt m i»«K mÂwmSi lesft^t 
„ d'ffarottre. La Providence toûjouH 
„ aîtemive â maintenir le lien de dé- 
„pcndance qui doit aicacher les fu- 
,t jets à leur Souverain , avoicdc/ii- 
„né le Prince que nous pleurons! 
„ effacer les imprcflions dangereufes 
„ qu'avoient pu faire fur les efpritï 
„ lesdéfordres palTcz. En pourra-t'on 
), douter , fi rapprochant les évcne- 
„ mens , on veut juger des chofei 
„ par leurs effets & par leurs princi- 
„pes ? Car pourquoi » Seigneur, 
,,vous qui ne faites jamais rien en 
„ vain , & qui aviez exclu le Trône 
„ d«s deftinées de ce Prince , pour- 
,,quoi aviez vous pris foin de réunir 
„ en fa perfbnne routes les qualitez 
,, qui font les grand5R.ois?Sinon pour 
„ donner plus de force à l'exemple 
),cclatanr delà fbumtffion , &vous 
,, fervir de lui pour apprendre â tous 
„ les hommes , qu'à quelque degré 
}, de etoîre que la naiflance , ou les 
„ ferviccs puiflent les avoir élevez, le 
,,premier fondement de tout leur 



dts Sàtnces & des heitux Ans. lo- 1 
^TÏcCjdoit être une parfaite obéïir,in- 
ajceau Souverain , & que hors delà 
1, leurs plus grandes aaions tie fonc 
î'^-qiie.dejitaigraOiltcniDCS, 

P ' A&TECLE LXXXV. 

; 0RA I SON rVJHEBJiE DE. 

[ ' irit-bat , tjis-faifaa-^ fxteiUnt 
Pmue y itmfâpKur LiMk l>0Ufh'm » 
fnmniie daita l'Eglife tti Paris te 
^MefuilUt lyn.Par le PÀe la Rue de 
UCtmfagmtdt^tfiti. AParis.chez 
Etienne Papillon rue St. Jacques 

[ .à l'image Se. Maur. In 4.'*. f âges 41. 

}~. ^"^ 'eft la douceur de Motifeigneur 

Y V»i qui a paru au Père de la Roc. 

; former fon caraÛere , fie dans cectc 

[ vûè'îl a ctïoifi pour tex<e cêrtte belle 

\ maxime, que rEfprkfaincenreigBe 

f dans le chapitre troifiéme, de l'Ec- 

clefiaftlque. FiA , m mattfuHudintofe- 

ra taa perfice , ■& ft^tr h»mi»um ^9- 

nam diligeri]. Le Pei<edela R.ue}U-. 

te que pour appuyer cette maxime 
un grand exemple, exemple neceC- 
ûire dans un fiécle oîi 1 ambicion dé- 
Ible tout l'upivcrs > Dieu «voit fbr- 



toix Ûemims pm fwàfmm . 
kné le ÔBur de Monife^aiear âii( 

res;' - = — ■ •* 

,, Maintemntjdit ce griadi^Orai;^^ 
,, dans l'Europe entière il n y âjxiiiic 
^, d'a2;^le pour Ja pluie ^tUe^effphis 
„ çôiÉiue que dawM pW >WbMai 
„BK^lespeiiplesChreâetis qui porâHft 
,, dian!t leur nom Tonâion de fechap* 
^, ritéyfemblentenavoiFfaicuiifiaial 
,; de haine &de révolte , un en 4c 
;, baOaiUe & de fai^. Tovàlt fer. Il 
,: flatne à fà main» ont oublié le DiM 
;| de paix «faits fe vaiitetit de fervîrji | 
,,pour donner i tout Ponivers ad 
„ rpeâacle de leur dîfcorde ; & C0H^ 
yy me s'ils manquoient de bras pour 
,,fe déchirer, Us tâchent d'aflbcier 
^, les infîdelles à leurs haines. 

„ On diroit qu'au gré de l'ambî-^ 
„ tien le monde ait trop peu de 
yy couronnes , & que Tur chaque 
,, Trône un Roi ne fuSi^ pas. On 
,, rie veut plus fuivre pour y mon- 
9, ter les droits de la fucceffion » ni 
3, du fang : on n'écoute pas même la 
,, voix &s peuples* Ui n'eft plus \ 
u leur choix d'adopter pour louve- 
9i rains ceux: qui leui; (ont offerts 




^/)M|rl)iin:iifbrt'«c:>T|e»1g^ , or 
,|1reut.qa*ilsles at^SitféAt d^-fo^t, 
;,MèlftyMet>6cfde«ariHês , duca- 
•fifric^M^trat^àn,, & inéme de 
M léMrt «Memii.' 

" ^'«Kt)tt«l -mu iCécIé è-^on vÛ 
4%fikâîrétirevoiaHoâ* l ËtVeft 
■^fti^^ èhÎAf^^ fhorfçur-, pour 
^ otc^ tàtti it'rëtêxce ixa. empone- 
■,, m'tns de 1 ambition , de l'enip ie Se 
;,dè l'imuffice , que ia Providence 
^ avoit établi -parmi nous i la vue 
■„ deïo'i* '"tÎHivcrs , mintodelepu- 
',, blic de modération , de droiture, 
„ d'humanné , dans la (terfonncde 
^ ce Prince -, à qui nous fbubaitons 
„ par tant d'ardentes prières l'ac- 
,, complifTeraent des proWdiÇîs .du 
„ Dieu de la dottceur& de là paî*. 

„ Vous nous l'avez Atez , Séi* 
„eneur , mais, vous nous lavîer 
„donrté. Grâces immortellcsà vous 
j^rendrc. Vous lious l'avez laiffé , 
„ même aflez ditems , porutadoref 
,jen lui les merveîHcj ili, vôtre 
„ bonté , & pour con^incrttoti^es 
t, Grands , qu'il eft des cheminj . 
„ phas lûrs à l'admiration publique 
;,^à immortalité j'iqueceux <ÇA 



1 

1014 Mmtirts pur FHifinre 
g^l'ambicion fait prendre à la pliu 
-,paft des Héros. , 

-„,Car à quoi mettent- ils leur 
^ gloire ? A dominer , à fe f»ire 
^redouter; i s'élever, s'il fe peut, 
^ au delTus des têtes couronnées, 
j^ Voilà les objets ordinaires de 
„ leurs efforts. Nous avons vû.Mcf- 
^ fieurs,à laconfufîon de ceshom- 
^mes vains , un Prince,ambitieux? 
„Noii> mais généreux & niagnani' 
^ me > mettre fa gloire & (on bon- 
- j, heur , non pas a dominer , mais â 
^ obej'r j non pas à s'élever fur les 
„ têtes couronnées , mais à céder 
„les Couronnes ; non pas à fe 
„ faire redouter , maïs à fc montrer 
(.Jjicnfaifant. Et par ces trois clïets 
„ de douceur & de bonté , qui l'ont 
„.rendu vainqueur des plus fietes 
,, paffioDs, & qui feront le partage 
„ de ce dïfcouçs , n'^t'ii pas enlevé 
„ jion fe,uI^(i}eQç l'ad^nir^tidn , m^ 
ftX'i^fStmi ^^^-toùt, le ^TOoode î -A 
„cp^} s'ê{g-i( tftadupli^sciier^Oif ait 
„ R.oi,iqa-j^ûguttepcre , jar fi rcf- 
f, penâeufç^^ confiante {oumiffion t 
tjOuauxPriDces fes enfaiis^ par l'i- 
jt Wndonn^ai/;ot de ■ ki .4(<pitS{pi<^ 




s& auqrèi*>6B Mot denoMts 

liaffocletbocawïi . ■ 

iîeI àâ-ià CCI Ktm^ trifrr ^oi 

lai nlarifthis li-es- fr«fî)i|e«ij^ 
me^iobr (iqùeile Daoptûicafi^ 
t.) SHoxm jiB-jdoB flareil! îc 
ipagne,.ea accori^t aux TCeu:^ 
Philippe IV. imhcrîtïer, CDn~ 
de{>uis fous léJiom tle Chartes 
vanicé ides projets humlns ,■ 
S éloî^ez desdsiTçiiis de pîm^ 
: la terre l'ell du ciel ! Lapo- 
:]ue de l'Aatriche avoïc crû 
tue mi oblbcle . invincible i 
xroiiTenienc de la grandeurdb 
rrances eii attachant lema- 
le de riri&nte à la dure ccoidî- 
1 d'un . reuonccment folennel 
PUS fes droits fur la fucceflion 
Ces ayeux:; & Dieu faUbit naî-. 
auffi-tot un Pjrincefileîâ d^ 
:é , qui deyoit repaiet par mi 
; teftamtnt le tort fait à fafœtu: 
UD coQtraâ odieux. On vit 
■er dans le monde en.cjqq 
%, celiu|ttr c^ uPt.déCtUn 
(I J71». X9i >V\\ 



„ voyou mourv. t ous ce 
„meD$ nous, étoie&t aloc 
M fous le voile de l'avenir, 
^eft rompu, Seigneur ,.av 
„ éclats de tonnerre , & qu 
),, vemens de l'Univers 1 1 
M n'eft pas découvert, Seigni 
^ ployez la paixj pour noi 
. „ vrir le rcfte. 

Ajoutons ce qu'il dit ( 
mens du Piince dans la.nia 
Koi.- 

,>Lai^nsaux fîéclespal] 
,, rer les pleurs d'Alexanc 
„ viië des ftatuës & des c 
„de Philippe. Voici un £ 
„ coQDoît [râiDE de tropbé 
«de lui. Doiot de lauriers^ 




- ittSàéîMti &iet hum Arts. loxT'. 
^jtremblertoas fe» &je«î Tous les 
jjmouveniens de dos cceurs fe réit- 
,;niKnt àaaii- te- ficfn ' il fentit un 
M poids plus penmtqiiece)uî del'al- 
„Mnne pnbltqiie , & undiï que 
„ toute la France craignoirdeper- 
m' dre foA Roi ; cetoïque le ciel lem- 
,j bloît lut deffiiier pour fUcceffeur» 
ff çraigooit encoK plus drl'être. 

Article LXXXVI. 

ORifirON TVSEBUZ DE 
■trh-hMir , trii-fuiffant & txttUtnt 
Prince , Monfei^eur Louis DMfUti , 
frtnimtù dans fEglife du gnud cou- 
Itnt its Csrdelieis de Ptris le i8, 
i^Aaût 1711. Fiir It p. ^fftn Ctrât' 
lier. A Paris , chezJean-Baptifte 
Coignard rue Saint Jacque^l7JU 
M4f?.fagfs6o^ 

LE Père Poiflbn s crû qoeMoa- 
fcigneor n'avoit pas eu belôin 
de régner pour faire connoître fes 
vertus royales ^ & que Dïeu CD lui 
refurant de r^er ^ lui avoit accor- 
dé toute la gK>ire de la Royauté 
Dommus ieiit ilti ^4» repu , mu 
Juiu 17 1&. Z-Z. iuV 



-Mf^ 



~.rLiLO ?A' 



de 4a|*cqpQfitiDn^^^ 



JT • ," . ■ 1 'J- 



^lÀ Taleuf 9 la&geffe, Eifcbottlé» y 
y^ipiidoDiKiitlBigtoireée liR.ty)r«i- 
;^té dôraiit les. fieaiinBSl l^itcim^ 

^>foi; Uvicéf gai H ptomemàé?^ 

9>ritlàii-;.iil^ khBh 

^y'tèûkà» toota te nco firam» 

Wi»tt^hal<9 !^ ^Mtt rl(^ îMbtftily 
•9> ^liiBtttdiit - f T'S'iT É^rfl pCMt dMi Mi 
^ tradïmm de nos Rois » pour n'ê* 
^ tre pas momé furie Trôae ^iliera^ 
,> coBiparé aux Clovis , aux Charte- 
9, magoes^prefque à Louïs. le Grand, 
>> pour ravoir mérité. Et pour me 
9, recueillir en peu de mots, foit que 
9>ies lumières delà rai(bn nous gui- 
vident 9 ibit que Ie$ Jugeraens de la 
9, foi .nous fixent , Monfeigncur te 
,, Dauphin a eu toute la gloire de 
>, là Royauté. 

Le langage de rEcrîture eft fa- 
milier au P. Poiflbn , fon ftîie eft 
fouvent un tifiii d'e^cpreffions & 




d'uenples: capntn&i dcs.Auteitts 
iàcrer^ , 

■■ Il forfe de .Iiii> tôBiBe «lans 
- l'eadnaC'^i^adas.atloai jrappor-. 

^envamiiié desophresde la jnbrt,, 
^oùHiKfuIMajp pins iboame que 
M'fn IcbcàdddiWfze^où fes Quins 
„ doàillintesne pouvotent plus fou- 
„ tenir le fîeptre,. où £ca yeinc fe' 
^fermoKRt fur Voa Diadème , -. oii 
^les Courtifâns qui voyoient eîpi-> 
^'awr leuj; -foitunc & leur maître 
' ^.pouflbieBtiitaitf ,dc rouoirs-^ &x~, 
^noicm caDtde.vxevXtoixU Royau- 
n'Ox rommençGKti fc couvrir deffL 
y^txifieâèâiderandeuïl, où cei»-t 
^^'quiïfeflate de conferver la Jâalé. 
,i âLida rHii>endrela.inu>rt.^neppu^ 
;,ne«t-«affiiiWi0:Grend&& l^E^^ 
it-r^t oùtUsJPnvinceixpiixefi^drT 
^lloient duifeuFd lailrUDUEedc.cetr 
^te pcne^totmtauoT^e&t^cqileaCs. 
^ MonGiigncuriut eacQBciîliisAUar-. 
^àéàiUiyûcau .ilr&irqO^ihalMt 
irtfw^ltn'; ^quHl a4 ^ ^enexesx m, 
^ictiixet leS:£oiucisn«9:4txl'£'^. 




,^ pieds» Il répandit (^ amedevattt 
^'Sika ^fiBSCDaraillet^'éfÉâfsentï te» 
^ mométedss craeHcHilfK^ -Ofiimii 
^, ^èvjerentdans foo coBus^naffemcr 

^ U (ÀHOMt pinsont ft^ 
^ 1 e . Seî§aeiir : nà çeiuœit isMSxav 
yi ferver le fiis »-. qu'ett ajpftttnt^ 
^ DOOiFeUc» aiwéesèb.;jnpB :xki 

SVoiciîaicorîfi .m QMliiNfrii( 
fer^ifos kidt£fereiii tfa^Leâeur^ 
pourfa^cooiipaisèrde FraoçM» duc^ 
Poi&ftraii E^dn du P. Fôcee*. 

ij^ 1^ Xkophin liEat biemfdiffsMm 
y^és cerPriturei ( ietifil&cSe^'Seiiasu 
9, cheiib >diont parle l'Ëorkitre > qui 
,y ayant honoré leor père dans les 
^^yiâoires & dans les triomphes t 
„ loi ôterent la couronne & la vie 
:»> après la déroute.^e fes années» 
3^ Qge la Aienne foit phis couverte 
^ desibottes die Lou& le^jrand^qoe 
,yr£iirope ne fbit plus inondé: de: 
>9 fes troupes , que neqs fbyonsi tan^ 
3> tât vainci» dans les bâtai liés , taor 
>îitâtnédi|iti dan» nosi villes affî&( 
>»sées :i;ce nieâ pas. hmQ^oire qua 
^il^onreigrveurAime'dans^ le &0î» 




àet Sciences & des itauit Arts, lojï 
^c'eflla vertu ; ce n'eft pas lagran- 
„ deur & la fortune, c'eft la nature. 
„ Toujours refpeâueux , toujours 
„ tendre , après avoir révéré le Mo- 
,,narque , il chérit le père , & ne 
„ pouvant plus admirer Je vain? 
„ qucur,il s'attache au Grand hom- 
^rae. Dans les fuccèsl'éclatdupere 
,,diminuoit la gloire de la foumif- 
,j fion du fils ; dans les diTgraces l'o- 
„ béïffance du fils relevé la gran- 
,j deur du père. 

„ N'attendez pas, MeSeuri ,.que. 
^j'indAe pour l'honneur du I>au- 
,', phia t fur cet attachement à Ce- 
^preuve des révolutions j le foleil 
„ n'eft ériipfé que pour la terre , il 
„ eft toujours également lumineux 
„ au delTus'desafires qui replacent 
,, entée lui & nous. La gloire de, 
y, Louis le Grand ne paro^ obfcuc^ 
„ de qu'aux infenfëz, qui bornent 
„ ki gloire â» Xoi$ i £cre tbô)oQrs 
^henreux dans la guerre. Joluén'é- 
„ toit- il plu* Héros , lorf^uc- ifè 
^ troupes piirent là faîte devant Je» 
„ AAiorrhéehï*. at^AreafriihfotMiÉes 
^iÉttF4a^''^iipIe»><le-«M¥« Dâv^ » 
^forique le pr«iawr'^0^^[ie^ 



xe; 1 Mmolrei pêur FRiflinre 
^, raux fut battu devant Elabbatb 
^par les Amtnonices ? Jon^thas. 
^^Macbabée » lorfqu'U fut vaincu 
y^par les troupes de Demetrius? 
y, Ânnibal ,. iorrqu'il fut défait par 
„ Scipion , & Pompée par Céiàr ?Le 
y, Dieu des batailles o'en juge pas 
^, aîn(u Les évenetnens de la. guem 
y^fam joumaliets , dit l'Ecrit ure * , à^ 
,y tamét l'un , tantit l'autre ferit far 
^yi'éfee. Le vrai Héros eft au demis 
„ des fuccès , il s'ajufte à tous le$ 
y, évenemèns^dC fur de fou^afoe,, il ne. 
yylalaiffe échaper , ni dans la dérou- 
^yicy ni dans le triemphe. Mon(ei^ 
„gneur trouvoit le Roi toujours 
„ également £Fand, également glo- 
^ rieux, & s îl ne l'aima jamais plus 
,^qu.e dans les derniers tems, c'eft 
^,que jamais il pe Tavoit connu plus 
93, aiipable.. 

Article LXXXVIL 

très'baufj très-fuiffam, ^tath-exçelr 
lent Prin^A, MonJeigneurlAuii D^Ur 



■ 1 




'""« n„j /; . ?""' Ta colère I» 
"'" & d'un c. """M d-M I 

'"•■'■f&fZrf/''"^^- 



19;4 iitm«f" f'i* vmptH 

Un Ail^ ïn^énieux, mais couliQ^ 
fouteiiLi& toujours égal , diftingue 
BÔtre Orateur. On en jugera par 
l'endroii de eomparaîfon. 

„ Quelles fuEem fes frayeurs ► 
„ lorfqu'un accidem cruel menaça 
„h vie du Monarque? Les douces 
„ idées de la cupidité dérobcrcnt- 
f, elles quelque chofe aux inquiem- 
„des de fou amour l Lui fàHui-3 
jj combattre ces projets d'ambitioii> 
,,qui furprennenc quelquefois fc 
„cceur, en âatant l'cfprit par l'ef' 
„ peraace f II mêla publiquemeoc 
„ les vœux aux Tuppldcations du peu»- 
„ pie , & il ne fe diltingua de nous , 
j, que par les allarmesaune douleur 
,,p)us fciifible & plus animée. Ua 
«.Trône ouvert par une perte fifu- : 
,,Defte, n'attifa pas un feul de fes 
3,regards; une Couïonne qu'il ne 
„ pouvoit avoir qu'à ce prix , lui pa- 
a, rut le plus grand des maux. II iour < 
jjhaîta de donner fes jours pour * 
s, prolonger^ ceux de fbnperej&it ' 
,, craignit de regncr^rccqu'îl orai- 
H gnit que fbmpere.ne ceffâcde^Ù; 
^vre^ Le. Seigoear ,=!pàr^iqiM-.ih» 
M Rots régnent:, toaché >Mi VQ» 




dttSiienui&àts be aux Arts, lo^ 
n pleurs ,. nous exauça :^ il nous ai- 
„nioù alors. 

Le plaifir que nous frntons en 
teU:&ni cette pièce , nous feit paf- 
fcr les bornes : certains endroits 
teous frapent trop pour les oinet- 
*re> Apres avoir dépeinc avec les. 
I plus vives couleurs la fouinilîion 
l«u Dauphin pour ie Roi, "Je ne 
l 'rt Içs' 1 dil le Pcre Cathalan , quelles 
^ idées vous vous formez de cette 
^.dépendance du Dauphin dansune 
„ vie unie & tranquille : mais elle 
^eft aux yeux de la religion, comme 
„ aux yeux de la nature , le plus 
^beau des fpeftacles, Aimcrice 
,,. vous mieux de ces paillons impé- 
,, rieufcs & turbulentesquircmueuc 
^ les Etats , & qui les divifent ? l^ré- 
„ fcreriez vous ces vices heureux, 
,,que le monde aveugle érige queU 
j,quefois en vertus? Mais lapolte- 
„ rite toujours équitable dans leju- 
i, eement -qu'elle porte des Princes » 
yt la poftcrité la plus reculée, refpec- 
„cera la mémoire d'un Prince ma- 
j, gnanime, qui ne s'entêta poinc des. 
'^.chimères d'une inquiette & dan- 
^ eereufe vanité ; qui fç^iit leilei' 
juin i/tu . , "• - - 



lo}£ MemrinsftHirl'Bifiére k 

y, rer fes dciirs , & qui toujours & 
^, délie à fes devoirs > ne s'en écarta 
,, jamais ', qui félon les occaiums» 
,, procura.tancôt la gloire de laFr2n- 
^, ce , & tantôt fe contenta de k fou<- 
„ haiter y d'un Prince, qui (embloit 
^) dire par fa conduite , f'aurMfiUt' 
,, être un jour des fujets » ilsfirmt fin* 
^yrmsamapuijfance, & je tâcherai k 
,, la leur tendre aimable. Aujour^bm 
^y foi un Roi & un père , mande^mcef 
,y d'aimer mon père , & d^obfir à nm 
^y Roi. Ily a là^ Meffieurs, il y a là 
9, une folide élévation , où des ef- 
,,prits préfomptueux & vains ne 
y, fçauroient atteindre , & qui qe 
yy peut être goûtée que par de gran- 
^ des âmes. Quand on eft grand > 
y, plutôt par naifliànce & par mérite j 
9^ que par fortune & par hazard , on 
99 ne craint point en s'abailTaac de 
9, s'avilir : on fènt qu'on eft toûjiqttrs 
yy affcz grand fans dominer*- : : 

Il faudroit tran(crire tout ce que 
FOratcur dit de ja bonté . & de ]^ 
religioa de Monfeigneur,fujej:sque 
les ajLitres Orateurs. (ça)blQti€OCa.Yei£ 
é[>uifez i mais perfonne n'a fi bîe9 
découverc le tond^ de figicijfc 
le rendoit dign^edn Tf ôaCv 




tes ScUncti & des beaux Arts. 105 -f 
^'it Sage dam Tes defTcins, il Jes ac- 
\y commoda toûjourî à la coiijonc- 
»„ture&àla fituatîon prefentedes 
tcms. Pouvant roui entrepren- 
dre, ou tout obtenir, ilnefitriea 
„ qu'avec précamion , il ne demaiL. 
f',, da rien qu'avec refcrve ; & Ibu- 
'-^ vent tt àJnu nriraz contraiodre 
%fn goûts Tes phïinnocMS, que 
'^ de les Uitkr mêlrie erarevoÎT^ Sa- 
^ ge dans fes paroles , comme dans 
„ ion frlence , ti fçut', &p4rler , 3c 
y fè taire à propos. Caphledefc- 
y, cret , & incapable eepcndani de 
fy difCmutiition & de deguifemcnt, 
,,dit- il jamais rien qu'il dût être 
„ fâché d'avoir dit ? Sace dans les 
„ affaires & dans les coiucils d'Etat* 
.^oii la confiance & l'eftimedaRat 
„ ftm père l'appelloicnt , avec quel- 
„ le jufteffe & quelle précifion y 
^prononçoit- il ? Revenu des con- 
„ Icils , il ne fit jamais valoir les 
„ confeils qu'il avmt ouverts. Il pa.- 
^ roliïo] t ignorer ce qui lui avott été 
„ confié , & il ne cnerchoic point 
,j par étude à donner le change» Se 
„are couvrir; d'autant plus impéne- 
,1 tfable , qu'il ne UiUbit pas même 



* > 



y, Qull Vioiilftt Healour cêcikN,&C| 
^» daoft ks «udiagifié» |y«Uf«iM s *% 
mIcs Ambaffâdeiirs^Wt^.l^ n^mit, 
^ ttoB de la^.Fraon «(droit de Ktt. : 
» les Royaumes, Ipmdenaodçit^A 
ty.fiCCkttlâi(m du:K<%*,'W^|M(HK;e4E! 

^flrâDer fk graniditar! i jUqumwI 
^^aleflieot,Acfai Aajefiiic!9(tiC& 
^ yjté du Mfe » fc 1* M^le fcMMi 
^ da £tb*vSig|&d«d» la licçoce djlk 
j^guene «îlmatntelioii: toô}€Huafii% 
^mt drttue exaAe & J-égi^îf»^ 

^, gkmew <]jte rb&lenct d«l tnw» 1 
^ pes poavoit commettre > îîne taifla 1 
^ point fur leur paflage ces traces | 
,2 fuûeftes de défblatio» > qui ion- j 
^^ Ttnt font gémir les vainqueurs 
yy des avantages de la viâoire. For* 
,, ma-t'il de ces entreprifcs temerai' 
^ res qui ne peuvent être jufiifiées 
^ que par la tortune ? U céda à la 
^y necemté des obftacles » quaad il 
^ vit qu'il en coûteroit trop pour 
^y tes furmonter ^ & il aima mieux 
y^, confentir par prudence à ne pas 
yy vaincre > que de briller , ou de 
;^ vaincre contre les règles. Sage 



àei Sàemts &àts dedux Ms. ro^ 
itdans^ le repos de la Cour, ilfçuG 
(.ceâjburscfHifctver toute la déccn- 
l^ce de fon rang ï& jufques dans fej 
Icptailïrs » il y avoir je ne fçai quoi 
k^lerieux , qui marquoit la nO' 
^bLilè de fes fentiiiiEns. Sage dans 
k toutes- fes démarches, qui oe pa~ 
Crurent jamais infpirdcs par le ca- 
b-price , ni par l'humeur, la raifon; 
^ièule Je conduifit ,. Si lui làrvit 
jjde guide. Affez Cige pour taire 
>jfouhaiter malignement à nos en- 
MDeinis qu'il le fut moins , & 
M pour faire dire faufTemeni aux. 
M politiques , qu'il affedoic de le 
^yparottre: mais non , ii ctoicparla. 
»> difpofition naturelle de foname, 
M.ce qu'un autre auroit tâché de fe 
3*. montrer par Bnefle & par profon- 
^deur de conduite. Simple & fans 
«artifice ,. A fe montra toujours tel; 
>» qu'il était , parcequ'U netoit na- 
n turelJement que ce qu'il devoir 
»être. Un Prince de ce caraûere, 
)*Meflîeurs » meritoit-îL de régner^ 

•^ 



to40 HtnmHi four l'Btfimt 

Article LXXXVIIl . l^i 

OR^Ï50N FT;NE8RE DÏ 
Monffigntur Louis Dauphin de Frjdci, 
prononcée dans l'Eglife national il 
SiXini LOttù le iS. de Septembre 17IL 

■ tnptefenetdii faire collège , p^li ft 
j>a«benton de U compagtàedtjtfui. 

:■■ ARome ,,cbez Paul Komarek, 
i7ii.(M ^ .pages y;. 

OK avû dans les nouvelles dA 
mois de Décembre à quelle 
cccafion le Père Daubenton a pro- 
noncé cer éloge i la douceur ilu 
Prince a fait choifir pour icxte Je 
caraiSere que l'Ecriture fait àe 
■Moyfc. Eratva Tniuffimusfuperomiui 

hommes dileâiis Dea & bomiwhi. 

Q^^elle conrolation pour moi, dit 
l'Orateur , dans le trifle mîniliere 
dont je fuis charge , de trouver 
parmi vous une prévention fi géné- 
rale , (i juflenient établie cnfaveijr 
de ce grand Prince , & depouvoit 
en même tems préfumer pour i'hoa- 
neur de la fainte parole, que la bon- 
té qui 3 fait ion caraâerc» l'a len*: 
fuîn i-jiz. 




J dtsSfkàeir&inltiHixJbtj. 1041 

^9i^J)gv^t^ wxyeux^e Dieu 

' l^criDdi^ bémnea. Loia de 

¥ BsrQSftniCCe qui nefettqu'i 

^rar;4Q ^«ainte;, il fut de ces 

iiprivjiiiegii^.qut ne Semblent 

ti« iWciJNMT SttotP^ contrs.: U 

wmt^Hm wm i'égmUMs bmmt 

%4t)* prqoMre junlc de ce dif- 
^ VUn. Lthm^dt fin ckmk té^tird 
ieDieu lui a attiré fis faveurs : ce ftra 
If fujet delafecoAde. L'un âc l'autre 
h» 1 mérité icoïnme au Chef du 
peuple de. Oieu; i le glorieux titre 
du meilleur & du plus doux de tous 
les Princes.; II fur aïcné des hom- 
mes, il fut chéri de-Dieu. 
-. Ce {mI «rrangement qui produit 
infailliblement 1» ciarcé & U p^fua- 
éoQ , joint au choix-' judicieux des 

8 rettvesles plus naturelles, àdes re- 
exîons folides, i. des penféesno- 
^ies> mais to^^uis vrayes , voilà 
ifi çaraâere de Téloquence du Père 
Dpabancon. Koq^ «^ lapplaudif- 
^iaX. a jnonlfé que l'Italie niêcne 
ceçKlunnele faux goût dequelques- 
if^frdefcïQraceurs, dont l'imagina- 
#pa..i^ ,bîiUe:jqK'<«]c:dép«DS dc l» 

fw» 171», 



fttftwfS.ifinm 1 

lur qui la beauté da- , 
ké n'a poinc «le -char- 1 



fo^s Memmtsftn 
Tftifon, & pour 
pie de là vérité 

mes. Il faut avouer que depuis te 
P, -S^neti CES Orateurs foK plu 
Tares' & noins courus , 8c qaç Ro- 
mt feus Ciement X I. femblc reve- 
nue ut 'goric du iiécïe d'AugiiHft 
Deux oidroiTs feront connoicre le 
Aile du P. Daubemon , l'un expo* 
fe les rentimens de Monfeigneui 
pour le Roi. 

■ •> L'intoatience de régner, qui» 
"étcaffiÉ- en tant de Princes Jesfcn- 
*tiaeM»> de la nature ; cette paf- 
^fion fitale à tant d'£tats , ne flit 
"connue au Dauphin .-quepsr !« 
'ffuneftes exemples que l'Hiftoire 
* nous en fournir. Bien phis, daos 
" les momeHs affreux, où le ciet poUt 
"nous éprouver, ou pour nous pu» 
"nir , fembîoit menacer une tétfl 
•auffi chère que celle du Roi, né 
» le ¥Ît -on pas confterné du danser 
=»qui loi préfentoit la plus belle 
"Courftnne du monde , (ouhakefi 
"corarae le moindre (ujet , fansio* 
•cun retour fur fes intérêts, deri- 
••chrtcr U vie du Prince au prêt 
"de la fietine^Ofii >it put difeâpt* 

^Milli7U. -^'V: «in 



la. vie duRoi , ce que Salosnoa 
^it de la- fagefie ^ qu'il. lavoit 
éfejrée aux iLoyaumes & aux 
FÔnes* ruftfui iUém Buffàs & 
ibus. 

Qujil eft dffîcile , qiuuid on eft 
pour la première place , de fe 
Dtenir dans la. féconde y âç de 
pas croire au defibus ideibi 
ite autre place que le Tr6ne ! 
me (ens comme eulevé par le 
nfport de mon admiration ; 
'un jeune Prince de vingt ùx 
s 9 deftiné au premier Trône du 
>nde, fe voye fur le point, d'y 
>nter , par la (ituation naturelle 
il Te trouve , fans intrigue, fans 
>lence , (ans crime , fie qu'il y 
itînftnfible, qu liait même hor- 
ir d'y penfer ; que fes voeux les 
is ardens foient , qu'au préju* 
:e de fon élévation le Roi r^gne 
qu'à l'extrême vieilleflfe ; que la 
lie idée de lui (îirvivxe le jette 
tis une triftefle démefurée ; que 
moindres périls du Roi foienc 
s^ piayes mortelles pour lui , )uC- 
l'à. dire (buvent , que toutes les 
ouronnes du monde ne pQUC« 



.1 




cniBftnn^ rmfiBcctivii Idc fi imafl 

.gûeur i qu'oB ne jMxtt^kftiacHlflr^ 

erra pobkcsû 1^. V«. I^ndNr^^ 
laOcmbLa 4Tae4Mtiscoua d'anal *, 
> u >1aî$ ce »Ie cto-'- -^^-^-^ ^^ 

j^iléerite ea- bonnes , 

9i' nasquee , Chrétieos , c|u'âlii 
^ ici d'un Prince qai pouvoit s^ 
,, franchir de ccac devoirs gS* 
^nans ,. dont il n'a voit de compte 
)>â rendre qu'à Dieu (èuL Cepeo* 
5, dant) qui fotplus ponâuel que 
firlui à payer à Dieu chaque joui 
9>le tribut de Tes louanges? Quelle 
y,afliduitélL lui faire (bir & loicit 
^fa cour i. en donnai iréguliere-» 
5, ment un certain terags à la prière I 
9, Quelle attention aux fiûnts Mjff« 
9> teres »doiit » ni afiaire» ni incom- 
>,modité» ni iparche d'année, ne 
f> lui permit jAjnius 4e, s'aUeoterl 



4es Smncts é" des huun Ans. 1045 

gQujfa modeftie alors aux pieds 

I, des autels répondoil bien de la 

^fîncerité de u Religion! Jamais 

j^s'abliint- il aux fêtes Iblcnnelles 

, de participer à ia divine Euclu- 

j,riftie? Et avec quel (bio s'éprou- 

P^, voit-il, félon l'ordre de St. Paul, 

] npo"'' "'c approcher pas. indigne- 

I 'jimeiit ? Qn.el compte rigoureux fc 

L„ demandoic-il de fcs aftions ? Avec 

' n^iieïle «itienume en repalIbit-U 

«>le détail dans fcn efpnc ? Rien 

■n n'échapoic, ni à fa vûë , ni à Tes 

ife regrets. Avec quelle aufierité 

n pratiquoit-îl les jeunes & les abfti- 

„ tiences de l'Eglife % Sur lefquel- 

9, les , écoutez ceci , Chrétiens de 

' n tout état , il ne fe relâcha jamais 

y, jufqu'au milieu des ^tigues d'a- 

^,Re campagne , fe privant même 

9, des addouciflemens que tout au- 

9, tre fe feroit crû permis , ic que I4 

», flaten'e jugeoît neceflàires. Auftc- 

*, rite d'autant plus méritoire , que 

i, rien ne lui' manquoît de ce que 

,,peut fournir une Cour délicieufc. 

j. Voyez dans un feul exemple juf- 

,, qu'où all(»t fa fcnipuleufe exaâi- 

pVude 4 garder les loix dcTEglifc;' 



9» 
99 



I o4^ Memmej four l'HiJhîte 
^, Lorfqu'il commandoit nos armées 
,, en Aletnagne , un jour confaçré 
,y par Tâbdinence , après une longue 
^ & pénible marche 9 la prévoyance 
„ de Tes Officiers s'écanc trouvée 
^, courte y faute de maigre on lui 
^, fervic gras. Il eut horreur de 
,y rompre ïabftinence , dont il foc 
y, toujours très ^ religieux obierva* 
,y teur. On eut beau lui remon- 
trer y qu'ayant fatigué tout le joue 
dans des chemins difficiles., & 
y , fous un fbleil brûlant , il pouvoit» 
yiSc même devoit (e relâcher de 
9, cette feverité , & ménager plus 
yy qu'il ne faifoit unefanté auffi pré- 
y^tieufe que la Genne : indigné, com^ 
^ me Eleazar I de ces ménagement» 
I, qui fous le frivole prétexte ' de 
lanté font violer les loix les plus 
faintes , il rejetta les viandes dé* 
fendues , 8c fe contenta de quel^ 
ques légumes. Nm diftinavit ai- 
yy mittere tlUcita prof m viu ammm. 
99 Qiilun jeune Prince nourri dans 
>) les délices de la Cour ait préféré^ 
yy parmi la licence des armes^ 1 exac? 
»te obfervance du précepte del'E- 
nglife au plaiiir 4c fatisfiivc fw 



9» 

9> 
99 




ies Stitnces & des htaax Artî. 1047 
«goût , quel fonds de religion! 
,, Avec quelle charité , ou plutôt 
,, avec quelle profulîoii, répandoii. 
„ il fes dons dans le fein des pau- 
„ vres, jurqu'à exciter les murmures 
3, des confidens de fes aumônes , à 
^qui il paroïllôit prodigue ! Faut-il 
„ s ctoniier après cela , qu'un Prince 
„ fi iîdelleà Dieu en ait été fi chéri 
î, Diieitus Deo ? 

Article LXXXIX. 

OR-ltiON FUNEBRE DE TRES-UAVT, 
très-pHiffitni & ttèi-excilUiil Prime » 
MonfeigneHr Leuts DAUfhtn , frontm- 
cée dans i'Eglife de Notre -Daihc, 
Sitferfhe que les Etats tU Ldngut- 
doc aftmblex^ h Uontpelher ont f^t 
fÀtre h i6.fawtier ijii. Par Mef- 
ftre fatqaa Maheul Evique d'Alet. 
A. Montpellier , chez Jean Micf 
tel. in 4°. pages z6. 

ON auroît trop perdu fi Mr^ 
d'Alet n'étoit pis entré dans 
ce concert des plus fameux Ora- 
teurs de France. Les Etats de Lan- 
guedoc ont employé fon éloquence 



9* 



99 
99 



Soar exprimer lèiAV ri^rlits. Plâi | 
e leur douleui: » il' n*a fba^i^ 
rcxpofer dès foh texte , rUàcam 
tHmmmslfràïl fldiiBiftmiÊjgà. "Ôebfr 
afflîâian générale paioît uvçfTMU 
Ton à nUaftre Orateûrimè mM^ 
inconteftable des beUes^ i^puuitexif 
Monfeignéur. ' 

■» Qgel plus glorieux éloge le St 
Efprit pouvott<-il donner 1 -lui 
Héros 9 qui faifoit lès déticei ft 
'^refperance de lànatibii » ^e 
"de dire que tout Ifraèl le pleorà ? 
^ Comme il eft rare qu'uîi Grince ft 
»' fafle aimer dé tous pendant fa vie^ 
»» il n'eft pas moins rare qu'il fbît 
"pleuré de tous à fa mort. Que des 
" Courtilàns flateurs , que des favo- 
ris ambitieux le regrettent ; c'cft 
un foible hommage à (a vertu. 
" Voyant mourir avec lui leurs plus 
»'folides efperances , ils pleurent 
''moins la jperte du Prince , que la^ 
"perte de leur fortune, &leur dou- 
" leur îritereffée ne peut contribuer 
"à (agloire. 

"Awis qu'une nation entière, que 
" tant d'hommes , fi dîflFerens dianj 
» leurs préjugea & dans leur goût. 




des St'untet é" dti buux Artt. 20'49 
ijdivifez par tant d'intérêts , fe réu- 
(.niflent dans le fentiment unanime 
„ d'une même douleur , à la mort 
,1 d'un Prince que la Providence 
„ leur enlevé i ceftun témoignage 
,, d'autant plus fur & plus écTacanC 
„ de fon mérite , qu'il eft exempt de 
„ tout foupçon de flacetie , ou d'in- 
jjterêt, & que formé prefquefans 
„ nous daos nos cœurs , il ne peut 
„ avoir pour fondement que les 
j.plus fublimes vertus, Auflî re- 
,j marquons nous , que parmi tant 
„ d'hommes illuftres que l'Ecriture 
„ a louez t il n'y en 3 que très - peu 
„ dont elle aie dit que tout Ifrael 
„ les pleura. 

» J'ai donc crû , Meffieurs , ne 
„ pouvoir vous donner d'abord une 
„p]us haute idée du Prince dont 
„ vous m'avez confié l'éloge , que 
„de vous repréfentcr cette conf' 
j, ternation Générale qui fe répan- 
„ dit,non feulement dans ce Royau- 
,, me, mais dans les pais même étran- 
„ gers , à la trifte nouvelle de la 
„ mort inopinée de Monfeigneur. 

■' Cette confternation ne fut point 
„ l'effet d'une politique qui pleure 



■■■•■'1 

^o5o UmàrtsfmtMjmë I 

^^ par bienféanee » &qm , phlsitteii) 
^, tÎYC \ plaire trix Tivâos ^ aiA ho^ , 
,, norcr les tnôrM » cheiclie à fe 
^ faire un mérite des appareAceide 
^»Ia dooleortee ne loi point de ces 
^, triftefTes paflTageres » que prodo^ 
yyprefque toujours Hmaee de h 
^, mort des Crrimds, par llmequ'eU 
^ le renouvelle du n&mt des graa* 
^ dêurs humaines tTaolemr mu j^ 
^^ couler nos larmes > chacun ooe 
^ avoir perdu ce qu'il avoit de pte 
^ cher : ehacub regrettai ce qnil efih 
^,moit ie plns$ 8t s*il mliûit per« 
^, mif de recihffllsr ici toutes ks 
9, louanges que forma (ans étude & 
9, fans art une fi ;u(le&fî£îoqueR* 
^, te douleur, je pourrois me flater» 
\j non feulement de remplir > mais 
9, de furpâffer même vôtre attente. 

„ C'eft donc du fonds de cette 
„ douleur que je vais tirer tout l'c- 
„loge du grand Prince dont les ob< 
„ feques vous aflemblent » & je me 
„ contenterai de vous repeter fou- 
„ vent avec mon texte , que tout 
,,Ifraël le pleura; flanxtrunt mm 
3» omm ifiaèï flânSu magnoé II fut 
s, pleuré de la Qm > imt xlféiÇmt Câi- 

Juin 17 11. 



i 



inSàincesé'dti buux Arts. loji 
%t nmâ^ fJl-fittfUit^ ^ ftuflest 
•->» lUm d féifi^ Us éélitêt. 
- La preuve tmo Mr. d'AIet tire de 
l'adminuioa ae la Cour , cft ex- 
' foÇh aa convntticemeDtde la pre- 
mière parde de la maoïere la pliis 
!■ ijélicate., 

„ La Cout , l'augotte aflembla- 
»gc de tout ec.qaa y z de plus 
• ■„grandparla nayTaoce^ de plot éle- 
' }, vé par le rat^ , de plus honora 
„ par les emplois , l'eu auIE de ce 
„ qu'il y a de plus diftingué par 
ft l'efprit ,' de plus ra&né par la po- 
,y litique . de plus confommé par 
■^ l'expérience. Comme Tes lumie- 
„ res font vives & pénétrantes , fon 
„goût fUr & exquis , fon difcerne- 
,,meat jufte Se délicat , il nVft pas 
-,, aile de furprendre (on admira- 
„ lion. Elle démêle Taos jwine le 
„ faux mérite d'avec le vrai « & elle 
„ en eft un juge d'autant plus fevere, 
„ que forcée prclque toujours à dîf- 
„ fimuler , elle en pardonne moinSr 
,,Les Princes, qui par la hauteurde 
„ leur rang y font leplusenfpeât- 
„ de , font auffi tes plus expofez l 
f, fes jugemens âc à fa cenfure. CoiO- 

jfuiifijii. AA% iiii 



jojï MttHtirti ftUT tHifiKiT 1 

„me elle les environne de loutîî | 
„ parts ) elle a fans cette les yeux ou,- 
j, verts fur eux , elle les étudie de 
„ près , elle les approfondit , elle la 
„ pénètre , &c rien ne lui échapan: 
„ de leurs vertus , ou de leurs vices» 
5, elle proportionne fes fentimens i 
„ l'idée qu'elle enaconçûc. Lcsref- 
„ pefls profonds , les devoirs afli- 
,, dus , J'empreflèment de piaire , les 
3, complaîfances , les loiianges niè- 
„ me, font un tribut neceflatre, mais 
}, équivoque , qu'elle rend à tous 
î, également ; & qui étatît du à leur 
„ dignité , ne leur coûte rien à ac- 
„ quérir : mais une véritable eftime, 
a, une afFedion pure & fincere, ce 
„fbnt des fentimens libres dont 
„ elle eft rarement prodigue , & 
j, qu'elle leur fait toujours acheter 
et au prix des plus éminentes ver- 
3, tus. Par quel moyen plus fur 
g,pouvois-je donc vous découvrir 
„ tout le mérite du Prince que nous 
3, tegretons , que da le pefer dans 
,, la balance redoutaUe d'une Cour 
„ fi éclairée ? 

Il n'a pas touché moins délicate- 
Dient, ni moins noblement, UmO' 




des Sciencts& des beaux Ans. lojj 
deration de Moiifeigneur > & fon at- 
tachement pour le Roi. 

La tendrefle du Ko! ne peut con< 
fentir d'expofer plus long-tems aux 
iuzards de la guerre une tête & 
préiieufe : les viftoires les plus com. 
plettes lui paroîtroient trop chères 
5 ce prix, & l'intérêt de lEtat lui 
demande la confervation d'un Prin- 
ce qui en faifoic les plus folides ef- 
pcrances, " 

" C'ciï ici , Meflîeurs , que va pa- 
"roîrre tout le Héros ; carc'eften 
"vaia que les préjugez populaires 
» ont confacré ce nom à ces hom- 
»mes altérez de fang , qui , incapa- 
»bles de repos , ont toujours les 
» armes àJa maint; -qut'oe connoiC. 
"fcnt d'autre gloire -que de jrorter 
»» partout Ja terreur & l'cflroi j & 
«•qui , tranfportez d'Un délîr im- 
>• modéré de vaincre les hommes,ne 
» fçavent point fe vaincre eux mê- 
>'. mes. Je ne connois point l'Heroïf- 
»> me à ce caraâere , je n'y décou- 
Mvrequ'unepaffion fougueufe, que 
wlacrainte , ou laflaterie, ont dc^ 
wguifce en vertu. 

"Le vrai Héros gliidi; parla fai 



ils ont fiûtes pour obcènir des Lm 
theriens^ une union ; non (eulemem 
par rapport aux inteutts. civils ; Sli 
pour nuire coDJoititemefit aux.Ô-i 
.tholïqiies » ii^iioi its ont todjoaiH 
trouve le&dprits très-diipOftcsVi 
xoais en ub corps.de religion j ik^ 
pour former emêmble une afime '{ 
JEgtiTe/ Ceft ce qui s'appelle fjr%^ 
tmifiÉi ^r les Prôteftans. M prê*^ 
miere vcte qu'ils eflà^erent futf que*; 
ckacim des deux «artis (è relâchant 
en '^oèlque thb& de fes opinions 
particulières , * ils" coftvinflefit des 
xniëmes articles t alèrs il n'y aonôt 
eu y ni Luthériens y ni Càlviniftes ; 
mais un compofé des deux feâei 
La féconde a été que demeurant 
chacun ce qu'ils font , & retenant 
leurs propres fentimens , ils fe re- 

fardalTem néanmoins comme mem- 
res d'une même Eglifè , unis dans 
la créance des articles fondamen- 
taux , &divife2 feulement par des 
opinions & des pratiques indiffèrent 
tes pour le faluc y & c'efl propre^ 
ment le Syncrétifme & la Tolé- 
rance. 
Lq$ Lytherieqs ont conilaouDeni; 



itsSùtncet & des htaux Arts, 1057 
"eaux Calvinilïes d'avoir pour 
xunetelle condefccndaiice, &ils 
straîtem de gens qui errent dans 
tes articles fondamentaux & abfolLi- 
nent neceflâires au falut. Ce re- 
' cueïl contient treize écrits fur ce 
«Jïi^et , plus forts èc plus violensles 
t «nsquelesautres. 

Le premier eft de Jean AfFeIraan 
Théologien de Roftoch , & porte . 
pour titre. Syltogifmus Anti-Calvmifli- 
€ttty^ua amitur,non e^e eumdem Ortba- > 
Joxmtm&cahiHiarmumDeum.-SyU 
"logifme contre les Caiviniftes, par 
« lequel il eft démontré qu'ils n'oni 
"psïlemênîe Dîeii quelesÔrIho- 
" doxes.Car, dît Affelman, un Dieu 
Auteur & caufe du péché , qui pè- 
che, & pèche plus que l'homme, qui , 
eft un hypocrite & un trompeur nia- 
Itn, qui n'ani équité ni iuftice , qui 
en efe^ eft le Diable & pire que le 
Diable même , n'eft pas certaine7 
ment le Dieu des Orthodoxes. Or 
tel eft le Dieu des Calviniftes. Donc 
ceux-ci n'cmt pas le même Dieu 
que les Orthodcutes. 
. Les Calviniftes , pouffait A0el- 



' ïoôo Utmites four i'ni^tire 
deftituez de la vraye foi en Jesus: I 
Christ. Les Luthériens fe (qk I 
imaginé une (i parfaite communica-1 
tion d'idiomes entre les deuxnaiu- I 
res, que les proprietez de l'une ont ] 
réellement pafie à l'autre i enfone 
que Jesus-Chkist en tani , 
qu'homme polTede l'infinité de puif- , 
fance , de fcience , d'immenfite, & 
qu'entant que Dieu ilafouffen:au 
contraire les Calviniftes veulent que 
jESUs-CHRiSTfouffrant en tant. 
qu'homme , n'a faiisfait qu'cntaitt 
que Dieu. Cette conteftation leur 
donne lieu de s'accufer réciproque- 
ment d'Eutychianifme 8c de Nef- 
torianifme ; & ce Théologien Lu- 
• therien en infère ,que les Calviniftes 
manquent de la vraye foi en Jesus- 
Christ. 

Dans le quatrième BaltazarBebe 
ThéoJogien de Strafbourg dit , qu'il 
y a tour à craindre de îa part des 
Calviniftes à caufe de ieurs vic^a-< 
ces. Et dans le cinquième Jean- 
Conrard Dannahawet , auffi Théo- 
](ffiien de Strafbourg , mt»tre l'inu* 
tilitç & l'inconvénient du Syncié- 
lifme, parccqitc.iaitLYcr&^des^: 




\numewreàeaàn toujoun la dé-. 
^OB dans Us dpriti > & qtie d'att- 
eurs ce fetoit oovrir la porte- 2 la 
Folenoce uniTwfeUe tt sa liber- 
inage. 

Les DoâeuiT OMaïEttt œ me^ 
item pas tn&ne le nom de Chté>- 
!inis> ce -ibot de fimt Prophètes^ 8c 
ts reaverfbnt aUbhuDent lefiwde- 
neattouldek foi, dîTentlesMi- 
liflres de Dantxic, Albert Grawer' 
Je Pierre Habercom, Thédogteos 
lelene & de Ç^eSèm. 

Le dHcours fvivant eSJt une dé> 
rlamatiba àea ptus- vîoiences ^ pro^ 
loncée par Matthiiu Hoe de Hœ» 
leck à 1» fin de foB cours de Théo- 
toeie , contre k Pape & les. Gtirn- 
liftes. L'Auteur n'a pas manqué-, &>• 
on la coûmme des Protcftam , de 
aire l'honneaF aux Jefiiites de ré- 
landre fur eux une partie de la tÂle 
]tt'iIvomi{Ibic contre le Pape. 

Le dixième écriz eft une décifion 
raifonoée de Baliazar Mei&er Théo- 
agien de Wittenrfjere , pour prou- 
ver qu'il eftîmpoffibïe auxOnho- 
laxes de $'untr d'une amitié, ou mo- 
:aie>ourpinnKlte, avee les Hère-, 



1 o6z Uifmus fêUf ÏHiftûire . 
tiques. Il ne fçauroic , dit-il , fe for* 
mer d amitié morale avec des gens 
qui n'ont point de véritables ver- 
tus , avec des hypocrites , des men- 
teurs , des féduaeurs> donc la fré- 
quentacicm efl danger eufe' au (àlut. 
L'Ecriture nous ordonne de les aver- 
tir de leur égarement -, & enfuite de 
les éviter : les exemples anciens 
nous apprennent là - defTus nôtre 
devoir , les Juifs avoient en horreur 
les Samaritains , & les Apôtres ont 
dctefté les Hérétiques. 

A plus forte rai(bn, pourfuit-il» 
n'y aura > t'il point d'amitié fpiri- 
tuelle & de fraternité , dont le lien 
eft la foi , & ceux-là ne (ont point 
frères , qui n'ont pas TEglife pour 
mère* 

De ces confiderations générales 
]e Sieur Meifner vient aux Calvinit 
res^ qui marquent tant d'empreûe- 
ment -de s'unir aux Luthériens. Il 
dit que tout ce qui peut & doit 
leur être accordé j fc réduit à une 
union politique ; & oue d'ailleurs 
il ne faut pas cefTer de combattre 
contre eux pour des articles fonda* 
mentaux de la foi & neceflàiresatt 

fuin X71Z. 



ierStiensis &(ks htâux Arts. iotf$ 
lUat. Ib dépriment la gloire que le 
Verbe a ceœmuiiîquée à Thumî^ 
nité de J E s V s*Gh r i $t,î1s anéaa- 
tiflent Tefficace des Sacremens ^ ils 
Ibmnenent Hmell^ence de TEcri- 
veèla raifon humaine^ ils 6ceDt la 
confiance da falut y & jettent dans 
le dé(è(poir. U ne leur refte donc 
«u plus que le Myftere de la Tri- 
nité > & fi à leur avis c'en ed aiTeai 
pour prétendre à urie union > les 
Anaraptiftes > les Eutychiens & lés 
Néftoriens > feront pareilkment en 
droit de demander d'y être admis. 
Avec ces erreurs capitales ils ne peu- 
vent être confiderez conune enftns 
de fEglift; au contraire ils Tùi font 
une guêtre continuelle, y en^ployant 
la rufè > Timpofture y la violence s 
ils ne traitent ^s moins les Luthe^^ 
riens que de Flacciens > d'Euty^ 
chiens ^ de Nefloriens , d'Ariens,, 
de Sabelliens , de Malheurs de chair 
humaine & de Capharnaïtes^de Mar* 
cioniftes> de Monothelites, dldo-^ 
l&tres y de PEduâettrs 6c de pertur- 
bateurs de la paix. Le Sieur Meifner 
conclut que les Luthériens doivent 
répondre aoxCalvioiftes conuae fi- 



'xo64 Mémoires f^ufVtliftoire • 
rent lesjuifs aux Samaritains. Une 
tomient fas que nous ttayailUons efh 
ftmhle A éditer la maifimde nôtre Dieu , 
nous la bâtirons nous fiuls. 

La haine irréconciliable des Cal; 
vinifies contre TEglife fait la ma- 
tière de lonziéme écrit » qui eft de 
Severin Scultat Hongrois. 

Le douzième eft de Jean George 
SIgwart Théologien deTubingen, 
qui dit que Parée en propofant le 
Syncrétilme n'a eu en vûë que de 
faire couler le Calvinifme dans 
TEglife Luthérienne , & il (c fert 
des mêmes raifons qu'on a déjà rap- 
portées , pour exciter les Luthériens 
a sV oppofer. 

Enfin Je dernier écrit eft une rap- 
f odie des anciennes & des nouvelles 
feâes^ compilée parEnraldSuenon 
Théologien d'Aboe , qui prétend 
qu'elles ont toutes afpiré au Syn- 
crétifme , & il dit que CalTander , 
Grotius], Calîxte , & les autres con- 
ciliateurs de religion , ne méritent 
pas d être mieux écoutez. 

Tous ces écrits fournifTent deux 
reflexions, qui ne (ont pas d'une mé- 
diocre utilité, La première. De Ta^ 
Juinijiz. 



iesSmnies &' des htdux Arts. lo^f 
ïu des Luthériens il n'y a qu'une 
^lifc , hors de laquelle il n'y a nulle 
perance de falut ; & cette Eglîfe 
aloure de fon unité, ne foufFre poinc 
e mélange des feiftesqui lacontre- 
aifent dans {es dogmes. Il ne leur 
^fte donc qu'à examiner de bonne 
pi , fi parmi eux ils trouvcnc les 
yraâeres de cette Eglife , li un 
jarti formé 8: entretenu par le fciiif- 
f nie , mérite le nom d'Eglife. 

La féconde reflexion. De l'avea 

encore des Luthériens , les dogmes 

'~ necefiàires au faluc ne dépendent 

point du caprice des particuliers, 

r Se il n'efl pas permis i chacun de 

- borner fa créance où il lui plaît. A 

qui donc appartiendra-t'il de juger 

avec autorité des dogmes neccfui- 

rcs au falut , & de prefcrire ce qu'il 

£iut croire , finon à l'Eglife ? 

Art z c l e XCl. 

ANECDOTA GR^CA 

Sec. Aaecdftes Grecqueit c'eftà dire, 

Quflques ouvrages tn Grec qui n'a- 

Vêlent fnm entnt ftO» , tirex, dtt 

'■• titan»/ems ^. mt m l4Mf «ntc 

Juini7i2. 



rots Uim^i pmf 

4ês ifoiês&des d^éUims , fm tetSt^ 
Antekêê SêMfêtml BiMahêcmin du Sm- 
mjpme Dm de Modm9. A Padouë , de 
l'impriAerie du Semiaaicc , ches Jcaa 
Manfté, i70f. /^4o.^«i'5^S« 

ENcM deux cornes d*Aaecdateg Latinef 
qae Mr. Maratori à déjà publiées , ft 
quelques autres qui iuÎTSOiic quand Jaguer* 
Ye cefTera d*iBCcrcompi:e le concs de' la Lit* 
ceracure , il a imkié ces Anedoftes Gteo* 
qoes , qui confiftencen uo recueil de quel- 
ques pièces de vers de Sainc.Gr^oice de 
Nazianze , quelques leccres de Ficmus 
£vêqne de Céfarée en Cappadpce , quacxe 
lettres de Julien rApoftac^Scuoe lettre fup- 
pofée au Pape Juie I. 

Les Bibliothèques dltalîene manquent 
point de manuicrits, donc les étrangers ont 
if u profiter , tandis que les Icaliens fe 
conteatoient feulement de les commuai-^ 
quer , fans Ce donner le foin Je les publier* 
eux mêmes. Mr, Muracori fe plaint donc 
dans fa préface d'une telle indolence à^. 
Sçarans de fon pais. ,> Quoi donc , dit-il , 
„ de qu^il mo/ok permis de m'expliquer, 
Yi attendons nous que des hommes plus feu^ 
,> fez & plus habiles Tiennent des Protin- 
,> ces éloignées » afin qu'ils nous faflèot UB 
,, prefcnt de nos pioptes ccéibrs \ Ils font 
^ certainement mgnes de louange , de 
,, ne point épargner leur peine ^ de s'eX« 
„ pofer a des vojrages poiic j'avipccaifiit 



4tt MMff é^MUmmAitit toif 
»4ttlcn[ef.£tilM|iciiMn, -vAIaoé* 
r'Kl^EXÇ «la S(tnu iTIciliecn n point , 
fUi temitt BulcKs ica»» âmegei , 



youe de n'cnfidie nsl aiage 8c 
, «fomiii Jcfliu. Il fim Manant an 
[se ritaliet'cft réveillée at en aConpifTc- 



II fim Manant arouec 

vrillée M en aConpifTc- 

témoiai Mcficin Zucigid ft 



.Cdai-«icaDtiBMDtfaKtfuc, maïqos 
ineouaoiSkacc eaven le Cardinal Cot« 
ian> Evéqne de Padooë', qui m^^mcde* 
neuter' en onvrage fitote de caïaâeiei 
Giecs, en a fait fondre «prit , 8c i'afatt 
I daoi fou S^ioaite. 



f «KM dt Virt d* SMÎBt Grtgtkt lU 

Elles (ont an nombre dettS. Uplâpatt 
titéet d'un manurccic de la Bibltoduqiie 
Ambiofienne j Milan , leqael paroti arme 
plu de frpc cens ani , tl nanqae de queU 
goet (ëaïllet , an griod regrec de Mr. Mii> 
catori. Lci antres Tiennent de deux nunulV 
BTÏt* de la Bibliothèque du Roi ,& d'OB 
BianurcTÎc de U Btbliotiieqne du Grand 
Due de Torcane, L'Edttenr en a l'obli^* 
tionàMr. Boifin , fcàMr. Salvini, qui 
Ut lui 0« eoToré aTcc des Tatianict. 
' Le plat grand nombre eft en feras 
d'épîtaphet , dont Saint Grégoire de Ns* 
EÎanzc a «oalu bonotcr la mémoire d« 
tonuf les pei&aMi de <4 &niUc , qui 1 It 
■'•fttmtnh. 



t^^ àimtSrts fim rSUhStf 
▼«ùcé le «ncrkoicDC pac Icor (aîarcté. Unt 
«"cft pas coaccncé d'une feule- épicapfae poQC 
chaque pocfonae , il a mulciplté celles-là, 
#nzc pour Ton père , cinquante pouc fa xnc- 
fc y feize poiK l'on éeie Géfake^ crois pour 
ÙL {(xat Gargonie : ce oui efl un témoi- 
gnage de la fécondité de (on e(pric & de la 
èonté de Ton cœur. Il y «n a auiS pou 
diveifcs autres perfonaes^ La première eft 
à rhonneur de Pxoherefius fiimcuz Sophifte 
Chrëciea , fous lequel Saint Grégoire de 
Nazianze a?o!c appris l'éloquence à Athè- 
nes. Outfe ces épitaphes il 7 a des épi- 
grammes fur dilFereas fujets^de très-fortes 
contre ceux qui fouïlloient dans les tom- 
beauXy 6c violoient l'azyle de la fëpnltore, 
contre les Clercs êc les Moines qui le- 
geoient ayec des filles confacrées à Dieu. 

Mr. Muratori ajoute de fçaTantês notes 1 
ce font des corredions , des variantes , 
des éclairci/Temens fur les points d'iii/h>ire 
& de difcipline : il démêle quelques pie* 
ces fuppofées qui (e font fourrées parmi 
les véritables. 

Voici quelques exemples de Ces notes. 
Saint Grégoire de Nazianee a déploré en 
neuf épitaphes ou épigrammes , la mort 
d'un jeune homme accompli nommé 
Euphemius , qui à l'âge de vingt-ans , 9c 
au moment qu'il s'alloit marier fut enlevé. 
Une de ces épigrammes , qui e(l la ai^^ du 
recueil , finit par ce rers. 
^1, M. Tiff à^M^ffs fl«>9«>M<rfc0**. 

Juin 1711, o'^""' 



4ttSeintts if its htêux Arts, i oc> 

■„ Qii'il efl tiiflc que la mort cavicuCe 
„ fe J)àcc ainfi d'enlever ce qui a le plus 
„ de meiiiG \ Sur quoi Mr/^Muraroii ic- 
maïqueqac ccccefaçoa de parlei , quoî- 
4]u'uficccpatles Peces , ell profane ea foi 
& Gonciaicc à Ia Providence , qu'elle viest 
de l'aaûeane & impie opiaioa d'un Dieu 
nialfailaot & cDrieux de notie bonheui. 
V.Z pece d'Euphemius Se un de Tes fteies 
pocioicnt le nom d'Amphilochius : mais 
l'un & t'autfe font diniagiiez du celebcc 
Amphilochiui ILvfque de Cogny , d'Ico- 
nium , comme Mr. Mucuon le iqoqicc 
dans une note fur l'cpigramme vingt- 
flcnviiirae, 

Suila jKc. où Saint Gtegoice de Na- 
ïianze loue Ton frcce Saine Cefaiie d'une 
parfiicc coDBoilTance deioutcs les Sciences 
bumaincs , faos lien dite de la Théologie , 
Mr. Muiacori encre dans le fcniinienc de 
Bollandus , de Mrs. Dupinfic Ca*e , qui 
Eroycac oue lei dialogues imprimez Tous 
le nom de Saint Céfaiie ne font pas rcti- 
rabkmenc de lui ) & ccpcndanc il juge p»- 
3ablc le fentimcai: concraiic Toatcau pK 
Latnbecciui , puif^e jaini Gtegoiië dîc 
]ue fon frère a combattu pour la vecitf . 
Se eu des entretiens avec ploiieutt petfoa- 
3CS, non rculemeni judcsSc raiïbnnez, mais 
sieux Se vifs ; or c'cft le eacaftcrc de ces 
dialogues. BacoDÎus a dit que Saint Céfairc 
mourut à Nazianze fa patrie, BoUandus 
\ dit qu'il (Il iiKcmia où il moucuc : 1^^^ 



1070 Jiemoiret f6ar Vtîtfloire 
pigcamcnc 60'. apprend cjoc ce (bt in Bi" 
thynie , d'oi fon corps fiit yoné à N» 
zianze. 

Buonius , 8c aptes lui le P- Papcbrolc, 
ODcéctit que Saincc GargOQte fut maiiiei 
Vitalicn. L'épigtaiotnc 70^. faic connoittt 
qu'Alypius fui fon mari. 

Dans l'épigumme 8tt. Saint Grégoire 
appelle SainteNonncfa mère >«d j eenpt- 
trét k DfM,c'cft-à-Jire , fclon li teniac- 
^ue de Mr. Muracoii, qu'elle Te rangea par- 
biî les Diaconettes quand' fon maii Ai 
élevé à l'Epifcopac. 

Si Mr. Muracoii a été futpris qocBeTï- 
lege fuc IcCanon (=. des Apôcres ait mil 
Saine Gccgoiide NTazianze au nombre Jci 
Evéïjucs qui ont été matiez, on l'ed encore 
davantage de Je voit adopter ce patadoie. 
Toute fa pteuve eft , que Theofcbie danl 
le tîttc de répigramme 131'. eft apptllft ^ 
'/ceur deBaHle Ve Gi and , Se dans le corps fc 
'l'épigcanime fille de J'iiluftrc Emmelium, 
ou Emmèlie , & femme de Gtcgoitc le 1 
Grand ; d'où il conclut que Saint Giegoite 
de Nj^rfc étant fils (fEmmeltc Se fterede 
Saint Bafîlc , if n a pu époufet fa faut, & 
que Grégoire le Grand , dont elle a été b„ | 
.femme , n'cft pas un autre que ctlui ifc 
"Nazianze. Mais fans rapportet ici que dan* 
)ie pocmc fi détaillé de la »ie il n'y a pas na 
. [tait qui ait rapport à un mariage. Se qa'K^ 
^contraire il regarde en foi colnme un Mit' 
fccur de n'y avoîipoiat été cogagé iiP 



A 



'(■/ Sèîineet é" ^t' heaux Arts, 1071 
y tiwil^wt : il [\i&i de remcii^ dire 
répi^cammc \ii'. de ce recueil, 
1114 fA ♦lAwt w/»*Trlé(«T' àrûfiic BC 
la 115e- •>* f* C/jfrt iK«Airi ïtif 
irif «in'^if. î^ virginité m'a tmbM0 
g* ,dii l'enfuaee Dieu m'* *ppiUé tu 
. C'cft ainii que djus le poëme fuE 
lircm , il [apparie gue U chjftcté Se 
nperaoce lui apparuicnc ea looge, 
ifpitccent l'amautdelavcriu , fie qu'il 
voiia parciculiércmenc i la prenicFc 
:ftc Theofcbis , cpoufc de Saint Gre- 
deNylTcavaiitfonEpifcQpacpotccjuf- 
aclc titre de fille d'Emmeli;, ccanibcl- 
c de ccllc-U , & bcllc-iœut de k- 

^ a eu de la cootellaciaa couchanc 
Baille, petedc Saiat&arile leGiuid, 
lit , s'il a été £vèque i Polfcviaficle 
ibbeloot aflïîré , Me. Caie i'a nié, 
il efl décide pour rEpifcopac par l'é. 

cft nommée la mcre de trois illi;ftc4S 
ues,& la Femme 4'iia£rê^ae. ^■_^_ [^ 

. Trois DiffiTtMtîens. ^-..K^h 

I première, adice(r^e au P.de Mantfao- 
[taice d'un dcfutilic fcandaleuZjCoiirfe 
;[ les Conciles ont fait plulîeurs Cai- 
jlesPetcsfoitcmcnid^clamCjlMEnipe- 
I porté des loii.Soos le nom fpéci^m de 
ir^ Se d'afTidance matuelle ," de (rpcsA 



. 1071' Utmirts pôur l'Hifiaif^ 
de fcBUi , un Clerc ou un Moine pteaovt 
avec lui UQcâlIc, ou nae veuve, cooracié: 
i DicQ. Mi. Muraioci rcmonce jafqo'w 
tem» d'Hermas , pouc trouvée l'oiigiiK 
d'une famtliaiiié 11 dangcieufc -, & il <lit 
^ue TertuUien * en fa.it aufli mention. Cel- 
te indigne conduite o'ccoli pas ccnùai- 
Itient celle des Moines vtvans en Comna>^ 
c3uté,oudaQS ledcfetc, maisdcgcDsiiai 
couioienc ie monde , où ils ^loicuc mé- 
p ri fez. 

Les Agapes , fi ufitécs dans les piemi«1 
<emi du Chùftianirme , font le (ujct de 11 
féconde difTertacion , addrclTife à Mi.BdL* 
»in. C'étoient des repas ptépaces & ordon- 
nez pat la chanté , donc ils picnoîcni le 
nom. C'eJtuncchofeconnuë , qu a l'imi^ 
tation de la Cenc de jEius-CHRisr ,1« 
Chrétiens aH'eniblcz pour la celebiatioo de 
J'Euchariftie mangeoient enfcmble. Cette 
coûcumc abolie i! s'en inttoduiCc une an- 
tre , de faire des fcflins lc;our de la fclt 
des Maiiyts , & ils fuient auni nominn 
Agapes , [a joyefeinêlant aiulià ladévo- 
cion. Une Religion toujours ferete , ft 
jcatianc taus les plaifîrs , nianquoit d'at- 
uaits pour les Gentils Se éloignoit leur co» 
Terfîon : il fut donc jugé convenable à'aùt 
d'indulgence , 6c d'accordci quelque diveC' 
tiflunenc tempêté par la pieté -, ce qui 




U^mtnifdftiiMieArtt. 1079 
Gr^oii;eTluuuiiiitDrgé.S.CIit]r*' 
léduu à ne folGinnité de. S.Jw 
T, difoh 3A péa^e. „ yanlct-tout 
ingcr ! Voai Te ponrez £ure voit 
rJEelife éa Siiot Manyc Toai la 
an font la treille, 3c toi» doonet 
lécréuion ùat iaceitlTer roi 
icei. Le Martyr que voui uuea 
leTooffScçommeàvâcie nb]Q ; 
rndia dans le dcToÎT. Connue na 
lu un bon peic queîrouf rout pro^ 
pu les jeuK de lafoi.il aitcieia la 
on dn ni , il leinnclieta tout ci 
: coDtie la bienfîaace , Se oe tom 
la lien d'indéccnr. Saint Cicgoî* 
id * penncT la même chofe aiu( 
□aTcllement conTcrtii. 
ant ce <]tiî ti'avott ^té accord 
indefceadance , & éttùt fnjn i-de 
loOTenicDi, à caufe que I» leglet 
«rancc 0*7 écoient ns loajouif 
, liit lenandié peu a pcn 1 d'au* 
|u*il 7 paioiffoit qnelqne nflciQ- 
KlarupeifticiondeiPayen*, qgi 
lijoan pottoicDt dctrinet iîu 
tni , ft 7 maagetnenr , dans la 
biieplaifii aux mont. Qnoiqne 
Moife fc fui dei piemtcndJclaié 
te coScume , il en ittàx pounant 
iae;chofe à Milan jufciu'aii tems 
hatin *• , qai défendit de man- 
fifi.yi- i Cmt.mvMe.frimu» 



107X ii'moirti feur i'Jïîfiohe 

gcc dADS les Eglifes i l'occaCoa des fctclit^ 

ConEraiiics. 

Mr. Muivori addrcffe fa troilïémc iii- 
fenaiion à Mr. Fonraaini.. IL momie fu 
dÎTcrres auioiitez des Pcrcs Giccj, que i'u- 
loge a été ca Oiîenc d'enccuci 1k ïiieiH 
dans les Eglifesdcs Maicyrs ,13. conSui» 
ta leurs mérites faiTant fouhaùci de «po- 
léi aupici de leuis Reli<]iies. D'autKi la 
contraire , comnic Saine Eptueni , pu hu- 
auliié fc jugeant indignes de l'honant 
d'une relie répuliuie , n'en vouloienr rju'unc 
(ommaiic dajis le cimetière. 

Lcî loii Romaines , fouvcnt Ktioa- 
Tclléei , dcFeodoieDE abrolumcat d'cnic;- 
jcr, OQ brûlei le$ corps dans la ville. 11 y ctt 
K une de Tbeadofc pour la ville de Conf* ] 
(antinople l'aaj&i. Si elle c(l conçue ca 
ces termes *. „ Que tous les corps qui 
, „ font fur terre renfeimez dans des urnes > 
^, ou des bières roicnt ponez hors de la 
jj ville .... El enfin que pcrfonne ne pté- 
^ tende par une vaine fiibtilité éluder nàite 
„ Ordonnance , comme s'il croit loilîble 
,, d'cotcrret les corps dai^ les Eglifcs des 
„ Apôtres & des Martyrs ( qu'ils fçachent 
j, qu'il ne leur elt pas plus pcrais (]u'civ 
„ aucun autre endroit de la ville. Mr, Mti- 
ïacoti , aptes avoit bien con&deté 1= teste 
delà loi, juge qu'ellenedéfendlarépuliu- 
xe dans les Eglifcs, que pour l'cacciuteda 

* Coi.Thtodaf.iitftfulcbr.vUtMt. 
}ilb 171 1. 




ia SeÎMtst ^ iat htmx Âm. 1071 
fêole viilc lie Ci)nftani«>ple,,Ia lùr^ 
it libi^ dau Ici fanbougt & (oi- 
ic ^teuii. Gttilu ;^ diiTil y.Spgnde,' 
tnulis Ac le Pcre ThoBaOùi , ont iaom 
trop dYtenducàcene loi , en l'enfca- 
ntg«)G»IaneiudetDai.l'£iiipiw..Deiis 
ifoiuqucTheo<forecDappone Jbnt re- 
uqoablei. itw.« " ' " 



MlhêvuiÊiiiiMlmÊKk-.ihmkmi'/imSîti' 
9. , , âa <]ae la «ont pancxdwu fie U 
ville &ffeu IbacDiilei liommet qu'ibf. 



foDc moncli , ft qu'ils laiffenc un nui-* 
foDS des kabicanf l'cTpace libie fc fan» 
[onTéuatioa. Les repoIciucsSclctciine* 
ICI pofez le long des chcnuos lapic* 
ienc Im paâaiu au faOTCDic de letu coi>< 
ionmoitclle ,0[ d'ailtcaïf , comme Ict 
ai dchiiin à U fipaltuc éraieai lepo- 
t faims & confacm , ils anioient eaÂax- 
îi la ville. Idi. Mgiarari conjeâoïc 
'il ËludioÎE Itie fadtâttm , m lien de 
iSiutn» i ceqni ^oifieroit , qaeTheo. 
Te anioit Toolu piereair la cotiuptioe de 

Lojiùi fm le Concile de Biagac nppoi- 
on dccietdaPapePcUgel Kconucl'ii- 
;e d'eDcenet dans le»Eglifcs. Mi. Minft* 
:i te qioiifuppafé , paiTque Sùmfitc- 
ise le Grand luccc^i de Pelage. 1 1. ne 
EippiouTC pas le mênieiifige, Eienlîdte 
moucre qn'il.a été commnniRonie Al 
DS l'Italie, coOttcnc, cnA&ique & en 
fmn 171a.. &&V:uî>>~' 



■(07* iftmtitli pMét l'Hifioir*- 

tiiiice ; quelquefois tefttcmc à ccitaia» 
pcifoDDCs , comme aux Ptêcrcs , fit à iIcs 
Laïques d'une vertu diftingucc i quelque- 
Idîs défendu abfolDineDc. 

Litfrts de li/mm £-Vf fw ir Ctfirti. 

Jiiaas &t un desPi^laci unis i Siitit 
Cyrille contre Neftociui , & un des £*f- 
^Bcsdépucezpai le Concile d'Ephefe <tcis; 
l'Empeicnt Théodore IL Le P. Lugai & 
Mr, Baluseoni fait imptimei udg leiue que 
Jean d'Antioche lai écrivir , mais Mr. M<b 
ratori efl le piemiei à donnée quelquecbo- 
je de Fittnus : ce fonr quarante eini] IcKiff^ 
ctegaucca , courtci , Â qui ne tiaitcm de 
nulle affaire, ni EccléJuftiqoc , atciiilc,. 
cllci conJillenc en de puK complimcut & ta, 
des recommandations. L'Editeur lesati- 
ices d'un. ancien manorciit de la Biblioche- 
quc Ambroiicnne. Ses cotes ne voncguercE 
^u'à chctcfacT avec quelles pcifonacs Fir- 
mus a été en commerce de Ictrics. Par 
exemple , i] y en adcDzàLaufux ^ Bf Mr> 
Muiatori ctoir que c'cft ]e même à qui 
Palladc a dcdif fon biAoire de [a Tie des. 
Solicaites : il y eu a. deux aunes à ua Eve". 
que nommé Acace, &Mr^Mucuori croit 
gue c'cft Acace de Meliiiue ^ ihmi pa» Aca- 
ce de fieiéc.ou quelqu'aurK du, mcme 
nom, qui en ce tenu là fui coamuia à £Ilu^ 
£euts Eréques^ 



i 




its Seittteti Ô'dei Beiuix Arti. 1^77 
Lttirti dt^t^ien l'Afi^M. 

Le P. Fei3a U Mr. Spanheim ont eâ 
connoiïTanfc d'une panie de la picinicre 
dcccsiecries , & lui ont donné place dans 
le [ccucïl <^u'ils onc fait des ourrages de 
l'Empeieur Julien. Il demande à la ville 
d'Alexandiie un Obélifque que Conflan- 
lius avoic eâ defTein de faite Eranfportec 
à Conlïantinople. Comme cet C%é lift] ue 
était rcn»eifÉ, Julien di[, „ Qu'ayant appti* 
,, que des Therapeu[cs dorment dcffus, ce 
„ iuieftuncfoneiaifondelc taire enlevet 
„ i caufc d'aoe celfe Aipciftirion i d'aotaiit 
„ plu) que ceuxqui vo7ent une telle Tapeif-' 
„ iiti(H),ronipoitezàpeDf«in^des£>Kiix, 
Qui font ce»Titerapeuns, le pat quelle fu- 
peinition Touloiem-ill doimbfui l'Obéiif- 
que > Mr. Muiaioriduu&notencdcciile- 
nea ; 8c il demcDie ouffi faniproiieacer fm 
le ChtiftiaM&iK, on le Judjulmc des Tàc- 
r^cutei doBi parle Ptulon.- 

La dci»iém< letica de Julien dt poui 
ifptimer Icï acclamationt dan Us tem- 
plei. La tioificmc à^uo maÙM» Peiecte 
qui l'avoicma! repréfenié dans ub pontaii. 
la quaniéme à. Atfaae» , qu'il nomme Sft- 
tiape d'Arménie, U aqqnel il comnMtide 
STGc hauceat de joindre fêf ttoapes aux' 
AennespautlagDetKdePtire. £n lui fai" 
fant mime des rcpiQclicsinjarieiiXiil'^td»' 
foîmânKunfuipcibeélsge, fâglanficdc: 



I 



«378 Aftwio'Vï* pnir ff^fitht ■ 
èaa apoftafic , Si outrage Conftantius. 
décomeiic de cette Icttic cft Sautait plu 
cltimcr, (jucSozaiiieiieeafaic memioa, 

(tttrt Mtrtbutem'Papi JuUt. avet nsf 
dijfertiuîonfur U mime Ititpt. 

Cette leitce efl: emicrcmCDc confbtm^ . 
ilierciie de Diofcow: , dont les Cophtcj.lcs | 
facobiics Si les AiménienE foac encoïc ut- 
fcâcz. RecoanoKie deux iiacutei en JesVI- 
C H K I s I , c'efl , Tclon l'Auccuc de la !«• 
■te , le d^ciaicE feâateuT de Paul de San»- 
£trc ) c'efl) diviféc le fils de Dieu defceadii 
Ai Ciel y du fiJs de rhommc ac de U Vier- 
ge , & fe voit obligâ de poitei eouics Ces 
«loiationi à celui- U , SC de les igÛiIci i 
celui-ci. Comme de l'amc ti. du coipi il ne 
léfulce eu uous qu'Uue feule uaïuie , aiulî , 
dit-il , en Jesus-Chiusx ladiviaicé Se U 
chaii fuiu unies eu une Icule nature. 11 
coac!iucadUâ(K<)ue pouivû.' qu'on avoue 
l'union da la divinité & delà cîiair, con- 
ftlTant quelefilsdeDieaeftfili del'hosir 
me , de que le fil» de l'iiomnie cft fiU de 
Dieu ^ leicAc d'cA quequcAîon de nota s 
4uis il veut qu'où l'ca tienne k une feule 
natore^ 

GennadMiidiBde cette Icttce , fait qu'-ît 
l'ait vue, ou qu'il ae l'ait pas vôë , que 
d'afaoïdjelleiémbla bonne iiepitmei Nef- 
t9iius t. mais qu'elle k itouva uuiHble. 
SDând Eutichci luiYiaE&comn)eafaàiJ* 



dis Sihncis & dis hnux Arts, 107» 
pandr: fon heiefie. On « fçait pas ncagr 
moinsquc le» Cacholiqucs l'aycnt appcou* 
T^c co aucun Ecn^t , Se s'enToicnt jamais 
fcrvi ': car le fragment d'uDc Icccic A\t l'ape 
Jule I. cicécDlapceinicreaâiDfi du Con- 
cile d'Epbefe, n'eft pas piii de celle-ci écri- 
te 3 Dcnys , mais d'uQC autre à Dccius, 
^uc Facundiis appelle Piofdoctas. Q^iand 
les Acéphales précendirent tiiec 'avantage 
de ta letiie qai eft en qaefiion , les Ca- 
iholiqun l'accu feicat de fuppoiîtioD, com- 
me nou! l'apprennent Leonttus " , Hypa- 
litis £Têquc d'ËpKefc *" , le Pièite Anaf- 
tafe c , Ealogius Patriarche d'Alexandrie d, 
Lcooiius rc)c[[e la fappoâtion fur Apolli- 
naire , & Mr. Muraroti croit «□ donnée de 
bonnes preuves , par les rapports qu'il re- 
marque de pluiîcuis points de cecce icccre 
avec les erreurs de cet hérétique , que 
Saint Grégoire de NyfTe combat dani uq 
t;rai[é faic coatte lui , U que Mr. Zacagat 
a depuis peu mis au four. La principale 
can*eriaacecaaliâeeB4C9Mil'AMisu<lel* 
leirie oe parieqaedu corps &. de la duit jle 
Jeitr-eChuit yjùiÙB de <£>& lEMcadenent 
<C' de là roloui. ■■'■ ---a •■•'.■ 

wrimUt, * IttZtltg. *^fiU Bkttfted. 
»}o. -,. . ■ ...» 



jBb.^ . 



teîa ittmeires ptur tlë^oire- ■ 

Art I CLE XCIL, 

ORATIO HABITA A- SANCTISSIMOi 
Domino Clcmcote XL Pctmif. Ma», ad 
Cardinales , Romx > feiîâ quaitâ , &<t 
«. Maicii 1711.. 

V£H£Bt-BItES ÎRATREÎ. 



NO» »dhHe exariurant lucrymt. , î^(it^l^ 
Callia Dtlphlimm fHum , Chrîfiimif- 
fimi Régis fin um-, iawaturâ morU fi^U- 
non , eîafifp atiao dej!ev*r«e , cum aIïâ , <^' 
futi "fptTÎori aceipt» rlade , qusfi rifiifiâ' 
pavi^ml -vulntris ticMrict , non tmn i»" 
t/Hm fufcSftrt dthttm , qttàm frifiàmn* 
vehimtMiUs cmcintutre nuftTTÏmè eoaâii 
fuir. EreftBjîbi , rrtfti Ecch/in , erefte ir- 
fhedcxA Rfllgien! aih Delphîno , txtiuBi 
iwi» 'iu pidtm. dtceJfoTii fm pimigtJiitt , 
'Bitgts ntfBte incljta, ntttmdo magne /pei^ 
Jfd mugnt ]'m é" '""f"'"' "vtriuth Frincipti ■ 
itoMimi bmrmaemmmmvoet Uuidarifiiîiô. 
Jttetffii ad iMit! cunmlitm tnxrarit , -tpitt 
êtdtm elxA fimtt» lêBij^md tjiu cmi^g*^, 
nannlji Mate fix diii dtmertMÂ , date^tufat 
hAC nobij pKidi humami csdutitatit t»tm- 
pie, iMffMfum prtlutrinit fttaioJ^âMemlum 
»feri^mt enùmitiUH. 

Oum itsqiu allMum »i- mt hae ^r* ' 
trlfiî0mum nitntîum , nmfin* maxim f»' 
terni cordis nofiri atoaritiêdinf , vtl^' htdîi- 
cammtinie»mm , n^i ftff {W mÂi^mHt 2*^ 




DM lu» , m» fUdâm tmiiu- gnaif 
ni y fia v*rtùs mîVÊFfÀ CIwifiiMntt 

•imtif», fntdtmît , ^*iàt» , i^ri- 

'' te Ecf Ufi»m eûli» , jUiaGfui m 
iStmfmtm Mrvmttià fimUt^* 

miniis pmitn» rmlmù éuhimr-i. 
HtêCMjttimé aimitàiitmx*mm', 
dit- , »rmiK>^HiifiifieT»timibtHf. 
timt ntîmerr ttrrinitm abfiullt rt- 
xUfi»t»mfér»r*f»tMg»tims. idptr^ 
astim Mf ii£ert hsSinbi »m)u<- 
us, érvet uni neblftum prtfe^ui- 
itmm ; hte ipfmijiu ttmfenpubli' 
Mtififhmifirojkeflio rxtflttii finttt 
'îmiiftndJifitemnlrifMpt^fHr!. ■ 

inttriM f*r qu»m Ktgit regntml- 
tfy*gem i t y ,'ftt»d -^tiddaltrU If' 

ttfmJik lûtegr»f!vMl^iiêfituBi^ 
t^H é" tneelum*m Ji/vrt Chrifii*- 

Kfgtm, qiutndiù R*giiii puer nt- 
ftim* »h n tdutMidiû dtfiinBifàr^ 
Um *x*pMVtfit, 4nmt neetS*riti 
> rttfrtft tfi 000 , ^A-fM» mikiu- 
fMMM oWbV iMtrymai fejjit Ml^rr- 
hMi timdtm fiffMMltrt, utffifiH- 
ifUni înfiinêHMtXtitlSi i<tm^ 



DIS COVRS PKChNONCB! PAR 
Nifrê Saint Pn& U Pafê CUmmi XL li 
Mercfêdy I^^ Mars 17x1* 

VEMIX.ABIBS FUERSSr 

LA iraoce plcutoh encore.fbn DaupCn 
fils dtt Koi crâs-Cbcéci«n , enlevé de ce 
monde à la âeui de fba âge il n'y 4 p4S ua 
an » lors qu'une féconde Se plus énfiUe 
playe a comme r^ouvecc la première , & 
n'en a pas tant renouYellé , oue continué & 
accru la douleai. Coup fatal, playe égale- 
ment funefte â la France, â Tlglife^ à tou- 
te la Religion , à qui Tient d*^êcte encore 
tout recemotenit lavi un autre Dauphin» fils 
aîné du dernier mort , iUuftre petit- fils du 
Roi y ôc Prince non feulement d*uae gtande 
cfperance , mais d'une rertu digne déjà 
pat fa matutké des applaudiflement 6c des 
éloges que tous les gens de bien lui ont 
donnez* 

. Pour comble d^affliâion la mort d'une 
époufe diâinguéc n'ayant précédé que de 
lui jours celle de feo époux , ils ont fcrvi 
tous deux d^czei|iplc illuilre de U fragilité 
des grandeurs humaines,& donné dans une 
même pompe funèbre le fpeâacle le plus 
louchant de le plus trifte qui fc fcfrapcttl- 
erre jamais» 

Ain(i y à prefèot que dans une fenfible 
amertume de nôtre ccbmi patctael nous YOttS 




Ai Sciences é^du h'*UK Arts. ioS"j; 
Ciirans paie de cctcc affligeante nouvelle . 
nous ne doucaoï pis qu'elle ac f^fle uae: 
vive impteffioa fut voui, & qu'elle n'y exci- 
te une douleur égale à la pence que &ii , noit 
pas un Royaume l'eu Icmc ut ,ou une naiion 
patciculietc ^mais tout le monde Chiéiico^ ' 
par la mort d'uo l'tincc finguiiciemcai le- 
commondable par fateligion, Ta pieic , Ç\ 
£igcflé y Ta capacité, fa giandcur <l'amc >. 
& plus eucuce pat Ton fiUellc ariachemcnt 
àrEglifc, fon rerpea cendre tt filiatpour 
nôite Saine Siège. 

. C'cft doitcanianc parus Kteai Je juflice,. 
' ^c de cluiité Cluéficntie^ que nous dev^DS 
•fTtii ao« racriScesâc nos vœui.afin de f^ie 
Kgocr Âia% le cid , celui (|ue la mort vicnc 
d'cmpêchet de ïc^cE fui la terre J>(oui nou» 
fcninKs àiya, acquittez en paiciculiet de ce 
decois , & notts fouliùcons ibitencQC ijue 
TOUS TOui ta acquittiez de lafrac y ïvaoc 

Ïic Dout le faJfioni toiu enfemblc par un 
tïice public & felenatl qui le icia dans 
nôtre chapelle Poncificale , au jour qu'oit 
aura maïqus pour celi,.8ïd<Mic ;,'wtai roiii< 
^ue Toui Toycz aveicis. 

FtionscependaDE luiaibleiimt celui- qui 
iù\ rcgaet Ics&oif^ue pour Ic/bnlageniciiii 
de la uouIeue publique , ilcanfciTC le Roi 
ti^.CWtieadaac une faine ac longue TÏcil* 
fcf&, fur^a'i ce que le jcOfieDuipBu^. élevé 
encore pat un II grand maître, ait égalé le» 
vernu,& fiiiDaffé lei anoéet de foo pete. Cac 
Itftuletlwrec^abic d'cffa^ct wu laiau» 



1^4^ Mmtltrfffour tOlfiorre 
aree celles de ta FTaBce,& de nou» eenftldr 
cofijt de Is perte que Dous£ûfon8> c*eft ref- 
perance de rrouTec qaelqae jour, de de vok 
levivie le père, dans un nls formé de lam^. 
me maia de fuc le même modèle que luir 

) Article XCIII. 

C A SAUMON I AN A , S IVE I S A A C I 
Caufauboni varia &c. C'eft-à-dire» Bk 
verfis ffnféis mrfflixions dl/dsc Csput^ 
hcn y tottchmtt qmlques Atêtnirsé^ftul^ 
fues livres , ^liptes endroits dt fEm» 
ffirty l» crittfue > tlnfiehe EseUJlufiiftie^ 
0Vie dês renn^ques qui nom fs^s encon 
fétmfiirl&9^ AmuUetEccUfiaJHq$ies do Bth 
romtàs.Lo tout tiré de U hàliothoque dit 
BodUifur^êsn-C/m/iofle Wolfiu^Frofof- 
fn» extraordinaire de fhilcfiphie dont 
i'VniverJhédo i/y^itemborg , qm a njouti 
deux lettres de Cêfrsdfon , C* det notes 
Jur fis refiexionr^ér une préface fur les 
livres en Ana^ A Hambourg^ aux frais de 
Chrécica Libezeic , & de l'Imprimerie 
de Pfailippe^LoQÏs Scromer 17x0. Jm 80;* 
f^ges S4'potér la fréfaee , é" y^^pturle 
refie d$i livret 

SI ce qui paroit ici cG: tout ce qui refte 
de meilleur dans plufieurs volumes dcf- 
recucïJsv àt Cafaubon , il four dire qu'ite 
peuveoc demeurer où ils font , fans que Tu* 
lilité publique en fouffic. Qiieces iccQcïl» 
Juin 121x4. 




ftilWii iiJfiii t coBOf Mr.- Volfios les 
■fpilki, c*ift i pcB-fià , coguM li lampe 

: QatUftKlAxct OifiatmTmê poag 
ID Dm qnilqiie diofe de profitable i noK 
Lcftewt y 8ioa D'cMetqnc; pft lèdéteE> 

■ÙDtt&na^ Oa « iadeaKMi.diic yie 
CoÛwboB pco* Tas jagcncm &r ptu Je 11- 

InncaE caunaci acBena&Lct Hucoque^ 
OecoUmpaJe , MeUnchtoB jCtmeTariut , 
Bezc, Viukcr , lUyaold , font k fea gré 
4c&£ciiMta& IoIhIc» , ffana* » Mipiiant 
1* pieté. Oiaïu. le» ouuage» dei Cuboli- 

SM » tell ^e Banaini , Sixte de Sâeoe ^ 
liEcmj.GÎKfti .SiapletOD, ce fine pn- 
setiaeiMiUilcKnlei,,)Dipîan»>cili MO: 
eu même* iet fariet» ft du fceleuif . 

Comme en Ik toaifitBùoa. ie m M&- 
aoiic» on peut & nopofit pou exemple 
bbibliodueqiiedeniontWi^mkae Joie pas 
ffOMOie ce qn'te dk Caoabon^^ JcAii» 
^fuipiiçkdit-iLf i]a'iia fihabile homme ail 
^négligj l'oidict CaroatieqH'iliiediaia- 
^„guc pu les Aitwuta, flE qu'il Ui coolbnct 
^ea un Ctol ^ qu'il m£le ceux lyii oai iiai- 
„.xà d'Aita tiîs-dâ&iens K de divccbs 
„,ScicncM , Bc qjD'catie Id Hiftouens it 
j,, ik'ab£éive point 1a Cille dei cemi , qu'jt 
f^trC'il dep]iii,£traiige ^qnede le voit cou. 
iiPetScmeicie ea dct endcoi» 12paicz Icc 
y p4nîet,4'uaiscaut Awcui ». comoK d'i^^ 



» 



loS^ hiimêlfis fûHf rui/tùiré 
^, lieo, dePhiioçon, de de quelques* aoittf» 
,^ Il fembie qu'a mcfate que. les I^tics lai 
^ comboicnc foos la main » iHtesiératoUf 
^y 9c eu faifoic Tes extraits y où il s*^radie 
,', de rapporcicf des chofes ea des termes 
,) propres & avec élegaace.lt a encore itoâ* 
,y cume d'ajouter ce qu'il pcnfe de la manie* 
,, re d'écrire & du caraâere parciculitr 
,ydes Anteors ; c'cft principakmcne ea 
,^ quoi il cft «ftrmable , n'y ayant paf 
jy peu de profit a faire , en comparanr Ibo 
,, |ugement fur tes Autenis ^ avec celni de 
yy Denys d'Halicarnafle & des ancres. Ce 
tt'eft pas néanmoins fui le chapicse de la 
cticique qu'il eft couc à fait pcmMS-djuntret 
Phociuf : ce Icsou à la vérité bien mericct 
de nos Leâeucs i qot ron annonce ks li- 
bres f mais pont les Auteurs ^ 

Co»cêébtitr in ittùt y 
^jjfêfftm Fldmini4 UgUwr cinss éitftiâ 
tifut. 

Mr. Volfios s*eft donné la peine de ttret 
«le ces créfors de Cafaubon divcries fones 
de tours de foopleiTe donc les Anciens ont 
faic mention y comme de marcher conrso 
les murailles > danfer fur la corde , fautot 
fur les coics,& chofes fcmblables.il en a en» 
core tiré les noms propres du cris des ani- 
maux , & du chant des oifeaux. 

Après cela vient un choix de piufieuif 
temarques de Cafaubon lut fiellarmin» 
«|ui ne valent pas la pcioc d'écrc relevées ^ 

Ja/oz/xii. .-M 



\ 



\ 




âtiScît?Utté'dts heanxj^ts, toS7 
BOo plùf (]ue d'antres, fiir [es douze (omet 
dcsAiuialesdefiaronius.il en a de Gi.im- 
naticilcs fur Polybc , quelques-unes fur it 
tcxce Gicc de l'Ecticurc , & eafin fur l'afË- 
■îté de la langue Puaicjuc avec t'Hcbicu. 

Cafaubon [ouche legeremenc quelques 
f oJDcs (te controvcrfe , de la Fiimaucé de 
Saint Pierie , de l'EuchaiiAie , du culte de» 
kia^es , du célibar des Evêques. Lui qui 
& dcclaïc &hautcmeii{ eaocn» de l'aucomé 
4a Pape , eft pouTcanr fbtcc' de lecoDaoîcie 
celle d« Saint Pierre ; fit ii &'cd cipiime 
aînfi. „ Saint Cypricn 8c Saint Jérôme di- 
„feot fouvenc que lïglifc eâfbndéefur 
„ Saiai Pierre. Batonius rappoice tes pa> 
„ tolcïdeptefqoetouslcs Ptres.qui s'c». 
„ pliqueot àc la roÈme manietti St cettai* 
^ nemcnr uncon&ntsmenc fi univcrfet , 8c 
„ les ptomefTes de Jesu» Chuist fi fou- 
j, vent tcïiet^es à Saint Pieiic eu paxticu- 
„ tiu , lune voit que Saint Pierre a reçui 
„ quelque piétogative d'honneur au detius 
„desautiesApwtes, Or cette prêtogafirc 
a'hotiDeiirquelle cft-etle , finonqu'it elk 
b pktiefbr laquelle fEglifè eft fondée^ 
. Toucbaot'l'Ëucliariftic il dk. „ Il eft 
i,ti(K(HK,queleidéfcnrcars deUdoâii- 
^ ne de-noi Eglifca , fé iaiSciK emponec 
i, pu an efpiit de cooteatioa à parler peu 
^ jigQenieat du irâf-facté Myftere. II n'en 
^ eftpai de mtme des Perei. Saint Chty^ 
^Jbftome l'appelle ïiyfnê trii - itrriU» 
^é^ v«MmiU«;ildiB ^ dMt U CaUf 



»oS8 Memalttt paur l'HîJhifé ' 

„ »fi It mim» fang qiti 4 coûté dm cité i t 
j^-^aycL ce qu'il ajoute au me me endroit, 
,fc que je crois âne véritable. Saint 
„ ChtyfQftomc dit encoie, non feolemeoc 
,, après la confccraiion , mats après U pai- 
„rtcipacioa : V»mi »v»j, frli U païo Jt 
„ vie (^ VMii f»itis dts aSims de furt. 
,,Il l'appelle Jésus Chkist même ; ei- 
„pie(Iïoa que je dc crois pas defoirêrce 
„ reptife ni t e jette c. Et eo cote : Vmlevrti 
,,fi ftni Mi-utrtti fim donner tntrét i Jt- 
y, fus-Chrift. Erputs : Voh$ »-ue^Tif»Ji^ 
fj/uf-Cirift, Cafaubon faic apperccToii, 
^a'tl rcDtoii tjuc cette difFeteace de lan- 
gage cntrt les Fcrcs Ec les Ptoteltaos coo- 
Taiaquoit ecui-ci de s'être éloignez du 
featimeni des premiers. LcfijacU at'il 
fiii«is? 

La préface Je Mr. Wolfius [ui fera ptu* 
â'hoQQCiti que fa coHeâian des C»fauk»- 
mltm». Elle eft écrire, & dcftinéc à faite 
l'hiftoire des livics dont le tîne finit ta 
^DA Si cette ceimitiarfoo eft BonvcUerl* 
cbofc eft ancieane ; & que (ôdc - ce Ici 
beaux livres de Xenopbcm iiKÎralez dei' 
iiuSc dcsftni mémorables de 5aciué, 
Se lesdiaEogiKt de Platon, fiaoo des Se 
fnsfùNU ; Il en eft de même des apophieg- 
mes des Phîlofbphct Se des Sages ,K- 
CBcïlIit par Diogene de Laërce 8c pat Pis- ' 
larquc , des fentcDCn de P7th:^OTe K 
dlpidete. Pac la mente raifon les outn- 
£C9 d'ArhcDéc, deScObée , & de caatù: 
3m» i-jiu 




ils Seiijues (§■ des henHX Art;, lot^ 

Rei Auceu» , augmeaceroni te nombre des 
Jta* i auic]ucls Me. WolHus ajoute auHî 
les mcmoircsde Marc Ancoaiii avec cous 
les failcu» de icflcxions. 

Les boai mocs de Ciceron l^ifoieni iiois 
livrts. „ Qjii (juc ce (bit , dit QiiÎDtiliea , 
„ ^ai les aie lamalTcz , foii Sextas (oa fils, 
„ ou Tiron Ton affranchi , oa un autre , il 
„rcroic à fouhaiicr pour l'hoancur de 
„ Ciceron , que le piincipal loin cm ccé 
„ de Ict choiiii , Si non pas de les multi- 

Les Hcbreuz ont aulTi des recueils de 
fcDieoccs de kui$Anciciis& dclcucsDoc- 
teuis , Si la Gcmaïc n'cft prerquc auitc cho- . 
ie. Les Orientaux ont tes leurs. Mt.GaU 
land en a donné un en François , & la 
bibliothèque oiieniale d'Hêibclot en eft 
remplie. 

Lutb'et rient ici fa place arce kl béant 
difcoon de table , qni de f arcu de Mr. 
Volfiutont fait toit i fa [Caution daoc 
l'eCotit det Catholiques tiiniu dite daos 
l'elptic de Gcox qui ont de la uifoa & quct; 
que pudeur. 

Et£a Ici Smffgirtmm panueu les pte-~ 
ffiic», areccetlifcen jAm taoc imité w* 
la filite. Ftaa{oitremiiûea,8t JeanVal^ 
Ikai , loot deuK attachez à la peilônnede 
Scaliger , rccucïUoiem ce qu'ils lui eoteii> 
d»ieac dire , & le nettoient pai içnc* 
VatTaut B'itoic eotri don* la nmiliatité 
4e 5cali^ ii)(i'ifrit VotonieS',- outtft» 



rc99 ^Hiemlrts fcur VSîficirê 
(apicts furcBC publiez les prcaiicrs:IIe8 
avcMC laie pccfeac à Mr. Kcliott , <}oiic U 
lêcoic paieac, ^Voffittsea «ne ime copie, 
fuE laquelle Wicforcles ficimprimei: ala 
i^aye en ié^^« Mi. Sigooe. Doâeuc en 
Dtoic à Poicieis , ay aac rccouYié les psr 
piers de VetcuBieu qui avoir exercé la 
Médecine en la même ville ^ penCi à les 
faire paroîcre , À ckargea T^uiego/ le 
Febvre du foin de l'édirion <^ui fe & 
4'GroMQgue en 1669. avec le rîrre de 
Frintit Sci^UgeruuM^ A la vue de ces 5r4« 
4igerîana bien des gens s^iaiaginetenc 
qu'ils n'avoicnr écéaia£ cépandos dans le 
monde , qu^à deflein de décrier Scaliger : 
aa moins il n'y eur perfoiMte qui n*en ju- 
geât» comme Quincilieo avoir fatc- du re- 
-C^eïl des bons mors de Ciceron, 

Vinrenr enfuire les Perromana , (c une 
^ule d*aurres, jafqu'aux ArUquînùmky les 
.plus fades de rous les Ana. Les AUbmiU' 
pa paflienr pour 1 es mieux choifis^ 

A s'en reoir â la première oorloo des 
Am$ y ils doivenr érce recueillis des en- 
treriens i 8c cela même fufSr prefqac a les 
décrier » puisque cous les maux qu*oa re« 
proche à la langue, doivent s'y rencoorreri 
Jegerecé , précipitation » manque d*eza6ki- 
cude , inutilitez, médifancc, Ôc fouvenr ca- 
lomnie, La plume C&. plus circoofpeâe i 
& par cooféquent les tertres font d aucanc 
préférables à cous ces >if»is ^ quecequieft 
■4»cnfé, Teft à qe qui eft cmnoie jené OU 
Jiasard ic ûms céflexioa*' 



^de5 ScUnci: é» des beaux Arts, i r^ o t 

Les ChevTMns font d'une autre cfpc- 
ce , & des traites compofcz s de ces C«* 
fimbomsm» fonc des temac^ues échecs 8c 
laillces par Cafaybon. 

Mr. Wolfitts, dans les notes <{Q*iI a ajoa* 
tées , fait voir «ne graade cooaoiffancc 
des liftes fie uae graade Icânce. On fe 
coQcentera d*eii lapporcec oq féal endroit , 
<fBd regarde parcicaiierement Cafaubon. 
£n parlant de larepatatton ope fe fitC^- 
faatK>n par fa tradadion de Polybe, il die 
fMgê 17) . „ Qaelques • uns penfoient qu*ii 
,) eût mieux But de ne point toucher aux 
>i qaeftions Théologiques ,^ fur tout de 
f^nc s'engager pas a écrire contre Baio- 
„ nias $ mais de s'appliquer i éclaircir Po- 
,, lybe Se les autres Auteurs profanes. Ccft 
), ainfi qu*en écrie Robert Schetldere dans 
I) le finement d'une lettre que Colomiez 
li a inféré dans (es lettres choifies; Certain 

» &t^ fétiMm^ dê% LiHns » $"U mvk 

I) liger dans les SeêligmMM en parle de 
;,m£ne : Ct^fmàm ftni'ipfkê far Htf^ 






• * . 



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i«'>|iCax7it 







> Ai 'ft T -1 tr. b«: - XGf V« ' 

^wmm dMs ftmfmt b tm 4$4lHil». 



II 



Vilaâs leoâbe deMouIiiif qoJiifMa»» 
£iUet ^m iiicpnfatt Cm kftiMJwtiiriHi 
A'habiHgj ge^t wc publié^ mfrh fi l M i 
0> mAdailfe GAIUENA âUGUlT4 
«ft une fcààaami coac^ft i ^n i fWr 
Oailteo, JefoBi JrttfommioiqMW An» 
âtfoÉy fttifirae fMt teioàhaittii ^ie dTattf 
caû ifMt ▼olbiidecf :, qciB bftlpiaii'oBl 
point eii£ere tû le jonc ^ #a ' <fai moins nç 
le croarenc point dans âacoa recoeil de 
médailles. Mats pour les receroîi plm 
agcéablèmenc y Je voadcois^ bien mic voss 
ne fuflîes point fi ibrt ^ r&reaa de cetcç 
penfée » qu'il n*/ a «en que de^iiSncnx 
dans les médailles R^omaines » Se qoe yir 
mais il ne s*ye(l'glitfé de oùHecie. ^ 

Car après tour , Monfienr » (es Romaûif 
n'ont pas tant épargné leits s fifupefcuts ^ 
non (eulemeot dans leurs écrits .pai;àaM' 
liers , mais aufli dans des aâtons pu- 
bliques. On (cait ce que les fbldats de 
Jnies Céiàc chaate{çat* dans foo triom- 
phe : on ne pardonna pas â Augoftete 
mariage arec «ne femme ciKCÎiice de &K 



I 




Étsifitiun&iUttkMaxjirti. 109} 

noif , ai-i VefMliu i«n ararice , nia 
Jalicn l'Apoftat & longue baibs. GatticH 
ronlu •Kiompliar fom ks riâoiiï* é'O- 
deiut., ti'fcaE-il fti iemiumu plailâu 



c Polè qn'oa 'maoti en ttionpfae lenc 
cguddfoM le oQBjpoot Tok , dUôient- 
il> , £ Valcnen n'étsU point pami eux, 
comme fou Topradia à Gallim ~ 
pendant 'M'il.fintailbii de &nx cape 



[ TOpradia à Gallien qnc 
t'M'il.fintailbii de tua captin» 
M MMUsAmMc fÔR père dani na 



véritable etclntgo. SouTcnez --^ovs en- 
core dc«eSeaaccur,quien>plâaScnatdfa 
ialijlwr ^nemeat CaracaUa de ce qu'il 
avoil né fin 'acre Geca i car Cata»l« 
ayant eu qnelqact arancagei fur de» pen- 
plei batbacei , ta pl&part dec Scnatevu ^ 
conrpiiecent à lai donnée le farnom de ' 
GsuBaaiqne , de Saimatïque , de Patthi- 
qae , d'Aiabiijae i 8c C. Pertinax tjoata 
qu'il fallott encore appc [lu ccMaceGe- 
rique. Il t& certain ^c ce Senatenc voa* 
loit Kpiochcr à L'Etnpcrenr qn'il aroit toé 
Ciuellemear Geta , pldtAt que de Ini faiie 
faonacut delà défaite dn Gctes , ondef 
Gots. Oi fi on n'eut point appetçil la Ba- 
iicc de Feninaz , & qu'oa ent îrapé du 
medaillet 4Tec cctie lafcripeioD, îÀainiî* 
mu, Qtntmtiem, 'SammtkifMs ^^mthi- 
fiu t AtiUtia , "O^etu^. «et médailles 
a'Mmicnc pas été toutes IMeurci , tt cllet 
antdicnt KnfiEtaÉ use nillehe fanglante, 
fam 171Ï. CCc 



xop4 Mémoires pour tHifioirê 

Qiii nous a die qu'il n'y en a pas plu£curs 

de cecce cfpece ? 

Pour TOQs dire naïremenc ma penfiSe ^ 
îe ne fçai (i nous ne prenons pas quelque- 
fois un peu trop bonnement, ces grands 
oopis que nous liions fur l'es médailles 
Je quelques Empereurs , qui les avoieoc 
;nial méritez^ Nous croyons que ce (bot 
des flateries , & ce pourroic bien erre des 
reproches i ou de fines railleries. Commo- 
de eft nommé Germanique , lui qui n'ofa 
pourfuirre les vidoircs que ton pefe avoic 
nanporcées fur les Germains , mais qui 
ceYÎnc précipitamment iRome fe plonger 
dans les délices. Bien des gens ne tî- 
lent fa lâcheté qu'avec indignation } n*c- 
' coic-ce pas li une grande diipofition d'cC^ 
prie i lui donner le furnom de Germani- 
que , pour lui faire un reproche , plûcôc 
que pour le flacer ? N'en pourroit - on pas 
autant penfer de Domirien & de quelques 
'autres 2 Mais que dire de tant de medail- 
lefde BaUfimêsSc dc^ppienus^ dont la 
légende cft AMOR MVTWS AVGG. 
CARITAS MVTVA AVGG, CONCOR- 
DÎA AVGG. f IDES MVTVA AVGG î 
Si ces Princes àvoient régné dans une 
grande union» il n'y auroitfpasde doure 
qu'on ^f>e loiiât leur bonne intelligences 
mais i'hiftoire.nous apprenant qu'ils ne 
forent /amais bien d'accord, que Balbin mé- 
prvfoit le peu de naiilànce de PuppienyAc que 
Puppien , qui étoit un grand Capîraiuc , 

^f99wn XyXIi* 



iit Séinas '& itt It/mx Arts. 109 ; 
tn^iifoii ic f eo de coinoe de Ealbia t 
enUa me km j^iaufie alii jufqu'à être 
caufc de Icai mon : que bco&c antre cho- 
ie , fi ccn'eft que ces lafciiptiont (ont 
det aTenhremait , &dei icpiodies qu'on 
Icoi fait boaDctemeoc de icu diùiaioat 
Si î'appeiceToij Cot ces medullK la D^- 
cfte delà bonne ùiellîgence, comme elle 
Jfi roÎE ta qndqiier aaan , je pouiiois 
Cioiie qn'oK i'ÎQToquc , 4c qu'on lui ^c 
dei voeiu fout l'union je cet Piiaees ; maie 
ne To/ant daiis Icuis tereti que deux 
maint l'Une dans l'autre , tout ce que fc 
fuit croire , c'efl qu'on les czkotcc à vi- 
vre bien cafeublCilf qu'on Icuc mec de- 
yanc les jtax le peu d'amitïé qu'ils ont 
l'un pauc i'autce, Cai eufiaona toujoacs 
fait juflicc aux Piinccs qui font expofcE 
aux jeat de leiut peuples i on a coniM 
leuts fbiUclTef , comme leurs belles ana- 
litte , & fi en leuc ptercnce on a ditf- 
mnli , on lésa ccnfiirez feciettenew. On 
a ezpcim^ cnfiiice fcs CeatimcDS dans des 
moiiumens publics , où oa leui a donné 
ia lotianget qu'ils avoicoi peu meiit^et,; 
mais afin 'qu'ils les meritaueoc , & qu'ils 
fiHenc ce qu'où publioic qu'ils avoient fait. 
C'ccoit"dct aris coutdcz en complimeni , 
At ce que quelques - DUS pai une lâche 
fmaplaifuce failbicat paÂ*» pou: élo> 
gu ; d'auites plos ctiiiqocs Se plus na< 
mtels en luJôteDt dk piquante lailleiic^ 
M'cft-ce 1^* te que l'uQwie nous lùS^ 

jfto» 171t. cçc a 



X 994 MèmûSrés pèm fHiflôtrê 

çncrevoir , dans la manière donc on accor^ 
i^ a Cacacaila |cs grands cicres de Ger« 
naniqœ » de Sanaaci^ae ^ de ParchU 
que&c 

Ceftainfi que bien des gens expliqucot 
cetre médaille fi commune de TEmpcreuc 
Claude , donc le rerers repréftnce la Dé- 
eflè de la Conftance avec ces paroles, 
CONSTANTIN AVGVST^, Ce pau- 
vre Prince û foible Se fi changeanc pou- 
voie fe figurer qu'on loiioic (a fermeté 8c 
Gl oonftance ( Tes fiaceurs pouvoienc l'en- 
crccenic dans ceccq imagination , mais 
comme il n'avoic rien aafiucé , ni dans 
le vifi^c^ ou dans la câte » ni dans la 
▼oiz^nidans le maintien, ni dans refpric , 
pea de perfonnes y étoieoc crompées , 8c 
en s*appercevoic auffi-côc que c'écoit une 
concrevericé & une véritable plaifanteric. 
C'eft ainfi oue j'interprecerois volontiers 
là médaille d'EIagabale , ou d'un côté l'on 
a gravé la cène de ce Prince , & de l'autre 
on a mis une Venus , pour loi reprocher 
plus clairemenc l'infamie de fil conduire. 
' C'eft ainfi encore que l'on accorde à Com- 
tnode la glorieuse qualité de Pcce du Se» 
dar. Ce cruel Empereur s'en fiûlbic un 
grand honneur > mais vouk^c vous voir 
te quel fi;ns elle doîcétre prife ? ConfqlteK 
te que le Senac penfa de lui après iâ mon; 
v'euea cecemt-lâ qu'on parle iêricafe» 
tnent : dans les applaudifiemens qu'on dM- 
fl^ i Percinax » «a a^^dte Coaunodc lacop: 




its SdéMett (jr A» itm v Jbtt. loy? 
hier, boonnui} purid^e dn Senit, giiî 
tàiit StmÊtmmi, tmm^9mmtàt., fMtit- 
tid» Stmatêt. C'eA «Idùc i ^AcComoiodK 
n'iEMtpcttdsSaiat'qBC pH iieoie. 
b ceU cft eacoro >Ibi vifible daosln 
, jo^iIùUm «à Coamodc a'eft dépâiu en 
XtaCBle. CePitKS,-Miceqa'il SToitde 
l'jdtcfle i tua ^bnei uun^t à»m 
Je» jnixpai>lici, t'iraii aïs Jadi Utètc 
que l'une d'HcMuleinatt fftKdaMibn 
FoifV » ft fni (et iBcdâUe»^ asffi bien que 
do^i d'aoTEH nonnitmi , il tooIoîc me 
tuiié d'Hetcnle Ronuin. lèutcomnent 
J'eiueadoK-OH } Heiodien lafpotw , (fOie 

Siuad CCI £inpetciii pvoîAbuj en public 
étoile en Uucalb , tout le amoile en Eti- 
foitdes riféci. M'cv failbii>on pu anuor, 
quand dut! iti medûlkt «o In vo]>ek 
une pczude lion Au la t£tc, Ac une mat 
fgë a lanuiit j somiu iUm oa aoinct 
Hetcuicf 1 

Paidoa , MoaficQi, tftnov» ut&efi 
loag>icm» anw qu de too* piéfeDcec 
les medaillei de Gallieo. Je Tooi prie 
IculcipCnïde vomtlMivcaii , q«c junaic 
Empcicoi n'a iii Hiultiaité dùil'hiC- 
toiic t TOiu en itta, nùiatiiupria s'il n'a 
pat iti alTnrefpeaé dans (ct.jsedaiilci^ 
lin «oiciune de ccGaiaâeK,.>^-VDat U 
dtciit d'aoun plu* cuâcmett, qpc jtae 
fiuchc pai()«'c)lfe.aiccK(UCTâlc)Dv. 
GALLI£NVS AVG> Galliea ço 



lO^S idimêirêspMrVHifimé 

R. IVNO REGINA Junon debout tc^ 
•auc de la main droite oae pateie ^ te de 
la main gauche une bafte. 

Il eft aflezfiirprenaoc qu'on ait rais Ju- 
non au icrtts de Gailien ^ on avoit Ûien 
joint cette Déeffe avec quelques Princcf^ 
fcs pour leur faire honneur ^ & recon- 
Boîire quelles étoîent ht la terre ce que 
cette Reine des. Dieux étoic dans le Ciiel « 
mais on n'atotc peint encore mis aucun 
Empereur en parallèle arec Junoa : oa 
ancoic citt faire déshonneur à un Prince 
de le comparer avec une Dée^e vaine ^ 
fieie, fuperbe , £ins autorité , fans aâion,, 
£ms courage. £t cV(l là jufteiheoc • ce 
qu'on reprochoit â Gallkn. N*efl-il pas 
donc lies -naturel de croire que ce foc 
dans cet efpric qu'on lui ftapa cette mé- 
daille ? 

Gailien étoît encore mcprifé de tout le 
monde pour fa vie molle, ef&minée 6c vo^ 
luptueufe. Pour l'en reprendre par une 
contreverité charitaUe , on lut attribue 
dans une de mes médailles une vertu qui 
ne convient qu^aax plus fainces Prince^ 
fcs ; c'cft la Dée/Fe de la pudeur. 

GALLIENVS AVG. Gailien couronné 
de rayons. 

R.PVDICITIA uoeDée(f<: debout ti- 
rant fur fon vifage le voile de fa eéce , 6e 
ceoant de la main gauche une hade en 
cravers. 

Je ne vous remets point devant Id 




yen .DDC médaille ^ne j'ai fiijct de ctoire 
unique , où l'oo ttaicÉ Galli^n de Vetiat 
TiAorieufe,V£NVS VICTR. comme pour 
lui diie, qu'arec toutes .fa viâaircsve- 
lit^ei , on piétendirii, il a'itmt qu'u- 
ne.Vcnui, nu lâche, nn-débaachf. je l'ai 
lappoiticâUien». 

. Des Sjavui ont crA que [e revers de 
Salonioe AVG IN FACE ^toic uneraitLc- 
rie de iq&ae goAt ouè ?AX VBIQVE de 
Callicn , je doit icfpcâcr knt fcurimcoc , 
tt poQi le favoiirct , )c puii vous piéfon- 
tercnce médaille qui n'cft poiui daat lé 
iiéfoidc Mczabacba. 

SALONINAAVG. tétedcSalonine. 
. R. FAX AVG. une &mme debouE éle- ' 
TantdelamaindioiteuDc btaBche d'oli- 
vier, & (eoai» de la main gancbe ace halle 
en iiarcR. 

. Q^« veut dite ce type i Ce n'cft pas 
l'afFaire d'uae frmme que la paix , on ne 
voie point que Ici Princeflei Romaines 
c'en loientmêlfes , quelques-unes fe Tant 
iàK honncut d'avoii été tt^ûïs dans les 
«amps : MATER CASTRORVM fe lie 
dans Iciitt médaillée ; ttuit pas une np 
s'ell iloaaé la gloire d'aToii fait U paii. 
Qu'cft-ce donc qac cette paix de Saloni- 
oe, ûoon le dè(-lioancui dcGallicD iOa 
Wttibué à l'une ce que l'autre de* oit aToil 
£uf , on inflniit t'uD parl'auite&c. 

On peut joindtc à c» médailles ces 
deux autres leveis, gui pcxu a'£tte pu fi 



nm i frVb fcBryrmniiw Jitilmiini ilÉK 
è GcMeav f^f «NQMTAi; BAX tf^ 

Jitlle bien «bs f»e JJmiiiwÉMlUÉliÉiiijL 
¥iiitatt«tttNNKéABi«M én;feil^fa;^ 

' 6M3XI|mS \«Wiw« IkdlicMMtt^ 

-, It PAKFIUJCA;.^ CJoe^OMr du» 

ine «%eev)4cf^''B&K ^ • «Ud^itaiC: ie 1* 

Itr ^Mirlir inr liifli un [tm m tmmn ^ 
Ceciêl«|éttfc irtwnôckM'dkfc» lut 

gittittf "J%i#r i'JtiBg ir*c»fhir fia^ 

WUé àttM flÉg gCTlwti ^ fP&Wg MUtt 

publique i Vjaa 9c 1 aatre cft tm croel re-^ 
proche «tes goenes ft des reroicet^qui boa* 
Jéreritrcot cottc l'Empire ibatleixgaede: 
Gallîeo. 

Voilà bien des médailles qa*U eftdîA- 
rile d'envifager de piés fan» j. apperce^ 
Yoir de la malice , parcc^ «ja^'dks ibob 
teaces une ailoioa feccecie-aiix défamt. 
patriculteis de Gallien , Se cpi'eUei lepié- 
feitteiic fa cCce arec des;vaatnicoiicnûreft 
à fes vices i &Vùa u*ta avoir emtjré qu*(ir 
Ac ou deux y oft poonoit cvoire qoe ce 
Aïoit par haaaid , oo pair mépriiè qu'elle» 
aorôiene écbapé aux Monétaires $ nui» 
•a ne peut guete appoyct iiic ccrte penAiCtt 



\ 




tU 

; e 
qttaccBavnikiif» ■mntAâtttt ^'oa 
• f»péctâ ritMHientdV'WniBce , qv 

Si vÊmc imt- k «fine fbfcc 
Ja MC' GntM U fâppoRc. 
CULLUNO CUÏmfTUnHO PRIN- 
GIK OnVS mVICTA VUtTI» SOLA 
PIETATË SWE&ÀTVR &c. 

PiMf- TOdi «adier 'feuich«tMH , eu 
loiiaiigM eicettVct me^lMt an peu Tuf- 
Mâei , 00 no dk point ie Galiien tant 
ae cbofei cmaardînairei quand -oaTniï 
dite la vetkë.JeftiBfoTrtrompé,£da» 
cette iofaiMiOD-tl n'ya pas plac de raille- 
lie que d« fiaccrité. Car \°. }e lui paffo- 
loij- ▼•loDtfan fim CL»>1SNTISSIM0, 
fi je Toyois dans l'hiftoire , ou dans lea 
Médailles , que GalKneuc eâ quelque 
haaté fomt!ttt~ftufiti : mais je ne toîs 
dam M vie qoe det aâion 4'uiK-lcTCiitÉ 
«BCf^Ad^daretieneiki Ilfiutbrfk- 
ktloM ViA derge»'qù ««oient kadiirf, 
fiu ce aue foa mM Mit ftHimûei parmi 
twPMelt-nUf'iBef fnrfranlle Mdact, 
ft une autTC'&it quati* mille ^ parce 
ïn'ft«1i'«MHM par efi' affô- je -complai' 
«We ^Utrliiï. 'OKcett dm tE^'Ctemcntf 
9* rit^iMMinbM t» in» bMiCMp de clé- 
mence qu'i l'égard de fci Geociat», qsi 



jioi Mtmtîret pair i'Hifiwt 
ic reroltcieut concie lui de cous cùim 
il leui abandonna hontcufeincuE U <iai- 
liri d'Empereur , 6c les Provinces dont îii 
fc faifoicntlcs aiïîtces. Il ne fax clemïm 
qu'en G«[c raailicrc. 

Ënfuiic on loue infinimcm la raleui ft 
la picc^ Je Gallien , & tien ne s'accorde 
jnicuz avec ce (]uc nous tifons dans Ui 
mcdaiUcj i c» jamais on n'en ftapa rant 
poQi vaatec U gencrofiic d'aucnn autti 
JEmpereur. Mezaiiarba nous fournie au 
moins une vingtaine de tevendiâftCD)., 
oùla bfawoutc de-O^lien eft lelcféc pu 
ces patoles., VIRTUS AVG. On en [.eni 
voit encoiiC d'auctcs dans le fiche cabuKC 
du R.P. Chamillart j'en al déjà déciît 
quelques-unes qui n'avoient pmac encore 
pani , Si. en voici deux auiccs alT» lingu- 
iieccs ou'on n'a point rapportées. 

IMP. C. P. Lie. GALLIENVS P. F. 
AVG. côte. 

R. VIRTVS AVGG. Gallien debout 
appuyant contre terre une pique qa'il 
tient de la main gauche : un CMlicier s'ap- 
piochauclui pcélciitc use petite Tiâoire» 
au dcJliis eA uoe couronne df Uuii« avec 
un petit globe au milieu, 

GALUENVS P. F. AVG. |âce de dal» 
lien. 

R. VIRTVS AVGG. Galliea debonc 
tenant des deux mains une pitfiK qu'U 
ficrcate i TGoacmi ^ i ion câtc cA w 
étendait. 




.' Qge d'wclunnoM iiStmuea Hix l* 
nleac de Callico t Eu fettù-OD davaio 
Mgc fou Cebi & foaz Heirale? Il nie 
icmblc qa'il y ^ uop.it'#^*â*ûpo daps 
cet terat , pàu «Jn*!! 7 ail iwaucwip d« 
fiiWNM^» Mn'iiu^jLKVtes'il y «a a de 
fidetw, if jeu • aâfiqwicleiôntgoo- 
K*. CÛen&iGaDieo.OBiiwtnKetlcmeDi: 
sùnidc, Utbe^mnatdknù^. S'il ^iu» 
gadqMinKqitBda|flDcioft^\ ce ne fitt 

Jincfu bpaou^ , |MF ^«ceiliiéj, fai ^ «c 
(ai S^^ ÎBmâm&U , d» Fofli6a, dans 
le [«OU.tjBe VaL^ea fùtToi le Tiô< 
ne > aaàt ayant cft U lichctf de lai&ï 
fon pcteilaai l'clblaTagc , il ne fuE plus 
icnfible i ïluHineni , de ne pcoTa qu'aux 
délicei , i U moUdSè k i Y^ débwi< 
clie. N'eft-ce yotu ce qii'oa hii »-. 
pioclie danf fia&am de cec laedaillct , 
calai repi^entonl ceqa'U devoit faire ,& 
ce qull ne lûdnt 'pas ! Paif^'on l'y ii- 
picini aimé de pied en cap,'aUanc à la 
gaciie Ii.p^pe a la main au nilku des 
ttcodam, , aiciqaatu l'eBoemi ,1e icDcnif- 
hot , le lauuant ,'le fettlaju au:ç [icdf. 
N'ell-ce sai encoie de cette nuaîeie 

Îa'ilhat tatmiu: l'JNVICTA YIRTVS 
e Ton inrctiKuiD ? Cat co^o^ieiit Gat- 
£eB a-t'il &é isriDciblê , Ini ^ui a été vain- 
cu uni de faU,I Cofloaient 4-1'il id & Tail- 
iiaa,.lâi ^'.«a,Iica dqls«eBii'laRlaiic 
4ë l^m^. ^'4^ naicM; 'coIdu» oei cc.^ 
belles '^DÎ m-pfiifioUv J^* tiLojrasm'cx' 



CDiicïî ) (c conicniotc d'en ^ire des raiï* 
leries ?! N'y a-cil pas apparence qu'on» 
voulu auffi loitlec 3 (es dépens , & dani 
l'infccipcion, fie dans qucli^ues-UQcs de f» 
medaillcsf 

£c ne doii'on pas pcnfei la même chofc 
de ce <]uc l'iofcripiioii rippone defipie- 
té i 11 elt «rat (juc la dévotion de GjlJicv 
pa loit eitraaidiiiaicc dans Tes mediilles : 
)[ D'y a prcrqiie point deDîcu,oudcDéef- 
fe, à qujilnef^f&dej vccux,il vacbcE- 
chec jufqu'cD Egypte Serapis StNcptuM' 
au fond de la mer , NEPTVNO CONS. 
iVG. TrouTCTs - l'on aucun Empereuc 
^iii en ùc jamais fair autaoc ? Mais aprèi 
roui fâ cooduicc ^oii fl détcglée, il éroic 
6 plongé dans les plaifîit Se dans ta débau- 
che, qu'il n'eft pas pofllble qu'il ent une 
Tctîtablcpicié. II n'a» oie de dévotion que 
poar Bacchns , qu'il inToqnok connut 
Père, LISERO PMtrtCOUS. AVG. ft qnc 
^ur laD^eAc duplaifii, qa'il xecounoît 
ppni Ëi foUTctaine i ce qb'ïacon auiie 
PiWo'aToic&it. VENSRI VICTRICL 
HanteuTc dcvotîsa'» d^Torioa nulbca- 

Cependant hafct^tîoa pone qu b 
jiieté de Gdiien l'eniponoit fut h Tal«ir> 
vimu pi*tat*fiifn*t» «^ Celacft-tl biea 
booorable poui un Prince qoî aToii tant 
d'enstmis (lu tes biai ? Sa prêaine qoa- 
£cé ne dcToic • elle pas être mc conlUo- 
K eeneroâi j l Sa f tesùeic àirotiaa. ne 




jËroù-eUepu £tie de vainoe las lyrsoï,, 
élcMofo' tii Tw youD. 'le bieft de L'Eiar. 
plùcoc !]« d'ca. duBoniln ftrupulcurc' 
KckIc «aaltn>atî*Dimi»dË Bin» <St dfr 
Déefin ï Enfifr ■''anilci camne fatftttc 
Callietk k de»beeatmiiba ; tAdqa'il al- 
lait idtafVfée'âl* «sa puait d» KTOI- 
«■» V c'toii une' éhmnvoi ha mal co^ 
Miiië'^cVioitwie faïAMct^». ft loiipc 
<UUiwide«Mfk(C,.ft K^Érei; fs dé- 
I vocio» â lâTolotr , c'eft »noe^n dé- 
blai , ç'eft cHr (joTil a«oit eacoce mains 
de valeur qDed^^etJ, & qtill a'»•i^, ni 
vaîuble pkié , oi véritable vaJeui. Je 
«ons CD fiuc le,^ige , Mon&eni } ft fais &c. 

Article XCV. 

I>-A£.EM&GN£ , DE MAMIOVRG. 

LE Êcond tome de ChiAokc Eceléfiaf- 
t^ne du âf de ^St paioîr. Ce iota 
ftâcdrcfet netqolret ; qà'unff hifMie fui- 
vic^ft leiHillorie&iqi»- tcbnotfiMfaf- 
fioa vefciottt pas^aBd-Hligrdecnme» 

«OiKt. 

fiaflk» tmm fÊtUlUK^ frtfimA , tm ^ 
«Mtotet^ tm^imm »m Mmm fdaiMr 

fiLKmmtmgr, fi tujfl i ht UmmlJt*jt & 



Ijotf Mimtirei fouf tiSJlcirt 
DE TUBINGE. 

Oa ï léimpcin)^ ici rcxceUent criité Je 
Barthélémy Ricci fur la maniccc d'imitfl 
-Ici boDS Aoceiiii. 

Sarthalmtti RUcii ds imitMtlmt W Ai" 
fanfuoi AtefilimiPniKiptm jfitmifinUttt- 
rli Alummtm , SertHiii 1 1. Few«K*/&w» 
fr'iBcîfh jiliitm , in 8". Tutingâ , afmijti^ 
Gtors- CetlMTB- 

D'HERBORNE. 

Mr. Pangeler a publié U% obTcrratioM 
fur les endcaicE de l'Ecricutc où il cft pa<- 
I^ de Babel. 

AirabMinS Fmigileri! Je Bsitle dîjftrt»- 
éieiui. Beriem* , ^udjtk. Nie, AoAi ^ 
ibii. 

DE LIPSIC. 

La lUHiveEle édition dt i'ttcsuamïf in 
i,arf!»TÙwMl pat Mr. Bohnius cjt augmeo- 
léc de pIuAcursdillèrcacians. L'Aïueuieo- 
couiagé par l'appiobacion générale i^uc 
ioa tivre aobrcauc ,actû pouvoir l'appel- 
Itr H» coufi iAiMttaie ^ de ShiJûtogU , 
Se les Lcâeui'i qc uouvcront pas que ce 

^thamûs Sihnii eirntttts jiajtfemiel^ 
^hiSeiogicitt , fcH tttsitemi» ftrforit tttwafi 
joiQ 1712, 



;.,. DE rEA'NCFpRT. 

ismmHlUmtimét ommuÛMhg- 

nuBc^pir Ur. junlMr, doU tMit b plaqe 
paini Ici ifaeîlUntx oaTi^ea èt-tK §«)■«'> 
a n'èft pipâv -Je I>iâioaiuin Mrbù , te 
tri&i 4c Kobot Ettenà5 ,'. mltiax .de- is 
tncilleaie éditioD, a fes di^fiuss^ <!« omif- 
fioni, .<]aËinffetcitarip(U..KefcfetBiera- 
t'il point ^cb^ue (oùeté fcavantc , qui 
choififluit ponc le fijadi de /on ouvrage le 
tr^Ibi de Robccc-EneniK , celui de Eabçr 
augiaenié par Celiadus de la dcrDicie édi- 
lioo t cclu de Rcffau dsat je tous patle, 
Ict dîâîoanaîioLuio-ADgloicde I^tl*- 
ton, de Thôous kjktm qutrtti, IcDiâioa- 
naùe LattB-fHDçbis. imptimc clicz Boa- 
doc, G'eltidu»\'lctQiâu>aBalies les plus 
angles Oc let pluipatfaJu ^ue nousayisnf, 
B'udaiu de ^ot d^no» coircâcs, d^ 

Pufkicy: » noa«,doiiMcnfi^iui-0iâioÀ^ 

' Jbidr** Jt«]Htvrf tÊxhm £>UflM J«»xmji 

wblW MMJIN» ««'«ÎmImMI am MtMMM 

fimwttMttmp, êtfmtltfU , dhuifi^mtetfti^ 
«)«&« Mitt « QmAtftdtàt» iMcifcr 



ttaJ Mémoires pour Fltifioire 

m s , fomndà , fententU > faculfamm fiSefi^ 
fiétrumqtte termsm > in neviSis ettam meeif 
finies y necmn sdagt^y eum nfiêpMHoêU' 
fum y tam Oraforthns qmm PbiUfofUs^ 
MiUhemaikh , MedîcU , Jiêrîfc9nfHUîs et 
Theolifgis famiUariora i (^ maxime ad rec- 
tihs snteliigenda^ atqne explîgamhs peûf- 
èumque JmtCffs cUfficos nîmïiém quantum 
fkcinuiêL y ctmttnentur ; ftuiio ^ cmâ M, 
ChriJHani Junckerî Reéhr. Ifenacênfis, 
TrMneofkrticrLiffk^fHmftibus Ja. £fert* 
Kfofiiy snfilio^ 

Mr. Retneccîos nous a donné en ziKWfi 
ttms deux édicicms de rEcricure fàince, 
une en quatre langues y Hébreu y Grec , 
Latin y Alenian y avec un recueil de ya- 
fiàntes , Se des remarques critiques» L'au- 
fre eftune nouvelle édition de la Tcrfioa 
Grecque prife du manufcrit Alexandrin , 
^Du plutôt , de l'édition dont Mr. Grabe 
a donné deux tomes. L'édition de Mr. 
IKeîneccius a cela d'avantageux , que les 
•diffcrences du fameux manufcrit du Vati- 
can (ont marquées cxaéiemcnt au bas des 
pages. 

Bibiia fuadrtltnpUu L r* Kihatca^ 
'CrAca y Laeina ér Gern^tUca^ dPvtrRs Ue- 
'^tiMbm (^ snnafationlbus sfttîcîf 0^ 9xe* 
getîcis tnftruStu , éUcutMte M. ChrîfiÎMm 
Rêinecch SS. Theoto^U Éaceoiàureê , fil. 
fkmffîbus kâred. laucktjiànmem. 

BihlU GrAca vrrSn^P txx. Intêffr, 

îuxtÀ ti^j. E, Gr4tl 4x €odic9 AtiJfm^ 
. Juiai/ix» 



dits Sttineis & dès hêdux jttit. x-io^ 

AnI#s nêiMHs îwfii m i 'pà fmviiféigiiUtdi. 
âx^êdkê VéuUémê dt fif Ê fmni us.^ êfirâ Mi, 

L'onvrage de Mr. Skxeta fût b fwfto: 
êc let fiétxetpeftîleiideiiei, n'cft pas une 
fimple méthode de gaerit ces fnoeÂes m^ 
hêê&ei^ rAutcur s'flft piopofid'ciifeîgper ^ 
ft Tare de les guérir,, &. Tare de- s*co pIé^• 
farver^ 

jamiciS€kr9tmtbf0/bé^filMtisfffiii^ 
ImuiMlUm frâfitrvMmdis se €mMmUSf 8?«, 
nftêdjfêh. CImfivfh. 



DE STITTGARDE^ 

Mr. EentHios premiec Medecioi du, Daâ: 
de Victembeig^ a fi>nné le defleia. d'ooe. 
Médecine coare (ondée fui la pratique : it 
▼oadroir donner au Public tons les ans. 
un Jbtinial ècs maladies qu'il aura craitéess. 
It voici l*brdre qu'il obferre dans le pre-^ 
mies Bo»e ^ol parole^ li marqne ouelier 
feoic chaque jour la difpoficioculn Ciel de 1^ 
tempecarare de T^r \ il décrie avec foin 1& 
eempcrament , les mcnirs ». la profeffion ^ 
ks^occuparioBs » l'i^e , le fexe , des mala«* 
des qu'il i vus ce jour \Xy, il n*6n<ache que: 
le noa«. H décric encose » sll (c peur , avec 

illtts de toW le commenceoienr , les caufes^ 
e pMgrès » tes fympiôi&es , 5c toutes les. 
circonilances de la maladie ; il indique 
«k fiiitc les remèdes qa*il a prefcrits , 6c 
JMai7i2. 



* 



lc«Eicfi^^boBtODM|hn^ kl 

lil^deçutt. f oat- AmumS^t? ATQC 1^ sittfK 
\fiiça»to^9i U. mine mftjriidç rK^libirt 
de len pnnqve , rien ois %Spic.pUitfiwp»^ 

OICOLOGNS. 
.' On «ifl^mé id.te «Mfwlntf MaciMtf 

. I>ITA»LIE , DE PADOUI. 

Le DoâenrPiaotentini cft encré dans la 
difpuu; de Mrs,^6clielanuner de Kamazzi- 
ni ^ fut -les baromètres donc yoas avez rca- 
da compte au Public. Il a 6aic impiifliei^' 
dcu^ lettres. Il examine dans la ptemicie;.; 
rhypotbefe de Mr. Schclaminer : ^s 
la féconde y il réfout le problème de Me. de. 
Leibnitz , êc propofe fcs conjeâures ibr 
quelques difficukcz qui regaxdenc lesM- 
rometrcs. 

De haromâM difirtéttipi^et dtié Jëaki. 
l^lécnuim Do^mt Târvifini* 




, Qa'«4paB^WwHmlte.{dtiiDti4lnifai- 
t! tjlut4tt9'^:taii Ut Uim. à'tua .mi- 
aenkrdivda. Ccnelfdiltbs cft augmen- 
tée d^ Ju^^lbpcJÏTte &i 1* tùmàat de. 



fmtmàr.tO^im 4(wtM mmM* abmn*- 
fait: w^ ^ to w ^Miw ^ f péw ^ t rt i é* wifi» 



DE VENISE. 

Mr. yaT|tfi)kir« deim^le[itM>fei totie 
^ua Kcarïtde (éf obfenitiontie Pbytique 
te d'AmcoaUc, dont la pin gnbde-partir a 
dé)« paiâ daotls gïlnic de Uiocrre , «£- 
pccedcjontul. . 



appetKé Al Cîmnu» fie il 7 a plnfleutf 
iraciécS. fcui 1» ufëûct dp C<M»al de 
MedJEtv: elle.eft à»- 4*. Lei n 



âénXdeflwKmx. Se nne de Naplcs, feot 
&>«<.. "/'"-■,.■ ' 

L'euâitadedemperiCBCct SçJaîuftcftè 
4ês Rwxioiu ne iotà. pai rout le mérite de 

te Ut^ : il cil tuài ajvf: une pnrtté â; une 
l^ncc qui o'cft ju Oldiwuic i cet iowx 




DE LETDE; 

rangoe de Mr. AtUnst foi le p»> 
I Médecine dans le fi^le paflïf , ft 
^re(«bi , «nerite Tilire ««iofité e 
1$ aoe haiangoe <ju' ne biAcHie de 
ine raodecDC. Saat fàice trop n* 
feonvettes oà nom Ibmmet fit- 
CB «plique t'otilii!^ t il indique 
Teftenr à faire, Ac lenn difficnlièz^ 
*p€ decToire qliefÔK An cft dans 
ion, le (incere Médecin ne cegar- 
teCent de ta Médecine <]ue coBi- 
!D&nce. On coanoic les moyens 
iûionnei , oa a comment de 
: en croire davancage c'eft s'a- 
diie daraniage , c'eft împafer 
I. Rematques que c'eft de la Me- 
fte manque que l'Anteur parle : la 
puiiqne dépend des faominei, te 
» filles, le bon fcnj , l'anenrion 
ai l'exerce, lacoaduii ifapetfêc- 
I qael [ems & dans quels lieux 

U AlihùtrMitil ineremtmU ^ 
I Mtdtet' fiemli detîml ftftlmi , 
iim -i. iimifiMimil 1711- A Lejr- 
Samuël Vichtmans m 4"- i7ii* 

DE PARIS. 

ntMni tCEMfliimlm, làfltlnfiui. 
■.iméei j6r*trt,EiQueaccoa le 



iiiî'' iiméirss ptw rmfiùirt 
ùzte , fc qui fc Tcnd ici chez Gutria , 'n'eft 
fitvxietcidaitioadtl'EHphermîoit de Sm- 
elay. VAatettt a<:liaQgc,augmcnK, tetnn- 
ché, lelon roDgoÛE.lJ ccrit plus □siatclle- 
msnt qncBiccUf. Sa r«iie efl vive j miii 
il a évite -lei calomnies de Barclay. M'. 
Godeau, connu par le talent qu'il a de f^iie 
failer à nos Poètes Fcaocois le langage 
d'HoMce, vieac de traduite l'otUiJt iît. 

L'cipcrleuceJoot le P.AubercvoasaCaic 
parc dans r»Icnie inretéedans vosMemoi- 
tes d'Avril , cmbaitalTerDic alTùréixienc les 
âaacomiftes ; mais cft-ello bien fïte^Lc Pclc 
Aubeic a-['il pris gacde s'il n'y avait ;oint 
de trou à l'OEuf , pat où l'oa eût fait cn- 
□er le crin , fans qu'il eût fait dans l^coips 
de la poule le chemin imptaticaMe tjueci 
Père lui fait faire > J'ai en main un œuf qut 
j'autois crû propre à coofitmct l'eipenetite 
du Pete Auberr, Coa ocot'svoit pat iiaà 



ÀiiT. Xei. Aiiedoa titiea E:c. Aaa- 
^ ^Ul*s Gràciptu itt LOHtf. AntMnt Mml' 

tm BiiliMhtoiht • id* Àw At Madi». 

page. icSî 

Art. XCII. Otacio tabita »c. »(/c«w 
' frmeMi far néttt Saînt Ptrf It F*ft 

CUmntXt. to frtftneein C«ritnMur. 

page. 1080 

«RT. XCm. Caraoboniana&e. 2l?i'<r//« 
' fenféti i'IftMc Ca/Mbm théti dtia £i- 
- tliethtpte dt Sodiey, p»r J*»n Chryftt- 

fhU Wùlfiai Preftjftitr dt fhiUfef'hit 

danii'Vniverjité deVUrmierg. p. 108+ 
JlRT.XCIV. DiJftrtMti*» /ur ^uttuHtim- 

dailUi faiîrîqites de e»li!e» déemvmts 

depHÏt ptu ftu le PtM d* Craiovill* Jf 
y . fitlte. f. loji 

^Kr.XCV.SouveiUi lîteràiTes. 



D-JIm^, *,miimn. 


r.T.oj 


D-jti*;^ 


p..,o< 


l>B„i„^ 


ibij. 


l>iUtlù. 


ibid. 




r.1107 


.^Iio» 


J).C,/.^. 


P.IIIO 


D'lua,,i,t,lm». 


ibU. 


Dtratift. 


».iiil 


0'.ai^Utmt. 


p> 1111 


B>s,llalt,<hnmiim 


ibiJ. 


^tivii. 


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